mardi 7 août 2018

Consultation publique sur les dispositions relatives à l'heure d'été

Je viens de découvrir ça sur un de mes forums de jardinage.

Pour une fois qu'on nous demande notre avis en tant que simple citoyen...

La Commission Européenne a lancé cette consultation le 4 juillet et elle se terminera le 16 août (évidemment pendant les congés annuels...).

Le questionnaire est très simple à remplir et vous pouvez contribuer de manière anonyme si vous le souhaitez.

Pour participer, cliquez ICI

J'espère que ce n'est pas une manoeuvre démagogique bidon et qu'on tiendra réellement compte de la réalité des réponses.

Pour ma part, je vote évidemment contre l'absurdité de l'heure d'été en demandant qu'on reste en permanence à l'heure d'hiver. L'heure solaire serait bien sûr idéale, mais ce sera peut-être l'objet d'une autre consultation... On peut rêver.

lundi 30 juillet 2018

Il ne fait pas bon s'appeler James Webb en ce moment !


Un petit tour du côté de l'espace aujourd'hui avec le dernier article de Miles Mathis. Vous avez sûrement entendu parler du télescope James Webb qui est prévu de remplacer "un jour" Hubble qui aura 31 ans à la date présumée de la mise en service de ce nouveau télescope (2021). Les deux incluent la participation de l'Agence Spatiale Européenne (ESA), donc directement la France puisque les lanceurs (fusées Ariane) partent de la base de Kourou en Guyane. Miles conclut par un paragraphe sur Elon Musk.

(J'ajoute quelques photos et liens ne se trouvant pas dans l'article original.) 


Il ne fait pas bon s'appeler James Webb en ce moment !

Par Miles Mathis (25 juillet 2018)
Traduit par Apolline

Vous l'avez peut-être appris, le télescope James Webb Space vient de gagner le plus gros pompon de l'histoire de la science en termes de dépassements de budget et de délai. Ce qui, avec le Large "Hardon" Collider* et autres célèbres escroqueries, en dit long.
* Miles parle bien sûr de l'accélérateur de particules en utilisant à dessein "Hardon" au lieu de Hadron, clin d’œil au site du CERN qui a orthographié par mégarde ce mot plus d'une centaine de fois sur son site. Or, "hardon" en argot américain signifie "phallus en érection".

Webb n'en souffre en fait pas trop car il est mort en 1992. Je ne sais même pas pourquoi le télescope porte son nom, car ce n'était pas un scientifique. Il fut avocat et Marine, il a travaillé pour le Département d'État du temps de Truman, a aidé au démarrage de la guerre de Corée, a travaillé pour Kerr-McGee Oil [société énergétique], puis il fut nommé à la NASA en 1961 par Kennedy pour on ne sait quelle raison. Probablement parce que les Kennedy et les Webb ont des liens de parenté. Webb fut impliqué dans la gabegie de la fusée N1, c'est peut-être pourquoi ils ont donné son nom à la gabegie de ce télescope. Le projet N1 s'est révélé un gouffre financier entre 1959 et 1976, quand on l'a finalement annulé sans résultat positif. On n'a pas dévoilé combien les contribuables ont banqué pour ce gaspillage mais nous pouvons supposer que c'était le but premier. C'est également le but premier du télescope James Webb.

vendredi 27 juillet 2018

George Carlin : les Américains et la peur des microbes

Un moment de détente avant une prochaine traduction de Miles Mathis. George Carlin se moque avec son énergie habituelle de ses compatriotes obsédés par l'hygiène et il a bougrement raison, n'ayons pas peur des microbes...


lundi 16 juillet 2018

De la science-fiction en général et de H.P. Lovecraft en particulier (2/2)

