Par Marine Rabreau
20/05/2011 | Mise à jour : 15:27
Masataka Shimizu démissionne et sera remplacé à la tête de Tepco par Toshio Nishizawa, l'actuel directeur général du groupe. Crédits photo : YOSHIKAZU TSUNO/AFP
La compagnie d'électricité japonaise clôture son exercice fiscal annuel décalé sur une perte record et confirme qu'elle remplace son actuel PDG, Masataka Shimizu, par son directeur général Toshio Nishizawa.
Autre annonce d'importance ce matin par Tepco : la démission de Masataka Shimizu. Il faut dire que sa gestion de la crise a été vivement critiquée, au Japon et dans le reste du monde. Notamment pour son manque de transparence dans les premiers instants qui ont suivi la catastrophe. Il sera remplacé par Toshio Nishizawa, l'actuel directeur général du groupe.
État, électriciens et banques à contribution
L'avenir pour Tepco s'annonce déjà difficile. L'opérateur a dû faire appel à l'aide de l'État japonais. Dans une demande adressée le 10 mai dernier au gouvernement nippon, le troisième producteur d'électricité de l'Archipel évoque un besoin immédiat de 8,7 milliards d'euros. Très vite, l'État japonais a réagi, mettant Tepco sous son contrôle et dévoilant son plan de sauvetage financier. «Le but de ce plan n'est pas de renflouer Tepco, a souligné ce vendredi le ministre japonais de l'Economie, mais de faire en sorte que les victimes soient dédommagées correctement», a -t-il tenu à préciser.Tepco doit en effet indemniser les 85.000 victimes de l'accident nucléaire. Une facture qui pourrait se chiffrer entre 25 et 43 milliards d'euros, à en croire la presse locale. C'est ainsi que l'État assure qu'il piochera dans ses fonds et demande la contribution des autres compagnies d'électricité privées du pays. Même les banques devront se serrer la ceinture : elles qui ont accordé un prêt de 1400 milliards de yens (11,7 milliards d'euros) à Tepco sont priées de renoncer à une partie de leurs créances vis-à-vis de l'opérateur.
De son côté, Tepco doit, bien sûr, participer à la rigueur. Le groupe devra notamment céder des actifs financiers et des propriétés afin de concentrer ses ressources sur la production et la distribution d'électricité. En outre, les huit plus hauts dirigeants de l'entreprise vont également renoncer à toute rémunération et le personnel, des cadres aux simples employés, vont aussi subir des réductions de salaire conséquente.
http://www.lemonde.fr/planete/article/2011/05/19/l-usine-areva-de-la-hague-a-sous-declare-plusieurs-de-ses-incidents_1524669_3244.html
RépondreSupprimeranonyme toujours contente de trouver quelque chose :
RépondreSupprimerhttp://www.acro.eu.org/
Un laboratoire français s'alarme de la pollution radioactive à Fukushima
CAEN - L'Association pour le contrôle de la radioactivité dans l'Ouest (Acro) a relevé des niveaux de pollution alarmants dans l'environnement terrestre et marin de la centrale nucléaire japonaise de Fukushima Daïchi, a-t-elle annoncé vendredi.
Dans la préfecture de Fukushima, les niveaux sont comparables à ceux que l'on trouve autour de Tchernobyl, affirme ce laboratoire français indépendant, qui a analysé à Caen les échantillons que lui ont envoyé des bénévoles au Japon.
Si l'on calcule la contamination en césium 137 en Bq/m2, toutes les valeurs relevées dans la préfecture de Fukushima sont supérieures à la limite de 185.000 becquerels par mètre carré qui ouvre le droit à la migration en Biélorussie, poursuit l'Acro.
La situation dans la centrale de Fukushima Daïchi, endommagée par le séisme et le tsunami du 11 mars, est impossible à stabiliser avant au moins six mois.
Cette pollution s'étend bien au-delà de cette préfecture: les niveaux détectés dans le sud de la préfecture voisine de Miyagi (au nord de Fukushima et dont Sendaï est la capitale) sont aussi très élevés, poursuit l'association présidée par un physicien du nucléaire.
Dans les légumes analysés de Sendaï (à 80 km de Fukushima Daïchi), les teneurs en césium 134 et 137 sont supérieures aux limites fixées par la réglementation japonaise (500 Bq/kg), rendant ces produits impropres à la consommation: 790 Bq/kg pour le césium 134 et 830 Bq/kg pour le césium 137.
Les retombées de Fukushima sont détectables à des niveaux significatifs jusqu'à Kanagawa, située à environ 270 km de la centrale, précise le laboratoire dont le détail des résultats est consultable sur http://acro.eu.org.
L'Acro a analysé de la terre, des légumes mais aussi de l'eau de mer.
L'eau de mer prélevée à une quarantaine de kilomètres de la centrale présente aussi une contamination anormale en césium 137, 134 et iode 131. La vie marine sur place, qui a tendance à concentrer ces pollutions, doit être fortement contaminée, selon le laboratoire.
L'Acro est un des deux laboratoires français indépendants créés après la catastrophe nucléaire de Tchernobyl en 1986.
Selon les autorités japonaises, la quantité de radioactivité relâchée dans l'atmosphère à Fukushima, à environ 250 km au nord-est de Tokyo, a représenté environ un dixième de celle relâchée à Tchernobyl en 1986.
(tombé sur romandie news cet après-midi, j'ose ajouter , enfin, la vérité sort !!!)
par comparaison des chiffres, reprendre ce tableau :
RépondreSupprimerhttp://realinfos.wordpress.com/2011/03/19/japoncontamination-radioactive-daliments/
cliquer sur le site d l'acro :
japon:
puis consulter : ANALYSES DE SOLS PRELEVES AU JAPON (12-18 avril 2011) : RESULTATS ACRO
rien que pour le cesium 137 ...à higashi tamano : sous sol sous la paille dans les rizières on en est à 546
à komanitagada ... :-))) (mince c'est pas drôle)
c'est 1250 tjrs pour le cesium 137
ect ect ...
Sospel 0,09 et pas de pluie ce soir
RépondreSupprimerMerci Hélios,
RépondreSupprimerLes infos sortent enfin?
Pas assez, malheureusement!
L'affaire DSK est en tête de gondole!
Pouah!
Bonne fin de semaine a toutes et tous, amitiés, Léa.
De Claire, Villeurbanne : 0,10
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