10 mars 2011

Le saviez-vous ? (suite et fin...pour l'instant)


V.I.T.R.I.O.L. N° 20

Fonder un gouvernement libre
par Joël Labruyère (article intégral)

Lorsqu'un groupe de personnes idéalistes ou spirituelles projette de s'émanciper des règles et des croyances communes qui sont en usage dans une zone nationale, elles doivent d'abord élaborer un nouveau système de croyances et de lois. Il leur faudra créer au sein de la zone nationale un autre système gouvernemental qui, pour durer, devra concentrer en lui tous les aspects d'un gouvernement normal, avec ses systèmes d'organisation, de décision, de protection, de survie et de production.

Ce groupe doit refléter les lois universelles qui sont à l'origine de tout organisme vivant.
Un collectif social ou spirituel ne peut échapper à ces lois. Si ce groupe ne répond pas à un minimum de ces lois élémentaires en ce qui concerne la cohésion d'un système de vie, il ne peut durer, et il demeure à l'état d'idée ou de rêve.

Selon les lois universelles, un gouvernement est un système qui contrôle un vaste ensemble énergétique sur la zone de sa juridiction nationale. Ce contrôle couvre les nombreux êtres humains qui vivent dans ce secteur d'espace-temps, ainsi que les sites naturels, la faune et la flore, mais aussi les aspects spirituels plus subtils qui sous-tendent tous ces éléments vivants. Par son autorité, l'état impose l'ordre, la sécurité et les autres fonctions organiques de la nation. Ce pouvoir s'effectue par l'administration qui, dans un état laïc, fixe le rythme et le rituel de la vie collective. L'administration agit comme une sorte de prêtrise laïque qui administre les sacrements et décrète les pénitences.
Lorsqu'un groupe désire s'émanciper d'un collectif social obsolète, destructeur ou répressif - tous des qualificatifs de l'Ordre Mondial, il doit assumer sa responsabilité auto-gouvernementale, ce qui l'oblige à vivre dans deux systèmes durant l'incarnation physique : l'ancien ordre qui fixe les règles sociales extérieures et le nouveau qui s'en détache pour aller vers son autonomie spirituelle et éventuellement vers une autarcie physique - ce qui est très difficile à réaliser mais deviendra nécessaire à l'avenir.

Un état de droit offre la sécurité pour les corps et la liberté de conscience pour les âmes.
Mais il n'en est jamais vraiment ainsi car l'Etat et l'Eglise sont rarement en équilibre, l'un désirant toujours imposer sa volonté à l'autre. Généralement, un consensus préserve le citoyen d'une trop forte pression de l'un ou l'autre qui, sortant de son domaine, cherche contrôler à la fois les corps et les âmes. Ce n'est plus le cas avec l'ordre mondial, qui cherche le contrôle absolu sur les corps via son organisation technocrtique et sur les âmes via sa religion “universelle”.

Quoi qu'il en soit, un groupe en voie d'émancipation de cet ordre mondial doit disposer de tous les éléments allant de l'organisation matérielle à la vie de la conscience, faute de quoi il sera récupéré sur les zones où il n'a rien construit.

Ce groupe doit devenir son propre gouvernement et sa propre autorité spirituelle. Il doit pourvoir aux besoins créatifs et fonctionnels de ses membres, sans quoi il demeure dépendant du vieux système qui continue à le nourrir et à lui imposer son rythme et son rituel. La plupart des communautés idéalistes ont échoué parce qu'elles n'ont pas envisagé que l'émancipation devait être totale, et que la condition de la libération est de viser un but de réintégration dns l'univers, et pas seulement de vivre un projet idéaliste terrestre où tout se transforme continuellement en son contraire.

L'univers ne traite qu'avec des organismes constitués et ayant démontré leur capacité à s'organiser et à survivre de manière autonome. Il est donc nécessaire de satisfaire à toutes les conditions pour générer un tel organisme, à partir d'une haute idée spirituelle jusqu'au plan vital. Il ne faut rien laisser dans le vague, et le premier travail d'un tel groupe est de s'organiser comme un équipage qui partirait en mer. Ici l'équipage devra choisir son gouvernement. Car un groupe désirant être pris en compte par l'univers doit disposer d'un système de gouvernement organique, ce qui est la fonction d'un conseil des ministres. Un conseil des ministres qui se réunit est le signe de la légitimité sous n'importe quel régime, car à cet instant ce conseil est représentatif dans l'invisible comme étant le miroir de la nation et du peuple.

S'élever au-dessus du monde

Par prudence, le groupe en voie de structuration et d'émancipation ne doit pas émettre de charge renvendicatrice ou belliqueuse envers l'ordre établi dont il commence à s'extraire.
Il ne doit rien demander ni devoir - “rendre à César ce qui est à César”, mais respecter simplement le jeu des protocoles administratifs, financiers et politiques de la zone physique où il a son campement. Le système de puissance d'un Etat est considérable et écrasant. Il ne faut donc pas provoquer sa prêtrise administrative qui, par goût du moindre effort, ne cherchera pas à faire des problèmes gratuitement.