La première partie est ICI.
Source
Traduit par Apolline

(...)
Vous avez remarqué aussi le nom Wingfield. Le beau-frère de Sir Gilbert Houghton s'appelait Sir Robert Wingfield, dont l'arrière-arrière petit-fils fut l'Edward Wingfield mentionné ci-dessus. Edward allait devenir le premier gouverneur de Virginie. Ces Wingfield étaient reliés à toute la noblesse et la royauté anglaises, tels les Woodville, les Earl River, les Stafford, les ducs de Buckingham, les Tudor, les ducs de Bedford, Sir Francis Knolly et le roi Henry VII. Souvenez-vous que Lovecraft descend des barons Houghton, il a donc un lien avec tous ces gens, Wingfield compris. Mais je soupçonne que ce lien est beaucoup plus étroit qu'il ne semble. Pourquoi ? Parce que le nom du père de Lovecraft était Winfield, qui n'a qu'une lettre de moins que Wingfield. En allant dans ce sens, nous trouvons que Winfield Scott Lovecraft fut nommé en hommage au général Winfield Scott, dont les ancêtres étaient des Wingfield, prouvant ainsi que Winfield/Wingfield est le même patronyme. Ces Wingfield sont de Virginie, on peut donc supposer qu'ils étaient les mêmes Wingfield que nous avons vu plus haut. Il n'est pas dit que Winfield Lovecraft et son homonyme le général Scott avaient un lien de parenté, mais il est hautement improbable que ses parents l'aient nommé d'après un général qui ne soit pas un parent. Ce qui signifie que H.P. Lovecraft est lié aux Wingfield par sa mère et son père, ce qui fait de ses parents des cousins à un certain degré.

Nous avons de toutes façons établi un lien deux fois avec la London Virginia Company, par les Clement et les Wingfield.

 Lovecraft est également relié aux Mellon. Sa tante Mary épousa un Paul Mellon. Au cas où vous ne le sauriez pas, il y a un Paul Mellon célèbre, petit-fils de Thomas Mellon, le fondateur de la banque Mellon. Le fameux Mellon a épousé aussi une Mary, bien que son nom de jeune fille était Brown. La chose étrange est que la grand-tante de Lovecraft était une Mary Brown. Le lien est à dessein obscur, mais nous pouvons supposer que Lovecraft est étroitement relié à la riche famille de banquiers Mellon. 

vendredi 13 juillet 2018

De la science-fiction en général et de H.P. Lovecraft en particulier (1/2)

Miles Mathis a publié sur son site le travail de deux auteurs invités qui viennent décortiquer pour nous la vie et les origines de cet (aujourd'hui) célèbre auteur de science-fiction. Ils nous montrent aussi que ce genre littéraire n'est pas aussi anodin qu'il n'y parait (en particulier dans la deuxième partie). Pour vous rafraichir la mémoire sur Lovecraft, voici un LIEN vers quelques-uns de ses livres les plus connus.

HP Lovecraft



Par David Kasady et Leaf Garrit
Traduit par Apolline
Le miracle de la science-fiction est qu'elle peut, dans le cadre particulier d'un monde hypothétique, changer ce qui dans notre réalité est perverti et ténébreux en quelque chose de vertueux et lumineux, et vice versa.
- Liu Cixin

Je faisais des recherches sur Lovecraft bien avant la fusillade truquée à l'école de Santa Fe [18 mai 2018]. Au cas où vous l'auriez manqué, les médias ont rapporté que le "tireur" de 17 ans, Dimitrios Pagourtzis, portait épinglé sur son trench-coat l'emblème "Cthulhu". Cette créature est l'un des dieux-monstres les plus connus de l'importante mythologie "lovecraftienne". Ce n'est pas un détail anodin, car nous allons voir que Lovecraft faisait partie des mêmes familles gouvernantes déjà rencontrées à maintes reprises. L'emblème Cthulhu était pour ces familles le symbole qui désignait l'événement de Santa Fe comme le projet en cours.

Vous pourriez dès le départ contester mon allégation sur le fait que Lovecraft était "l'un d'entre eux" en rétorquant que la fiction de Lovecraft était totalement ignorée de son vivant et qu'il est mort pauvre et dans un relatif anonymat. Tout d'abord, il n'est pas mort pauvre ; il est admis qu'il venait d'une famille très riche qui prétendait avoir perdu sa fortune – histoire déjà entendue de nombreuses fois de la part de ces crypto-gouvernants. C'est juste leur manière à eux de cacher que tous les gens célèbres qui ont réussi le doivent à leur argent et qu'ils continuent de s'enrichir. Deuxièmement, il était ignoré de son vivant car il le méritait. Son écriture est guindée, non naturelle et dénuée de tout sentiment avec des personnages qui n'ont aucune histoire. On n'y trouve qu'une flopée de fantoches confrontés à des conceptions foireuses de terreurs métaphysiques et qui finissent par devenir fous. Voilà le style de ses nouvelles et je le sais parce que j'en ai lu la plupart.

