22 novembre 2019

Stanley Kubrick et les missions Apollo (1ère partie)


Une étude, illustrée de 87 photos, que j'ai pris plaisir à traduire. Une manière un peu plus originale de traiter le sujet du canular des missions Apollo. Publié en deux fois, étant donnée sa longueur.


Le site Aulis.com s'est spécialisé dans la recherche des anomalies et canulars liés aux missions Apollo (de Apollo 11 en 1969 à Apollo 17 en 1972).

Comme il existe de fortes présomptions que Stanley Kubrick [1928-1999, d'origine juive] ait participé partiellement ou en totalité à la mise en scène, sur terre, des photos "lunaires" Apollo, les différents auteurs de l'article ont fait le parallèle entre les anomalies trouvées dans certains de ses films et celles observées sur les documents photographiques Apollo.

(Rappel, Stanley Kubrick a déjà fait l'objet en 2013 d'une traduction en trois parties du BBB avec le décodage du film Eyes Wide Shut, ICI, ICI et ICI)
 
Enquête sur une possible connexion entre Apollo et Stanley Kubrick

Par Aulis.com (avril 2019)
Traduit par Apolline

Les anomalies et incohérences des archives Apollo sont subtiles et elles sont passées inaperçues à l'époque de leur publication et diffusion, dans la période 1969-1972. Il en fut de même pour les 'erreurs' de continuité découvertes ces dernières années par les analystes des films de Kubrick.

Introduction
Kubrick en 1964

L'objet de cette investigation est de déterminer s'il existe des liens démontrables entre les œuvres de Stanley Kubrick et l'imagerie Apollo de la surface lunaire et d'examiner plus avant si l'on peut y trouver l'indication d'une paternité commune. Il appartient entièrement au lecteur de décider si ces apparents parallèles ont une quelconque validité.

Comme nous l'avons déclaré en 1999, nos recherches ont montré que les clichés Apollo sont " remplis d'anomalies et d'incohérences ". Ces innombrables erreurs ou erreurs intentionnelles de continuité dans l'ensemble des documents photos Apollo, sont totalement différentes des erreurs de continuité habituelles des cinéastes.

Les discontinuités, telles que détaillées par des analystes de cinéma comme Juli M. Kearns, Robert Ager, Jay Weidner, Owen Harris et d'autres, démontrent que les films de Kubrick contiennent aussi de nombreuses erreurs intentionnelles de continuité qui ne ressemblent pas non plus aux erreurs habituelles des cinéastes.

Concernant "Shining", Juli M. Kearns dit, "L'intrigue de départ peut tolérer ce genre de choses, car on supposera que ce sont des erreurs. Mais quand on comprend qu'elles se produisent à répétition dans les films de Kubrick, sont très semblables et forment une partie de la structure d'ensemble, le script de départ s'effondre et c'est alors une toute autre histoire.
"L'intrigue [dans les films de Kubrick] est certainement bien plus qu'une simple trame, [les films] mettent en scène des thèmes, des idées, une imagerie que Kubrick véhicule de film en film, mais le personnage le plus important du film est l’œil du spectateur qui va répondre consciemment et inconsciemment au matériel présenté." Elle ajoute, " les problèmes de continuité font partie de la méthode Kubrick."

De même, pour l'imagerie Apollo, notre recherche a démontré que ces erreurs sont délibérées et qu'elles forment aussi un ensemble de modèles répétitifs.

12 novembre 2019

Arrêtez le plastique !

J'ai déjà traduit deux articles de Vexman (ICI et ICI).

Aujourd'hui, il vient jeter un cri d'alarme sur un matériau dont notre monde a été délibérément saturé, la matière plastique.


Plastique : nano-particules et déchets – un dernier appel au bon sens



Par Vexman (4 novembre 2019)
Traduit par Apolline

Le premier plastique synthétique – la bakélite – a été produit dès 1907 [par un chimiste belge naturalisé américain, Leo Baekeland, d'où le nom], marquant le début de l'industrie mondiale du plastique. Mais il fallut attendre les années 1950 pour assister à un essor rapide de la production de plastique dans le monde. Une vraie catastrophe est en cours depuis cette époque.