Pour échapper à l'éventuelle pression du gouvernement en place et de l'ordre social où l'on est physiquement inscrit, il faut se placer spirituellement et énergétiquement sur un plan supérieur. Si l'on a une démarche spirituelle authentique, ce positionnement est la moindre des choses. Si l'on tente de mener des activités au même niveau que l'ordre social et culturel environnant, on risque de se retrouver en position de rivalité avec le gouvernement en place. Celui-ci peut alors traiter le groupe comme un dissident dangereux, une faction antisociale ou subversive.

Mais si l'on parvient à mener des activités à un niveau au-dessus de celles de l'ordre établi, alors les circuits universels qui enregistrent et traitent les organisations nationales vont pouvoir se brancher librement sans interférence avec les systèmes dont on veut s'extraire.

Une parole dit : “Dieu ne s'occupe pas des personnalités”, ce qui signifie que les lois universelles ne traitent qu'avec des collectifs représentatifs. Il faut donc devenir une nation et un gouvernement à part entière pour être pris en compte régulièrement par l'univers. Ce fait est simple mais sans doute difficile à comprendre par les utopistes et les idéalistes qui, n'ayant pas connaissance des lois universelles, ont tenté de s'arracher au vieux système sans avoir de légitimité spirituelle.
Ils n'ont donc pas été repérés ni pris en compte par manque d'un branchement effectif avec les circuits spirituels qui traitent les organismes appelés à être enregistrés dans l'univers. Ces circuits de réglementation universels sont impersonnels et ne négocient pas avec les personnalités individuellement, mais seulement avec des systèmes organiques à même de survivre - et de se mouvoir comme des vaisseaux sur la mer universelle.

Si un groupe réunit les justes conditions, à partir de son autonomie gouvernementale, sans se laisser reprendre par le système social ambiant, tout en ayant élevé son taux vibratoire au-dessus de ce que le système ambiant peut capter, alors les intelligences universelles - les dieux - pourront agir sur et à travers ce groupe.
Ces intelligences opératives pourront élever le système vibratoire du nouveau groupe naturellement, en l'alimentant en énergie supérieure et en le guidant sur les voies de retour vers la patrie originelle.

La protection matérielle

Pour se maintenir durant l'incarnation physique dans la zone où l'on doit nécessairement résider, il faut maintenir une relation diplomatique avec l'environnement et négocier continuellement pour demeurer dans une juste orientation spirituelle. C'est pourquoi il est impératif que les membres du groupe soient sur la même fréquence et qu'il n'y ait pas de tiraillements idéologiques ou philosophiques.

La difficulté est de réussir à faire fonctionner un système différent dans une zone étrangère régie par d'autres codes. Il est donc important de disposer extérieurement d'un réseau matériel faisant office de protection au cas où l'environnement deviendrait inquiet à cause de l'élévation du taux vibratoire du groupe.

L'histoire a montré que les Cathares étaient entourés d'un cercle de seigneurs occitans dévoués à leur cause, ce qui représentait une force matérielle protectrice agissant comme un bouclier préservant le travail spirituel intérieur des Cathares. Mais lorsque le blindage assuré par la population et la noblesse fidèle au catharisme fut anéanti lors de la croisade, les Cathares devinrent vulnérables et furent exterminés.

Si l'on ne dispose pas de biens matériels, on peut toujours s'en passer dans la vie individuelle mais, dans la vie d'un groupe qui veut parvenir à l'autonomie optimale, cela est difficile. Une communauté ne vit pas à l'hôtel.

Par contre, il ne faut pas trop s'extérioriser en activités diverses ou en possessions. La dernière heure des Templiers sonna le jour où le roi de France convoita leurs biens.

A l'opposé, un groupe qui élève son niveau vibratoire sans s'entourer d'un cercle protecteur matériel suffisant pourra enregistrer des réactions brutales de la part d'un environnement perturbé par la force spirituelle qui a été soulevée et que cet environnement ne peut intégrer dans ses registres ordinaires. Dans ce cas, la fonction des biens matériels est de faire tampon, car les coups atteignent d'abord la structure lourde.

C'est pourquoi il faut s'organiser concrètement, contrairement à ce que recommande la propagande nouvel-âge qui veut enfermer l'individu dans un réseau collectif virtuel où il n'a plus aucun pouvoir.
Il est amusant d'entendre les new-ageux individualistes se vanter de n'appartenir à aucun groupe. Ils démontrent ainsi qu'ils sont les prisonniers inconscients de la grande secte globale.

Nous espérons que les communautés de bonne foi vont découvrir qu'elles pourraient très bien s'organiser en une fédération de nations libres, et que de nombreux individus isolés vont se regrouper pour générer une force alternative véritable.

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Ici finissent mes “transcriptions” de la revue. Je suis “à jour” avec le n° 20.
Je continuerai, au fur et à mesure de l'arrivée des revues, à vous tenir informés des éléments qui me paraissent importants.
Par ailleurs, je posterai des articles parus sur le site du C.R.O.M., qui complèteront les informations présentées dans la revue.

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