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lundi 4 juin 2012

Des agriculteurs brésiliens intentent un procès à Monsanto


Les graines du doute : des agriculteurs brésiliens intentent un procès à Monsanto

RT - 4 juin 2012
Machines alignées avant la récolte de soja dans une exploitation de Tangara da Serra à Cuiaba, Brésil (Reuters / Paulo Whitaker)
Cinq millions d'agriculteurs brésiliens sont aux prises avec un procès contre la société américaine Monsanto, géant de la biotechnologie, poursuivie pour un montant de 6,2 milliards d'euros. Ils disent que la société d'ingénierie génétique a ramassé des royalties sur des cultures qu'elle prétend injustement lui appartenir.

Les agriculteurs affirment que Monsanto recueille injustement des profits exorbitants dans le monde entier chaque année sur des royalties provenant des récoltes de semences de «renouvellement». Les cultures de «renouvellement» sont celles qui ont été plantées avec des semences de la récolte de l'année précédente. Bien que la pratique de l'agriculture de renouvellement soit ancienne, Monsanto n'est pas d'accord, exigeant des royalties provenant de toute la génération de cultures produites à partir de ses semences génétiquement modifiées. Parce que la graine d'ingénierie est brevetée, Monsanto, non seulement impose une royaltie initiale sur la vente de la récolte produite, mais une redevance suivie de 2 pour cent sur toutes les cultures ultérieures, même si l'agriculteur utilise une génération ultérieure de semences.


"Monsanto est payé quand il vend les semences. La loi donne aux producteurs le droit de multiplier les semences qu'ils achètent et nulle part dans le monde n'existe une obligation de payer (à nouveau). Les producteurs payent en effet un impôt privé sur ​​la production," a déclaré Jane Berwanger, avocat des agriculteurs à l'Associated Press.

Dans le dernier épisode de la bataille juridique qui éclate en Amérique du Sud, le tribunal brésilien a statué en faveur des agriculteurs brésiliens, disant que Monsanto leur doit au moins 2 milliards de dollars versés depuis 2004. Monsanto, cependant, a fait appel de la décision et l'affaire est en cours.


En substance, Monsanto affirme que, une fois que l'agriculteur achète ses semences, il doit payer au géant de la biotechnologie une cotisation annuelle à perpétuité - sans aucun moyen d'en sortir.
L'enjeu est la production de soja du Brésil, très rentable et sans cesse croissante. L'année dernière, le Brésil était le deuxième producteur et exportateur mondial de soja derrière les États-Unis, selon la dépêche de l'AFP. Les cultures peuvent être utilisées pour tout, des aliments pour animaux aux bio-carburants, et la demande mondiale entier augmente.


Du soja génétiquement modifié est apparu illégalement au Brésil dans les années 1990, en contrebande à partir de l'Argentine voisine. Les agriculteurs brésiliens ont trouvé la graine attrayante malgré l'interdiction locale par les autorités brésiliennes parce que Monsanto avait conçu une semence résistante à son propre herbicide Roundup immensément puissant et populaire.

Lorsqu'il est utilisé en tandem, le puissant herbicide va tuer les mauvaises herbes tout en permettant aux cultures de soja de pousser sans entrave. Après que l'interdiction ait été levée, des semences génétiquement modifiées ont inondé le marché brésilien, et maintenant 85 pour cent de la récolte de soja brésilien est OGM. Le soja a été un très grand succès au Brésil, constituant actuellement 26 pour cent des exportations agricoles du pays l'année dernière et rapportant au Brésil un total de 24,1 milliards de dollars, selon AP. Toutefois, les agriculteurs du Brésil ignoraient apparemment qu'il y aurait un lourd prix à payer.


Passer un contrat avec Monsanto c'est passer un contrat avec une société qui est l'une des plus puissantes et omniprésente géantes de l'alimentation au monde. C'est le promoteur n°1 mondial des graines, et ses gènes brevetés ont été insérés dans 95 pour cent de tous les sojas américains, et 80 pour cent de toutes les cultures de maïs américaines. Monsanto a maintes fois intenté des poursuites en dommages contre des agriculteurs indépendants qui ont inconsciemment ou involontairement utilisés leurs semences.

Et la portée de Monsanto va bien au-delà de l'agriculture.

Monsanto est également le plus grand fabricant au monde de l'hormone de croissance synthétique bovine, injectée aux vaches afin de stimuler la production de lait. Une pression généralisée de la société pour utiliser leurs produits chimiques et des mesures ultérieures prises par Monsanto pour supprimer les informations concernant les risques potentiels pour la santé a suscité un tollé parmi les agriculteurs américains.


