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lundi 25 août 2014

Qui a réellement déclenché la première guerre mondiale ?


Les croix de bois, Champagne, décembre 1916

La 1ère boucherie guerre mondiale a démarré il y a tout juste un siècle, mais elle a commencé en réalité bien avant, par les manipulations d'une élite secrète. Et ce qui suit montre qu'aujourd'hui l'Histoire se répète.

En juillet 2013 est paru chez Amazon.com (LIEN) un livre révélant les causes réelles de la première guerre mondiale, démarrée officiellement il y a juste un siècle. Ce livre s'intitule Hidden History : The secret origins of the first World War (Les dessous de l'histoire : origines secrètes de la première guerre mondiale), écrit par Gerry Docherty et Jim Macgregor.

Je n'ai pas lu le livre, mais j'ai traduit la brève analyse qu'en fait Amazon et trois des commentaires publiés sur le site.

Il est important de stopper la propagande de diabolisation-culpabilisation des Allemands, car elle sert directement d'allumette pour allumer le feu d'une nouvelle guerre en Europe et en Russie, afin de stopper l'évolution des consciences.

J'émaille cette traduction de photos trouvées sur "Vintage everyday". Les passages importants sont surlignés.

Merci pour l'aide précieuse de Brigitte, qui a revu ma traduction et ajouté 4 notes que vous trouverez en fin d'article.


Présentation du livre (paru sur Amazon.com) :

Hidden History est une révélation sans pareille sur les vrais responsables de la première guerre mondiale. Il dévoile comment les responsabilités des origines de la guerre ont été délibérément falsifiées, pour dissimuler la culpabilité d'une cabale secrète d'hommes très riches et puissants de Londres, responsable du crime le plus odieux perpétré sur l'humanité. Pendant dix ans, ces personnes ont tramé la destruction de l'Allemagne, première étape de leur plan pour prendre le contrôle du monde. L'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand ne fut pas le fait du hasard. Il a allumé une mèche soigneusement disposée le long d'une chaîne de commandement qui partait de la cabale londonienne et se déroulait vers Sarajevo, Belgrade et Saint-Pétersbourg.



Notre compréhension de ces événements a été fermement enserrée dans un tissu de mensonges et de duplicité minutieusement fabriqué par les vainqueurs de Versailles en 1919 et entretenu depuis par de complaisants historiens. La version officielle est entachée de graves lacunes, déformée par la masse de preuves qui a été détruite ou dissimulée au public.



Hidden History pose un défi attrayant. Les auteurs vous prient seulement d'examiner les preuves présentées...


Un 1er commentaire du livre

C'est la Grande-Bretagne et non l'Allemagne qui a démarré la Grande Guerre de 1914-1918 – 15 juillet 2014

Par Peter Hof – publié sur Amazon.com

Ça a commencé avec l'article 231. Il énonçait :

"Les Alliés et Gouvernements associés déclarent, et l'Allemagne  reconnaît, qu'elle et ses alliés sont responsables, pour les avoir causés, de toutes les pertes et de tous les dommages subis par les Gouvernements alliés et associés et leurs citoyens, en conséquence de la guerre, qui leur a été imposée par l'agression de l'Allemagne et de ses alliés"

Mais la divulgation et la publication après 1918 de documents diplomatiques officiels – initiée par l'Autriche et l'Allemagne – a entraîné la sortie de deux livres qui ont fait œuvre de pionniers, écrits par des historiens américains révisionnistes, Barnes et Fay, qui ont expédié définitivement l'article 231 dans les poubelles de l'histoire et aucun historien respectable n'ose s'y référer aujourd'hui sauf avec mépris. Au cours des décennies suivantes, alors que la bataille de l'Histoire faisait rage, la question autour de la responsabilité de la guerre restait cantonnée dans un obscur no-man's-land entre la propagande alliée et la pression sans cesse croissante de la vérité historique. 


Les réservistes rejoignent leur quartier général, Paris, 1914







En octobre 1961, l'historien allemand Fritz Fischer lança un assaut de grande envergure contre les révisionnistes avec son livre "Les objectifs de l'Allemagne dans la première guerre mondiale" (le titre allemand est : "Griff nach der Weltmacht: Die Kriegszielpolitik des kaiserlichen Deutschland 1914-1918")[Note 1]. Fischer prétendait que l'Allemagne avait démarré la guerre pour acquérir une hégémonie européenne puis mondiale. Qualifié de "Thèse Fischer", il fit sensation en Allemagne et fut adopté avec enthousiasme par la foule des zélateurs de la culpabilité Allemande. Fischer fut bientôt réfuté par d'autres historiens allemands – notamment Gerhard Ritter – qui fit remarquer que l'Allemagne avait déjà une hégémonie en Europe, gagnée, non par les bottes, les balles et les cuirassés, mais par son industrie et le talent de son peuple. Ce qui était amplement mis en évidence par une montagne de statistiques économiques qui prouvait au-delà de tout doute qu'à l'été de 1914, l'Allemagne tenait à tous égards le premier rang parmi ses pairs. Pourquoi l'Allemagne risquerait-elle alors une guerre contre un opposant numériquement supérieur pour acquérir une hégémonie – ce qu'elle possédait déjà largement ? Mais la "thèse Fischer" était le seul choix restant et les historiens s'y raccrochèrent comme un homme qui se noie à sa bouée.