Plastique et pollution
La vaste majorité des plastiques n'est pas biodégradable car ils sont fabriqués à partir de pétrole brut. L'usage des plastiques a été encouragé et nous avons même été forcés à son omniprésence dans notre vie de tous les jours. La production mondiale a atteint 348 millions de tonnes en 2017 et on l'estime à 380 millions en 2018. Exprimé en kilogrammes, cela représente 380.000.000.000 kilos. Vous figurez-vous la quantité ? Moi pas. Mais poussons la réflexion plus loin : selon un article publié dans Science Advances, la somme totale de plastique fabriquée par les humains depuis 1950 serait de 8,3 milliards de tonnes. Et en raison principalement de la popularité mondiale des emballages plastique à usage unique, la moitié de ce total a été fabriqué seulement au cours des dix dernières années.

25 octobre 2019

L'élite à l’œuvre derrière Greta Thunberg

Oui, encore un autre article sur Greta Thunberg, mais celui de Vigilant Citizen aborde la question sous un autre angle.

L'élite à l’œuvre derrière Greta Thunberg

Un regard sur la puissante machinerie de l'élite à l’œuvre derrière Greta Thunberg et le véritable agenda derrière sa tournée mondiale.

Par Vigilant Citizen (15 octobre 2019)
Traduit par Apolline
En l'espace de quelques mois, une jeune fille manifestant en solitaire devant le parlement suédois est devenue un phénomène international. Bien que les mass médias aient voulu donner l'impression que cette fulgurante ascension vers la célébrité était naturelle, ce n'est tout simplement pas vrai.

Derrière Greta existe une machine majeure, celle que contrôlent des acteurs internationaux majeurs soutenus par des financements majeurs. Cette machine médiatique a permis à Greta de faire les couvertures des magazines, de devenir le sujet de milliers d'articles, d'être photographiée à côté de leaders mondiaux et de faire des discours au sein d'organisations de l'élite telles que l'ONU.

Même s'il est possible que Greta soit sincèrement concernée par le sort de la planète, son message est soigneusement élaboré par ceux qui la contrôlent afin d'entrainer une réponse spécifique de la jeunesse. En bref, Greta est la figure de proue d'un plan de marketing majeur – effort international étroitement coordonné pour vendre le réchauffement climatique à travers un filtre précis : effroi, panique et urgence.

16 octobre 2019

La Bataille de France, selon Miles Mathis (3ème partie)

Troisième et dernière partie.

Partie 1 

Partie 2

(...) Amusant, la page Wiki sur de Gaulle mentionne assez vite que sa mère pleure comme un enfant quand elle apprend la reddition de la France aux Allemands à Sedan en 1870 – nous remettant en mémoire que l'histoire se répète non pas deux mais trois fois. Les Allemands n'ont pas traversé la Belgique seulement au cours des 1ère et 2ème guerres mondiales, ils l'ont déjà fait lors de la guerre franco-prussienne, quelque 40 ans plus tôt, avec les mêmes haltes. Les généraux français qui ne pouvaient imaginer l'Allemagne traverser la Meuse à Sedan ont donc oublié l'histoire des guerres de leur pays. Napoléon III est capturé à la défaite de Sedan. Ce qui m'indique juste que les rédacteurs de l'histoire européenne n'ont pas imaginé quelque chose de neuf et n'ont fait que rabâcher le même récit.

