09 avril 2012

Le Club de Rome fête le 40ème anniversaire de son "rapport"






1972-2012 : le Club de Rome confirme la date de la catastrophe


Il y a quelques semaines, le Club de Rome célébrait le quarantième anniversaire de son célèbre rapport (surnommé «Halte à la croissance?»), dit aussi Rapport Meadows, du nom de son principal rédacteur. Ce rapport avait été présenté au public le 1er mars 1972, à partir d’une commande faite par le même Club de Rome (créé en 1968) au Massachusetts Institute of Technology (MIT) en 1970.

Cette célébration a donné lieu à un symposium le 1er mars 2012, dont les conclusions sont présentées sur le site du Club de Rome. Dans le même temps, un des organisme en charge du rapport, le Smithsonian Institution, rend public une version actualisée pour 2012 du rapport de 1972. Il s’agit, en fait d’un second rapport, utilisant la même méthodologie que le premier, avec les mêmes acteurs, le Club de Rome commanditaire et le MIT exécutant. Les instruments d'analyse ont cependant été modernisés, pour tenir compte des importants progrès accomplis dans les méthodes d'observation et de prévision.

Le point essentiel, que tous les gouvernements, que toutes les entreprises, tout les média auraient du noter, est que le rapport de 2012 confirme celui de 1972. Celui-ci donnait soixante ans au système économique mondial pour s'effondrer, confronté à la diminution des ressources et à la dégradation de l’environnement.  La situation est confirmée par la formule du Smithsonian Magazine, «The world is on track for disaster…», autrement dit, “tout se déroule comme prévu pour que survienne le désastre”.

Ce désastre, comme le résume le physicien australien Graham Turner, qui a succédé à Dennis Meadows comme rédacteur coordonnateur, découlera du fait que, si l'humanité continue à consommer plus que la nature ne peut produire, un effondrement économique se traduisant pas une baisse massive de la population se produira aux alentours de 2030.

Le désastre n'est donc plus loin de nous, mais tout proche. 2020 est d'ailleurs considéré par certains experts comme une date plus probable. L'effondrement pourrait se produire bien avant 2030. Autrement dit tous les projets envisagés pour le moyen terme de 10 ans seraient impactés, voire rendus inopérants. Les rapporteurs font cependant preuve d'optimisme, en écrivant que si des mesures radicales étaient prises pour réformer le Système, la date buttoir pourrait être repoussée.

Rien ne sera fait

Mais nous devons pour notre part considérer, y compris en ce qui concerne nos propres projets, collectifs ou individuels, qu'aucune de ces mesures radicales ne seront prises. Le système économico-polirique, selon nous, ne peut se réformer. Ce sont en effet les décisions des gouvernements, des entreprises et des médias qui convergent pour que tout continue comme avant, business as usual, ceci jusqu'au désastre. Une petite preuve peut en être fournie par le fait que pratiquement aucune publicité n'a été donnée par aucun des acteurs que nous venons d'énumérer à la publication de cette seconde version du Rapport.

Insistons sur le fait que ce n'est pas seulement le réchauffement global qui est incriminé par les rapporteurs, mais plus généralement l’épuisement des ressources et, au-delà, d’une façon plus générale, le saccage catastrophique de l’environnement sous toutes ses formes, autrement dit “la destruction du monde”. Pour l'empêcher, il ne faudrait pas seulement réduire notre production de gaz à effets de serre, mais s'imposer une décroissance radicale, à commencer par celle qui devrait être mise en oeuvre dans les pays riches, qui sont les plus consommateurs et les plus destructeurs.

Vains espoirs. Il suffit de voir comment, lors des élections françaises de cette année, la question a été évacuée des enjeux politiques. Dans le même temps, on envisage sérieusement de relancer la recherche des gaz de schistes et d'entreprendre des forages profonds en Méditerranée...Petit exemple, car des mesures autrement plus dangereuses se préparent en Arctique et ailleurs.

Les opinions publiques se rassureront en faisant valoir que si ce nouveau rapport n'est pas discuté, si des milliers d' « experts » de tous ordres ne le mentionnent pas, c'est parce qu'il est le produit d'un étroit groupe de pression comptant sur le catastrophisme pour prospérer.

Nous pensons pour notre part que certains décideurs, discrets mais influents, prennent au contraire ces prévisions très au sérieux et se préparent, évidemment par la force, à protéger leurs avantages face à la révolte des milliards d'humains qui seront touchés par le futur effondrement. 


SOURCE

Rappel Wiki à propos de ce fameux rapport :

Le Club de Rome est un groupe de réflexion réunissant des scientifiques, des économistes, des fonctionnaires nationaux et internationaux, ainsi que des industriels de 53 pays, préoccupés des problèmes complexes auxquels doivent faire face toutes les sociétés, tant industrialisées qu'en développement.
(…)
Le Club de Rome se fit connaître mondialement en 1972 par son premier rapport, The Limits to Growth, traduit en français par l'interrogation "Halte à la croissance ?".  Son interpellation intervint à l'apogée de la période dite des Trente Glorieuses, une période de croissance sans précédent dans les pays qui se qualifiaient eux-mêmes de développés et qui laissait penser que cette croissance était sans limite imaginable. Le concept de croissance zéro, que ce rapport ne préconisait pas, fut néanmoins une des idées fondatrices de l'écologie politique.

9 commentaires:

  1. L’énergie nucléaire sans radioactivité n’est pas un rêve

    Voila une information supplémentaire qui mériterait d'être multipliée !! On peut se rendre compte que tout est là depuis longtemps et que ce sont des choix politiques et/ou économiques qui nous oppriment. Pour briser ces liens, il n'y a que la diffusion de l'information pour nous faire sortir de la léthargie dans laquelle nous avons été plongés, avec notre accord tacite. Peut-être que les japonais seraient intéressés...

    http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=3215

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    1. Chassez le nucléaire par la porte, il essaiera de rentré (masqué) par la fenêtre (l'arlésienne de la fusion est maintenant vieille de 50 ans)...


