21 mai 2011
Révélations, tsunami et nucléaires, les autorités japonaises au coeur de scandales
Cette information tardive, difficilement imaginable a été faite ce vendredi lors d’une conférence de presse du secrétaire général du cabinet d’Yukio Edano nous apprend l’Agence de Presse Kyodo News. Le japon qui est à la pointe mondiale des technologies possède un système d’alerte de sûreté nucléaire sophistiqué et performant piloté par ordinateur appelé SPEEDI. Mais c’est seulement le 12 mars que les bureaux du Premier Ministre Naoto Kan ont reçu un . . . FAX d’alerte avec les estimations des taux des radiations issus de la dispersion des matières radioactives (particules). Néanmoins « la totale » étant que le fonctionnaire de service dans le bureau n’a pas compris l’importance de l’alerte et a pris sur lui de ne pas répercuter cette information très tardive et capitale au Premier Ministre Naoto Kan. En conséquence nous comprenons mieux maintenant pourquoi les conséquences de la pollution radioactive de la catastrophe en cours issue de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi n’ont pas été évoquées lors de l’inspection en hélicoptères de la zone qui a été fortement médiatisée du Premier Ministre dans la matinée du 12 mars. Cela peut paraître paradoxal, voire totalement fou, mais le Premier Ministre lors de son déplacement d’inspection ignorait tout des conséquences de la catastrophe nucléaire de Fukushima Daiichi. Ce lamentable et incroyable « cafouillage » des autorités va avoir de lourdes conséquences sanitaires, en effet les ordres d’évacuations des habitants, notamment ceux des zones proches de la centrale nucléaire ont été donnés beaucoup trop tardivement. En réalité le quotidien Chugoku Shimbun déclare que sur le fond c’est toute la chaîne de responsabilité et d’alerte qui a été défaillante, notamment celle du centre de gestion des urgences.
Il déclare avec un regard figé que le 8 juin va se réunir un groupe de travail de fonctionnaires des administrations centrales pour, sic : « réexaminer le système d’alerte aux tsunamis qui est actuellement existant, afin de « discuter » sur ce qu’il est possible de faire pour avertir sur place plus rapidement les gens d’évacuer », clairement concevoir une toute nouvelle structure d’alerte performante. Selon Mitsuhiko Hatori, sic : « L’Agence a tiré le meilleur parti des avantages des dernières avancées technologiques disponibles pour émettre les avertissements, mais la hauteur du tsunami a été beaucoup plus élevée que l’agence avait prévu … ». Actuellement l’analyse globale du tremblement de terre et du tsunami commence à faire émerger une cruelle vérité qui est scandaleuse et qui en dit long sur « la déliquescence » des autorités sanitaires et autres : il aurait été tout à fait possible que le Tsunami ne fasse aucun mort et non pas des dizaines des milliers de morts et disparus, mais seulement de gros dégâts matériels, si seulement l’alerte générale avait été donnée à temps, cela était tout à fait possible, il y avait même une marge confortable. Il faut savoir que dans certaines zones il n’y a même pas eu d’alerte, voire au dernier moment, donc trop tard.
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Ils peuvent bien se refiler la patate chaude de la responsabilité ("c'est lui qui...") mais en attendant QUI sait QUOI faire à Fukushima?
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