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vendredi 4 septembre 2015

EPR : une bonne nouvelle

Article de l'Observatoire du Nucléaire.


Réacteur nucléaire EPR de Flamanville repoussé à 2018 : l’arrêté de création sera caduc dès le 11 avril 2017 !

- L’arrêté officiel prévoit un chargement en combustible avant le 11 avril 2017
- L’Enquête publique et le Débat national sont caducs et devront être refaits
- L’abandon du projet est désormais inévitable
Le 10 avril 2007, signant le décret de création de l’EPR de Flamanville(*), le Premier ministre Dominique de Villepin pensait voir vraiment large en accordant 10 ans à EDF pour construire le réacteur et le charger en combustible, le chantier devant théoriquement être bouclé en 4 ans et demi.

Or, de malfaçons en accidents de chantier, d’erreurs de conceptions en fautes de construction, EDF reconnait aujourd’hui que le réacteur EPR ne sera pas mis en service avant "le quatrième semestre 2018". Il est donc avéré que la date limite du 11 avril 2017 ne sera pas respectée, comme l’Observatoire du nucléaire le prévoyait dès 2012 (**).

Une bataille juridique se profile : les autorités françaises vont probablement signer à la sauvette un arrêté complémentaire repoussant de quelques années la date limite de chargement du réacteur mais ce subterfuge sera attaqué en justice et ne masquera pas la réalité : l’arrêté de création sera caduc le 11 avril 2017, ainsi que l’enquête publique et le Débat national(***) officiel (CNDP) qui devront donc être refaits.

Ces procédures prendront plusieurs années et repousseront d’autant la mise en service de l’EPR, à supposer que la cuve du réacteur - qui présente des zones de faiblesse largement en deçà des limites exigées - soit utilisable, ce qui fera aussi l’objet d’une bataille juridique si l’Autorité de sûreté nucléaire ne prend pas ses responsabilités en interdisant l’utilisation de cette cuve.

Comme démontré par la catastrophe de Fukushima, tout réacteur nucléaire fait peser un danger immense sur la population, mais le risque est assurément des plus élevés avec l’EPR, véritable dinosaure qu’il serait irresponsable de mettre en service près de 30 ans après sa conception au début des années 90.

Le mieux serait assurément de suivre les exemples de réacteurs nucléaires entièrement construits mais jamais mis en service, comme à :

Lemoniz (Espagne)
Zwentendorf (Autriche)
Bataan (Philippines)
ou Kalkar (Allemagne).


(*) http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000276348&categorieLien=cid
(**) http://www.observatoire-du-nucleaire.org/spip.php?article40
(***) http://cpdp.debatpublic.fr/cpdp-epr/index-2.html

Vous pouvez faire pousser un ananas chez vous (3ème partie)

La suite des aventures de ma bouture d'ananas !

Aventure commencée à la mi-juillet avec un ananas acheté au marché et mis à raciner dans l'eau après l'étape de préparation préliminaire (voir ICI pour ceux qui auraient loupé le début).

On peut dire que l'étape préliminaire a été une réussite. Dès le 20 juillet, on voyait plusieurs racines dans l'eau du verre.

Et comme je l'ai écrit début août, la bouture a été mise en terre le 28 juillet. J'ai acheté entre-temps un autre ananas (on en a fait une cure...), le n°3 (le n°2 a déclaré forfait), que j'ai mis à raciner directement en terre. Il a perdu ses feuilles centrales, mais il a bien raciné dans son pot, alors il refera peut-être de nouvelles pousses au milieu.

Voilà l'ananas n°1 planté le 28 juillet dans un mélange de terreau et de sable grossier :


Le voici en gros plan le 5 août, on voit des toutes petites feuilles au centre :



Pour être sûre de sa pousse, j'ai découpé délicatement aux ciseaux l'extrémité des jeunes feuilles du cœur pour ne pas les confondre avec les nouvelles.




Le 1er septembre, on aperçoit bien les nouvelles feuilles. 

On le voit ici à côté de mes plants de coton dont certains exhibent un premier bouton floral :


L'un des premiers boutons floraux de mes plants de coton (gossypium herbaceum)


J'ai lu qu'il demande une bonne humidité ambiante, je l'ai donc installé dans un grand bocal sur une couche de billes d'argile avec de l'eau qui affleure sous la soucoupe. 

