Bistro Bar Blog

dimanche 2 décembre 2012

Et si...?


Et si... ? : Assurances et loi d'attraction


Par Jane Olivier, 28 novembre 2012

Je ne possède aucune assurance. D'aucune sorte. Pas d'assurance santé, pas d'assurance  maison, pas d'assurance-vie, pas d'assurance-décès, pas d'assurance sociale...rien. Je n'en ai plus depuis 1997 et j'avais adopté avec arrogance le leitmotiv de mon compagnon d'alors :''Je n'assure que ce que je ne peux me permettre de perdre'' Et oui, nous avions de l'argent – beaucoup d'argent.

Nous avions plusieurs maisons, une ferme, des bateaux, plusieurs voitures, plusieurs avions et un bungalow près de la mer. Nous faisions beaucoup de voyages, du bateau, de la plongée et de l'avion. Les choses se cassaient, étaient volées, englouties ou accidentées et on les remplaçait et les réparait ou pas. Nous étions malades, quelquefois hospitalisés, on nous faisait subir des tests, on modifiait quelques petites choses et tout rentrait dans un semblant d'ordre. Notre train de vie attirait mais quelque chose clochait.

Pendant la trentaine d'années qu'a duré mon premier mariage, nous avions toutes les assurances possibles et imaginables – pour la santé, la maison, la vie, la vieillesse, la mort, la voiture – on les avait toutes. Ce que nous possédions était assuré. Et nous avons été malades, nous avons perdu et cassé des choses, nous avons été cambriolés, et nous remplissions les formulaires, discutions des points de détails, nous battions avec les experts, contestions les chiffres – mais c'est bien ce que nous attendions de la vie, pas moins, pas plus ? Non seulement attendu mais demandé...par la loi !

Ensuite après presque neuf ans d'une relation agitée, le jour arriva où j'ai dû faire un choix : rester riche et très probablement y laisser ma vie ou tout plaquer et apprendre à revivre. Je suis partie.

J'avais fait quelques petits investissements dont les intérêts me permettraient de vivre sans souci – SI je faisais le bon choix.

J'ai disparu pendant un an. Personne ne savait où j'étais – ni mes amis,ni mes enfants, ni personne de ma famille...L'expression ''en cavale'' décrirait bien la situation. Ce fut une année de réévaluation : quels sont mes besoins, mes désirs ? Je faisais des listes avec ''à garder'' et ''à abandonner''.

Mais il y avait d'abord la liste nommée ''à trouver'' et il n'y avait qu'une chose, ''moi''. Il fallait que je me trouve – ce moi qui n'était pas à la bonne place. Le moi qui pensait que nous étions créés parfaits, que nous avions une immense aptitude à nous guérir nous-mêmes et à guérir les autres ; que nous pouvions faire n'importe quoi si nous nous y mettions vraiment ; que nous étions mis sur cette planète pour explorer et apprendre à faire des choses chouettes pour notre prochain ; que le pouvoir de l'intention appelle et repousse les choses – que le choix est nôtre.

Et donc, un an sans famille, sans mes bons amis ni aide médicale et avec juste les vêtements que j'avais sur moi et un minimum de choses (ordinateur et caméra indispensables!), je louais une maison au bord de la mer et passais mes journées à me confronter à des adversaires extrêmement agressifs : colère, souffrance, tristesse, amertume, état de choc, horreur, abandon, addiction à la drogue et à l'alcool – affrontés dans la solitude. Pas d'autre solution, il n'y avait que moi à pouvoir me réparer – pas de médicaments, de rencontres, de conseils, de bibine ou de drogue – juste moi.

Je méditais, marchais sur la plage, escaladais les rochers, écrivais de la poésie et de la musique et j'ai même commencé à écrire un livre sur ma vie que j'ai effacé après la page 220. Ce fut une année difficile, une année merveilleuse et j'ai comme émergé d'un cocon cabossé mais avec un contenu incroyablement beau dedans. Des ailes effilochées, mais pleines de lumière.

