Miles Mathis a publié sur son site le travail de deux auteurs invités qui viennent décortiquer pour nous la vie et les origines de cet (aujourd'hui) célèbre auteur de science-fiction. Ils nous montrent aussi que ce genre littéraire n'est pas aussi anodin qu'il n'y parait (en particulier dans la deuxième partie). Pour vous rafraichir la mémoire sur Lovecraft, voici un LIEN vers
quelques-uns de ses livres les plus connus.
HP Lovecraft
Par
David Kasady et Leaf Garrit
Traduit par
Apolline
Le miracle de la science-fiction est qu'elle peut, dans le cadre
particulier d'un monde hypothétique, changer ce qui dans notre
réalité est perverti et ténébreux en quelque chose de vertueux et
lumineux, et vice versa.
- Liu Cixin
Je faisais des recherches sur Lovecraft bien avant la fusillade
truquée à l'école de Santa Fe
[18 mai 2018].
Au cas où vous l'auriez manqué, les médias ont rapporté que le
"tireur" de 17 ans, Dimitrios Pagourtzis, portait épinglé
sur son trench-coat l'emblème "Cthulhu". Cette créature
est l'un des dieux-monstres les plus connus de l'importante
mythologie "lovecraftienne". Ce n'est pas un détail
anodin, car nous allons voir que Lovecraft faisait partie des mêmes
familles gouvernantes déjà rencontrées à maintes reprises.
L'emblème Cthulhu était pour ces familles le symbole qui désignait
l'événement de Santa Fe comme le projet en cours.
Vous pourriez dès le départ contester mon allégation sur le
fait que Lovecraft était "l'un d'entre eux" en rétorquant
que la fiction de Lovecraft était totalement ignorée de son vivant
et qu'il est mort pauvre et dans un relatif anonymat. Tout d'abord,
il n'est pas mort pauvre ; il est admis qu'il venait d'une
famille très riche qui prétendait avoir perdu sa fortune –
histoire déjà entendue de nombreuses fois de la part de ces
crypto-gouvernants. C'est juste leur manière à eux de cacher que
tous les gens célèbres qui ont réussi le doivent à leur argent et
qu'ils continuent de s'enrichir. Deuxièmement, il était ignoré de
son vivant car il le méritait. Son écriture est guindée, non
naturelle et dénuée de tout sentiment avec des personnages qui
n'ont aucune histoire. On n'y trouve qu'une flopée de fantoches
confrontés à des conceptions foireuses de terreurs métaphysiques
et qui finissent par devenir fous. Voilà le style de ses nouvelles
et je le sais parce que j'en ai lu la plupart.
Mais surtout, bien qu'ignoré toute sa vie et le méritant
toujours, il est surprenant qu'on lui fasse une promotion posthume.
Wikipédia nous dit même qu'il "est considéré aujourd'hui
comme l'auteur de son genre le plus important du 20ème siècle".
Être "considéré" comme important est l'une des choses où
la vérité et la perception de la vérité sont virtuellement
identiques, ce qui arrange bien les promoteurs de Lovecraft. S'ils
continuent de le présenter comme un auteur important, il
finira
par l'être, mais uniquement parce qu'on nous le ressasse. Ce
n'est qu'une autre manière de nous embrouiller l'esprit.
Lovecraft a reçu une consécration avec un film récent, que
Miles a d'ailleurs analysé, et d'une certaine façon cet article-ci
complète le sien. Je veux parler du
Prometheus*
de Ridley Scott, largement inspiré de "
At the mountains of
madness" [livre de 1932, traduit en
français sous le titre : "Les
montagnes hallucinées"].
* Sur le BBB figure déjà un décodage
différent de ce film par Vigilant Citizen (voir ICI et ICI)
L'intrigue du film suit le récit de Lovecraft de si près qu'on
pourrait même dire qu'elle se base dessus. Les scénaristes n'ont
fait que recycler un peu d'intox du Renseignement pour créer une
nouvelle mouture.
Les montagnes hallucinées est l'un des
contes lovecraftiens les plus agréables à lire, ce qui ne veut pas
dire qu'il ne contient pas la propagande habituelle et l'embrouillage
de l'esprit. J'emprunte quelques phrases de Miles extraites de
sa propre déconstruction de Prometheus, qui sont également applicables
au matériel de départ :
Mais ce qui en fait un film vraiment perturbant à la
manière de l'agitprop [agitation et propagande] ,
c'est sa thèse majeure, qui est bien plus qu'une suggestion
éphémère. Cette thèse est que nous sommes des monstres parce que
nos créateurs sont un peu plus que des monstres eux-mêmes. Scott
nous emmène dans la galaxie rencontrer notre Créateur
et il s'avère être un géant chauve aux muscles hypertrophiés, qui
ne daignera répondre à aucune question. Comme "réponse"
aux grandes questions soulevées par les intervenants du film, nous
obtenons une immédiate décapitation et plusieurs membres de
l'équipage battus à mort. Dieu se révèle un cyclope à la
technologie d'avant-garde, concocté par un Ray Harryhausen [créateur
d'effets spéciaux pour le cinéma], muet comme une
carpe et aussi dénué de compassion qu'un ver de terre.
Remplaçons Scott par Lovecraft et nous avons la même chose :
un univers finalement vide de sens, de moralité ou d'amour.