mardi 22 novembre 2011

Les plantes sauvages source d'équilibre

« La Maison vieille », sur la commune de Rosière, a invité François Couplan, une sommité mondiale en botanique. Des Brivadois participaient à cette rencontre.

Soupe de potimarron aux orties. Riz complet et son chutney de sorbier des oiseleurs. Brandade d'orties sur canapé grillé. Purée d'Alise. Crème d'armoise aux fruits de carotte. Sorbet aux épines de douglas...

Ces plats, les stagiaires du week-end « Gastronomie sauvage » les ont éprouvés dans tous les sens du terme. Basés à la librairie café « La Maison vieille », à Roiron, sur la commune de Rosière, ils étaient une vingtaine à sillonner la campagne environnante à la recherche de plantes sauvages comestibles.

Pour la plupart, la connaissance, la recherche et l'utilisation des plantes sauvages ne tient pas d'un simple loisir. À l'image de François Couplan, qui les a formés et accompagnés sur ces deux jours.

Pour l'ethnobotaniste, spécialiste de la relation de l'homme au monde végétal, « il faut réhabiliter ce patrimoine que nos ancêtres utilisaient quotidiennement pour se nourrir ou se soigner. C'est permettre à chacun de bénéficier des vertus des plantes dans sa vie quotidienne ».

Par ailleurs, étudier la relation de l'homme avec son environnement végétal donnerait les moyens « d'en tirer des applications concrètes dans la vie de l'humanité ». Toutefois, il est hors de question pour François Couplan de se complaire dans un passéisme vertueux. « Je prône l'équilibre entre la cueillette et la culture, précise-t-il, entre le sauvage et la culture ».

Pour l'ethnobotaniste, s'émanciper totalement de ses racines sauvages mène à une impasse. « Le clivage s'est fait au Moyen Âge, une époque où les plantes sauvages étaient pour les miséreux. Sortir de la pauvreté signifiait consommer des produits de culture, et des produits raffinés ». Au final, des produits appauvris.

Entre guérir et nourrir, les plantes font leurs bons offices. Car non seulement les plus grands cuisiniers les réutilisent (Marc Veyrat a été un des premiers), mais leur emploi peut participer à une autonomie des pays en voie de développement. Il n'y a qu'à voir à ce sujet les différents projets de François Couplan sur son site Internet.

Consulter le site internet : www.couplan.com. Pour connaître les activités de la Librairie café : www.lamaisonvieille.fr.

SOURCE

http://www.lamontagne.fr/editions_locales/haute_loire/les_plantes_sauvages_source_d_equilibre@CARGNjFdJSsAFxMDBh0-.html

4 commentaires:

  1. moi c'est simple, tout m'a mise en appétit dans l'énoncé du menu ... miam, miam !
    Cat

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  2. J'ai gardé un extraordinaire souvenir du W.E. passé avec lui en Bretagne lors d'un stage de cueillette et cuisine des plantes locales du 3 étoiles

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  3. Ola todos,
    en mode survie en pleine nature connaissez vous des recettes de champignons faciles à preparer ? je pense que Couplan doit en parler dans son bouquin "vivre en pleine nature" mais malheureusement ce livre est quasi introuvable.
    Helios, il me semble que tu possedes ce bouquin, si c'est le cas ce serait sympa de partager kelkes recettes de champis :-)

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  4. Ola Djo :-)) !

    Je me suis précipitée sur le livre que tu cites, mais il n'y a pas de recettes champis, ni de technique de cuisson pour eux.

    Beaucoup de champignons se mangent crus s'ils sont très jeunes : cèpes, rosés, coulemelles.

    Pour les autres variétés ou les champis plus âgés, on peut les griller tout doucement sur un barbecue improvisé, je pense. Je n'ai pas fait de stage survie en pleine nature, juste un stage découverte et cuisine des plantes sauvages.

    Amitiés

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