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jeudi 20 décembre 2012

Les plaisirs illusoires de l'esclavage

Un dialogue qu'on devrait pratiquer souvent... :-)

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Voici un petit dialogue qui je l'espère vous arrachera un sourire. Il parle de vous, de moi et de beaucoup d'autres et il est fait pour réjouir votre âme.
VI = Voix intérieure R = Réponse


VI : Il est temps de quitter ton emploi actuel
R : Non, pas encore
VI : Il est temps de quitter ton emploi actuel
R : Je viens de te le dire – pas encore
VI : Il est temps de quitter ton emploi actuel
R : Diable, c'est vrai
VI : Il est temps d'écouter ton coeur
R : Oh, vraiment ?
VI : Oui, vraiment
R : Mon cœur me dit d'y aller tranquille, d'apprécier ce que j'ai, de faire de mon mieux
VI : Ce n'est pas ton coeur
R : Ah ? Eh bien c'est quoi ?
VI : Ton mental
R : Ok, mon mental
VI : Ton mental te dit que tu aimes ce qui t'arrange bien dans ton style de vie actuel
R : Marrant, je pensais que c'était mon cœur qui me disait ça
VI : Tâche de penser avec ton coeur
R : Écoute, je n'ai pas le temps pour ton intelligent discours
VI : Pour quoi as-tu du temps ?
R : En réalité je n'ai du temps que pour ce que je fais sur le moment
VI : Que fais-tu en ce moment ?
R : Discuter avec toi
VI : Est-ce une activité productive ?
R : Je pense que non
VI (après une longue pause) Tu étais d'accord qu'il est temps de quitter ton emploi actuel
R : C'est vrai ?
VI : Oui
R : D'accord
VI : Donc vas-y
R : Hé ! Attends une minute ! C'est quoi cette précipitation – que vais-je faire à la place ?
VI : Écouter ton cœur
R : Écouter mon cœur ne va pas payer les factures !
VI : Alors demande à ton cœur ce qui va les payer
R : Ha, ha ! Te revoilà avec tes phrases intelligentes
VI : Demande à ton cœur où il veut t'emmener
R : D'accord, d'accord, on va s'autoriser une petite fantaisie comme ça, n'est-ce pas ?
VI : La fantaisie est ce que tu vis avec ton travail de bureau actuel
R : Zut !
VI : La fantaisie imagine que tu es heureux d'aller dans cette voie
R : Très intelligent ! Maintenant regarde – je dois me concentrer pour terminer cette commande urgente
VI : C'est sur une commande complètement autre que tu as besoin de te concentrer
R : Et c'est quoi cette demande ?
VI : Une commande que ton cœur souhaite que tu te passes à toi
R : Oh, très bon
VI : Tu sais que c'est vrai
R : Très bien, oui, je sais que c'est vrai – et je changerai de boulot – mais pas maintenant !
VI : Maintenant est toujours le meilleur moment pour faire ce qui doit être fait
R : Oui, mais pour l'instant j'ai besoin d'une tasse de café
VI : Une tasse de café ne va pas t'aider. Un désir intense est la racine de la souffrance
R : C'est possible – mais je veux un café de toutes façons
VI : Qui est le ''Je'' qui veut un café ?
R : Humm...bon, je pense que c'est le Je que je crois être moi...
VI : Qui est le ''toi'' que tu crois être ?
R : C'est trop philosophique – J'ai un travail urgent et je suis constamment interrompu !
VI : Qui est le ''toi' que tu crois être constamment interrompu ?
R : C'est le moi que je vois en me regardant dans un miroir
VI : Ce n'est pas le vrai toi
R : Qui est-ce alors ?
VI : Celui que tu vois dans le miroir est le '' toi'' que tu penses être toi
R : Quelle est la différence ?
VI : La différence est que je suis le toi que tu es vraiment
R : Merveilleux ! Il faut que je me souvienne de ça – super !
VI : Ce n'est pas super, mais c'est merveilleux
R : Tu plaisantes ! Je suis une loque ! Je hais ce travail stupide – et j'ai trop envie d'un café
VI : C'est vraiment alors une bonne chose que ce ne soit pas le vrai toi qui souffre d'un tel tourment
R : Sans doute – mais au juste qui est-ce qui souffre un tel tourment ?
VI : C'est le masque qui cache le vrai toi
R : Continue alors...
VI : C'est le masque qui t'empêche de voir le vrai toi dans le miroir
R : Hé ! Tu ne souffres pas toi alors ?
VI : Si
R : Bon nous y voilà !
VI : Je souffre parce que mon travail est de la communication et la ligne est toujours occupée
R : Non, non, je t'entends très bien..
VI : ''Entendre'' ne suffit pas – une vraie communication est à double sens
R : Alors nous devrions nous causer plus souvent
VI : Exactement
R : De quoi devrions-nous parler ?
VI : De la manière de quitter ton emploi et me laisser te dire quoi faire après
R : C'est fortement basé sur la confiance
VI : Tu n'as pas confiance en moi ? Le vrai toi ?
R : Bon, ça se bagarre depuis longtemps maintenant, tu sais...
VI : Maintenant c'est le moment de s'abandonner à cette confiance
R : Maintenant est toujours le bon moment
VI : Bravo ! Je pense que tu as compris
R : Tu sais – je n'ai pas vraiment besoin de café après tout – mais j'en veux un quand même
VI : Oui, il y a une différence entre avoir besoin et vouloir
R : C'est possible – mais malheureusement je veux toujours un café et voilà le dilemne
VI : Ce n'est pas un dilemne
R : C'est quoi le dilemme, alors ?
VI : La stimulation du café te distrait de la frustration que tu ressens dans ton boulot
R : S'il te plaît ne me rappelle pas combien je déteste cet abominable travail !
VI : Qui est-ce donc alors qui te le rappelle ?
R : À partir de maintenant je vais me souvenir sans tes interventions exaspérantes
VI : Mais 'je suis' ton 'je vais' (me souvenir)
R : Oh tu l'es, n'est-ce pas ! Donc veux-tu aussi un café ?
VI : Ce n'est pas mon souhait
R : Quel est donc ton souhait ?
VI : T'aider à être qui tu es
R : Et le café n'y aide pas, je suppose...
VI : En général, non.
R : Oh, tu veux dire qu'il peut y avoir des exceptions ?
VI : Si tu pouvais en prendre juste une petite quantité et avant de la boire répéter ces phrases avec une intention sincère ''C'est pour me rappeler que je dois quitter mon emploi et trouver la voie de mon cœur, peu importent les obstacles sur la route''
R : Très bien : (en buvant un peu de café) ''Je dois quitter mon emploi et trouver la voie de mon cœur , peu importent les obstacles sur la route''


