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mardi 25 septembre 2012

La fonte de la banquise arctique

S'ils ne se plantent pas, prévoyez une petite laine supplémentaire pour l'hiver...

La fonte spectaculaire de la glace de la mer arctique pourrait entraîner un hiver rigoureux en Europe et en Amérique du nord


MessageToEagle.com – Les climatologues préviennent que la fonte rapide et étendue de la glace arctique peut engendrer un temps extrême cet hiver en Amérique du nord et en Europe. Il y a quelques mois, des chercheurs de l'université de Reading (Angleterre) ont annoncé que le climat futur de l'Europe comportera de violentes tempêtes hivernales.

Aujourd'hui, la climatologue Jennifer Francis, chercheuse à l'Institut des sciences marines et littorales de l'université Rutgers (USA) dit qu'on peut ''relier la diminution de la glace arctique aux récents événements météo, tels que les périodes de froid prolongées d'Europe, les fortes neiges du nord-est des US et de l'Alaska, et les fortes vagues de chaleur de Russie.''

Des scientifiques avaient prédit auparavant qu'il faudrait 30 ou 40 ans de plus avant que l'Arctique ne se retrouve libre de glace en été, rapporte le Los Angeles Times.

Depuis 2005, le rythme de fonte s'est pourtant accru énormément et les scientifiques actuels disent que la glace arctique n'a qu'une superficie d'environ 2,59 millions de km².
''Je pense qu'il faut s'attendre d'ici les années à venir à un nouvel effondrement amenant un Arctique libre de glace en été. C'est vraiment un changement spectaculaire,'' dit Peter Wadhams, professeur de physique océanique à l'université de Cambridge.

La perte de glace arctique a plusieurs effets. La glace renvoie la chaleur et l'énergie solaire vers l'espace. Avec une diminution de la couverture de glace, c'est l'océan qui absorbe à la place cette chaleur, ce qui réchauffe et fait fondre davantage de glace.

Selon Francis, la région arctique est actuellement la région au réchauffement le plus rapide de la planète, et le changement des températures influencera probablement les modèles climatiques ici aux US et en Europe. Le réchauffement et le refroidissement de la mer arctique affectent le jet stream – le fleuve d'air qui souffle d'ouest en est très loin au-dessus de la Terre – en le ralentissant.

Le jet stream contrôle la formation et le déplacement des systèmes de tempêtes, donc quand son mouvement ralentit, les conditions météo persistent pendant longtemps au-dessus de la même zone.
Elles se retrouvent ''coincées''.

''Si on se trouve dans un modèle agréable avec de l'ensoleillement, c'est super si cela dure quelques jours. Mais si cela dure pendant quelques semaines, on va commencer à parler de sécheresse,'' a dit Francis. '' Si on a un modèle pluvieux et qu'il persiste pendant longtemps, cela devient une situation qui pourrait conduire à des inondations.''

Un réchauffement arctique influencera le temps plus au sud pendant la fin de l'automne et l'hiver. En disant qu'il en résulterait probablement une météo sévère cet hiver, il était impossible à Francis de prédire quand et où ces événements se produiraient.

Une fonte de glace record cette année et en 2007 ont alarmé de nombreux scientifiques, surtout parce qu'ils pensaient qu'il faudrait bien plus d'années pour atteindre ce stade.

James Overland, océanographe à la NOAA, a dit que les prévisions météo ont échoué à expliquer la physique du renvoi de l'énergie solaire perdue et du réchauffement de l'eau de l'océan. ''C'est vraiment une surprise pour la plupart des scientifiques,'' a déclaré Overland. ''En regardant les modèles climatiques qui servaient aux prévisions, ils tendaient à dire que l'Arctique pourrait être libre de glace d'ici 2040 ou 2050. On dirait que les choses arrivent beaucoup plus rapidement et c'est parce que toutes les études physiques qu'on voit aujourd'hui pour ces modèles climatiques ont été bien menées.''