Les listes étaient faciles une fois que tout était dans le bon ordre : à trouver – moi ; à abandonner – les choses ; à garder – moi. Et moi cela veut dire ma santé et ce qu'il me faut pour savoir où je vais et faire ce que je dois faire, ce qui ramène de nouveau à moi, uniquement.

Et j'ai passé un contrat avec l'Univers : tu prends soin de moi et je prendrai soin de toi.

À 54 ans, j'ai entrepris un voyage autour du monde avec une valise, un sac à dos, un ordinateur portable et une caméra. Je m'arrangeais pour prendre l'avion le moins possible car je n'aime pas les aéroports et en dehors du décollage et de l'atterrissage, voler est ennuyeux à mourir.

En moins de sept ans, je me suis tapée de nombreux pays, deux ans maximum dans le même : Inde, Thaïlande, Mexique, Laos, Ouganda, Cambodge, Suisse, Afrique du sud, Nouvelle-Zélande, Singapour, Malaisie, Canada, États-Unis, Philippines, Kenya, Malawi et Grèce.


J'ai eu des frayeurs nocturnes, suis passée tout près de trucs type catastrophe aérienne, accidents de tuk-tuks, j'ai failli me noyer en plongée, j'ai eu la malaria (plusieurs fois), des bagages égarés (toujours récupérés intacts), des pannes d'ordinateur, oublié où j'avais mis des choses et les laisser derrière moi...de petites irritations et quelques grosses peurs.
Mais pas d'assurances – aucune.
Est-ce que je prends soin de ma santé ? Si cela veut dire boire de l'eau en bouteille, laver les fruits et les légumes avant de les manger, protéger mon visage avec un masque contre la poussière et la fumée, me laver les mains à chaque fois que je touche quelque chose de suspect, utiliser des crèmes anti-bactériennes, me vacciner, prendre mes repas seulement dans des restaurants de confiance, acheter à manger dans les magasins – mon dieu, non.


Je bois l'eau du robinet, achète à manger aux vendeurs de rue, achète les fruits au marché et les mange en rentrant à la maison, traverse des villes remplies de toutes sortes de fumées et de smog, et traîne mes basques sur des routes poussiéreuses à en asphyxier les arbres. J'achète mes vêtements au marché – de préférence d'occasion. Je me suis blessée et même fracturée un os du pied. J'embrasse les mendiants, prend dans mes bras des bébés atteints du SIDA, touche des malades, m'occupe de blessés... sans gants chirurgicaux !

La Nature a pensé à tout. Nous avons des poils dans le nez et les oreilles et autour de nos yeux pour retenir la poussière et les particules nuisibles ; les capillaires de notre cœur, de nos poumons et des autres organes (ne jamais oublier que la peau est notre plus grand organe) s'adaptent à toutes sortes de circonstances si nous leur en laissons le temps. Notre corps possède des mécanismes qui se débrouillent de toutes sortes de bactéries et germes, renforce notre système immunitaire. Quand ai-je eu pour la dernière fois un scanner, un frottis ou un examen ? Dix ans déjà ?

''Mais si quelque chose se passe mal, ne voudriez-vous pas le savoir pour vous en occuper à temps ?''

''Tout va bien.''

''Comment pouvez-vous dire ça ? Êtes-vous médecin ?''

''Parce que je le sais et oui, je suis mon propre médecin.''

J'ai eu la malaria (périodiquement) plusieurs fois – la dernière il y a presque deux ans. Ma santé est un indicateur de la route à prendre. Si j'ai mal pris un virage, ma santé s'en ressent et j'attrape plein de trucs. J'avertis alors l'univers que j'ai l'intention de reprendre le bon chemin quand j'aurai guéri. Et je guéris.



Les ordinateurs et caméras s'abîment et je répare ou remplace. Ce n'est heureusement pas arrivé souvent. La seule fois où j'ai égaré des affaires, j'avais la tête en l'air – me mettre en note : ne pas m'éparpiller.