Les abominables tranchées



Néanmoins, les temps ont changé. En 1998, un historien d'Oxford, Niall Ferguson publia "The Pity of War" [La Pitié de la Guerre] avec des critiques élogieuses. La quatrième de couverture annonce :

"The Pity of War présente un argument simple et provocateur : l'atrocité humaine connue sous le nom de Grande Guerre a été entièrement de la responsabilité de l'Angleterre. Selon Niall Ferguson, l'Angleterre est entrée en guerre sur la base de suppositions naïves concernant les objectifs allemands, transformant par là un conflit continental en une guerre mondiale, qu'elle géra ensuite très mal, au point de rendre nécessaire l'implication américaine. Ce n'était pas la guerre qui était inévitable, affirme Ferguson, mais plutôt, les décisions erronées d'individus qui clameraient avoir été plus tard aux prises de forces impersonnelles".

Ce livre a été suivi de plusieurs autres identiques qui discutaient de la responsabilité de l'Allemagne dans la guerre. En 2011 arriva "The Russian Origins of the First World War" [Les origines russes de la première guerre mondiale] écrit par Sean McMeekin et en 2012, "The Sleepwalkers, How Europe Went to War in 1914" [Les Somnambules, comment l'Europe est entrée en guerre en 1914] par Christopher Clark. Ces livres contiennent des informations de valeur et ont la vertu par ailleurs de débusquer le bobard tenace d'un démarrage de la guerre par les Empires Centraux, mais il leur manque à certains égards le caractère définitif qui leur serait apporté par la publication de documents complémentaires.


Verdun bombardée, septembre 1916

Voici maintenant "Hidden History : The Secret Origins of the First World War" par Gerry Docherty et James Macgregor. C'est le tout premier livre qui traite de l'affaire franchement et sans complaisance : Ce fut la Grande-Bretagne – et non l'Allemagne et l'Autriche – qui a enclenché la Grande Guerre de 1914-1918.

Pourquoi la Grande-Bretagne a-t-elle fait une chose pareille ? Les dirigeants britanniques sentaient que l'Allemagne, vue son hégémonie économique et militaire croissante, pourrait bientôt être en position de défier l'hégémonie mondiale exercée par le puissant empire britannique. Britannia s'était habituée à régner sur les océans et à dicter ses lois, et l'idée que la destinée de l'Angleterre était d'instruire les "races inférieures" était courante dans l'Angleterre élisabéthaine et victorienne. Ainsi l'effrayante possibilité qu'une Allemagne arriviste pourrait mettre des bâtons dans les roues d'Albion devait être empêchée et le plus tôt serait le mieux.

Messieurs Docherty et Macgregor commencent en nous parlant du sombre jour fatidique de février 1891 : "Les trois fervents impérialistes britanniques qui se sont rencontrés ce jour-là, Cecil Rhodes, William Stead et Lord Esher, ont mis au point un plan pour l'organisation d'une société secrète qui prendrait le contrôle de la politique étrangère de Grande-Bretagne et plus tard par extension, de celle des États-Unis d'Amérique : une société secrète dont le but était de renouveler le lien anglo-saxon entre la Grande-Bretagne et les États-Unis, répandre tout ce qu'ils considéraient comme valable dans les traditions anglaises de la classe dirigeante, et étendre l'influence de l'empire britannique dans un monde dont ils contrôleraient la destinée". 


Correspondant de guerre


"L'élite secrète", nom choisi par les auteurs pour éviter la profusion des noms sous lesquels opérait le "groupe" – donna une précoce et convaincante démonstration de son pouvoir et de son influence en provoquant l'annexion de deux nations souveraines jusque-là indépendantes – le Transvaal et l'État Libre d'Orange – par l'empire britannique.

Le 8 février 1901, Édouard VII informa le représentant d'Allemagne, le baron Hermann von Eckardstein, que "pour un long moment il ne peut plus être question d'une Grande-Bretagne et d'une Allemagne travaillant ensemble dans quelque domaine imaginable que ce soit" (Massie, Dreadnought, p. 309). Là-dessus, le vaisseau de l'état britannique commença lentement à se diriger en direction de Paris et de Saint-Pétersbourg et à s'éloigner de Berlin. Par la suite, la politique étrangère britannique ne laissa que peu de doutes quant au but escompté. Il y eut d'abord l'Entente Cordiale de 1904 dans le sillage de la diplomatie du roi britannique.[Note 2] Puis une entente similaire avec la Russie en 1907. Cette dernière acheva la transformation de l'alliance franco-russe moribonde en une puissante Triple Entente et la presse austro-allemande commença à évoquer la sombre perspective d'un einkreisung (encerclement). De nouvelles objections allemandes prirent la forme de deux crises marocaines en 1905 et 1911 quand la diplomatie allemande tenta de diviser la Grande-Bretagne et la France. Mais le discours hostile de Lloyd George à Mansion House en 1911montra sans équivoque qu'il n'y avait pas de succès à attendre dans cette direction.