Lorsque les producteurs laitiers qui n'utilisaient pas les produits de Monsanto ont commencé à labellisé leurs produits comme étant «sans hormones» ou «biologiques», Monsanto les a rembarré par un procès tout récemment en 2008, affirmant que les étiquettes représentaient une publicité négative contre l'hormone productrice de lait.

Le directeur des communications de Monsanto, Phil Angell, résume la prise de position de Monsanto à ce sujet dans un article écrit par l'auteur spécialisé en nourriture Michael Pollan pour le New York Times Magazine en 1998 : "Monsanto ne devrait pas avoir à se porter garant pour la sécurité des aliments biotech. Notre intérêt est d'en vendre le plus possible. Assurer sa sécurité est le travail de la FDA. (Food and Drug Administration)"
 
SOURCE

Traduit par Hélios

11 commentaires:

  1. Heureusement en France, Le culture du soja BIOLOGIQUE est sans OGM depuis de nombreuses années et destiné uniquement à l'alimentation humaine.
    Quel bonheur de manger Bio par choix même si c'est un peu plus cher, vu les risques de "payer après" ça vaut le coup !

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    1. Quel doux rêve de penser ça !!! Impossible d'avoir du réel BIO ! il y a le nucléaire dans l'air depuis longtemps, et renforcé par Fuku. Puis, dans les silos où sont conservés les grains de tout , dit Bio, il est obligé de mettre dans les silos,(comme dans les autres, non BIO) des pesticides contre les mini bestioles qui les "grignotent" style charançon, et surtout des anti-fongiques.... contre les moisissures, des conservateurs. Il faut savoir qu'un silo peut EXPLOSER sous la macération des grains. Qui a dit BIO ? Hélas, le BIO utilise aussi des subterfuges pour avoir de "belles" récoltes. OK, c'est de "l'autorisé", de quoi rire, leurs autorisations.... pesticides qui seraient moins toxiques ? Souvenez vous, par exemple, de l'époque où une salade était toujours un peu avec quelques trous, ou dentelée sur le bord des feuilles....limaces ou escargots étaient passé par là ! Ça était du VRAI BIO ! J'aimerais beaucoup revenir à ces temps passés, tout ce que l'on mangeait avait un bon goût ! Désolée de vous avoir brutalement "réveillé(e)" bien à vous ♥

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  2. Pour être née sur une ferme.. le bio vendu à coup de milliards est l'arnaque la plus grande avec les changements climatiques! Faites-moi rire avec ces bidules.. Ceci dit, les articles ici sont tous excellents! Beau travail l'équipe!
    Anonymement sous son vrai nom toujours: France

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  3. Bonjour, je ne trouve pas seulement que Ned idéalise la situation mais aussi que l'article ne parle pas de quel type d'agriculteur brésilien il s'agit...
    Je pense que ce sont les gros propriétaires qui ont les reins assez solides pour s'offrir un bataillon d'avocats spécialisés pour affronter un des géants financiers de la planète !
    Ce qui n'est pas abordé non plus, c'est un certain étonnement de l'affirmation qui veut que les récoltes soient quasi miraculeuses.
    Je ne connais pas très bien cet aspect du Brésil mais en Inde le constat est clair : les plantes génétiquement modifiées sont bien loin de tenir leurs promesses et elles reviennent dans tous les cas très cher, les investissements en pesticides sont énormes ( c'est pour ça qu'on a inventé les PGM, pour vendre de la chimie ! ) et les conséquences sur les milieux très dévastatrices.
    Le Glyphosate du Roundup est un cancérigène reconnu, perturbateur endocrinien et ses métabolites qui n'ont pas été étudiés semblent augurer du pire, les transgènes se répandent dans les systèmes des plantes sauvages ou cultivées par croisement des pollens, entraînant la disparition de nombreuses espèces ou cultivars.
    Alors ce procès contre Monsanto me parait une grande farce politicienne, juste histoire de récupérer quelques M de $...
    Parlons un peu des "Sans-terre" et des combats des femmes paysannes ou ouvrières agricoles qui ne porteront jamais plainte contre un géant parmi les géants !
    Donc, par simple contact du pollen ( le pollen de maïs se retrouve à plus de 5 km ! ) il est en effet devenu quasi impossible de garantir une authentique nourriture "naturelle", car oui, elle sera "Bio" puisque le label admet la présence d'OGM en dessous du seuil de détection quantifiable, donc des traces, un peu comme ces traces de lait dans des aliments qui ne devraient pas en avoir.
    Oh, trois fois rien, des traces qui provoquent chez les allergiques des crises parfois graves....

