13 avril 2011

Nourriture radioactive pour les européens

Un article traduit de "NaturalNews", qui conteste des éléments d'un communiqué de la CRIIRAD, mais qui donne de bons conseils. Faites, si vous le pouvez, du stock de nourriture "pré-Fukushima".
SOURCE

Les européens sont avertis qu'ils doivent éviter de boire du lait ou de manger des légumes en raison des niveaux élevés de radiation.

(NaturalNews) Le risque d'irradiation à partir de Fukushima n'est plus négligeable d'après la CRIIRAD, l'autorité française sur la radioactivité. Elle avertit maintenant les mères enceintes et les jeunes enfants de ne pas boire de lait, ni d'eau de pluie. Ils devraient aussi éviter certains types de légumes et de fromage, à cause des niveaux élevés de radiation qu'ils pourraient contenir, grace aux retombées radioactives se propageant à travers le monde.

Le CRIIRAD dit maintenant que manger ces aliments est un ''comportement risqué''. Et pourtant, presque dans la même phrase, l'organisation proclame que personne n'a besoin de prendre des comprimés d'iode.

C'est çà : Il y a tellement de radioactivité dans la nourriture, que vous ne devriez probalement pas la manger. Mais la radioactivité est tellement inoffensive que vous n'avez pas besoin de vous protéger avec de l'iode . C'est ahurissant comme ces gens pensent qu'ils peuvent jouer sur les deux tableaux.
(note de Chantal: si sur les légumes, c'est un autre radioélément que l'iode, les pastilles d'iode sont inutiles, je ne vois rien de contradictoire de la part de la Criirad)

L'institution continue en disant que boire l'eau de pluie pourrait être dangereux, mais que rester sous la pluie est sans danger. Il y a du sens là dedans, car ingérer de l'eau radioactive est bien plus dangereux que de se faire tremper par elle. Mais les autorités américaines ne font pas une telle distinction, soit dit en passant.

Voici l'irradiation massive des réserves alimentaires

Malgré ces avertissements, la vraie question que peu sont prêts à reconnaitre jusqu'a present, c'est que les retombées de Fukushima, continueront pendant de nombreux mois. Et pendant ces retombées, il y aura une accumulation de radioactivité tombant avec la pluie, sur l'herbe, les fruits et légumes qui constituent les réserves alimentaires globales. Quelle hauteur atteindront ces niveaux, nul ne peut deviner, et les animaux qui se nourrissent de fourrages--tels que les bovins, les chèvres et les moutons--auront tendance à concentrer la radioactivité, produisant du lait et des produits carnés qui seront encore plus radioactifs que les fourrages qui les ont nourris.

C'est une circonstance très triste, bien sur, parce que çà signifie que les bovins, nourris au maïs et aux aliments manufacturés, seront MOINS radioactif que les animaux nourris en plein air dont la viande est en général meilleure. Bien que je ne sois pas personnellement quelqu'un qui consomme du boeuf, je suis un grand supporter de ceux qui choisissent de manger du boeuf élevé à l'herbe, plutot que du boeuf élevé aux aliments.

Amenez votre compteur Geiger dans le rayon produits frais

Ce que je commence à me demander, dans tout çà, c'est quel niveau de radioactivité la reserve totale de nourriture va atteindre. Allons nous vers un jour où il faudra amener des compteurs Geiger au magasin d'alimentation?

Aurons- nous bientot 2 cagettes de pommes au magasin appelées : ""Pré-Fukushima" et "Post-Fukushima?"

Et pour ceux qui ont déjà stocké de la nourriture, tant mieux pour vous! Toute la nourriture stockée avant Fukushima, est évidemment non radioactive, et il y aura peut etre un jour oùla nourriture non radioactive coûtera très cher.

(Pour les américains : pour ceux qui cherchent encore à acquérir et stocker de la nourriture saine non radioactive, allez sur www.StorableOrganics.com où vous pouvez trouver de la nourriture Bio "scéllée" dans des boites en acier pour se préparer a des urgences de longue durée.Le stock est entièrement "Pre-Fukushima,")

Pour ceux qui n'ont pas stocké de nourriture, vous devez vous demander quoi manger si Fukushima explose à nouveau et qu'un nuage massif d'isotopes radioactifs tombe sur les terres mondiales de production alimentaire. Cette situation va s'aggraver avant de s'améliorer.