La carrière de de Gaulle à l'armée débute bien sûr dans la 33ème unité d'infanterie. Il fallait bien caser de la numérologie. Ce qui nous rappelle qu'il est né un 22 novembre, date supposée de la mort de JFK. Quoi qu'il en soit, cette unité était dirigée par le colonel Pétain. Pendant la seconde guerre, nous avons notre premier récit ridicule sur de Gaulle :
L'unité de de Gaulle acquit une certaine notoriété pour s'être à plusieurs reprises aventurée en rampant dans un no man's land afin d'écouter les conversations de l'ennemi dans les tranchées et l'information rapportée se révéla d'une si grande valeur qu'il fut récompensé de la Croix de Guerre le 18 janvier 1915.
D'accord. Notez la date :18/1. Des "1" et des "8".

15 octobre 2019

La Bataille de France, selon Miles Mathis (2ème partie)

Suite de la traduction. La première partie est ICI.

(...) Puis nous avons ce qui suit :
Les 13 et 14 mai, les Allemands étaient vulnérables. Une forte attaque des unités blindées françaises à ce stade aurait pu empêcher Guderian d'ouvrir les têtes de pont et aurait changé le résultat de la campagne. Pourtant le commandement français, déjà bien éduqué et rompu aux grandes doctrines d'une guerre méthodologique centrée résolument sur la défense, se trouvait loin en arrière, il leur manqua donc une vue en temps réel et actualisée de la bataille. Les forces françaises sur place étaient également gênées par des rapports du renseignement erronés suggérant que les tanks allemands avaient déjà traversé la Meuse plusieurs heures avant que le premier tank ne l'ait traversée. Quand le renseignement parvint à les filtrer, ce n'était plus d'actualité. Cela allait se prouver fatal, en particulier couplé avec le fait que les généraux français dans leur ensemble s'attendaient à une phase d'assaut initiale considérablement plus prolongée et à un effort d'attaque plus global.
Encore une explication oiseuse pour l'échec des Français à faire ce que toute personne normale aurait fait. Les commandants français étaient postés à l'arrière, ils ne savaient donc pas ce qui passait ? Je suppose qu'ils manquaient de radios. Et de télescopes. Peut-être dépendaient-ils des signaux de fumée avec leur doctrine généralisée de guerre méthodologique. Il y avait du vent et les signaux de fumée ont été déportés. Cela serait aussi crédible que ce charabia sur les rapports périmés du renseignement qu'il fallait "filtrer". Filtrer quoi ? Les commandants français nageaient-ils dans une cuve de brie ? Le style d'écriture seul nous indique qu'on nous a enfumé. Celui qui dit la vérité n'écrit pas ainsi.

13 octobre 2019

La Bataille de France, selon Miles Mathis (1ère partie)

Une nouvelle production de Miles qui s'intéresse cette fois à l'Europe et à la "Bataille de France", la période entre mai et juin 1940 qui suit la "Drôle de Guerre"et qui voit l'invasion de la Belgique, des Pays-Bas, du Luxembourg et de la France par l'Allemagne. Elle s'achève par la défaite des armées françaises et la signature de l'armistice par le gouvernement Pétain.

Vous allez lire bien entendu une révision "à la Mathis" et certains passages pourront vous faire grincer des dents, en particulier quand il parle du général de Gaulle (dans la 3ème partie).

C'est comme souvent un très long texte à traduire, je le publie donc en plusieurs parties.

(J'utilise par facilité les abréviations "WW1" et "WW2" pour désigner les deux guerres mondiales.) 

Bonne lecture ! Vos commentaires seront appréciés...

La Bataille de France
 
Rommel et ses hommes à la chasse à la bécasse

Par Miles Mathis (28 septembre 2019)

Traduit par Apolline

La question du jour est : "Comment l'Allemagne a-t-elle pu vaincre la France en cinq jours seulement à l'entrée de la seconde guerre mondiale (WW2) ? Est-ce vraiment crédible ? Non. Tout ce qu'on lit à ce sujet ne tient pas debout. Reynaud, le ministre des Affaires Étrangères, téléphone le cinquième jour à Churchill pour lui annoncer qu'ils sont déjà vaincus, et que décide de faire l'Angleterre ?… quasiment rien. Churchill est premier ministre depuis combien de jours à ce moment-là ? Cinq. Cinq jours. Il a été nommé premier ministre le 10 mai et l'Allemagne attaque la France via la Belgique le 10 mai. C'est dingue comme coïncidence, non ? La France était un pays de 40 millions d'habitants, mais n'a-t-elle plus de troupes à envoyer au front ? Les Alliés ont-ils laissé tomber la France sans poursuivre le combat ?

