samedi 13 novembre 2010

Mystère : l'année où les ovnis ont envahi l'Auvergne et le Limousin

En 1954, des dizaines et des dizaines d'observations d'ovnis font la une des journaux en Auvergne et en Limousin. Une véritable invasion.
3 novembre 1954, Saint-Silvain-Bellegarde (Creuse). Il est minuit et demi lorsque le sommeil d'Émile, agriculteur, est brutalement troublé. Ce sont les aboiements incessants de son chien, dehors, qui le réveillent. L'homme quitte son lit et ouvre la fenêtre. Dans le pré voisin, une masse allongée, d'environ deux mètres, flotte et éclaire le pré d'une lumière jaune. L'agriculteur sort dans le froid nocturne pour mieux voir... Mais l'engin a disparu.
Le lendemain, il se confie à son fils qui vit dans une ferme cinquante mètres plus loin. Surprise : sa nuit a également été perturbée...par d'étranges grésillements, à l'extérieur.

Mars attaque
Le Creusois n'est pas le seul à voir des choses étonnantes. L'année 1954 demeure la période où l'on a enregistré le plus d'observations d'ovnis en France. 2000 cas rapportés par la presse, selon l'ufologue (spécialiste d'ovnis) Dominique Caudron.
Entre septembre et novembre, les témoignages se multiplient, des plus troublants aux plus farfelus. Ce sont souvent des boules lumineuses aperçues par plusieurs personnes au même moment : à Moulins, à Tulle, au Puy...
Mais les faits mystérieux ne se déroulent pas seulement dans le ciel. Le 12 octobre, à Montluçon, un cheminot découvre sur la voie ferrée un être couvert de poils qui parle un langage incompréhensible. Paniqué, le cheminot s'enfuit tandis qu'un engin lumineux décolle derrière lui. A Saint-Palais (Allier), un écolier raconte qu'une soucoupe volante l'a poursuivi. A Lachassagne (Corrèze), un cultivateur retrouve l'herbe de son pré jaunie après le passage d'un ovni, assure-t-il.

Dans certaines régions, la peur prend parfois des allures dramatiques. A Sinceny (Aisne), M. Faisan tire deux cartouches sur son voisin qui bricole sa voiture : « J'ai cru être en présence d'un Martien en train de réparer sa soucoupe volante » déclare le tireur. La victime survit.

Psychose
La panique est telle qu'elle finit par atteindre l'Assemblée Nationale. Trois députés gaullistes demandent au Ministre de l'Air des éclairages sur ces soucoupes. L'un d'eux exige que les vaisseaux soient pourchassés par l'Armée.
La presse s'emballe, la publicité s'en mêle. Pour quelle raison les Martiens débarquent ? « Pour boire une bonne bouteille d'eau gazeuse », évidemment ! Mais au fil des jours, des affaires se dégonflent. Ici, ce n'était pas une soucoupe mais une météorite. Là, un dirigeable. Ailleurs, un ballon sonde. Sans compter les canulars.
Ainsi, la créature velue de Montluçon n'était qu'un collègue de travail du témoin, déguisé avec une peau de chèvre. Et son engin volant : une fusée de feu d'artifice.
Du coup, la presse se lasse. Les récits se raréfient. En novembre, le médecin parisien Heuyer, lapidaire, scelle la fin de la vague devant l'Académie de Médecine en mettant un nom sur le phénomène : « psychose collective ».
Des affaires intéressantes
Pourtant... Les spécialistes d'ovnis ne déposent pas les armes. Luc Chastang, créateur d'une compilation de témoignages dantesque sur Internet, estime que « les deux tiers des observations de 1954 sont des mensonges ou des confusions. Mais il doit bien y avoir quelques affaires intéressantes... ».

Sur 2000 cas, autant chercher une aiguille dans une botte de foin. Ou une lumière étrange dans le ciel étoilé.

Thibaut SOLANO
source
http://www.lamontagne.fr/editions_locales/montlucon/mystere_l_annee_ou_les_ovnis_ont_envahi_l_auvergne_et_le_limousin@CARGNjFdJSsBFxgAAxg-.html

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