Lorsque la crise de juillet [Note 3] fit craindre une guerre et qu'une exposition franche de l'attitude britannique aurait préservé la paix, Sir Edward Grey cacha bien son jeu. Ayant déjà donné la promesse verbale d'une force expéditionnaire de 120.000 hommes à Poincaré et Sasanov en 1912, Grey laissa alors entendre à un Cambon inquiet que la concentration de la flotte britannique devrait dissiper ses doutes, tout en murmurant à l'oreille austro-allemande que l'Angleterre resterait neutre. Avec l'agilité d'un bonimenteur de foire, Grey encouragea subtilement chacun des deux camps à interpréter la position britannique selon ses propres préférences, poussant de la sorte les systèmes d'alliance opposés vers une trajectoire de collision. L'opposition du gouvernement et du public à une guerre en Angleterre faisait presque l'unanimité mais Sir Edward avait un autre atout dans sa manche. Il savait que le plan de campagne allemand nécessitait une offensive-éclair sur la France pénétrant par la Belgique. Ce qui lui permit d'utiliser le traité de 1839 [Note 4] pour circonvenir l'opposition et envoyer des Tommy Atkins[nom désignant les soldats de la 1ère guerre, NdT] se mettre en rang devant les bureaux de recrutement.

Une femme "receveur" de tramway, 1916


Mais la Grande-Bretagne était-elle dans son tort ou fut-elle vraiment la seule à agir ainsi ? Après tout, il y a deux mille ans, les romains ont pris une décision analogue dont le résultat fut les guerres puniques et la disparition de Carthage de la carte du monde. D'autres empires ont pris des décisions similaires pour des raisons similaires. Mais nous choisissons cependant de juger la Grande-Bretagne, le fait subsiste que ce fut elle – et non l'Allemagne – qui fut responsable de la Grande Guerre et cela est présenté avec force  dans ce livre éclairant, le premier du genre – hautement recommandé et indispensable à toute personne étudiant la première guerre mondiale. En résumé, on peut dire que c'est le roi Édouard VII qui prit conscience de la lance moribonde de l'alliance franco-russe. Sir Edward Grey la soupesa, la polit et l'aiguisa, et se servit de la crise de Sarajevo pour la lancer avec force sur l'Allemagne. Le reste, comme on dit, fait partie de l'histoire.


2ème commentaire du livre

Livre très important pour notre époque – À LIRE ABSOLUMENT – 27 juin 2014
Par Edward Tsai - Publié sur Amazon.com

Voici un récit très agréable à lire et bien rédigé sur "l'élite secrète" qui a guidé la Grande-Bretagne sur le chemin de la guerre au début du 20ème siècle, d'abord avec la guerre des Boers pour leur voler leur or et ensuite encercler et inciter l'Allemagne à une guerre ruineuse pour détruire la morgue britannique et sa première rivale. En plus d'être de la grande histoire, ce livre reflète la farce actuelle contemporaine de l'hypocrisie mensongère des gouvernements, où on applaudit les intentions pacifiques proclamées haut et fort, mais où des guerres impérialistes mûrement réfléchies sont planifiées et exécutées. De plus, on voit que l'usage de "propagande sous couvert de nouvelles", "d'opposition contrôlée" et d'attaques "sous fausse bannière" existent depuis longtemps, une habitude vieille de plusieurs siècles des gouvernements soi-disant "démocratiques", où on fait croire que le mal est le bien et où le bien est calomnié. Ce livre ressemble à une étude de cas très bien documenté sur ce phénomène. Il en nomme précisément les principaux acteurs. Sa rigueur évite toute spéculation hasardeuse.

Soldats blessés, Reims


Il démontre exactement comment fonctionne réellement un complot à ce niveau de pouvoir et d'influence, comment il place dans les deux camps opposés ses membres privilégiés et loyaux à des postes-clé du gouvernement, comment il manipule l'opinion publique par l'intermédiaire de la presse, organise des arrangements secrets avec des agents de l'étranger sans en référer aux officiels légitimes élus par le peuple.

Si je dis que JFK et RFK [Robert F. Kennedy, son frère] ont été assassinés dans un complot venant de l'intérieur, que le 11 septembre a été commis par un complot venant de l'intérieur et que toutes les guerres et révolutions au Moyen-Orient et aujourd'hui en Ukraine sont planifiés par des complots venant de l'intérieur, la grande majorité de mes compatriotes américains va me tourner en dérision, mais encore une fois l'américain moyen ne connaît pas l'histoire et même ceux qui sont très instruits refusent de manifester une quelconque curiosité qui pourrait leur faire toucher du doigt des vérités déplaisantes. Si vous êtes ce genre de personne, je ne recommande pas ce livre, car il serait bien trop choquant. Pour les rares qui souhaitent comprendre réellement ce qui se passe autour d'eux et saisir pourquoi ce qui se dit dans les couloirs des gouvernements ne correspond jamais à la réalité, ce livre est essentiel.


3ème commentaire du livre

La nature humaine à son plus ignoble – 10 juin 2014

Par Wolf Wazalis - Publié sur Amazon.com

Juste commencé ce livre ; "rien de nouveau sous le soleil" ; comme c'est vrai. La race humaine n'est-elle qu'une espèce maudite sur une planète maudite qui ne mettra au monde que des monstres et des égocentriques pour l'éternité en attendant que le Soleil agonise en mettant définitivement un terme aux abus et à l'inhumanité ?


