12 avril 2011

Informations contradictoires et news


Kyodo 12 avril 2011
Je résume :

Le président de Tepco, Masataka Shimizu, prend au sérieux l'élévation du niveau de sévérité de la crise nucléaire, qui passe de 5 à 7.
Il s'excuse pour les désagréments causés aux populations vivant dans le secteur.
Il ajoute avoir l'espoir que la situation retourne à la normale et explique que l'entreprise envisage des mesures variées pour le refroidissement des réacteurs et la préventioon de la dispersion des substances radioactives.


Kyodo, suite :
résumé : du strontium radioactif a été détecté à plus de 30 km de la centrale dans le sol et les plantes (suite à des échantillons prélevés entre le 16 et le 19 mars). C'est la première fois. Pas de limite de sécurité établie pour cette exposition au strontium, mais la quantité trouvée est trop basse pour menacer la santé, a dit le ministre. Mais des experts disent le contraire, disant qu'en pénétrant dans le corps, il peut causer un cancer des os et de la leucémie.
Hier lundi la zone d'évacuation a été étendue au-delà de 20 km et les habitants en partiront d'ici un mois.


Romandie News


Fukushima: le relèvement au niveau de gravité de Tchernobyl sème le doute

TOKYO - Les signaux contradictoires envoyés ces derniers jours par les autorités japonaises risquent de semer le doute dans l'opinion sur la gravité réelle de l'accident de la centrale nucléaire Fukushima, estiment des experts pour qui la comparaison avec Tchernobyl n'a guère de sens.
L'Agence de sûreté nucléaire japonaise a surpris tout le monde mardi en annonçant qu'elle classait désormais à 7, au même rang que la catastrophe ukrainienne de 1986, l'accumulation de problèmes à la centrale Fukushima Daiichi (N°1) depuis le très violent séisme et le tsunami géant du 11 mars.
Pourtant quelques heures plus tard, le Premier ministre, Naoto Kan, affirmait que la situation des réacteurs "avance pas à pas vers une stabilisation" et que les émanations radioactives étaient en diminution.
Les spécialistes jugent cacophonique la communication des autorités nippones, d'autant que, la veille, le gouvernement avait écarté le risque de fuite majeure, avant d'annoncer une extension de la zone d'évacuation autour de la centrale.
S'ils considèrent que la précédente évaluation de Fukushima au niveau 5 sur l'échelle internationale des événements nucléaires (INES) était trop faible, voire "ridicule", le saut à 7 leur semble injustifié.
"Pour moi, cet accident, ce n'est clairement pas Tchernobyl, même si cette décision peut s'expliquer par une réinterprétation prudente des faits et peut-être par un excès de zèle pour se protoger", analyse un spécialiste du secteur nucléaire.
Les autorités nippones assurent d'ailleurs que le niveau de radiations émises par la centrale gérée par Tokyo Electric Power (Tepco) ne représente que 10% de celui rejeté par Tchernobyl.
"Cette évaluation correspond effectivement à nos mesures", confirme Olivier Isnard, expert de l'Institut français de Radioprotection et de Sûreté nucléaire (IRSN), dépêché à Tokyo.
Et le même de rappeler que dans le cas de Tchernobyl, il y avait eu explosion du réacteur, avec des projections qui étaient montées jusqu'à 2.000 mètres d'altitude, avant de se disperser, faits qui ne se sont pas produits à Fukushima.
"Il existe dans le cas de Fukushima des conséquences environnementales sévères, mais elles l'étaient bien davantage à Tchernobyl en termes d'étendue du territoire concerné", renchérit son collègue Didier Champion, directeur environnement et intervention du même institut.
"Il y a aussi une grande différence entre la façon dont la crise a été gérée au Japon et à Tchernobyl", insiste-t-il, notant qu'une partie de la radioactivité s'est diluée en mer, ce qui a un impact moindre qu'en zone terrestre.
Au Japon, des zones d'évacuation et de mise à l'abri ont été définies au moment des rejets les plus importants, tandis qu'à Tchernobyl, on a laissé les populations vivre sur place.
Idem pour la gestion du risque alimentaire, qui a été immédiatement pris en compte au Japon.
L'échelle Ines, qui est prise en compte différemment selon les autorités des divers pays, est "réductrice" car "elle ne permet pas de différencier réellement les accidents", selon M. Champion.
Selon lui, "alors même que la situation n'est pas stabilisée et qu'on ne mesure pas l'impact global de cet accident inachevé, les reclassements successifs sont difficiles à interpréter".
"Désormais on est au taquet", relève-t-il, ce qui conduit à des conclusions anxiogènes.
L'effet risque d'être désastreux, au Japon et surtout à l'étranger, où le grand public a déjà tendance à penser que les autorités nippones minimisent le danger depuis le départ.