Il est en compagnie de jeunes plants de curcuma (des bouts de la grosseur du petit doigt avec un départ de pousse, qui trainaient au fond du cageot d'une biocoop) et d'un départ de gingembre (idem que pour les curcumas, un petit morceau avec une pousse qui n'intéressait personne):


 À sa gauche, l'ananas qui a raciné directement dans la terre, mais qui n'a pas encore fait de nouvelles tiges au milieu.

Pour info, le morceau de romarin mis à raciner dans l'eau a fait des racines, il est maintenant en pot. 

Il est donc facile de multiplier certaines plantes aromatiques dans l'eau (romarin,thym et basilic tentés pour l'instant) et d'avoir un peu de ce dernier pour garder un souvenir de l'été dans la maison.

Avec de la chance et des conditions qui lui conviennent, je pourrai obtenir un nouvel ananas dans 18 mois à deux ans. La nature est une bonne école de patience...

Voilà à quoi il pourrait ressembler :



mardi 1 septembre 2015

À quoi Jésus ressemblait-il vraiment ?

Étant donné la diversité des apparences données à Jésus, on en arrive à se demander s'il a réellement existé, comme l'affirment certains auteurs. On ne trouve d'ailleurs aucune trace de lui dans les chroniques des historiens de l'époque...



Comment Jésus est-il devenu aussi 
populaire ? Qui a réellement servi de 
modèle pour le représenter ?


Par Valerie Tarico

Traduit par Hélios

Les paroles de la chanson de rap, B.I.B.L.E. (Basic Instructions Before Leaving Earth) [Instructions de base avant de quitter la Terre, chanson de Killah Priest, note d'Hélios] incluent la phrase suivante : "L'image du Christ de race blanche est en fait celle de César Borgia". L'idée d'une représentation moderne de Jésus basée sur le fils illégitime, impitoyable et avide de pouvoir, d'un pape, semble incongrue et tirée par les cheveux. Mais elle n'est pas plus bizarre ou fantaisiste que bon nombre d'idées qu'on a sur l'identité de Jésus ou de ce à quoi il ressemblait. Et derrière se trouve un récit intéressant.

Portrait de César Borgia

Comprendre l'affaire Borgia nécessite un peu de contexte.



Tout n'est que conjectures

Contrairement à ce que pensent beaucoup de gens, nous n'avons aucun artéfact matériel authentique qui confirme le récit des évangiles, ni de descriptions de Jésus par ses contemporains. Les évangiles eux-mêmes ne se prétendent nullement être des témoignages visuels. Les spécialistes pensent aujourd'hui que les récits de la vie et du ministère de Jésus qui nous ont été transmis – tant dans la Bible qu'ailleurs – ont été écrits des dizaines d'années au moins après le passage de Jésus sur terre, par des auteurs inconnus. Ce qui veut dire que les chrétiens ont eu pendant presque deux millénaires la liberté de représenter Jésus sous la forme qui correspond le mieux à leurs cultures et à leurs buts, ce qu'ils ont fait.


dimanche 30 août 2015

La statue de la "liberté" franc-maçonnique



Elle est l’œuvre des franc-maçons Bartholdi et Eiffel. Cette statue devait être initialement placée à l'entrée du canal de Suez (à Port Saïd en Égypte) pour son inauguration en 1867 et arborer une flamme symbolisant "L'Orient montrant la voie" (le Grand Orient maçonnique, bien sûr). Après le rejet de ce projet, elle devint une "statue de la liberté" pour commémorer le centenaire de la Déclaration d'indépendance américaine et fut érigée sur l'île Bedloe (rebaptisée Île de la Liberté, Liberty Island). Elle devait symboliser aussi le cadeau d'amitié de la France aux États-Unis (une amitié qui perdure…).

Le flambeau qu'elle brandit aujourd'hui n'est pas celui d'origine, il a été changé en 1986.
Torche d'origine

Pour le décodage du symbole de la flamme franc-maçonnique, allez lire ICI

Il existe de nombreuses répliques de la statue (il y en a 22 rien qu'en France), comme par exemple celle qui a été érigée en 1889 sur l'île aux Cygnes à Paris. 

L'article ci-dessous reste politiquement correct en résumant l'histoire de la construction, mais il s'accompagne de nombreuses photos.

