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mercredi 26 septembre 2012

23 centrales nucléaires à risque de tsunami


23 centrales nucléaires sont dans des zones à risque de tsunami


21 septembre 2012 
 

Le tsunami japonais de mars 2011 a révélé une série d'irresponsabilités liées à la catastrophe nucléaire qui en a résulté. Une étude scientifique dirigée par des chercheurs espagnols a pour la première fois identifié les centrales nucléaires les plus sujettes à subir les conséquences d’un tsunami. 23 centrales au total et 74 réacteurs, en comptant Fukushima I, se situent dans des zones dangereuses situées dans l’est et le sud-est asiatique.

Les tsunamis sont synonymes de destruction de villes et d'habitats et depuis que la côte japonaise a été dévastée en mars 2011, nous savons maintenant qu’ils causent des désastres nucléaires, mettent en danger des populations et polluent l’environnement. Alors que de tels phénomènes sont encore difficiles à prédire, une équipe de scientifiques a évalué les zones « potentiellement dangereuses » qui hébergent des centrales nucléaires en activité ou en construction.

Dans l’étude publiée dans le journal “Dangers Naturels”, des chercheurs ont dessiné une carte des zones géographiques mondiales qui ont le plus de risque d’avoir de grands tsunamis. En se basant sur ces données, on a identifié 23 centrales nucléaires et leurs 74 réacteurs dans des zones à haut risque. L’une de ces zones comprend Fukushima I . Parmi ces centrales, 13 sont en activité avec 29 réacteurs ; quatre autres, qui possèdent aujourd'hui 20 réacteurs en hébergeront bientôt 9 de plus ; et il y a sept nouvelles centrales en construction avec 16 réacteurs.

''Nous avons une première représentation de la distribution globale des centrales nucléaires civiles situées sur la côte et exposées aux tsunamis, comme expliqué par José Manuel Rodriguez-Llanes, co-auteur de l’étude et chercheur au CRED (centre de recherché sur l’épidémiologie des catastrophes) de l’université catholique de Leuven en Belgique. Les auteurs ont utilisé comme base des documents historiques, archéologiques, géologiques et des données d'archives pour déterminer un risque de tsunami. Malgré le fait qu'il y ait un risque de catastrophes naturelles qui menaceraient pratiquement toute la côte ouest du continent américain, les côtes atlantiques espagnole et portugaise ainsi que la côte d’Afrique du Nord, ce sont l’est de la Méditerranée et les régions de l'Océanie, surtout dans le sud et le sud-est asiatique qui sont les plus exposés aux risques, du fait de la présence de centrales nucléaires.

Pour Debari Guha-Sapir, un autre co-auteur de l’étude et chercheur au CRED , ''l’impact des désastres naturels empire du fait d'une interaction grandissante avec des installations technologiques''.

La Chine : une puissance nucléaire en devenir.

27 des 64 réacteurs nucléaires actuellement en construction dans le monde se situent en Chine. C'est un exemple de l’investissement nucléaire massif du géant asiatique. ''Le fait le plus important est que 19 des 27 réacteurs (dont deux à Taiwan) sont en construction dans des zones identifiées comme dangereuses'', disent les auteurs de l’étude.

Dans le cas du Japon, qui a souffert en mars 2011 des conséquences du pire tsunami de son histoire, il y a 7 centrales à risque avec 19 réacteurs, dont un actuellement en construction.
La Corée du Sud ajoute aujourd'hui deux centrales à risque avec 5 réacteurs. L’Inde (deux réacteurs) et le Pakistan (un réacteur) pourraient aussi ressentir les conséquences d’un tsunami sur leurs centrales.

Le fantôme de Fukushima 

''La localisation des installations nucléaires n’a pas seulement des conséquences pour le pays-même, mais aussi pour les régions qui pourraient êtres affectées par des fuites radioactives », comme souligné par Joaquin Rodriguez-Vidal, auteur principal de l’étude et chercheur au département de géodynamique et paléontologie de l’université de Huelva.

D’après l’étude, nous devrions tirer les leçons de l’accident de Fukushima. Pour les auteurs, la prévention et les études scientifiques antérieures sont les meilleurs outils pour éviter de telles catastrophes. ''Malgré le tsunami de 2004, la région de l'océan indien n'a toujours pas pris de mesures politiques efficaces'' ont avertis les chercheurs. La crise de Fukushima a eu lieu dans un pays hautement développé avec l'un des plus hauts niveaux de connaissance scientifique et d’infrastructures technologiques.

Si cela s’était produit dans un pays moins bien équipé pour faire face aux conséquences de catastrophes, l’impact aurait été bien plus grave pour le monde en général'', disent les experts. Par conséquent le Pr Rodriguez-Vidal recommande de planifier davantage d’analyses locales prenant en compte le facteur d’amplification sismique de chaque centrale nucléaire et de décider d'une adaptation des installations identifiées dans l’étude. 


Traduit par Chantalouette 

Perso, je ferais démanteler toutes les centrales nucléaires, à risque ou pas de tsunami...Rêve pieux.


3 commentaires:

  1. Faut pas rêver ! et arrêtez de vous prendre le choux !
    Normalement la piscine de fukushima devrait déjà avoir divergé! Avec ses 1800 tonnes de combustible aucun problème, deux ans après ce feu d'artifice grandiose,aucun être vivant ne devrait avoir survécu sur cette terre !
    Alors maintenant tout les problèmes venant des autres centrales, ne font que valider la certitude que l'humanité doit disparaître très prochainement. La seule question : c'est pour quand ? Alan

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  2. Intéressant, mais la propagande nucléariste nous fait, comme d'hab, passer des vessies pour des lanternes !
    Si l'exposition des centrales aux tsunami était le principal risque, ce serait assez facile de s'en protéger, même à gros coût.
    Mais le cas de Fukushima est justement très bien choisi, puisque ce n'est pas le tsunami qui a détruit les réacteurs et provoqué les explosions-fusions-melt-out mais le séisme ou plutôt les séismes qui ont détruit les tuyauteries enterrées, l'étanchéité des compartiments, donc provoqué l'arrivée massive d'eau de mer.
    L'effondrement des bâtiments n'est pas due au tsunami, les normes donnent une résistance à des séismes de 7 et là il a été mesuré 9 !!!
    Mais si la présentation veut nous faire croire que le responsable est le tsunami, déjà on est soulagé puisqu'en France il y en a peu...
    En revanche, la plupart des centrales qui ne sont pas en bord de mer sont dans des fractures de sol, près des rivières telle que le Rhône et que les risques sismiques y sont très élevés.
    Là ça change de tournure, parce qu'en Chine comme en Iran ou en Inde et aux états-unis, la majorité des centrales y compris neuves sont construites sur des failles ou à proximité et alors on a du souci à se faire, la vallée du Rhône est un immense risque nucléaire et c'est pour nous distraire qu'on parle de tsunami !!!

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  3. Pour en savoir plus sur les réacteurs en construction, par date et par pays :
    http://energeia.voila.net/nucle/nucle_service_2015.htm

    Cela n'empêchera pas la production d'électricité nucléaire, déjà en déclin en 2011, de l'être davantage en 2012.

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