Mais surtout, bien qu'ignoré toute sa vie et le méritant toujours, il est surprenant qu'on lui fasse une promotion posthume. Wikipédia nous dit même qu'il "est considéré aujourd'hui comme l'auteur de son genre le plus important du 20ème siècle". Être "considéré" comme important est l'une des choses où la vérité et la perception de la vérité sont virtuellement identiques, ce qui arrange bien les promoteurs de Lovecraft. S'ils continuent de le présenter comme un auteur important, il finira par l'être, mais uniquement parce qu'on nous le ressasse. Ce n'est qu'une autre manière de nous embrouiller l'esprit.
Lovecraft a reçu une consécration avec un film récent, que Miles a d'ailleurs analysé, et d'une certaine façon cet article-ci complète le sien. Je veux parler du Prometheus* de Ridley Scott, largement inspiré de "At the mountains of madness" [livre de 1932, traduit en français sous le titre : "Les montagnes hallucinées"].

* Sur le BBB figure déjà un décodage différent de ce film par Vigilant Citizen (voir ICI et ICI)

L'intrigue du film suit le récit de Lovecraft de si près qu'on pourrait même dire qu'elle se base dessus. Les scénaristes n'ont fait que recycler un peu d'intox du Renseignement pour créer une nouvelle mouture. Les montagnes hallucinées est l'un des contes lovecraftiens les plus agréables à lire, ce qui ne veut pas dire qu'il ne contient pas la propagande habituelle et l'embrouillage de l'esprit. J'emprunte quelques phrases de Miles extraites de sa propre déconstruction de Prometheus, qui sont également applicables au matériel de départ :
Mais ce qui en fait un film vraiment perturbant à la manière de l'agitprop [agitation et propagande] , c'est sa thèse majeure, qui est bien plus qu'une suggestion éphémère. Cette thèse est que nous sommes des monstres parce que nos créateurs sont un peu plus que des monstres eux-mêmes. Scott nous emmène dans la galaxie rencontrer notre Créateur et il s'avère être un géant chauve aux muscles hypertrophiés, qui ne daignera répondre à aucune question. Comme "réponse" aux grandes questions soulevées par les intervenants du film, nous obtenons une immédiate décapitation et plusieurs membres de l'équipage battus à mort. Dieu se révèle un cyclope à la technologie d'avant-garde, concocté par un Ray Harryhausen [créateur d'effets spéciaux pour le cinéma], muet comme une carpe et aussi dénué de compassion qu'un ver de terre. 

Remplaçons Scott par Lovecraft et nous avons la même chose : un univers finalement vide de sens, de moralité ou d'amour.

mardi 3 juillet 2018

La saga Citroën


Bien sûr Vexman n'a pas le style percutant de Mathis, je rappelle qu'il est Slovène et qu'il rédige donc ses articles en anglais. Dans sa série des "profiteurs de guerre" dans l'industrie automobile, après Renault et avant Volkswagen, il nous raconte la saga Citroën.


Voici un nouveau volet dans la série des "profiteurs de guerre" de l'industrie automobile.

André-Gustave Citroën : histoire de la famille Limoenman

Par Vexman
Traduit par Apolline

L'intéressante histoire de la marque de voiture Citroën démarre avec André-Gustave Citroën à la fin du 19ème siècle.
André-Gustave Citroën, né le 5 février 1878, est le dernier d'une famille juive de cinq enfants *. Son père s'appelait Lévie Barend Citroen et sa mère Masza Amalia Kleinmann. Lévie était diamantaire et sa riche famille l'envoya à Varsovie pour gérer les projets d'expansion de l'affaire et il y fit la connaissance de Masza, sa future femme. Il l'épousa et ils vécurent un temps à Varsovie. La famille Citroën vint s'installer à Paris en 1873 et c'est à ce moment-là que le nom de famille prit sa forme finale mondialement reconnue, Citroen devenant Citroën. Lévie, le père d'André, se suicida en 1884, ce fut donc sa mère qui éleva André et les aînés, reprenant le commerce de diamants et de perles fines. Après cette tragédie, la famille déménagea au 62 rue La Fayette, où les enfants reçurent une éducation totalement française, les faisant ainsi "se sentir citoyens français de plein droit".