1875-1886

La construction de la Statue de la
 Liberté


Retronaut

Traduit par le BBB

Presque 90 tonnes de cuivre et une collecte de fonds effrénée

Le bras droit et le flambeau exhibés lors de l'Exposition du Centenaire à Philadelphie en 1876

Au début des années 1870, inspiré par l'abolition de l'esclavage et la victoire de l'Union dans la Guerre Civile américaine, le sculpteur français Frédéric Auguste Bartholdi [né à Colmar en 1864 et mort à Paris en 1904, auteur également du Lion de Belfort] conçut une idée. Il allait construire un cadeau "monumental" pour les États-Unis, geste d'amitié d'un pays ayant contribué à asseoir son indépendance.

Quand Bartholdi se rendit aux US afin de réunir des fonds pour le projet, il identifia Bedloe Island dans le port de New York comme le site idéal. Cette île se trouvait juste à l'entrée du grand port et était déclarée sur le plan fédéral comme "territoire commun à tous les états".

Le modèle de la statue néo-classique était celui de Libertas, la déesse romaine de la liberté, tenant un flambeau et portant la tabula ansata, représentant la loi. Bartholdi envisagea une statue portant une chaîne brisée, mais il eut peur qu'une référence aussi explicite à l'esclavage entraînerait des controverses. (La statue finale possède une discrète chaîne au pied.)

vendredi 28 août 2015

Vidéos animaux

Voici Diesel, un bulldog anglais qui a une passion pour les emballages en carton et qui se ballade avec sans voir ce qu'il y a devant lui, un peu comme Maru, le chat japonais vedette qui se promène dans l'appartement avec son sac en papier sur la tête (mais il y a deux petits trous à l'avant du sac).



Et Rosie qui se débrouille très bien pour récupérer sa balle dans la piscine sans entrer dans l'eau :



Un faon et un lapin qui jouent ensemble :




Où sont passées les croquettes de pomme de terre ? Vous allez le savoir...


Cute dog caught stealing tater tots par babykute-dhxd


mercredi 26 août 2015

Le conspirationnisme vu par la science


Quelle blague, ils prennent vraiment les internautes pour des demeurés paranoïaques !
Il est vrai que la toile regorge de théories du complot farfelues qui nuisent à la crédibilité des autres mais le temps a démontré que certaines étaient fondées. 


Voilà pourquoi les gens croient à la 
théorie du complot



Source

Traduit par le BBB

Une vague de recherches "sérieuses" [c'est moi qui met entre guillemets] sur la théorie du complot déferle soudain dans la littérature scientifique. Il y a par exemple celle des néerlandais Jan-Willem van Prooijen et Michele Acker, que Time a analysé :

Visions d'OVNI. Canular des 
expéditions lunaires. Reptiliens qui 
dirigent le monde.

Quels sont les facteurs qui amènent une personne à croire à la théorie du complot ?

Selon deux études publiées dans le Journal Applied Cognitive Psychology, les conspirationnistes – et il y en a beaucoup plus qu'on ne pense – ont tendance à avoir une chose en commun : ils ressentent un manque de contrôle de leur vie.

lundi 24 août 2015

Le saut de la mort


Ce n'est évidemment pas la technologie d'un Félix Baumgartner... Histoire d'un fou précurseur oublié.

Vintage Everyday

Traduit par le BBB.



Histoire de Franz Reichelt qui

sauta de la Tour Eiffel 

le 4 février 1912 




Franz Reichelt, né en 1878 dans ce qui est aujourd'hui la République Tchèque, arriva en France à l'âge de 20 ans (il obtint la nationalité française en 1911). Bien que tailleur, il était fasciné par le vol. Après avoir constaté l'utilité des "aéroplanes", il devint obsédé par la mise au point d'un parachute qui permettrait aux aviateurs de sauter en sécurité en cas de problème.



Le modèle




Reichelt avait déjà réalisé plusieurs essais sur des mannequins à partir du 5ème étage de son appartement sans trop de succès. En 1911, L'Aéro-Club de France proposa d'offrir 10.000 francs à qui ferait la démonstration d'un modèle de parachute efficace, et Reichelt prit la balle au bond. Le costume-parachute faisait penser à "une sorte de cape reliée à une vaste capuche de soie". Sa superficie totale était d'environ 30 m² pour un poids de 9 kilos.


samedi 22 août 2015

Les abréviations utilisées en informatique

N'ayez crainte, ce n'est pas mon truc, et ce billet sera bref, mais pendant la pause du blog, j'ai cherché ce que signifiaient les abréviations qu'on rencontre quotidiennement dès qu'on ouvre son ordinateur. La langue de l'informatique est l'anglais.