_____________________

Note 1 :
« S’emparer du pouvoir mondial : la politique des buts de guerre de l’Allemagne impériale ». Voir : http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/articlerbph_0035-0818_1963_num_41_1_2459_t1_0190_0000_2


Note 2  :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Entente_cordiale Le Royaume-Uni et la France signèrent le 8 avril 1904 une série d'accords bilatéraux que l'on désigne généralement sous le nom d'« Entente cordiale ». Ils y résolvaient plusieurs différends coloniaux plus ou moins anciens. Ainsi, outre la question ancienne des droits de pêche français au large de Terre-Neuve, objet du premier protocole, Royaume-Uni et France reconnaissaient par le second protocole la légitimité de la domination de la première sur l'Égypte, du protectorat (l'expression diplomatique de « droit de police » revient à reconnaître de fait le protectorat) de la seconde sur le Maroc. Enfin, le troisième protocole définissait les sphères d'influences respectives des deux nations au Siam, entérinait la souveraineté française à Madagascar et établissait les Nouvelles-Hébrides en condominium franco-britannique. L'année suivante, l'attitude compréhensive du Royaume-Uni envers la position française au Maroc aida à la France à imposer à l'Allemagne le statu quo dans le royaume chérifien (conférence d'Algésiras). Le Royaume-Uni et la Russie signèrent un accord similaire le 31 août 1907, délimitant leurs sphères d'intérêts respectives en Perse et en Afghanistan. Les deux accords, cumulés à l'alliance franco-russe de janvier 1892, constituèrent la « Triple-Entente ».

Note 3
La tension est vive entre les états européens. Le Maroc est un des enjeux majeurs de ce début de XXième siècle. C'est en effet un des derniers pays non colonisés d'Afrique. Il attire la convoitise de l'Espagne, mais surtout de la France, qui administre sa voisine l'Algérie depuis 1830, et de l'Allemagne, dont l'empereur Guillaume II estime avoir un retard à rattraper en matière de colonies. En mars 1911, le sultan Moulay ab-Hafid, menacé par une révolte, demande à la France de lui prêter main forte. Au mois de mai, les troupes françaises occupent Rabat, Fès et Meknès. Ceci fait réagir très vivement l'Allemagne, qui est inquiète pour ses prétentions sur le Maroc et considère en outre que cette occupation viole les accords internationaux d'Algésiras qui avaient été durement négociés en 1906. Elle dépêche alors, à partir du 1er juillet 1911, des bateaux qui se relaient dans la baie d'Agadir. C'est le sujet d'une grave crise entre la France et l'Allemagne, qui sont au bord du conflit armé.
En France, justement, le gouvernement vient de changer. C'est Joseph Caillaux qui est le président du conseil depuis le 27 juin. Désireux d'éviter une guerre, il préfère négocier avec l'Allemagne la liberté de manoeuvre de la France au Maroc contre la cession à l'Allemagne de territoires français en Afrique centrale.

Note 4 :
http://www.herodote.net/31_mars_1905_1er_juillet_1911-evenement-19050331.php Ce traité d'apaisement est ressenti de part et d'autre comme une lâche concession à l'ennemi et Joseph Caillaux doit céder le pouvoir le 11 janvier suivant à Raymond Poincaré.

19 commentaires:

  1. La guerre franco-allemande, parfois appelée guerre franco-prussienne ou guerre de 1870, opposa du 19 juillet 1870 au 29 janvier 1871, la France et les États allemands coalisés sous l’égide de la Prusse.

    Elle se solda par la défaite française et la victoire éclatante des États allemands qui s’unirent en un Empire allemand, proclamé au château de Versailles, le 18 janvier 1871. La victoire allemande entraîna l’annexion par le Reich de l’Alsace-Moselle et l’affirmation de la puissance allemande en Europe au détriment de l’Autriche-Hongrie et de la France.

    Cette guerre et la perte de l'Alsace-Moselle engendrèrent pour longtemps en France un sentiment de frustration qui contribua à l'échec du pacifisme, et plus tard, à l'entrée du pays dans la Première Guerre mondiale.

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    1. C'est hors sujet, on parle ici du responsable de la guerre. Pas besoin de citer Wikipédia...

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  2. L'important, si j'ai bien compris (pas sur !) c'est que la "perfide Albion" du moins ses dirigeants, craignant pour leur mainmise sur le monde, que la technologie Germanique était en train de surpasser (et de loin), ont enclenché discrètement une succession d'évènements "fortuits" (sic) pour détruire l'empire Germanique en lui mettant sur le dos des (fausses) vérités !
    Objectifs repris en 1939 pour les même raisons ?
    Et aujourd'hui ?

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  3. bonjour puis-je avoir le libellé exact du livre dont vous parler ou éventuellement le lien où le trouver??
    Super article merci.

