vendredi 12 novembre 2010

Avec la crise, des Auvergnats vendent leur or pour s'en sortir

En ces temps de crise, certains Auvergnats sont contraints, pour se renflouer, de piocher parmi les bijoux de famille et de vendre leur or dans des magasins spécialisés.

« J’ai remarqué que je voyais davantage de monde à l’approche des impôts ou de Noël », indique ce représentant de la société Eternelor qui sillonne l’Auvergne et inonde les boîtes aux lettres clermontoises de prospectus vantant le rachat d’or dans des conditions discrètes (un numéro de téléphone portable est même indiqué) ainsi que son paiement immédiat.

"Plus de monde
à l’approche des impôts
ou de Noël"

Le but de ces entreprises spécialisées est simple : récupérer de l’or afin de le recycler et de le revendre pour l’industrie. Un filon exploité de plus en plus depuis l’arrivée de la crise économique.
Jeudi, place du marché Saint-Pierre, Clermont-Ferrand. Édouard, 22 ans, sonne au numéro 4. Françoise Beaudonnat, qui travaille au Marché de l’or depuis l’ouverture du magasin, il y a quatre ans, ouvre. Entre un garçon dégingandé.

– « C’est pour savoir combien ça vaudrait, ça », chuchote-t-il, en sortant de sa poche une boîte en bois où reposent quatre bagues et une paire de boucles d’oreilles.

– « C’est du plaqué », répond Françoise, après avoir testé le métal avec de l’acide révélateur. (...)

Des clients comme Édouard, Françoise Beaudonnat en voit beaucoup. « Je viens d’avoir une jeune femme de 37 ans qui nous a vendu 44 grammes d’or en bijoux pour pouvoir payer une facture à régler avant samedi. J’ai déjà eu aussi des jeunes mamans qui n’ont plus que 20 ? pour finir le mois et qui viennent vendre leur croix de baptême. Depuis six mois, on sent que c’est dur… »

En ces temps difficiles, tous les moyens sont bons pour gagner un peu d’argent. Parmi eux, faire le fond de ses tiroirs et revendre son or de famille, dont le cours a explosé, ces dernières années. « Il y a quatre ans, le kilo d’or valait 17.700 ? ; aujourd’hui, il est à 31.500 ? : tout est dit ! », s’exclame Bernard Chaduc, propriétaire du Marché de l’or et d’une autre enseigne dans le centre historique de la capitale auvergnate. (...)
Une récente étude de l’Insee indiquait en 2009 que près d’un Auvergnat sur sept vivait sous le seuil de pauvreté.
Nicolas FAUCON
source

2 commentaires:

  1. la crise n'est pas derrière nous?? ...ah merde !!, alors les politiques et les merdias nous auraient mentis !!!...
    blague à part on sent et on voit que la situation se "dégrade" ...dans la petite ville du jura où j'habite le nombre de commerces en liquidation et de locaux commerciaux vides en centre ville depuis des mois et des mois est impressionnant ...

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  2. Bonsoir,


    Le G vain.Madame Lagarde est déséspérement optimiste.

    ;)

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