On parle par exemple de langage HTML. Eh bien HTML veut dire Hyper Text Markup Language (en français : langage de balisage d’hypertexte).

Le HTML permet par exemple de créer un site internet ou de rédiger un article comme celui-ci sur le BBB. Il y a un endroit sur ma page de brouillon où je peux aller lire ce que j'écris qui est rédigé en HTML .

Voilà comment apparait ce que je viens d'écrire en langage HTML :



Il y a bien d'autres abréviations que vous rencontrez couramment dès que vous êtes sur internet. Les photos par exemple sont suivies d'un point et de l'abréviation soit jpeg ou png et pour une image animée de gif.

Jpeg signifie Joint Photographic Experts Group

Png veut dire Portable Network Graphics et

Gif, c'est Graphics Interchange Format

Vous allez aussi parfois lire des textes en PDF, qui est l'abréviation de Portable Document Format.

Quand on parle de l'URL d'un site, ces lettres signifient Universal Ressource Locator.

Et pour le HTTP qui précède un lien, c'est Hyper Text Transfer Protocol. S'il y a un "S" après le http, c'est pour Secured (sécurisé).

J'arrête là de vous saouler avec l'informatique, c'est purement abstrait, mais sachez qu'en étudiant ce langage informatique, vous serez capable de créer votre propre site. J'ai trouvé un LIEN qui explique comment faire, pas à pas.

Alors bon courage aux intéressés.

jeudi 20 août 2015

Bikini, l'île empoisonnée


Bikini : Louis Réard, qui tenait la boutique de lingerie de sa mère près des Folies Bergères et qui avait constaté que les femmes baissaient leur maillot de bain pour mieux bronzer, inventa le bikini et le présenta pour la première fois à Paris le 5 juillet 1946 à la piscine Molitor. Il déclara avoir choisi le nom de « Bikini » en référence à l'atoll du même nom sur lequel, cinq jours auparavant, avait eu lieu une explosion nucléaire. Il espérait que l'effet de mode de ce nouveau produit serait comparable à celui de l'explosion qui venait d'avoir lieu. (Wikipédia)



Mieux vaudrait reparler du "maillot de bain deux pièces" plutôt que du bikini, quand on connaît la scandaleuse histoire de l'île sacrifiée du même nom.



L'île paradisiaque empoisonnée




Traduit par le BBB




Nous savons tous que l'Amérique a effectué des essais de bombes nucléaires pendant la Guerre Froide, quelque part dans un endroit éloigné. Les dommages occasionnés sont probablement réparés aujourd'hui, n'est-ce pas ?
La photo ci-dessus de la belle île paradisiaque, classée comme l'un des premiers sites de plongée au monde, peut sembler idyllique, mais elle en fait le siège d'une réalité beaucoup plus sombre, l'histoire bouleversante d'une île cruellement volée à ses habitants et empoisonnée par des essais nucléaires qui ont très très mal tourné.

Le grand cratère laissé par l'explosion d'une bombe H américaine lors d'un essai


Les victimes de radiations de l'Amérique

Une communauté pacifique et soudée d'indigènes a vécu pendant plus de 2000 ans sur l'îlot paradisiaque perdu de l'atoll de Bikini, qui fait partie du groupe d'îles de la Micronésie dans l'Océan Pacifique. Après la seconde guerre mondiale, l'armée des États-Unis a pris contact avec les insulaires pour leur demander s'ils voulaient bien quitter temporairement leur île pour permettre aux États-Unis de démarrer des essais de bombes atomiques "pour le bien de l'humanité et pour mettre fin à toutes les guerres". Ayant subi auparavant l'occupation des japonais pendant les deux guerres mondiales, la passive communauté non-combattive, céda facilement en faisant confiance aux dires de leurs derniers visiteurs.


mercredi 19 août 2015

Des tomates suspendues qui poussent la tête en bas

Une autre rubrique jardinage. 



Les lecteurs du blog qui habitent dans l'hémisphère sud vont pouvoir, s'ils le veulent, expérimenter bientôt cette technique originale. Pour les autres, il faudra attendre le printemps 2016.

Une manière d'installer les plants de tomates la tête en bas qui permet d'en avoir sur sa terrasse, son balcon ou tout endroit extérieur qui n'a pas de terre disponible et qui est bien orienté.

C'est peut être aussi l'occasion de faire une expérience nouvelle.

Vidéo publiée le 15 août par la chaîne de jardinage "Art le pouvoir des plantes"