    Livre très important pour notre époque – À LIRE ABSOLUMENT – 27 juin 2014
    Par Edward Tsai - Publié sur Amazon.com

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    1. Bonjour Noisybats,
      Le titre du livre figure dans mon introduction, mais je pense qu'il n'a pas encore été traduit de l'anglais (il date de l'année dernière). Il est publié chez Amazon.com.
      Le LIEN vers Amazon figure aussi dans mon introduction.

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  4. PARTIE 1 - "Objectifs repris en 1939 pour les même raisons ?
    Et aujourd'hui ?"

    Oui LULUBERLU, le but de l'empire maritime (anglo-américain sioniste) a toujours été, pour préserver son hégémonie mondiale, de détruire l'Allemagne, qui aurait été autrement la première puissance mondiale. Et accessoirement de détruire la France : en prendre un pour taper sur l'autre, et rendre chaque pays exangue.
    Car c’est toujours la destruction de l'Europe continentale et l'holocauste de sa jeunesse qui sont au programme de cette mafia internationale. D’où leur création de la fausse « Union Européenne » qui permet à la mafia de gouverner l’Europe contre ses peuples grâce à une équipe non élue.
    L’Europe continentale serait capable d’imposer la paix à l’empire anglo-américain, en alliance avec la Russie.

    Ce qui est remarquable, c'est de voir comme le scénario se répète si le peuple n'y met pas un terme : avant la première guerre, le président Caillaux, qui avait négocié intelligemment avec l'Allemagne dans l'intérêt de la France pour préserver l'équilibre des forces et éviter la guerre, a été viré grâce à la propagande de diffamation habituelle. Pourquoi ? Désobéissance aux fauteurs de guerre :
    "Ce traité d'apaisement est ressenti de part et d'autre comme une lâche concession à l'ennemi et Joseph Caillaux doit céder le pouvoir le 11 janvier suivant à Raymond Poincaré."

    Aujourd'hui la campagne de diffamation est dirigée contre celui qui propose la paix à l'Europe continentale : Vladimir Poutine. Elle est organisée par les mêmes.

    En 39, cette mafia internationale avait armé Hitler jusqu’aux dents pour qu'il détruise l'Europe continentale en même temps que son propre pays : cette nouvelle destruction permettait à l'économie US de sortir de la crise, de faire un bond en avant technologique et financier, et de prendre le contrôle des pays "libérés" de l'Europe de l’ouest, après avoir laissé le peuple russe payer de son sang la libération de toute l’Europe.
    Voyez aussi la vidéo de Benjamin Freedman, discours de 1961, que j'ai postée dans le sujet "histoire de la Palestine".

    À ce jour, tous les pays d'Europe continentale à l’exception de la France sont occupés par des bases militaires américaines, dont ils paient environ la moitié des frais pharaoniques, et paieront ensuite aussi le tribut en vies humaines lorsque viendra le temps de la riposte. L’empire anglo-américain sioniste a toujours su préserver son territoire des dégâts des guerres qu’il a provoquées sur le sol des autres.

    L'Allemagne est un pays occupé depuis 1945, et l'Italie est truffée de bases militaires américaines aussi. D'où l’impossibilité de tout gouvernement libre.
    Une nouvelle base nucléaire sera terminée dans deux ans (extension de la base de Vincenza près de Venise), pour servir de porte avions dans la guerre pour l'Afrique que l’empire met en place ouvertement depuis 2011.

    Il faut avoir vécu dans un pays sous occupation américaine pour se rendre compte que les conséquences pénètrent tous les aspects de la vie de ses habitants. Au premier rang pour les Allemands à partir de 1945, a été déployé le programme de « RÉÉDUCATION ».

    Ce système de programmation mentale de masse a permis à l’empire anglo-américain sioniste de fabriquer un nouveau modèle d’Allemands : coupables, honteux de leur race, pratiquant l’auto-censure, capitalistes, s’autorisant à chercher la prospérité matérielle avant tout, toute pensée politique ou philosophique saine leur étant désormais déniée. Avec la pornographie étalée partout, sur le modèle américain.
    Un auteur parle d’« ethnomasochisme ». Ce phénomène rappelle les Français qui s'auto-flagellent ou s'agressent mutuellement en constatant leur impuissance politique sans en identifier la source.

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  5. PARTIE 2

    Cette programmation mentale a généré chez les Allemands à la fois une hébétude devant l’escalade actuelle vers une nouvelle guerre, et une immense colère rentrée à cause du sentiment d’impuissance. Autant d'étincelles qui devaient servir à allumer une troisième guerre de destruction de l'Europe continentale par ceux qui la souhaitent si ardemment. Mais le peuple allemand dans sa majorité veut la paix.

    La « construction de l’Europe », cette imposture, a été taillée sur mesure pour favoriser l’Allemagne, cette base américaine.
    Favoriser l’Allemagne en apparence. L’euro ne bénéficie qu’à l’Allemagne, il accroit l’écart entre elle et les pays du sud et la France. Il accroit donc l’antagonisme entre les autres peuples d’Europe et le peuple Allemand, qui en réalité ne bénéficie en rien des richesses volées aux pays du sud. Le peuple allemand appauvri, en dénatalité aiguë, est humilié et contrôlé à outrance par ses gérants locaux, sans protection sociale décente, et vit dans une angoisse constante du chômage.
    Cette dégradation des conditions de vie est la version allemande de la préparation à la guerre civile, et nous avons en France l’importation délibérée du conflit israélo-palestinien retoqué occident-Islam dans le même but.