Souvenez-vous, l'Allemagne a gagné cette "guerre" sans Blitzkrieg [guerre-éclair] aérien sur Paris ou sur d'autres grandes cités françaises. Non, le Blitzkrieg s'est fait en traversant les monts et forêts des Ardennes belges avec des chars. Les "historiens" de Wikipédia nous disent que les Allemands ont gagné si rapidement en
piégeant dans un chaudron le plus gros des forces alliées sur la frontière franco-belge, près de Lille.
Vraiment ? Et vous croyez ça ? Vous pensez que ces chars allemands ont traversé la Belgique, contournant par le nord la ligne Maginot, franchissant collines et rivières et le tout en moins de cinq jours ? Avez-vous déjà vu un char se déplacer ? Ce n'est pas un véhicule génial pour une blitzkrieg car sa vitesse maximum est d'environ 30km/h. Dans les Ardennes, sa vitesse maxi aurait été de 8 km/h, au mieux. En fait, elle devait être proche de… zéro, car les chars ne peuvent tout simplement pas franchir de larges rivières ou des forêts. Il doivent emprunter des ponts, voyez-vous. Les tanks allemands étaient en bon état mais n'étaient pas submersibles ou amphibies. Ils ne peuvent se déplacer en pleine forêt. Oui, un tank peut rouler sur un petit arbre couché, mais n'a pas la puissance pour passer par dessus de gros arbres. Il doit presque tous les contourner. Et aussi, ce passage sur le piégeage des forces alliées dans un chaudron près de Lille ? Pourquoi les forces alliées trainaient-elles dans un périmètre aussi réduit près de Lille ? Devons-nous penser que les cafés y étaient de premier ordre et que tous les officiers allaient y boire de l'absinthe ?

30 septembre 2019

Qui est Greta Thunberg ?

Comme le dit Miles Mathis, tout ce qui est hypermédiatisé est louche...
Ici un de ses auteurs invité va nous parler de cette grimaçante jeune comédienne au regard haineux.

Qui est Greta Thunberg ?


Par Sven Svenson (27 septembre 2019)

Traduit par Apolline

En parcourant les gros titres la semaine dernière, l'un d'eux, de NBC News, m'a semblé moins banal : "Greta Thunberg, la jeune militante de 16 ans pour la cause climatique, prononce un discours cinglant à l'ONU" [La vidéo sous-titrée en français, ICI]

Je n'accorde en général plus aucune attention aux gros titres mais j'ai fait une exception pour celui-ci. C'était tout simplement absurde de ne pas tenir compte d'une présomption. Greta Thunberg est une jeune suédoise de 16 ans passionnée par le changement climatique. Invitée au Sommet Action Climat de l'ONU, elle a ouvertement dénoncé l'élite pompeuse "mensongère" et "traître". Elle est maintenant acclamée comme la nouvelle figure de l'activisme climatique. Elle a également parlé à la manifestation londonienne "Extinction Rebellion", au Sommet de la COP 24 en Pologne, à Davos en Suisse, à la conférence du Comité Social Économique Européen à Bruxelles, au Sommet Mondial R20 en Autriche, à la cérémonie du Prix Liberté Normandie (elle y a reçu le Prix de la Liberté 2019) et à la réunion du Comité Restreint du Congrès américain sur la crise climatique.

Jusqu'ici je n'ai relayé que les faits officiels et j'ai déjà l'impression d'avoir suffisamment démontré son rôle en tant qu'actrice, car aucun adolescent n'atteint une renommée aussi fulgurante sans l'appui d'un vaste réseau de relations. Mais je vais aller plus loin, juste pour le plaisir. Pour commencer :

07 septembre 2019

LHDSR, le retour

Après 8 mois de silence, nous avons eu la surprise la semaine dernière d'une vidéo explicative par l'auteur de la chaîne L'heure de se réveiller. 

