Bistro Bar Blog

mardi 11 septembre 2012

Les fourmis et internet


Bonne  journée à toutes et tous
Chantalouette

Les fourmis possèdent leur internet personnel, l'Anternet *

(* Anternet : jeu de mot intraduisible car mélange du mot anglais ''ant' qui veut dire fourmi et internet.)

MessageToEagle.com – Non, ce n'est pas une blague. Les fourmis ont leur internet personnel et les scientifiques l'appellent l'anternet.

Les fourmis ont prouvé à plusieurs occasions qu'elles sont de vraiment remarquables créatures.

Nous avons déjà vu que des scientifiques avaient découvert une étonnante cité souterraine créée par des fourmis.

Des chercheurs ont également reçu un choc en découvrant que les fourmis peuvent même se transformer en zombis.

L'étrange monde des fourmis est beaucoup plus complexe qu'on ne le pense. Ces incroyables petits animaux n'arrêtent pas de nous surprendre. Une découverte récente montre que les fourmis utilisent un algorithme très spécial et qu'elles ont leur propre internet.

Superficiellement, les fourmis et internet ne semblent pas avoir grand-chose en commun. Pourtant, deux chercheurs ont aujourd'hui découvert qu'une espèce de fourmis moissonneuses détermine le nombre de ''récupératrices'' à envoyer hors de la fourmilière de la même manière que les protocoles internet réalisent le nombre de bandes passantes (bandwidths) disponibles pour le transfert des données. Les chercheurs ont nommé ceci ''anternet''.

Deborah Gordon, professeur de biologie à Stanford, a étudié les fourmis pendant plus de 20 ans. Après avoir compris comment les colonies de fourmis moissonneuses qu'elle observait en Arizona décidaient quand envoyer à l'extérieur un complément de fourmis pour chercher de la nourriture, elle appela Balaji Prabhakar sur le campus, professeur de science informatique à Stanford et expert des transferts de dossiers sur le réseau du web. Au début il ne vit aucune corrélation entre son travail et celui de Gordon, mais il fut bientôt saisi d'une inspiration.

''Le jour suivant je réalisais, 'Attends, c'est presque de la même façon que les protocoles internet réalisent combien de bandes passantes sont disponibles pour transférer un dossier !' '' a dit Prabhakar.

''L'algorithme qu'utilisent les fourmis pour découvrir quelle quantité de nourriture est disponible est essentiellement la même qu'utilisé dans le ''Protocole de Contrôle de Transmissions''. (TCP en anglais)

Le Protocole de Contrôle de Transmission, ou PCT, est un algorithme qui gère l'encombrement de données sur internet, et en tant que tel il était intégré pour permettre au web des premiers temps d'augmenter les nœuds de quelques douzaines à plusieurs milliards. Voilà comment cela fonctionne : en tant que source, A transfère un dossier à destination de B, le dossier est fragmenté en de nombreux paquets. Pour chaque réception de paquet par B ce dernier envoie un ''reçu'' (ack en anglais) à A pour signifier que le paquet est arrivé.


"Récupératrices" de fourmis moissoneuses qui attendent à l'intérieur de la fourmilière

Cette boucle de rétroaction permet à un PCT d'éviter un encombrement : si les ''reçus'' reviennent à un rythme plus lent que l'envoi des données, cela indique qu'il n'y a qu'une petite bande passante disponible et la source ralentit la transmission des données en conséquence.

Si les ''reçus'' reviennent rapidement, la source augmente la vitesse de transmission. Le processus détermine la somme de bandes passantes disponibles et accélère en conséquence la transmission des données.

Il s'avère que les fourmis moissonneuses (Pogonomyrmex Barbatus) se comportent presque de la même manière quand elles cherchent la nourriture. Gordon a découvert que le rythme auquel les fourmis moissonneuses – qui récupèrent individuellement des graines – abandonnent la fourmilière pour la recherche de nourriture correspond à la disponibilité de la nourriture.