* Fernande (1874-1963), une des soeurs aînées d'André, a épousé Alfred Lindon (né Abner Lindenbaum). L'acteur Vincent Lindon en est le descendant.
 
Sur "Wickedpédia" [Vexman fait le jeu de mot en remplaçant Wiki par "Wicked" qui signifie malfaisant], on veut nous faire croire que le grand-père d'André était marchand de fruits et légumes, ce qui expliquerait le changement de nom de Limoenman [l'homme aux citrons verts en néerlandais] en Citroen [citron en néerlandais], puis en Citroën, mais je suggère que les deux grand-pères d'André n'étaient pas revendeurs de fruits ou de citrons, mais de diamants. En cherchant sur Geni, on peut voir que l'un des grand-pères s'appelait Barend Baruch Limoenman et aurait été orfèvre et bijoutier, alors que l'autre se nommait Joseph Meijer Rooseboom-Lévie, fabricant de montres. Ce qui réfute directement l'histoire de Wickedpedia sur les ancêtres et l'origine du nom d'André. 

lundi 25 juin 2018

Le berceau de la civilisation européenne se trouve dans les Balkans (et non à Sumer)


Miles Mathis fait des émules et c'est tant mieux ! Après Josh, dont j'ai traduit l'article sur l'affaire Dreyfus, je vous présente Vexman (son site), qui est européen (il habite en Slovénie). Josh le nomme son "frère d'armes". Voici une première traduction, il y en aura d'autres à venir.

Pourquoi tient-on à nous faire croire que l'histoire européenne commence à Sumer ? 


Le berceau de la civilisation européenne se trouve dans les Balkans


Par Vexman (12/12/2017)

Traduit par Apolline

Pendant que je planche sur un sujet bien plus complexe, voici, en attendant, quelque chose qui mérite d'être lu. J'y ai pensé il y a quelques jours en cherchant les origines linguistiques des peuples slaves et il met sans aucun doute au défi la vision du monde de tous ceux qui croient encore que Sumer et la Mésopotamie étaient à l'origine des civilisations européennes.

La culture hautement développée des populations disséminées le long de la vallée du Danube s'appelait la culture Vinča, dérivant du nom du village de Vinča, situé sur les bords du Danube à seulement 14 km de Belgrade, où plus de 150 implantations Vinča ont été jusqu'ici mises à jour.

Il n'y a aucune preuve de quelconques structures défensives de ces villes/colonies et il semble que le peuple Vinča formait une société pacifique, mêlant agriculture rudimentaire, cueillette et échanges entre populations. Ils furent à l'origine des premiers exemples européens reconnus de "proto"-écriture et les premiers du monde connu à fondre le cuivre. Ils vécurent ainsi pendant presque 2000 ans et semblent s'être ensuite dispersés autour de la Méditerranée et dans les îles de la Mer Égée.
Le plus ancien site connu des communautés du Proche-Orient qui montre clairement une coopération sociale à grande échelle, qu'on peut donc considérer comme le lointain ancêtre de la civilisation – une proto-civilisation, si vous voulez – est Göbekli Tepe au sud-est de l'Anatolie. Supposé un centre rituel antérieur à l'agriculture sédentaire (spécifiquement, néolithique A pré-poterie), le site possède une impressionnante architecture mégalithique. Prenons cela comme le point d'origine de la civilisation des communautés du Proche-Orient – c'est à l'heure actuelle notre meilleure connaissance scientifique des origines de notre civilisation. Plusieurs centaines de kilomètres à l'ouest de Göbekli Tepe il y a Çatal Hüyük, célèbre site néolithique souvent identifié comme la première implantation urbaine de notre planète. Çatal Hüyük a été amplement étudiée, bien que pas complètement mise à jour, et même si la vie des gens était extrêmement rudimentaire au regard de ce que nous appelons aujourd'hui civilisation, elle possède néanmoins tous les éléments essentiels d'une civilisation : un regroupement urbain soutenu par des faubourgs agricoles, avec une division du travail, un art et une religion, et des échanges avec les populations voisines.

