Greenpeace a envoyé une équipe d’experts en radioprotection dans la zone de la centrale de Fukushima. Jan Vande Putte , et son équipe font des mesures à 35 km en moyenne de la centrale, hors zone d'évacuation.
Cette équipe a confirmé des niveaux de rayonnement de dix micro Sievert par heure dans le village de Iitate, à 40km au nord-ouest de la centrale de Fukushima / Daiichi et à 20 km au-delà de la zone d’évacuation officielle. Ces niveaux sont suffisamment élevés pour exiger l’évacuation.
D’un point de vue sanitaire, il n’est pas anodin de rester dans cette zone, tout particulièrement pour des personnes « à risques » comme les enfants et les femmes enceintes, qui pourraient recevoir, en quelques jours la dose annuelle maximale de rayonnements.
S'informer sur la situation au Japon : http://energie-climat.greenpeace.fr/tag/fukushima
Japon : l'équipe de Greenpeace effectue des... par gpfrance
j'espère que ces habitants ne souffriront pas trop de l'exposition déjà subie
RépondreSupprimer0,18 Dour, Belgique ce matin
RépondreSupprimerVous avez vu, le second article sur le transport de MOX vers le Japon?
RépondreSupprimerIl ne se fera pas tout simplement parce qu'il y a un problème de sécurité de transport : pas à cause de la catastrophe japonaise!!!!
S'il y a des physiciens ici, peuvent-ils dire ce qui se passera si on atteint la "masse critique" et qu'une réaction en chaîne commence là-bas?
Quelqu'un a-t-il lu quelque chose concernant les autres centrales qui étaient aussi en difficulté, il me semble?
Il ne semble pas avoir été relayé les dangers que représentent la nappe phréatique sous la centrale.
RépondreSupprimerGouwy nous en dit plus :
" Je relève : « …lors de l’analyse de la nappe phréatique sous la centrale….. »
Il y a donc une nappe phréatique sous la centrale, les japonais le savent et la surveillent !
C’est sans doute la communication la plus importante depuis le début de cet accident et c’est une donnée extrêmement inquiétante !
http://www.pauljorion.com/blog/?p=22798#comment-165319
Plus loin :
Au sujet du Corium :
" Un corium peut refroidir dans la mesure où il est « pris à temps ».
A Tchernobyl, le corium avait été attaqué très vite. Le coeur était à nu. Les soviétiques avaient déversé par hélico, 5000 tonnes de gravats, sables, argiles, plomb, bore, borax …directement sur le coeur en fusion.
Malgré tout, il a fallut une dizaine de jours pour arriver à le refroidir suffisamment et il avait quand même quasiment percé la dalle.
Par précaution, une autre dalle, refroidie, avait été construite sous la première, pendant ce temps.
D’où les conseils des experts russes, dès le 12 mars, de dé-chapeauter les réacteurs et agir de même !
Solution refusée, par les japonais. "
http://www.pauljorion.com/blog/?p=22798#comment-165355
Plus loin :
" J’ai l’impression qu’assez peu de personnes se représentent ce qu’est un corium.
Un corium est un magma dans le sens où c’est une masse en fusion mais ce n’est absolument pas comparable à un magma volcanique :) !
Un magma volcanique a une température entre 600 et 1200° suivant l’endroit (plus ou moins loin du volcan), son épaisseur…
Mais surtout, un magma volcanique est léger.
Il peut donc suivre une pente et ne pas fondre le support sur lequel il coule et quand il arrive dans la mer, il se refroidit, son énergie est dissipée en vapeur.
La température d’un corium est de l’ordre de 3000 à 4000° mais surtout il est très dense, très lourd.
Non seulement il fond tous les supports qu’il est susceptible e rencontrer mais surtout, il ne peut QUE se déplacer à la verticale (d’où la notion de syndrome chinois) à cause de son poids et de la pression qu’il engendre sur le support.
Un corium, c’est un magma de 1 ou 2 m2 qui pèse plusieurs dizaines de tonnes.
Un corium ne peut pas couler comme de la lave, de l’eau ou de l’huile !!!! :)
Il se déplace en ligne droite, à la verticale, direction le centre de la terre !
Pour la même raison, le « trou » qu’il occasionne lors de sa descente est « minuscule » par rapport à la cavité (nappe…) qu’il est susceptible de rencontrer.
Ca équivaut à un trou d’aiguille dans le couvercle d’une cocote minute ! "
http://www.pauljorion.com/blog/?p=22798#comment-165493
.../...
.../...
RépondreSupprimerS'agissant d'une explosion, Gouwy, répondant à un commentaire d'un internaute, fait une différence entre une explosion de surface avec celle souterraine, en l'occurrence, à l'intérieur de la nappe phréatique :
" Il ne s’agit pas d’une explosion type « cocote minute » mais d’une explosion d’un très important volume d’H2.
A l’exception d’une mise en contact de volumes d’eau « modérés » ou progressifs avec un corium à l’air libre (comme quand on l’arrose) et donc des dégagements gazeux dans l’atmosphère, également « progressifs » …
…dans tous les autres cas il y aurait une explosion puisque l’H2 produit en très grande quantité et très rapidement, se « stockerait » forcément quelque part (dans les sols, sous la dalle …).
Ensuite, la puissance de l’explosion dépendrait effectivement de ce volume et de la résistance du confinement mais elle serait de toute façon, très importante.
La valeur de cette « puissance » reste de toute façon secondaire. Que l’ont soit en présence d’une explosion de 0,5 MT ou de 5 MT, les conséquences principales seraient sensiblement les mêmes ! "
http://www.pauljorion.com/blog/?p=22798#comment-165409
Tout cela est fort inquiétant d'autant plus que ces éléments ne sont relayés nul part ailleurs.
Les articles du suivi de la situation de Fukushima sont intéressants, plus encore les commentairesde Gouwy qui semble s'y connaître en nous apportant des données techniques compréhensibles.
Bien cordialement,
Sam's