Une récupératrice ne retournera pas à la fourmilière avant d'avoir trouvé de la nourriture. S'il y a des graines à foison, les récupératrices rentrent vite, et d'autres fourmis vont quitter la fourmilière pour faire de la récupération. Si au contraire les fourmis commencent à rentrer ''les mains vides'', la recherche est ralentie et peut-être annulée.

Prabhakar a rédigé un algorithme de fourmi pour prédire le comportement de récupération selon la quantité de nourriture – c'est à dire la bande passante – disponible. Les expériences de Gordon consistent à manipuler le rythme des récupératrices. Travaillant de concert avec une étudiante de Stanford, Katie Dektar, elles ont découvert que l'algorithme qui commande le protocole de transmission correspond presque exactement au comportement des fourmis que Gordon a trouvé dans ses expériences.

''Les fourmis ont découvert un algorithme que nous connaissons bien, et elles font ça depuis des millions d'années,'' a déclaré Prabhakar.

Ils ont aussi découvert que les fourmis suivaient deux autres phases de PCT. Une des phases est dite démarrage lent, qui décrit la manière dont la source envoie une grande vague de paquets au début d'une transmission pour tester la bande passante ; de manière semblable, quand les fourmis moissonneuses commencent leur récupération, elles envoient des récupératrices pour prendre la mesure de la disponibilité de nourriture avant d'augmenter ou de diminuer le rythme des fourmis à faire sortir.


Fourmis moissonneuses

Un autre protocole, dit temps mort, se déroule quand un lien de transfert de données se brise ou est interrompu, et la source stoppe l'envoi des paquets. Pareillement, quand les récupératrices sont empêchées de revenir à la fourmilière pendant plus de 20 minutes, aucune autre récupératrice ne quitte la fourmilière.

Prabhakar a dit, cette découverte ayant été faite dans les années 70, avant que les PCT ne soient rédigés, que les fourmis moissonneuses auraient très bien pu influencer la conception d'internet.

Gordon pense que les scientifiques ont juste gratté la surface concernant la manière dont le comportement d'une colonie de fourmi pourrait nous aider dans la conception de systèmes d'interconnexion.

Il existe 11.000 espèces de fourmis, qu'on trouve dans tous les types d'habitat et qui gèrent toutes sortes de problèmes écologiques. Gordon a dit, ''Les fourmis ont évolué vers des choses que nous n'avons pas encore soupçonnées, mais qui seraient applicables aux systèmes informatiques. Informatiquement parlant, chaque fourmi possède des capacités limitées, mais la communauté peut accomplir des tâches complexes.

''Les algorithmes des fourmis se doivent donc d'être simples, bien répartis et évolutifs – qualités mêmes dont nous avons besoin pour de larges systèmes de répartition,'' a-t-elle dit. ''Je pense qu'en commençant à en apprendre plus sur la manière dont les espèces de fourmis régulent leur comportement, nous trouverons de bien plus nombreuses applications pour des algorithmes de communication.''


Traduit par Hélios

PS : si la traduction des autres articles sur les fourmis évoqués en début d'article vous intéressent, dites-le moi, je traduirai à mon retour.

9 commentaires:

  1. sur l'exemple de la vie en communauté,
    http://www.leggett-immo.com/acheter-vendre-une-maison/view/23104TB16/maison-a-vendre-a-charroux-agence-immobiliere-en-charente-poitou-charentes#none

    si c'était à refaire, je me lancerais, c'est possible d'en faire un beau projet en ecohabitat participatif ... y'a de quoi faire avec 14 608 m², potager communautaire bio, eaux usées recyclées par un bassin de plantes, basse-cour, ect, ect ...

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  2. Quand une fourmi fait le trottoir gratos et quelle a un client, je te dis pas le bordel après !!!
    La queue doit bien faire 500 mètres !!

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    1. Un peu comme les apéro géants sur facedebouc

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  3. La fourmi et le management

    Il était une fois, une Fourmi heureuse et productive qui tous les jours arrivait de bonne heure à son travail. Elle passait toute sa journée à travailler dans la joie et la bonne humeur, poussant même la chansonnette. Elle était heureuse de travailler et son rendement était excellent mais, malheur, elle n’était pas pilotée par un manager...