    Favoriser l’Allemagne au plan économique n’était pas gratuit. Le plan avait d’autres bonnes raisons que de générer des conflits entre Europe méditerranéenne et germanique. Le rôle que l’Allemagne devait jouer sur l’échiquier de l’empire anglo-américain sioniste a été clairement défini par Brzezinski.

    (à suivre)

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  6. PARTIE 3

    Depuis 1945, comme avant 1939, L’Allemagne a été une nouvelle fois choisie comme pièce maîtresse en Europe du plan hégémonique de l’impérialisme anglo-américain pour fabriquer une troisième guerre européenne (mondialisable) CONTRE LA RUSSIE, tout en DÉTRUISANT pas à pas L’EUROPE CONTINENTALE par une guerre économique implacable.
    Mais en 2014, la situation de l’empire anglo-américain est mille fois plus critique qu’en 1939, ainsi sa nécessité de créer une nouvelle guerre européenne « mondiale » est encore plus puissante.

    L’Allemagne a été le pays « élu » pour répandre le poison de l’empire anglo-américain en Europe. Sur le plan économique :

    • étendre l’Union Européenne à marche forcée vers l’Est, en servant de vitrine « riche » pour appâter les pays pauvres de l’Est de l’Europe qui étaient jusque là dans la sphère d’influence de la Russie,…
    • au détriment des autres pays européens (France, etc.) qui versent à ces petits pays des subventions et dont les salariés se retrouvent concurrencés par une main-d’œuvre à bas coût,…
    • et qui ont vu leur maigre pouvoir de décision, que leur donnait leur vote au sein des institutions de l’UE, complètement dilué par l’arrivée de ces pays, utilisant leurs votes dans le sens demandé par l’Allemagne, c’est à dire l’empire anglo-américain,
    • mais pour le profit toujours croissant de l’oligarchie allemande qui en retire les bénéfices immédiats, et pour l’ego toujours enflant des dirigeants politiques allemands qui ont piégé leur peuple dans cette illusion de grandeur (précédant toujours la chute).

    Cette incroyable mission d'expansion vers l’Est a pu être vendue aux dirigeants allemands grâce à un conditionnement massif qui a imprimé aux Allemands l’image de leur culpabilité totale dans les guerres mondiales précédentes. Leurs maîtres impériaux leur ont dit : « en oeuvrant à ce grand rapprochement pacifique des peuples d’Europe par le moyen de l’économie (prédatrice, mortifère), vous réussirez à effacer de l’Histoire toutes les destructions militaires passées que vous avez infligées à ces peuples ».
    En réalité, aux yeux de ses maîtres impériaux, l’Allemagne n’est qu’un « produit d’appel » et une « tête de pont » stratégiquement située pour leurs besoins d’hégémonie mondiale, selon les propres mots de Brzezinski.

    Sur le plan militaire :

    • Étendre l’OTAN, machine de guerre au service exclusif de l’impérialisme anglo-américain, aux pays de l’ancienne sphère d’influence de la Russie soviétique,
    • Faciliter l’installation de bases militaires américaines dans ces pays de l’Est, et l’installation d’armes dirigées contre la Russie tout le long des frontières Russes, et qui serviraient de boucliers humains aux Allemands en cas de riposte russe. L’incroyable dispositif anti-russe a pu être vendu aux dirigeants allemands grâce à un conditionnement massif depuis 1945 contre les risques « expansionnistes » russes.
    • Subventionner l’état militariste d’Israël (voir chapitre ultérieur), principal fournisseur au monde en techniques de guerre contre les populations civiles des états.
    • Permettre la chaos en Europe nécessaire à l’instauration d’une dictature mondiale de la « race supérieure » anglo-américaine.

    (à suivre)

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  7. PARTIE 4 - LE RÔLE ASSIGNÉ À L’ALLEMAGNE PAR BRZEZINSKI DANS LE NOUVEL ORDRE MONDIAL
    http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=4172

    «La guerre froide terminée, l’Alliance gagne en importance. Par le passé, elle protégeait l’Allemagne fédérale d’une menace extérieure pressante et constituait une condition préalable indispensable à une éventuelle réunification du pays. Celle-ci réalisée, après la disparition de l’Union soviétique, L’ALLEMAGNE PEUT, GRÂCE AU PARAPLUIE AMÉRICAIN, ASSUMER SON LEADERSHIP EN EUROPE CENTRALE sans pour autant inquiéter ses voisins. Il s’agit d’un certificat de bonne conduite, mais bien plus encore, d’un ‹PRODUIT D’APPEL› en entretenant des relations étroites avec la puissante Allemagne, ses voisins bénéficient de la protection rapprochée des Etats-Unis. Ce dispositif a FACILITÉ POUR L’ALLEMAGNE la définition et l’affirmation de ses priorités géopolitiques. […]

