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samedi 14 avril 2012

Il y a un siècle, le Titanic coula


J'ai sacrifié à l'anniversaire de l'engloutissement par les flots du Titanic. Cela fait un siècle aujourd'hui (sauf que le 14 avril 1912 était un dimanche).

Il y a un siècle coulait un des plus luxueux paquebots, le RMS (Royal Mail Ship) Titanic (bien qu'en réalité ce fut sûrement son frère l'Olympic qui ait coulé après substitution pour une arnaque à l'assurance, mais c'est une autre histoire, que j'avais traduit l'année dernière en deux parties (ICI et ICI).

Lors de son voyage inaugural de Southampton à New York, le 14 avril 1912 il heurte à 23 h 40 un iceberg sur tribord avant. Il coule le 15 avril à 2 h 20 au large de Terre-Neuve. Entre 1490 et 1520 personnes disparaissent, ce qui fait de cet événement une des plus grandes catastrophes maritimes en temps de paix et la plus grande pour l'époque.
Son épave est localisée le 1er septembre 1985 par le Pr Robert Ballard. Elle gît à 3843 mètres de fond, à 650 km au sud-est de Terre-Neuve, les deux morceaux de l'épave à 600 mètres l'un de l'autre.



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Un article du Daily Mail Online daté du 12 janvier raconte le voyage d'un homme sur l'épave :

Les chaussures attendent toujours à la porte des cabines pour être cirées : une étrange visite du Titanic avec des touristes plongeurs à trois kilomètres de profondeur

Depuis 13 ans les gens ont pu descendre dans les profondeurs de l'océan Atlantique grâce à des submersibles pour voir les restes du Titanic. Mais aujourd'hui, un siècle après qu'il ait sombré, ces expéditions vont cesser pour permettre au navire de reposer en paix. Ici, Rob McCallum qui travaille pour une société d'exploration sous-marine qui a fait descendre 150 personnes, décrit un voyage sous les mers.

Alors que l'appareil glisse à travers les profondeurs gelées de l'océan, à plus de 3500 mètres sous la surface, je plonge mon regard vers les abysses à travers l'épaisse vitre en verre.

Grâce aux projecteurs extérieurs de notre vaisseau, je peux contempler l'espace antique, qui ressemble presque à un paysage lunaire. D'étranges créatures aquatiques traversent occasionnellement mon champ de vision, ajoutant à l'atmosphère extra-terrestre.

Puis soudain le voici, une vision que je n'oublierai jamais. La proue du plus célèbre navire au monde apparaît sous mes yeux.



Je regarde l'épave du RMS Titanic, qui plongea vers cette tombe liquide glaciale il y a presque un siècle en avril 1912.

Même dans l'obscurité du fond océanique, la partie avant du puissant vaisseau apparaît toujours magnifique, les balcons avec incrustations et sa coque sont instantanément reconnaissables.

Notre submersible continue son voyage au-dessus des restes du navire et je regarde envoûté le célèbre grand escalier et le pont de promenade où autrefois de riches passagers ont brièvement profité de toute leur glorieuse opulence avant le heurt avec l'iceberg.
Plus loin, nous trouvons la partie arrière du bateau, plus gravement endommagée que sa proue, avec de grandes plaques de métal arrachées de ses flancs.
Mais même dans cet état de carcasse délabrée, cette relique fantomatique exsude une certaine majesté. Ce qui frappe le plus dans cette épave, c'est sa taille colossale.
Les deux parties principales du navire sont comme de vastes monuments sur le fond de l'océan.



 
L'une des hélices principales à 3 pales, faite en bronze massif et remarquablement bien préservée, est en fait deux fois plus lourde que notre submersible de 18 tonnes – sous-marin permettant une exploration détaillée du fond de la mer.

Le Titanic fut le grand navire de son temps, et l'un des plus beaux jamais créé. Mais même aujourd'hui, toutes ces années après la tragédie, l'épave de ce léviathan est toujours capable d'inspirer et de faire se sentir humble.