Et malheureusement produire votre propre nourriture n'est pas une bonne solution, car vos propres jardins sont tout aussi susceptibles de recevoir des retombées radioactives que les terres agricoles à but commercial. Seulement ceux qui produisent leur nourriture sous serres seront largement protégés des retombées.C'est peut-être le bon moment d'acheter des graines a germer, aussi, parce que vous pouvez faire gerner les graines dans votre cuisine et les faire pousser sans radiations. En seulement 3 jours, vous pouvez transformer un paquet de graines en une salade nutritive de graines germées.
Rajoutez-y de l'avocat et du vinaigre balsamique et vous avez un excellent repas.

Traduction Chantalouette

13 commentaires:

  1. Je ne pense pas qu'en Europe nous soyons touchés. L'article de Natural News me semble quelque peu anxiogène.

    Voici ce que Gouwy nous en dit :

    " Ce n’est pas comparable.

    A Tchernobyl, il était question de 180 tonnes de combustible réparties, à peu près pour moitié entre le réacteur et les piscines.
    Dans ces 180 tonnes il y avait 400 kgs de plutonium issu de la capture neutronique.
    Le coeur (au sens japonais du terme : la cuve) a explosé dès le début de l’accident en raison d’un emballement de la criticité.
    Le réacteur russe avait un coefficient thermique négatif, c’est à dire que la réaction accélère quand la puissance nominale du réacteur diminue. Ce système interdit de faire fonctionner le réacteur en dessous d’un certain seuil sous peine de provoquer cet emballement.
    C’est lors d’un exercice de perte de puissance que l’accident est arrivé, les opérateurs ayant perdu le contrôle
    (résumé de façon simplifié).

    Il n’a donc jamais été question de perte de refroidissement. La fusion du coeur a été quasi instantanée (emballement de la réaction en chaîne) là où à TMI ou Fukushima, la fusion s’est déroulée progressivement au rythme de la perte de la pression et/ou du fluide de refroidissement (sur une quinzaine d’heures à TMI, sans doute moins à Fukushima compte tenu que les systèmes de refroidissement ont été perdus dès le début. Les modélisations montrent entre 6 à 8 heures pour arriver à une fusion de 30 à 50%).

    A Tchernobyl, la radioactivité a donc été également « quasi instantané » (d’un seul coup) sous forme de débris du coeur (Uranium et éléments issus de la réaction) lors de l’explosion initiale puis pendant une bonne semaine / 10 jours sous forme de particules de graphite irradiées (graphite issu du modérateur).

    A Fukushima, on parle de 1500 à 1800 tonnes de combustible dont environ 300 tonnes dans des réacteurs en activité, le reste étant dans des réacteurs à l’arrêt (barres de contrôle remontées) et dans des piscines de refroidissement, en Mox, J-Mox, Uranium enrichi et appauvri.
    Toute la masse des 1500 à 1800 tonnes a été touché par la fusion à un niveau ou un autre.

    Il n’y a pas eu d’explosion majeure qui a expédié des débris dans l’atmosphère ou les enceintes qui tenu le coup ont retenu l’essentiel des débris radioactifs et les éléments lourds.

    A ce niveau et jusqu’à présent, la radioactivité aérienne est donc bien moindre qu’à Tchernobyl. Elle est très difficile à estimer mais certains parlent de 10 fois moins…supposons.
    Elle est aussi beaucoup plus localisée car les émissions ont été essentiellement sous forme de vapeur ou gaz . Le panache s’est donc limité aux basses couches de l’atmosphère, là où à Tchernobyl l’explosion avait expédié des particule lourdes (graphite…) et légères à plus de 1000 m.
    La radioactivité japonaise concerne donc essentiellement les japonais et « un peu », les voisins immédiats (Corée…)
    Par contre, à Tchernobyl, la contamination des eaux avait été limitée au rinçage par les pluies des retombées immédiates (un rayon d’une trentaine de kms), là où à Fukushima, des milliers de m3 ont été déversés dans les sols et la mer.