Overland, qui est également professeur associé à l'université des sciences atmosphériques du département de Washington, a dit que ces effets sont connus sous le nom ''d'amplification arctique'' et qu'ils entraîneraient de lourdes conséquences pour la vie sauvage comme les ours polaires et les morses, en réduisant leur habitat.



La superficie de la banquise arctique est passée sous son ancien niveau record de 2007. Cette année marque aussi la première fois que la banquise recouvre moins de 4 millions de km² depuis les observations satellite commencées en 1979. Cette animation montre le déroulement chronologique de l'étendue glaciaire de 2012 à l'aide des données de concentration de glace provenant de la sonde du satellite. La zone noire représente l'étendue moyenne journalière de la banquise sur la période 1979-2000. En superposition au-dessus, ce sont les mesures satellite journalières entre le 1er janvier et le 14 septembre 2012. Une fonte rapide démarre en juillet, par laquelle l'étendue de glace de 2012 tombe bien en dessous de la moyenne historique.


La coiffe glaciaire de l'océan arctique semble avoir atteint son point bas annuel de l'été et a battu un nouveau record minimum le 16 septembre, a rapporté le centre national des données de glace et de neige. Une analyse des données satellite par la NASA a montré que la superficie de la banquise a reculé de 3,41 millions de km².

Le nouveau record minimum enregistré par satellite donne une mesure de presque 777.000 km² de moins que l'ancienne superficie la plus faible de la mi-septembre 2007, alors de 4,17 millions de km². Par comparaison, l'état du Texas mesure environ 700.000 km². Le centre de données a informé que malgré la date du 16 septembre qui semble celle du point bas annuel, il reste du temps pour que les vents changent et compactent la banquise, réduisant potentiellement l'étendue ultérieure de cette banquise. La NASA et le centre de données publieront le mois prochain une analyse complète de la fonte pour la saison 2012, une fois tous les paramètres de septembre disponibles.

Les données satellite révèlent le nouveau record historiquement bas de l'étendue de la banquise arctique le 16 septembre 2012, comparé à l'étendue moyenne minimum sur les derniers 30 ans (en jaune). Crédit NASA/Goddard


La couverture de glace arctique augmente naturellement pendant les hivers sans soleil arctiques et se rétracte quand le soleil réapparaît au printemps. Mais le point bas de la superficie glaciaire de l'été, qui est normalement atteinte en septembre, a décru depuis les trois dernières décennies car les températures de l'océan arctique et de l'air ont augmenté. Cette superficie minimum annuelle est approximativement la moitié de la superficie moyenne entre 1979 et 2000. Cette superficie minimum annuelle souligne aussi pour la première fois une chute de la banquise arctique en dessous de 10.359.952 km².

''Les modèles climatiques ont prévu un retrait de la banquise arctique ; mais le retrait réel s'est révélé beaucoup plus rapide que les prévisions,'' a dit Claire Parkinson, climatologue au centre Goddard de la NASA à Greenbelt, Maryland. ''On continue de voir une considérable variabilité annuelle de la couche de glace, mais un retrait à long terme est tout à fait apparent.''

L'épaisseur de la couche de glace est aussi en déclin.
''Le cœur de la couverture de glace est constitué de glace pérenne, qui survivait normalement pendant l'été grâce à son épaisseur'', a dit Joey Comiso, scientifique de la NASA. ''Mais comme elle s'amincit année après année, le cœur est aujourd'hui susceptible de fondre aussi.''

La glace plus ancienne qui disparaît est maintenant remplacée en hiver par une glace saisonnière plus mince qui fond d'habitude complètement pendant l'été.


Traduit par Hélios

8 commentaires:

  1. probleme, ou plutot gros probleme non dit.

    L'alimentation, les cultures quoi, une secheresse, pas bon
    un mois de plus ex 3 metres d'eau en un mois pas bon, un voir 2 mois de temperatures plus de 30 voir 40 degre, pas bon, nos cultures vont souffrir, pour moi cela va etre le futur danger diminution des productions agricoles mondiales, lol comment et quoi on va bouffer ???