    Le Frelon, PDG de l’entreprise, considérant qu’il n’était pas possible que la situation puisse perdurer, créa un poste de manager pour lequel il recruta une Coccinelle avec beaucoup d’expérience. La première préoccupation de la Coccinelle fut d’organiser les horaires d’entrée et de sortie de la fourmi. Elle créa également un système de compte-rendu et de fiches navettes.

    Très vite, il fallut engager une secrétaire pour l’aider à préparer les dossiers et le reporting, si bien qu’elle recruta une Araignée qui mis sur pied un système de classement et qui fut chargée de répondre au téléphone.

    Pendant ce temps là, la fourmi heureuse et productive continuait de travailler, travailler, travailler. Le Frelon, PDG de l’entreprise, était ravi de recevoir les rapports de la Coccinelle, si bien qu’il lui demanda des études comparatives avec graphiques, indicateurs et analyse de tendance. Il fallut donc embaucher un Cafard pour assister le manager et il fallut acheter un nouvel ordinateur avec une imprimante.

    Assez vite, la Fourmi heureuse et productive commença à baisser de rythme et à se plaindre de toute la paperasserie qui lui était dorénavant imposée.

    Le Frelon, PDG de l’entreprise, considéra qu’il était temps de prendre des mesures.
    Il créa donc le poste de chef de service pour superviser la Fourmi heureuse et productive. Le poste fut pourvu par une Cigale qui changea tout le mobilier de son bureau et qui demanda un nouveau fauteuil ergonomique ainsi qu’un nouvel ordinateur avec écran plat.

    Seulement, avec plusieurs ordinateurs, il fallut aussi installer un serveur réseau. Le nouveau chef de service ressentit rapidement le besoin de recruter un adjoint (qui était son assistant dans son ancienne entreprise) afin de préparer un plan stratégique de pilotage ainsi que le budget de son nouveau service.

    Pendant ce temps-là, la Fourmi était de moins en moins heureuse et de moins en moins productive. Il va nous falloir bientôt commander une étude sur le climat social", dit la Cigale.

    Mais, un jour, le Frelon, PDG de l’entreprise, en examinant les chiffres, se rendit compte que le service dans lequel la Fourmi heureuse et productive travaille n’était plus aussi rentable qu’avant.
    Il eut donc recours aux services d’un prestigieux consultant, M. Hibou, afin qu’il fasse un diagnostic et qu’il apporte des solutions. Le Hibou fit une mission de trois mois dans l’entreprise à l’issue de laquelle il rendit son rapport : "il y a trop de personnel dans ce service".

    Le Frelon, PDG de l’entreprise, suivit ses recommandations et ... licencia la Fourmi !

    Moralité n°1 Ne t’avise jamais d’être une Fourmi heureuse et productive. Il vaut mieux être incompétent et ne servir à rien. Les incompétents n’ont pas besoin de superviseur. A quoi cela servirait puisque tout le monde le sait ! Si malgré tout, tu es productif, ne montre pas que tu es heureux au travail, on ne te le pardonnerait pas.

    Moralité n°2 Si tu t’obstines à être une Fourmi heureuse et productive, monte ta propre entreprise : au moins tu n’auras pas à faire vivre les Frelon, Coccinelle, Araignée, Cigale, Hibou et autre Cafard. Tout ceci est basé sur des études scientifiques qui démontrent que la majorité des être humains tendent à devenir des parasites.

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  4. Précision : cette blague (?!) trouvée par hasard n'est sponsorisée ni par le MEDEF ni la CGT...et pourtant...

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  5. Merci Korrigan !
    Et d'accord pour le deuxième commentaire de 17h56 !

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  6. http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=Kylbek_LUfg

    ...fourmis qui taillent une bavette !!

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  7. http://www.blueman.name/Des_Videos_Remarquables.php?NumVideo=3675#NAVIGATION

    Fourmilière GIGANTESQUE !!

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