Récemment, sous la pression (du style ''tu ne rajeunis pas, tu sais'') d'un ami, j'ai regardé pour une assurance santé. Je ne le sentais pas. Je l'ai vu malade, ou avoir un souci et bien qu'assuré (à Medicare ou Medicaid – je mélange toujours les deux), il n'allait pas voir le médecin car il n'était pas couvert. J'ai vu des choses cassées impossibles à réparer car le montant de la franchise était supérieure à la réparation. Tout ce qu'il possédait, appartenait aux assureurs : maison, voitures, santé, invalidité, mort, voyages.



Une assurance est supposée couvrir l'imprévu. Et si je suis malade, et si j'ai un accident, et si je perds quelque chose, et si je suis cambriolé ?

Et si ce n'est pas le cas ?

La loi d'attraction est une loi puissante, mais elle fonctionne de deux manières. Payer des sommes ridicules d'argent pour s'assurer contre le ''Et si'' l'attire très exactement. On passe de l'état d'esprit du ''Je n'égare rien ; je ne suis pas malade, je ne marche que dans la lumière et l'abondance'' à cet autre, ''Pas de problème si je suis malade et que j'égare des affaires ou les abîme. Je paie des assureurs pour ça. Tant que je paie mes primes, et que j'ai mon bilan annuel, je suis à l'abri.''

Et avec cette mentalité, nous attirons ces choses à nous et à grands frais. Nous sommes surpris quand les assureurs nous montrent une clause écrite en tout petit qui les décharge de la nécessité de payer.

Je refuse de tomber dans le même piège. S'assurer contre le ''Et si'' attire les événements. On m'a demandé à maintes reprises :

''Et si tu tombes malade ou que tu as un accident ?''

''Cela ne m'arrivera pas.''

''Comment le sais-tu ?''

''Parce que je l'ai décidé.''

''Et si en vieillissant tu deviens fragile et que tu as besoin d'être placée dans un hospice pour y mourir avec dignité ?''

''Cela ne m'arrivera pas. Je ne vieillirai pas. Je ne serai jamais malade, je ne mourrai jamais. Quand ce sera le moment pour moi de quitter cette planète, je disparaîtrai simplement – pouf ! Et je serai partie.''

''Veux-tu dire que tu peux te visualiser en bonne santé ?''

Oui, c'est exactement ce que je veux dire. Se visualiser en bonne santé, se visualiser intact, se visualiser aimé, se visualiser un être de perfection qui peut guérir et avancer avec courage. Se visualiser dans l'abondance.

Et si votre parapluie c'était cette loi beaucoup plus stable et qu'en sautant vous voliez ?



SOURCE



Traduit par Hélios

5 commentaires:

  1. Prendre une mutuelle sous entend que vous aurez une maladie,ne pas en prendre comme les médicaments pour ne jamais ètre malade..

    RépondreSupprimer
  2. ''Mais si quelque chose se passe mal, ne voudriez-vous pas le savoir pour vous en occuper à temps ?''
    ''Tout va bien.''
    ''Comment pouvez-vous dire ça ? Êtes-vous médecin ?''
    ''Parce que je le sais et oui, je suis mon propre médecin.''

    J'ai souvent ce genre de discour avec des proches...

    Le truc pour moi maintenant est d'arriver à faire ce que je fait dejas avec l'amour et la santé, avec le reste de ma vie...
    J'aimerai aussi tout quitter, mais quand on est enchainer dans les bas fond de cette societé, la tache pour la liberation est collossale!... :-\

    RépondreSupprimer


  3. Quelle belle leçon de vie,son pouvoir d'attraction!!!!!!!!!

    RépondreSupprimer
  4. Est-ce que quelqu'un aurait un lien sur des mesures de radiation actuelles ? locale ou européenne

    RépondreSupprimer
  5. Merci hélios!
    je partage en réflexion du jour...
    Biz d 'Ambre

    RépondreSupprimer

Tout commentaire qui se veut une publicité cachée est refusé.