La chance qui me fut offerte de voir l'épave vient de ma position dans la société basée à l'Ile de Man, Expéditions dans la profondeur des océans, qui est spécialisée dans la recherche en mer profonde et en exploration, principalement dans un but scientifique, de la réalisation de films et de recherches.

Nous travaillons pour nos expéditions avec l'institut d'océanologie Shirshov, qui appartient à l'académie des sciences russe. Ils sont propriétaires des submersibles jumeaux Mir, chacun capable d'une profondeur de plus de 6000 mètres. Grâce à ce partenariat, nous pouvons assister au travail de l'institut, ainsi que participer au coût des opérations des Mir.

L'un de nos voyages les plus populaires est de voir les restes du cuirassé allemand Bismarck, qui a été coulé par la Royale Navy en 1941 à 650 km au large de la côte sud-ouest de l'Irlande.

Un autre, avec encore plus de notoriété est pour l'épave du Titanic, découverte en 1986 par un océanographe réputé, le Dr Robert Ballard, qui a aussi découvert le Bismarck en 1989.

Pendant la dernière décennie, la société a fait plonger presque 200 plongées sur le Titanic, et malgré un coût de 59.000 dollars, il n'y jamais eu autant d'inscriptions que cette année, 100 ème anniversaire de la catastrophe.

Les clients sont des banquiers, des enseignants, des pilotes, des médecins, des experts en histoire et parfois des descendants de survivants ou de personnes ayant péri dans la tragédie.

Mais, après 13 années, 2012 est aussi la dernière où nous organiserons de tels voyages vers le Titanic.

Ce fut une merveilleuse aventure, mais le centenaire approchant, il est temps de tirer un trait sur ces expéditions et permettre à ce tragique navire de reposer en paix.
Il n'existe que cinq submersibles au monde – construits avec un métal high-tech – qui peut résister à l'immense pression des conditions autour de l'épave, à environ 4000 mètres de fond.
Les expéditions démarrent avec l'embarquement des passagers sur un grand bateau à Terre-Neuve, qui les emmène au submersible sur l'endroit où le Titanic a coulé.
On laisse en général une journée aux passagers pour se familiariser avec l'équipe et ils reçoivent les consignes du voyage à venir ; ils assistent ensuite à des conférences sur l'histoire du Titanic, l'océanographie et les opérations en mer profonde.

La plongée commence le matin suivant, il faut à peu près deux heures pour atteindre le fond de l'océan. Dès 250 mètres, le submersible descend dans l'obscurité, car c'est la profondeur maximum pour les rayons du soleil. En descendant toujours plus, le noir qui nous entoure n'est rompu que par les propres projecteurs du submersible.

Une fois que l'appareil a atteint le fond, il manœuvre autour des deux principaux éléments du bateau entre quatre et huit heures, tout en montrant les autres débris répandus au fond.

La vision est vraiment remarquable – bien plus étonnante que n'importe quelle photo. Bien que la poupe du navire soit sévèrement endommagée par son atterrissage si dur sur le fond – ayant sombré à la vitesse estimée de 30 knots (l'équivalent marin de 35 miles par heure) après qu'il se soit cassé – il est fascinant de voir les immenses salles des machines, remplies d'énormes machineries.
On tombe aussi en arrêt devant les trois immenses hélices, pesant entre elles plus de 100 tonnes et les deux plus grandes faisant 7 mètres de diamètre. Grâce à leur robustesse, elle ont très bien survécu.
Il n'y a cependant aucun signe des 4 énormes cheminées, qui auraient dû être arrachées quand le Titanic a commencé sa descente. Les fragments ont dû s'éparpiller sur une large surface.

 
Il est également possible de jeter un œil à l'intérieur de certaines cabines, surtout quand les panneaux d'acier extérieurs de la coque ont été arrachés. Bien que les boiseries et les structures aient disparu depuis longtemps, les murs de métal et les accessoires de bronze et de cuivre subsistent.

Les quartiers du Capitaine Smith sont particulièrement émouvants, lui qui a sombré avec son bateau pour respecter les héroïques traditions navales.