      (Source : le physicien J.P. Petit) :
      "Le métal [lithium] s’enflamme dans l’oxygène sec au-dessus de 200°C en donnant l’oxyde Li2O et non le peroxyde, propriété qui le différencie nettement de ses homologues supérieurs et le rapproche des alcalino-terreux.

      La combustion du lithium est très exothermique et s’accompagne de l’émission d’une intense lumière blanche comme le magnésium.

      Mis en présence d'eau, à 500°C, il décompose celle-ci, et lui prend son
      oxygène en libérant de ... l'hydrogène. Vous retrouvez une réaction
      semblable à celle des gaines de zirconium entourant les pastilles
      combustibles, dans les réacteurs de Fukushima, et en règle générale dans tous les réacteurs refroidis avec de l'eau, quand la température s'élève au point que cette eau passe à l'état de vapeur.

      L'hydrogène dégagé par la réaction du lithium avec l'eau chargée de le
      refroidir dégage de l'hydrogène qui, en se combinant avec l'air, peut
      provoquer une explosion, comme celles que vous avez vu à Fukushima. Le
      lithium est un corps extrêmement réactif, qui peut se combiner avec
      l'oxygène, l'hydrogène (, en donnant de l'hydrure de lithium, l'explosif-type des bombes à hydrogène). Il peut même se combiner avec ... l'azote, à température ordinaire, en donnant des nitrures de lithium.

      Toutes ces réactions sont exothermiques, susceptibles de connaître un emballementdommageable réactions sont exothermiques, susceptibles de connaître un emballement."

      ----------------------------------------------------------------------
      En fait, dans la réaction de fusion, le lithium; non radioactif, sert à produire du tritium, radioactif :

      "Le tritium, isotope radioactif de l'hydrogène de courte période (12,26 ans) se trouve en très faible quantité dans la nature, d'où la nécessité d'en fabriquer, en grandes quantités en faisant réagir les neutrons avec le fluide caloporteur, du lithium en l'occurrence. Puis il faudra l'extraire, le stocker avant de l'injecter dans l'enceinte en fonction des besoins.
      Pour un réacteur de 1000 MW, 15 à 20 kg de tritium seront nécessaires pour 2 à 3000 heures de fonctionnement (20 kg de tritium représentent une activité de 200 millions de curies soit 7,4.1018 Bq, - des milliards de milliards de Bq). L'installation va donc être contaminée par le tritium, car ce radioélément, tout comme l'hydrogène dont il a les mêmes propriétés physico-chimiques, diffuse facilement à travers les métaux et n'est pas du tout inoffensif pour la santé contrairement aux discours traditionnels.

      - Le second est que les neutrons doivent traverser la structure de la chambre de combustion si on veut espérer récupérer de l'énergie. Ces neutrons vont activer les matériaux, créant de très importantes quantités de radioéléments de période plus ou moins longue. Sur le plan de la radioactivité, ces réacteurs, si un jour ils fonctionnent, n'auront rien à envier aux réacteurs à fission."
      (Source : dissident-média)

      Delphin

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    2. ... il essaiera de rentrer...

      Delphin correcteur orthographique de Delphin

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  2. pas bon tout ça

    et je vous laisse imaginer si un gel tardif se produisait ....et à priori c'est bien parti pour...


    http://www.republicain-lorrain.fr/actualite/2012/04/03/prairies-gelees-paysans-lessives

    http://www.laprovence.com/article/a-la-une/secheresse-il-faut-un-printemps-pourri

    http://www.lafranceagricole.fr/actualite-agricole/gel-cultures-d-hiver-des-agriculteurs-ne-pourront-honorer-leurs-contrats-55989.html

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    1. Sans compter la sécheresse...Ici, aujourd'hui en Bretagne, première petites pluies depuis bien longtemps.
      Les nappes phréatiques bretonnes sont à sec, des puits aussi, jamais vu de mémoire de breton.

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  3. Un peu d'humour pour ce week end

    http://www.dailymotion.com/video/xb29uf_isabeau-de-r-lecole_fun

    Bises

    Cassandre

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  4. "En quelques mois, la société est tombé en poussière.
    Plus de gouvernements, plus de magasins d’alimentation, plus de courrier, plus de télévision.
    Plus rien.

    Dans un monde gouverné par les morts, nous sommes obligés de commencer à vivre, enfin…"

    (Walking dead)

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  5. OUI, à vous tous et merci Helios. Hélas, très peu de personnes sont conscientes de ces choses. Si d'autres le sont, la phrase assassine qui m'a été dite est ; "- je ne veux pas m'encombrer la tête avec ça, sinon je ne vis plus....laissez moi vivre ma vie comme je l'entends !" C'est clair, comme de l'eau de roche (qui ne vient plus, elle aussi tarie)Dommage, mais tant pis pour les humains...! Notre planète elle s'en sortira. Si comme le dit David, une période glacière venait....si les réacteurs nucléaires seront bien refroidis.....que le volcan de Yellowstone pète.....

    http://en.wikipedia.org/wiki/Yellowstone_Caldera

    j'aimerai bien ne plus être là. Mais pauvres ceux qui restent. Alors, cré non de non ! Boudiou ! faut faire quelque chose ! seuls les humains peuvent agir, et vite. Faut pas demandé à "DIEU" qui dit bien aide toi, le ciel t'aidera ! ni les aliens, qu'on a jamais vu.... ♥

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