    Maintenant, si on veut parler de la radioactivité « absolue » ou cumulée, alors là, il n’y a pas photo.
    Fukushima représentera des dizaines ou des centaines de Tchernobyl.
    Actuellement, la plus grande partie des éléments radioactifs et des éléments lourds toxiques et radiotoxiques sont contenus d’une manière ou d’une autre (enceintes, sols, corium, placage par les arrosages, nappes d’eau etc…).
    De plus, personne ne connait l’avenir.
    Un explosion majeure est toujours possible (et même plus que jamais) sur plusieurs réacteurs, auquel cas la radioactivité aérienne deviendrait bien plus importante qu’à Tchernobyl compte tenu des centaines de tonnes d’éléments lourds sur le site. "

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  2. Bonjour,

    Bravo pour la pertinence du choix de vos articles et la lucidité du traitement des informations!

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  3. Fumez, vous serez un peu mieux protégés :)
    http://fr.sott.net/articles/show/3220-Tabac-et-Nucleaire

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  4. à bon il n'y à pas eu d'explosion!et le 3 ,les blocs de béton de plusieurs tonnes sont montés à 800 M de haut et le nuage minimum 1000 m!!!
    c'est déja bien !
    De plus la piscine contenant les anciennes barres d'uranium du réacteur ce trouve en haut du batiment,d'aprés les plans environs 60 M maintenant le batiment ne fait plus que 40 M env ,j'ai un doute sur l'intégralité de celle ci,
    c'est un avis personnel

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  5. Ce n'est pas le cœur du réacteur qui a explosé mais son couvercle sous l'effet de "craquage" de l'eau sous haute pression thermique, produisant l'hydrogène, d'où les explosions que l'on a vu, impressionnantes, constituées essentiellement de vapeur et de gaz.
    Bien relire le commentaire de Gouwy au-dessus.

    Celui de son article, plus ancien(du 6 avril) :
    FUKUSHIMA : OÙ EN EST-ON ?
    http://www.pauljorion.com/blog/?p=23046

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  6. et que penser des poissons pêchés dans l'ocean pacifique dont regorgent les rayons des supermarchés?

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  7. ET SI ON ARROSE LES LEGUMES ET PLANTS DE SA SERRE AVEC DE L'EAU DE PLUIE... on les contamine par l'eau dans ce cas, on ne peut quand meme pas arroser à l'eau minérale

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  8. http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/les-usa-veulent-bombarder-92277

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  9. un peu anxiogène ...la situation l'est ...
    ça ne viendra pas chez nous ...!!!,l'argument est un peu simpliste..., le Nwo non plus ne peut pas venir ,car l'on vit en démocratie , non?

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  10. jorion est une truffe

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  11. Bonsoir,

    A Valence, c'est passé de 0,01/0,02 mBq/m3 le 26 mars à 9 mBq/m3 le 30 mars suivant, calculer la différence de dose, ça fait beaucoup. Ok, c'est ponctuel mais après ça va s'accumuler dans quels sols à Valence, plus loin ? Ce sont les chiffres de la CRIIRAD sans analyse, ni alerte de leur part à ce sujet. Notre consultant scientifique avait déjà émis un doute en étudiant leurs premières mesures. Ils ne sont pas complètement indépendants financièrement, ils sont très proches d'élus écolos donc risques d'influence. Les écolos, c'est silence radio sur les risques sanitaires, les mesures préventives air, alimentation et eau à mettre en place pour les personnes les plus fragiles. Au fait, pas de nouvelles des analyses de l'eau du robinet. Comme c'est surprenant ! Les enjeux sont et seront très forts de partout jusqu'au vote de la présidentielle. Donc, bon pied sur terre. Et bon oeil... de linx :-)

    Melle Zen

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  12. 0,16 ce soir sur Dour...

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  13. Bonjour,

    Toutes mes excuses pour mon message d'hier soir, je suis allée trop vite dans mon report de données. Abus de pétanque et de muscadet :-)

    Les chiffres mesurés par la CRIIRAD à Valence sont :
    0,1 À 0,2 mBq/m3 les 26/27 mars qui ont augmenté le 30/31 mars à 9 mBq/m3. Ce qui reste une forte augmentation de l'iode 131 uniquement restée sans commentaire comme s'il s'agissait d'une bouffée radioactive isolée !

    Vous pouvez vérifier ces relevés sur le document de la CRIIRAD "Contamination en France, quels sont les risques ? du 07/04/11 > Page 4 > tableau de l'iode 131 et paragraphe du dessus.

    @+

    Melle ZEN

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