La voici :



Comme annoncé, voici la nouvelle vidéo, première d'une série qui sera diffusée tous les premiers vendredis du mois :



Prochaine vidéo le vendredi 4 octobre.

06 juillet 2019

L'arnaque du programme des Navettes Spatiales (selon Miles Mathis)

Nous parlerons ici des Navettes Spatiales américaines, les "Space Shuttles". Selon le wikipédia français, elles ont effectué 135 vols entre 1981 et 2011. Voyons ce que Miles nous en dit.

Le programme Navettes Spatiales était une arnaque

Par Miles Mathis (30 juin 2019)

Traduit par Apolline

Le projet "Effet Mandela" [distorsion entre nos souvenirs et la réalité] leur explose maintenant à la figure, car la dernière chose qu'ils voulaient me voir faire, c'est de m'intéresser de près au programme Navettes Spatiales. Mais en citant Moonraker parmi les Effets Mandela, ce sont eux qui m'y ont amené. En recherchant mon article sur ce sujet, je suis allé regarder sur YouTube la théâtrale bande-annonce officielle de 1979. Ce qui m'a bien entendu fait penser que ce James Bond était fait pour vulgariser le lancement du programme Navettes Spatiales. Une fraude m'a donc aidé à en comprendre une autre.

Mon intention n'est pas de démontrer que les navettes spatiales n'ont jamais existé ou qu'elles n'ont existé que sous forme d'hologrammes ou qu'elles provenaient d'un univers parallèle. Ce n'est pas ce que je veux dire par "arnaque". Les navettes ont existé de manière certaine : j'en ai vu une trimballée sur un 747 dans les années 1980 au Texas. Je veux dire que les navettes ont été une nouvelle fraude massive envers les contribuables, ils n'en avaient que faire, elles n'étaient d'aucune nécessité et n'avaient qu'un lointain rapport avec le rôle qu'on leur attribuait. Elles étaient supposés participer au lancement de divers satellites mais nous nous passons très bien d'elles aujourd'hui pour lancer des satellites et de manière bien moins coûteuse. Chaque lancement de navette revenait à presque 2 milliards de dollars actuels, une paille. Le programme a coûté plus de 200 milliards sur trente ans et qu'avons-nous à leur actif ? Quelques pièces de musée. Une poignée de navettes joufflues qui n'ont jamais dépassé la basse orbite terrestre et qui n'ont jamais évolué vers quelque chose de plus techniquement utile.

06 juin 2019

Le cancer se fabrique des nerfs !

Je suis bien occupée, mais suite à l'article précédent sur les découvertes du Dr Ceulemans, il me semblait intéressant d'ajouter cette autre découverte. 

Newsletter d'Yves Rasir (éditeur du magazine Néosanté) du 5 juin :

 Le cancer se fabrique des nerfs !

 La nouvelle est restée confinée à la presse spécialisée alors qu’elle aurait dû faire grand bruit et faire la une de tous les médias : on vient de découvrir que les tumeurs cancéreuses étaient dotées d’un système nerveux ! Cette découverte majeure, dont un journal médical écrit qu’ « elle fera date dans l’histoire de l’oncologie », est le fruit des recherches menées en France à l’Institut de radiobiologie cellulaire et moléculaire (CEA, Fontenay-aux-Roses). En 2013 déjà, la même équipe avait trouvé que les tumeurs prostatiques étaient « infiltrées » par des fibres nerveuses issues d’axones, les prolongements des neurones. Elle avait même constaté que cette infiltration était associée à la survenue et à la progression du cancer. Mais comme ce phénomène neuro-oncologique demeurait mystérieux, les chercheurs ont remis l’ouvrage sur le métier. Pour leur nouvelle étude parue dans la prestigieuse revue Nature le 19 mai dernier, ils ont recruté 52 patients atteints de cancer de la prostate dont ils ont passé au crible les tissus cancéreux. Eureka : ils y ont dépisté de la doublecortine (DCX), une protéine qui est exprimée par les cellules progénitrices neuronales lors du développement embryonnaire et qui persistent chez l’adulte dans les zones du cerveau où les neurones se renouvellent. Cette découverte atteste donc la présence de ces progéniteurs neuronaux à bonne distance de l’encéphale, leur lieu de naissance et port d’attache. Mais comment diable ces protéines cérébrales sont-elles arrivées là ?