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  4. bonjour
    euh...Admettons quand même que le bio est bon pour la planète!
    appuyer l'affirmation que rien ne sert de manger bio risque de décourager les populations, à quoi bon se tourner vers le bio ?
    afin de restaurer l'humus! souvenons nous de la relation d'amour et de communion entre l'humain et la nature, en l'occurence la plante...

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    1. à Virginie, bio pour la planète.... pourquoi pas puisque pesticides et autres vaguement moins forts ! Oui, il faut DÉCOURAGER les populations de manger BIO, elles payent bien cher un gros mensonge. Hélas, la relation d'Amour entre humain et nature se perd, comment faire comprendre ça à Monsanto ? ♥

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  5. lasorciererouge13 juin 2012 à 20:08

    Shell abandonne un projet controversé d’agrocarburants suite à la protestation d’Indiens brésiliens



    Raízen signe un accord historique avec la FUNAI. La compagnie s'engage à ne plus acquérir de canne à sucre en provenance du territoire guarani dès le 25 novembre.
    © Raízen

    Une compagnie d’agrocarburants filiale de Shell au Brésil a renoncé à acquérir la canne à sucre cultivée sur une terre spoliée à un peuple indigène, suite à une campagne d’envergure menée par les Indiens et Survival International.

    La compagnie Raízen a été créée en 2010 par Shell et le géant brésilien Cosan pour produire des agrocarburants à base de canne à sucre.

    Une partie de cette canne à sucre est cependant cultivée sur un territoire revendiqué par les Guarani, l’un des peuples les plus persécutés et les plus démunis d’Amérique du Sud. Leurs chefs sont régulièrement assassinés par les hommes de main à la solde des propriétaires terriens et des éleveurs qui se sont accaparé la majeure partie de leurs terres.

    Raízen a récemment accepté de renoncer à acquérir la canne à sucre cultivée sur un territoire indigène reconnu par le ministère de la Justice. La campagne d’envergure de Survival et la pression du ministère public brésilien ont favorisé la conduite de négociations entre Raízen et la FUNAI, le département des affaires indigènes du gouvernement.

    Raízen a également promis de consulter la FUNAI pour prévenir d’autres investissements ou expansions dans des régions conflictuelles qui pourraient être reconnues à l’avenir comme territoires indigènes.

    Les Indiens guarani ont accueilli la nouvelle avec satisfaction. Après avoir été expulsés de leurs terres, nombre d’entre eux vivent dans des conditions désastreuses, dans des réserves surpeuplées ou de misérables campements au bord des routes.

    La communauté de Valdelice Veron dans l’Etat du Mato Grosso do Sul est directement affectée. Les Guarani rapportent que leurs rivières ont été polluées par les pesticides utilisés dans les plantations. Elle a déclaré : ‘Nous allons à nouveau pouvoir boire l’eau de notre territoire. Nous allons enfin pouvoir revivre’.


    Les Guarani ont protesté contre les activités de Raízen sur leur territoire.
    © Fiona Watson/ Survival

    Raízen qui a reconnu les problèmes auxquels les Guarani sont confrontés et a promis de mener un ‘programme d’investissement social centré sur la population indigène’ a déclaré à Survival : ‘Nous voulons faire de notre retrait un bon exemple à suivre pour les autres compagnies. Nous nous engageons à respecter tout territoire indigène reconnu par le ministère de la Justice’.

    Cette décision historique de Raízen devrait créer un précédent au Brésil; elle sera suivie de l’arrêt définitif de son approvisionnement en canne à sucre cultivée sur des territoires indigènes le 25 novembre prochain.

    Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : ‘La décision de Raízen est une excellente nouvelle pour les Guarani qui ont été dépossédés de leurs terres et laissés à l’agonie au bord des routes pour faire place à la production de canne à sucre. Les autres compagnies doivent suivre l’exemple de Raízen et cesser de financer la spoliation des territoires indigènes. Il est temps que le monde prenne conscience que les agrocarburants brésiliens sont entachés du sang des Indiens’.

    Source:Survival France

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  6. http://www.wikistrike.com/article-l-appel-desespere-du-dalai-lama-de-l-amazonie-au-bresil-107241387.html

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  7. http://www.wikistrike.com/article-liste-des-entreprises-qui-utilisent-les-produits-de-monsanto-116823979.html

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  8. http://www.wikistrike.com/article-bresil-expulsion-historique-de-fermiers-illegaux-en-terre-yanomami-117851516.html

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  9. http://spread-the-truth777.blogspot.fr/2013/06/essais-de-ble-gm-75-000-personnes-au.html?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed:+blogspot/vRGh+%28SPREAD+THE+TRUTH%29&utm_content=Yahoo!+Mail

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