TOKYO ELECTRIC POWER

(©AFP / 12 avril 2011 12h37)

6 commentaires:

  1. Bonjour,

    La CRIIRAD reçoit quelques financements de collectivités territoriales de la région Rhônes-Alpes pour soutenir les salaires de ses 13 salariés. Le communiqué de Corinne Castanier sur les erreurs de communication de l'IRSN, qui rétabli par ailleurs l'honneur de cet organisme pro-nucléaire, est un exemple de bafouillage. (voire site CRIIRAD). Il est probable que la CRIIRAD, très proche des écologistes, ne communique pas tous ses résultats afin de donner des "biscuits" à EEVL et négocier durant les présidentielles. Exemple du panier garni : négociation avec la gauche si cette dernière est en difficulté dès le premier tour, retrait du candidat EEVL en échange de places aux législatives, communication des chiffres réels qui serait une épine dans le pieds de la gauche et la forcerait à se positionner + clairement sur le nucléaire. C'est une partie du plan de Dany C.B, qui par ailleurs comme Michèle Rivasi, fondatrice de la CRIIRAD, ont approuvé le nucléaire lors de la résolution de 2009 au Parlement Européen (voir site de l'Observatoire du Nucléaire S.Lhomme). Les compromis politiques aident à comprendre les chiffres de la radioactivité et leur interprétation parfois sommaires et incomplets, volontaires de la CRIIRAD. Donc, multiplier les sources de relevés indépendants est prudent dans un climat incertain japonais et français au sens propre comme au figuré. Tous mes encouragements.
    Quant à l'info du jour, rien de nouveau ! Fukushima a déjà été mesuré à l'équivalent de Tchernobyl par l'AIEA le 23 mars dernier dans sa conférence de presse qui a fait l'objet d'un rapport de la société allemande de radioprotection effectuant la comparaison le même jour , du Prof Hirch (rapport consultable sur site Greenpeace) et d'une réaction d'une scientifique russe dans Libération. Si vous voulez mesurer Fukushima = x ? Tchernobyl, regardez cette vidéo : Document vidéo exclusif – Relevés radioactivité zone exclusion Fukushima

    You tube : http://www.rue89.com/2011/04/10/fukushima-le-road-trip-dun-journaliste-japonais-dans-la-zone-interdite-199421

    Le journaliste indépendant japonais Tesuo Jimbo s'est rendu en voiture dans la zone d'exclusion de 20 km autour de la centrale Fukushima, équipé de détecteurs de radiations le 3 avril 2011, élargie à 30 km hier 11 avril.

    Taux relevés communiqués dans le reportage :

    Départ à 30 km : 1,1 ùSv/h
    20 km : 1,25 ùSv/h
    17 km : 2,5 ùSv/h
    15 km : 6,47 ùSv/h
    2,5 km : 7,85 ùSv/h
    1,5 km : 112 ùSv/h (exposition à cette dose = cancer à partir de 37 jours selon le seuil limite fixé et surévalué par les organismes nucléaires !!!)

    Regardez les mesures de Greenpeace sur Tchernobyl dans la zone des 30 km maxi. Après on se met à l'ombre d'un tilleul, on boit frais, très frais et on envisage de faire une partie de pétanque pour se détendre...
    Histoire de faire une pause et d'éviter la surchauffe :-) @+ Melle ZEN

    RépondreSupprimer
  2. Les deux reportages mentionnés dans votre commentaire, Melle Zen, ont été postés sur ce blog.

    Merci de nous faire douter de la crédibilité de la Criirad, on avait bien besoin de cela...
    De toutes façons, nous continuons à faire les relevés quotidiens grâce aux fidèles participants.

    RépondreSupprimer
  3. Mlle Zen, je ne manquerai pas de boire frais à votre santé un petit muscadet de la propriété avant que les vignes de la région Nantaise ne soient éventuellement affectées.

    Cela étant, j’ai personnellement du mal à mettre en équation ou en perspective les enjeux santé, enjeux majeurs pour des millions d’individus de nos Sociétés, avec de basses et minables tractations politico/gesticulo/financières à but d’électoralisme de courte vue et à court terme. D’ailleurs aussi grotesques qu’inutiles.

    Quelle est la seule et véritable richesse ?
    Celle de ces individus ? L’exercice d’un petit pouvoir temporel, un maroquin ou un confortable portefeuille actions, bons du Trésor, immobilier ou toute autre faribole matérielle ?

    Ou bien juste à minima sa santé ! Santé morale et physique permettant d’offrir aux siens harmonie, cohérence de vie, longévité, conscientisation d’un monde dévoyé en pleine effervescence ?

    Nous ne sommes que des petits locataires de cette planète si malmenée, avec un bail même pas renouvelable, tentons d’y vivre en communauté le mieux ou le moins mal possible, ceci passant par un état mental et physique de qualité et le respect premier des Devoirs de l’Homme.

    RépondreSupprimer
  4. Michèle Rivasi a été directrice de Greenpeace France de septembre 2003 à novembre 2004.ancienne députée de la drôme ; eurodéputée

    criirad ...gauche , droite?!! le combat ne serait il pas le même...?!!
    http://infoguerilla.fr/?p=5343
    http://infoguerilla.fr/?p=4819

    aujourd'jui je me demande à qui se fier ?

    à dieu peut être ...sûrement même
    bises

    RépondreSupprimer
  5. voici la réponse , elle est limpide ...du moins pour moi !
    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2010/11/jean-vincent-plac%C3%A9-franc-ma%C3%A7on-.html

    RépondreSupprimer
  6. Bonjour,

    Michèle Rivasi a soutenu Marc Ravalomanana, président putchiste malgache et industriel ultralibéral, clone de Berlusconi, qui a déclaré puis géré Madagascar comme sa propre entreprise.

    Jean-Vincent Placé dispose d'un égo surdimensionné et se sert de l'écologie pour accéder au pouvoir politique. Cela ne trompe pas grand monde tellement ce jeune loup l'affiche. Donc, pas trop dangereux mais contre-productif au sein d'EEVL.

    Si on continue avec eux, on n'est pas sorti du nucléaire et du reste.

    Cela fait 40 ans que j'attends la fin de ce système. Donc, santé au muscadet et espérance pour ces prochains mois :-)

    Melle Zen

    RépondreSupprimer