À ce moment-là, le dialogue est interrompu par une voix coléreuse du département des responsables ''Que diable penses-tu être en train de faire ? Combien de fois t'ai-je dit de terminer la commande à temps – et maintenant tu as loupé la date limite ! Tu es viré !''
Après une considérable pause :
R : J'ai perdu mon travail...
VI : Félicitations. Ta déclaration d'intention a fait que ton souhait s'est réalisé. Un premier pas considérable pour te libérer des plaisirs illusoires de l'esclavage
R : Haa ! Je me sens déjà mieux !


SOURCE

Traduit par Hélios

2 commentaires:

  1. Saisir sa chance au bon moment, c'est à dire MAINTENANT est globalement ce que l'on nous a INTERDIT de faire depuis notre naissance !
    Re - naître serait-il une "solution" ?

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  2. Pauvre bébé. Opprimé à ce point depuis la naissance? Qu'est-ce qu'un bébé peut avoir tellement envie de faire? Caca dans ses couches? Sinon, constipé à vie?

    Mais plaisanterie à part - j'espère ne pas être censuré - la comparaison ne ma parait finalement pas si mal. Car quand la chance, la vrai chance se présente, c'est aussi irrépressible et aussi vital et nous pousse à faire ce qu'il y a à faire. La raison n'y peut rien. Par contre, elle me paraît fort utile face à nos mille petits y en a marre quotidiens qui voudraient nous faire n'importe quoi. La vraie chance, c'est rare. Elle ne vient pas de nos tripes. C'est notre destin. Il faut l'écouter, sinon, il se fait entendre. Je pense que le dialogue entre VI et R tourne autour de ça.

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