De ses trois pièces, seule sa salle de bains est encore clairement visible – sa baignoire de porcelaine est toujours en très bon état.
Peut-être encore plus étonnants sont tous les objets éparpillés sur le sol autour des deux principales sections. On voit partout des bouteilles, de la vaisselle, des couverts, et même des valises et des chaussures.
Ni vêtements, ni tapis ou autre genre de matériaux ne survivent, ils ont pourri depuis longtemps ou ont été mangés par des organismes vivants.
Mais tout ce qui est en cuir est resté généralement en bon état et n'est recouvert que d'une couche de vase.
Le nombre de chaussures est vraiment étonnant. C'est parce que le bateau a coulé juste avant minuit, au moment où les passagers s'étaient retirés dans leur cabine, s'étaient dévêtus et avaient mis leurs chaussures à l'extérieur, prêtes à être nettoyées par le personnel.


En dehors des visions poignantes de ce genre rappelant le coût humain de la tragédie, il n'y a rien de même vaguement macabre ou morbide dans la visite de l'épave.

Il n'y a aucun reste des 1514 victimes qui périrent dans la catastrophe. Les cadavres ont dû être emmenés sur une vaste zone, du fait que nombreux parmi eux sont morts d'hypothermie dans l'océan glacé. D'autres corps, entraînés par le fond avec le bateau, ont pu dériver ou disparaître avec les animaux marins rôdant à ces profondeurs.

L'existence d'autres formes de vie animale si loin au fond de l'océan est l'une des scènes les plus fascinantes de la visite au Titanic.

En naviguant par une profondeur supérieure à 3000 mètres, il semble presque impossible qu'un quelconque organisme puisse survivre dans un environnement aussi hostile. Pourtant dans l'obscurité glacée, la nature est florissante.

Pendant mes voyages vers l'épave, j'ai été étonné du nombre d'êtres étranges, comme des poissons à queue de rat, des crabes au corps blanc et des créatures qui émettent de la lumière : des éclairs bleus, verts et blancs pour attirer un partenaire ou une proie.

Malgré tout, rien ne peut valoir l'image grandiose du Titanic lui-même.
La tragédie fut un point tournant dans l'histoire, un moment où l'homme a réalisé que la nature ne pouvait pas toujours être apprivoisée par la technologie, qu'aucun navire n'est insubmersible.

À chaque fois que je contemple l'épave, j'ai le sentiment de regarder une part importante de la riche et parfois douloureuse histoire de l'humanité ; le même sentiment vécu lors de visite dans les cimetières mémorial où des héros tombés sur les sanglants champs de bataille de l'Europe du nord pendant la seconde guerre mondiale.
Nous allons à ces endroits pour nous souvenir – et pour apprendre de ceux qui sont partis avant nous. 

Cela a été un honneur de voir le Titanic, dans toute sa glorieuse ruine, une dernière fois.

Traduit par Hélios

4 commentaires:

  1. jipèm Organe16 avril 2012 06:22


    Ben alors, m'enfin mes pompes!!! Vraiment, le service est à revoir... Déjà avec l'humidité....
    Et alors, c'est kankonarriiiive ?

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  2. vraiment facinant se que tu raconte jaurais aimer avoir la chance de voir se magnifique paquebot une fois dans ma vie comme toi tu a fait. je n'oublirai jamais le titanic je mi suis intérésser depui la sorti du film en 1997 jen nai 19 aujourd'hui; pour continuer a le contenpler je dessine toute les partie du bateau interieur comme exterieur voila a peu pres tou, bonne continuation, bravo, salut =)

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  3. jai oublier de te preciser que dans ma maison je refai faire les piece du titanic par un menuisier et un decorateur, c magnifique jai fai ya quelque mois le couloir des cabine de 1 ere classe, blanc avec lustre sur les mur et tapie de couleur rouge et move semblable a lorigine pratiquement, je conte faire ma chambre bientot chambre 1ere classe b-56 avec la cheminer voila !!!

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  4. je veux voir les photo du couloir

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