    Sur la carte européenne, cette aire oblongue […] s’étend, à l’est, au-delà des Etats post-communistes d’Europe centrale, pour inclure les pays baltes, l’UKRAINE et la Biélorussie, ET PÉNÉTRER JUSQU’EN RUSSIE [cf. carte ci-contre]. Par bien des aspects, cette zone recoupe la sphère d’influence de la culture allemande, façonnée dès l’époque pré-nationaliste par les colonies germanophones, urbaines ou agricoles, en Europe centrale et sur les rivages de la Baltique. […]

    L’ENGAGEMENT DE BONN, EN FAVEUR DE L’ÉLARGISSEMENT DES PRINCIPALES INSTITUTIONS EUROPÉENNES, a beaucoup joué, en particulier auprès des PETITS ETATS, QUI ONT LE PLUS À Y GAGNER. En prenant cette responsabilité, l’Allemagne assume une véritable MISSION historique, qui s’éloigne des perspectives dont l’Ouest du continent est familier. […]
    […] son ministre de la Défense a été parmi les premiers à suggérer que le cinquantième anniversaire de la fondation de l’OTAN (1999) constituait un symbole approprié pour une extension du Traité vers l’Est. […]

    Si, en dépit des efforts qu’ils ont investis, l’élargissement de l’OTAN ne se réalisait pas, leur échec aurait des conséquences désastreuses. Il remettrait en cause LEUR SUPRÉMATIE, paralyserait L’EXPANSION DE L’EUROPE, démoraliserait l’Europe centrale et pourrait rallumer les aspirations géopolitiques, aujourd’hui dormantes de la Russie. […]

    En conséquence, L’OBJECTIF GÉOSTRATÉGIQUE CENTRAL DE L’AMÉRIQUE EN EUROPE peut se résumer très simplement: il vise à CONSOLIDER, grâce à un partenariat transatlantique plus équilibré, SA TÊTE DE PONT SUR LE CONTINENT EURASIEN. Ainsi, l’Europe élargie pourra servir de tremplin pour INSTAURER EN EURASIE UN ORDRE INTERNATIONAL fondé sur la démocratie et la coopération.»

    Extraits de Zbigniew Brzezinski: LE GRAND ÉCHIQUIER. L’Amérique et le reste du monde. Bayard 1997. Pages 100 sqq.

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  8. PARTIE 5 - LES DEUX MÂCHOIRES DE LA TENAILLE

    On a lu sous la plume de Brzezinski que la mission assignée par l’empire à l’Allemagne est d’annexer la Russie à l’empire, par le moyen de la subversion.
    Les Russes en sont conscients et le conseiller de Vladimir Poutine, Sergei Glazyev, qualifie ouvertement d’EUROFASCISME les assauts de l’UE contre les intérêts Russes, en précisant que cette UE n’est qu’une une marionnette des USA.

    Nul doute que si les politiciens allemands, dans leur zèle à se soumettre à l’empire, allaient jusqu’à entraîner les autres pays européens dans une guerre contre la Russie, et que l’affaire tournait mal comme la fois précédente, le peuple allemand en serait à nouveau jugé seul coupable. Mais déjà, ils seront tenus pour coupables de la ruine économique du reste de l'Europe, cette guerre en cours de parachèvement pour le compte de l'empire.

    Nous connaissons l'une des mâchoires de la tenaille impériale qui enserre l’Allemagne, alors que ce pays nous est présenté par la propagande comme « fort » et « dominateur » sur le reste de l’Europe, comme celui qui exercerait le véritable pouvoir sur les pays de l’UE.

    Ce n’est pas tout. L’autre mâchoire de l’empire anglo-américan sioniste qui enserre l’Allemagne est l’état d’ISRAËL.
    Le poison de la culpabilité de guerre n’a pas intoxiqué l’Allemagne que psychiquement, ni seulement à l’intérieur de ses frontières, il l’a aussi intoxiquée poltiquement et économiquement. Un article du Jérusalem Post donne un aperçu de la situation :

    CITATION :
    CRISPATION DE L'ALLIÉ ALLEMAND
    Jerusalem Post 03/25/2014
    www.jpost.com/Edition-française/.../Crispation-de-lallié-allemand-34644...

    Berlin prend fait et cause pour les Palestiniens. Au point de s’éloigner de Jérusalem ?

    Quarante-neuf ans après l’établissement de relations diplomatiques, les liens entre Israël et l’Allemagne sont encore largement teintés d’ambivalence.
    L’ALLEMAGNE EST SANS DOUTE LE MEILLEUR AMI D’ISRAËL EN EUROPE. Mais l’ombre de la Shoah continue de peser dans la mémoire collective.
    Et bien que LES DIRIGEANTS ALLEMANDS SOIENT TOUJOURS MOTIVÉS PAR LA RECONNAISSANCE DE LA DETTE HISTORIQUE DE L’ALLEMAGNE ENVERS LE PEUPLE JUIF, ils se sentent mal à l’aise vis-à-vis d’Israël, la puissance occupante.

    Selon la chancelière Angela Merkel, « ASSURER LA SÉCURITÉ D’ISRAËL » FAIT PARTIE INTÉGRANTE DE LA NOUVELLE RAISON D’ÊTRE DE L’ALLEMAGNE. Mais pas au prix du maintien de ce que beaucoup de dirigeants allemands considèrent comme une occupation injuste.
    Le fait est que même si l’engagement de l’Allemagne pour la sécurité et le bien-être futur d’Israël n’est pas en doute, la bonne santé des liens privilégiés entre les deux pays dépend avant tout d’une solution à deux Etats avec les Palestiniens. Ou, du moins, d’un effort SINCÈRE de la part d’Israël pour y parvenir.