Grâce à des expériences menées sur des souris porteuses de tumeurs, les scientifiques ont mis en évidence que les DCX quittaient la zone supra-ventriculaire du cerveau et étaient acheminées par la circulation sanguine jusqu’au foyer cancéreux. Une fois sur place, elles se différencient en neuroblastes (cellules souches nerveuses), puis en neurones adrénergiques producteurs d’adrénaline. Or l’adrénaline régule le système vasculaire et c’est probablement ce mécanisme qui favorise à son tour le développement tumoral. Reste une troublante énigme : comment les cellules migrantes font-elles pour franchir la barrière hémato-encéphalique ? En principe, ce filtre physiologique séparant le système nerveux central et la circulation sanguine devrait empêcher l’émigration neuronale, tout comme elle contrôle étroitement l’immigration de microbes et de particules toxiques. C’est une frontière protectrice étanche dont la barrière se lève rarement et très sélectivement. Seulement voilà : les chercheurs ont constaté chez l’animal des « anomalies de perméabilité » rendant possible le passage des DCX dans le sang. Ils ne savent pas si ce problème de porosité précède l’apparition du cancer sous l’effet d’autres facteurs, ou si elle est provoquée par le cancer lui-même, via des signaux émis depuis la tumeur en formation. Quoiqu’il en soit, les évadées font bien le voyage jusqu’à la prostate et la quantité de cellules DCX qui y est mesurée est parfaitement corrélée à la sévérité du cancer. C’est clairement pour mieux survivre et prospérer que les tumeurs se fabriquent des nerfs !

Pour importante qu’elle soit, cette découverte « historique » n’est pourtant pas si révolutionnaire que ça. Depuis longtemps, on sait que les cancers solides assurent toute l’intendance nécessaire à leur croissance : ils imitent les organes et ils s’équipent en vaisseaux sanguins capables de véhiculer les nutriments indispensables à leur prolifération. On appelle ça l’angiogenèse. Depuis longtemps aussi, on sait que le système immunitaire reste étrangement passif en présence des néoplasies débutantes. Alors qu’elle dispose d’artilleurs chargés de les trucider (les lymphocytes NK ou « « Natural Killers »), l’immunité laisse parfois la vie sauve aux cellules cancéreuses et semble même se désactiver pour faciliter leur multiplication. Il n’est donc pas si étonnant que les tumeurs bénéficient également d’un réseau nerveux pour mieux communiquer et s’implanter. Mais le pot-aux-roses dévoilé à Fontenay-aux-Roses n’en est pas moins un potentiel tournant dans l’histoire de la médecine : qui pourrait encore désormais nier que la cancérisation est un processus extrêmement intelligent ? Va-t-on enfin prendre conscience qu’elle n’a rien d’anarchique ni de désordonné et qu’elle procède d’un véritable programme ? Bref, n’est-il pas temps de rendre justice au Dr Hamer ? Le génial médecin allemand décédé il y a 2 ans disait déjà que le cancer n’est pas une erreur de la nature ni un phénomène dépourvu de cohérence puisqu’entièrement piloté par le cerveau à des fins biologiques. Le moins qu’on puisse écrire, c’est que la science est en train de lui donner raison et que la découverte de neurones au cœur des tumeurs conforte totalement le scénario psychosomatique. Faudra pas se tromper au moment d’attribuer le prochain Nobel….