    En plus, hiver plus froid, comme les 3/4 des maisons ont une isolation de merde, augmentation des productions de co2, rupture de la production les centrales nucleaires avec des rivieres gelees ne seraient plus refroidis, donc coupure de courant...

    Je le pense depuis maintenant 10 ans, sans aucun catastrophisme, mais simplement du realisme, on meme surtout la jeunesse se va vers la merde, un futur pourri, desole mais j'estime que on a le droit d'etre prevenu, au moins pourra pas dire , je savais pas...

    Car des solutions existent.........

    Salutation quand meme a tous.

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  2. les elites cachent des brevets a energies libres.voila le probleme(sans parler des kashars fanatiques)quand on aura plus a bouffer on se reveillera.

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  3. Il y a un lien qui m'échappe entre la fonte des glaces arctiques et les jet-stream !!!
    En fait tout d'abord il s'agit du gulf-stream, courant Atlantique, qui réchauffe les côtes occidentales et qui risque de se voir ralentir, permettant au climat de se refroidir dur-dur...
    Le gulf-stream est un courant circulaire qui va en profondeur d'Est en Ouest, se réchauffe en rencontrant les eaux chaudes de l'Ouest remonte donc en surface ( plus chaud : plus léger ) et nous revient pour tempérer notre climat qui sans cela serait semi polaire.
    La fonte arctique perturbe ce mouvement par l'augmentation énorme d'eaux froides et douces, le mélange à du mal à se faire ( pensez à "la ligne de partage des eaux" que l'on peut visualiser sur presque toute la côte atlantique près de embouchures de fleuves ).
    Ensuite, que les jet-stream se voient modifiés par des conséquences très détournées est une haute probabilité mais il y a un pas à franchir que je trouve un peu léger de franchir aussi allègrement...

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    1. Je n'ai fait que traduire, Lionel, je ne suis pas assez qualifiée pour confirmer ou infirmer à propos des jet-streams.

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    2. "jet stream – le fleuve d'air" c'est écrit dans le texte ; et gulf stream - c'est dans l'eau ; ne pas confondre.
      "je trouve un peu léger de franchir aussi allègrement... " : il faudra le dire à la chercheuse (la climatologue Jennifer Francis, chercheuse à l'Institut des sciences marines et littorales de l'université Rutgers (USA) qui passe sa vie à faire des calculs là-dessus ;-))

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    3. Yvonne, inutile d'être arrogante ou provocatrice, je ne suis pas climatologue mais je répète ce que j'ai dit, la première influence de la fonte des glaces est le gulf-stream, ce qui est d'une logique implacable.
      Pour l'influence sur le climat et en plus sur les courants-jets, ce serait une influence totalement méconnue à ce jour ( je pratique la météorologie et sais comment tout cela fonctionne ) et je pense qu'il y a eu une erreur d'interprétation de la part du rédacteur, c'est fréquent, on a affaire à un journaliste qui ne maîtrise pas le sujet et hop, un mot pour un autre, vous savez ce que c'est, pas bien grave...

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  4. C’est un bûcheron qui coupe du bois pour l’hiver. Un Indien passe par là et le bûcheron lui demande :
    - L’hiver sera-t-il froid, grand chef indien ?
    - Oui, HUGH ! Hiver très froid.
    Alors le bûcheron se remet à couper du bois de plus belle.
    Le lendemain, l’Indien repasse par là et le bûcheron lui demande si l’hiver sera vraiment aussi froid qu’on le dit.
    L’indien répond :
    -Oui, HUGH ! Hiver très rigoureux… Alors le bûcheron reprend sa scie et coupe une montagne de bois.

    Le jour suivant, l’Indien repasse en disant.
    - Hiver très, très rigoureux.
    Le bûcheron intrigué, lui demande :
    - Mais enfin, dis-moi comment tu devines que l’hiver sera très froid. Il lui répond :
    - Chez nous, on a un dicton : Quand l’homme blanc coupe du bois, c’est que l’hiver va être froid !
    Alan

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  5. http://investigationsoanisetoceanographiee.wordpress.com/2013/03/01/larctique-documentaire-complet-en-francais/

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