mardi 19 juin 2018

Anatoli Fomenko et la Nouvelle Chronologie de l'histoire selon Miles Mathis

J'ai publié deux articles, l'un en 2013 en deux parties (ICI et ICI) écrit par le joueur d'échecs Kasparov et l'autre en 2016, tous deux s'intéressant au sujet qu'aborde aujourd'hui Miles Mathis, la Nouvelle Chronologie. Petit rappel de cette théorie, telle que la présente Anatoli Fomenko :

"La Nouvelle Chronologie est une théorie de l'académicien russe Anatoli Fomenko, affirmant que la chronologie universellement admise des faits historiques — initiée par Joseph Juste Scaliger — est incorrecte. Elle se fonde pour cela sur les mathématiques par le calcul de la répartition quantitative dans le temps des citations de faits historiques dans les sources écrites de différentes époques. Une autre partie de l'analyse repose sur l'étude des ressemblances entre les toponymes de différentes langues. Cette théorie se fonde sur les idées de Nikolai Alexandrovich Morozov.

Selon Anatoli Fomenko, l'histoire antique ne serait qu'une vaste invention des Jésuites aux XVIIème et XVIIIème siècles. Le point de départ de cette théorie est l'idée que des textes ont été mal interprétés par les historiens : certains textes (exemple : les croisades et la guerre de Troie) sont considérés comme se rapportant à des périodes différentes, alors qu'ils parleraient du même sujet, mais rédigés par des auteurs différents et dans des langues différentes, avec toutes les modifications que cela entraîne (comme le nom des villes) : c'est ce qui aurait contribué à étendre l'histoire.

Anatoli Fomenko affirme que toutes les histoires prétendument anciennes de Grèce, Rome, Égypte, Chine ne sont que des réécritures tardives, effectuées à la Renaissance à partir du récit d’événements survenus en réalité au Moyen Âge », résume l’archéologue Jean-Loïc Le Quellec.

François de Sarre est l'un des premiers Français à relayer ces thèses en France. Il proposera une nouvelle chronologie dite « récentiste » qui sera publiée sur internet dans une première version en 2005. Son livre Mais où est donc passé le Moyen Âge ? - Le récentisme (corrigé, mis à jour et complété) sera par la suite édité chez Hadès en juin 2013.

Bon,  Miles Mathis est passé par là et il remet les pendules à l'heure...

Anatoli Fomenko et la Nouvelle Chronologie


Par Miles Mathis (première publication le 12 juin 2018)
Traduit par Apolline

J'ai reçu quelques demandes à ce sujet, j'ai donc finalement décidé d'en faire un court article. Il sera très bref car l'un des buts de ce projet est de faire perdre son temps à des gens comme moi. Je refuse de tomber dans le panneau.

Par bonheur, nous pouvons examiner ce projet sans avoir besoin de lire les assertions de la Nouvelle Chronologie. Il suffit d'étudier les gens et les institutions qui y participent pour constater que c'est un nouvel exemple d'opposition contrôlée. La première chose à remarquer, c'est que même si Fomenko a travaillé là-dessus pendant plusieurs décennies et bien que le monde scientifique ait considéré son travail comme un embarras majeur, il est toujours un membre reconnu de l'Académie des Sciences de Russie. Il est toujours directeur du département mathématiques de l'université de Moscou. Bien que les deux premiers volumes de sa Nouvelle Chronologie soient sortis en 1994, il a néanmoins été récompensé du prix national de la Fédération de Russie en 1996. Ses divers collègues scientifiques devraient donc être au courant du projet, d'accord ? Pourquoi le toléreraient-ils autrement ?

C'est ce qu'on voit actuellement dans la marge de Google quand on fait une recherche sur Fomenko. C'est un peu exagéré, n'est-ce pas ? Pourrait-il être un opposant plus évident ? Le message : ne remettez rien en question de l'histoire et n'allez pas non plus à l'encontre des médias officiels, sinon vous trouverez un gros cercle rouge autour de votre photo et les mots "attention désinformation". Le projet de Fomenko s'adresse directement à moi et à mes lecteurs, voyez-vous. C'est encore une tentative pour empoisonner l'eau du puits.

vendredi 8 juin 2018

Vous pouvez faire pousser un ananas chez vous (4ème partie)

Les anciens lecteurs se souviendront peut-être de mes expériences pour faire raciner un ananas du commerce et en faire une plante. Les lecteurs récents pourront suivre les explications et photos avec les liens ci-dessous :

1ère partie
2ème partie
3ème partie
Mise à jour 2016

Dans cette mise à jour, j'avais donné rendez-vous en 2017, ayant annoncé dans l'article précédent qu'il fallait 18 mois à 2 ans pour obtenir un fruit. C'était  prématuré, car il m'a fallu attendre 2018, donc 3 ans. J'avoue que je n'y croyais plus trop, mais comme on le sait, la nature est une école de patience...

Pour rappel, les deux ananas en juillet 2015 :

juillet 2015

En août 2016
août 2016

mercredi 6 juin 2018

L'affaire Dreyfus revue et corrigée (3ème et dernière partie)


Partie 2

Par Josh

Traduit par Apolline


ÉDOUARD-ADOLPHE DRUMONT
La dernière figure importante que nous allons étudier en profondeur est Édouard-Adolphe Drumont, appelé parfois "le pape de l' antisémitisme." Drumont s'occupait d'un journal nommé La Libre Parole. Selon Wikipédia, "avec l'émergence de l'affaire Dreyfus, La Libre Parole connut un vif succès, devenant l'organe principal de l'antisémitisme parisien." Drumont avait également écrit un livre antisémite virulent, publié en 1886, intitulé La France juive. L'ouvrage de 1200 pages en deux volumes aurait été imprimé à plus de 100.000 exemplaires la première année, avec un million d'exemplaires vendus en 25 ans. Nous savons bien sûr que ces chiffres ont pu être inventés, et nous pouvons spéculer qu'ils l'ont été, en partie pour affermir le profil de Drumont et renforcer son importance.
Dans Le Juif Accusé, Lindemann décrit le livre de Drumont comme:
"... de l'antisémitisme à coups de copié-collés, assemblés avec un mépris presque comique pour la cohérence et la pertinence. La France Juive était un ouvrage en deux volumes, qui regorgeait de marques d'érudition, mais Drumont était tout sauf un vrai érudit, et on ne pouvait comparer ses gribouillages avec ceux de Toussenel (auquel il a fait d'amples emprunts) ou d'autres écrivains plus talentueux et respectables comme Barrès et Wagner. Les ouvrages de Drumont étaient un ramassis mal digéré, naïf et sans originalité de journaliste.
Une seule considération semblait l'intéresser : introduire tout le négatif possible au sujet des Juifs, tout et n'importe quoi, le plus scandaleux possible, même si un énoncé contredisait totalement le suivant. Des compte-rendus d'assassinats rituels du Moyen- Âge voisinaient avec des études factuelles (tout aussi naïves) sur le pouvoir politique et économique juif. Drumont empruntait au moderne et à l'ancien, à la droite et à la gauche, au catholique et au laïque, du relativement sérieux et factuel ou du risible et de l'absurde, un pot-pourri d'anecdotes, de légendes, de rumeurs et de grasses plaisanteries antisémites."
Il serait tout à fait remarquable, alors, de découvrir que Drumont – le pape de l'antisémitisme, était juif ou collaborait avec les Juifs. S'il l'était, cela semble une indication claire qu'il jouait son rôle dans cette opération psychologique et que son supposé antisémitisme faisait partie de l'arnaque – placé là comme le gars qui tombe à pic pour discréditer la critique sur l'influence juive en France. Comme on va le voir, beaucoup d'éléments indiquent que Drumont était juif. Pour commencer, nous avons cet article sur lui dans l'Encyclopédie juive :
"Auteur antisémite français et ancien député d'Algérie; né à Paris le 3 mai 1844. Les ascendants de Drumont ne sont pas juifs, comme on l'a parfois affirmé… En 1886, Drumont se retire de l'équipe de "La Liberté" (appartenant à Péreire, un Juif), affirmant que les journaux étaient indûment contrôlés par des Juifs. Il publia ensuite son célèbre ouvrage en deux volumes, " La France juive", livre qu'on peut considérer comme le début du mouvement antisémite en France."