    En d’autres termes, si l’effort de médiation américain actuel venait à échouer – surtout SI LA FAUTE EST MISE SUR LE DOS DE L’ÉTAT HÉBREU – cela pourrait jeter un froid sur les relations avec Berlin.
    ET À PLUS LONG TERME, AVEC LA MONTÉE AU POUVOIR D’UNE JEUNE GÉNÉRATION D’ALLEMANDS MOINS MARQUÉS PAR LA CULPABILITÉ DE LA SHOAH, COMPROMETTRE LES RAPPORTS PARTICULIERS INTER-ÉTATS. CELA RISQUE D’AVOIR DE GRAVES RÉPERCUSSIONS. CAR SI ISRAËL DEVAIT « PERDRE » LE SOUTIEN DE L’ALLEMAGNE, IL PERDRAIT ÉGALEMENT À COUP SÛR CELUI D’UNE GRANDE PARTIE DU RESTE DE L’EUROPE.

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  9. PARTIE 6 - Suite de l'article Jerusalem Post "Crispation de l'allié Allemand"

    La pomme de discorde

    La SESSION CONJOINTE DES CABINETS ISRAÉLIEN ET ALLEMAND À JÉRUSALEM, fin février, a mis en avant toute l’ambivalence allemande. Le fait même qu’elle ait eu lieu a évidemment valeur de symbole. Mais cela a été aussi l’occasion, avant et pendant, d’exprimer ouvertement le malaise allemand face à la politique palestinienne de l’Etat juif.

    A plusieurs reprises, la délégation allemande a souligné la nécessité pour Israël d’intensifier ses efforts pour parvenir à la paix. Angela Merkel a fait valoir que pour assurer l’avenir de l’Etat hébreu, qui demeure l’objectif de l’Allemagne, il faut avancer SINCÈREMENT vers une solution à deux Etats.

    Dans un éditorial publié dans le quotidien israélien Yediot Ahronot, son ministre des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier écrit qu’Israël doit prendre « des décisions difficiles mais nécessaires pour la paix ».
    A Madrid, la veille de la réunion de cabinet conjointe, il a mis le doigt sur la principale pomme de discorde : les constructions israéliennes ininterrompues dans les IMPLANTATIONS au-delà la Ligne verte. Et les a fustigées comme « des éléments perturbateurs » qui remettent en cause les efforts de paix.

    Ces constructions agacent particulièrement l’Allemagne, comme tous les pays de l’UE, pour plusieurs raisons. Il s’agit, selon eux, d’une violation manifeste du droit international, qui nourrit L’OCCUPATION continue et, pire encore, suggère la MAUVAISE FOI de l’Etat hébreu dans sa position de négociations vis-à-vis des Palestiniens. Cette situation est au cœur de la dualité qui jette une ombre sur L’ENGAGEMENT TOTAL DE L’ALLEMAGNE POUR LE BIEN-ÊTRE D’ISRAËL et renforce sa ferme opposition à l’occupation.

    Cette dualité se retrouve, entre autres, dans l’approche allemande des appels au BOYCOTT CONTRE ISRAËL. Si les Allemands rejettent avec force toute forme de boycott contre l’Etat juif proprement dit, ils se montrent en revanche favorables à l’étiquetage des produits en provenance des implantations. Cela constitue un message clair pour marquer leur opposition à l’occupation. Pour la même raison, en mai 2011, la Deutsche Bahn, la compagnie ferroviaire nationale allemande, s’est retirée d’un projet de train à grande vitesse vers Jérusalem, car une partie de la ligne projetée devait traverser une toute petite partie des TERRITOIRES DISPUTÉS.

    Des relations tendues

    Les Allemands hésitent également, tout en essayant de trouver un équilibre entre le soutien traditionnel d’Israël et les efforts pour créer les conditions d’une solution à deux Etats.
    EN OCTOBRE 2011, L’ALLEMAGNE EST L’UN DES 14 PAYS À VOTER CONTRE L’ADHÉSION PALESTINIENNE À L’UNESCO.

    Mais un an plus tard, en novembre 2012, en dépit des EFFORTS ISRAÉLIENS POUR LA POUSSER À PRENDRE LA TÊTE DU BLOC EUROPÉEN CONTRE LA RECONNAISSANCE IMPLICITE D’UN ETAT PALESTINIEN À L’ONU, L’ALLEMAGNE S’ABSTIENT simplement lors du vote de l’Assemblée générale des Nations unies accordant à la Palestine le statut d’observateur non membre.

    A cela s’ajoute la relation tendue entre la chancelière allemande et le Premier ministre Binyamin Netanyahou, qui ne fait que renforcer le différend entre les deux pays.
    Au cours des dernières années, plusieurs échanges ont été fortement teintés de colère. Netanyahou estime que l’Allemagne est trop tendre envers l’Iran. Merkel se plaint que NETANYAHOU N’EST PAS HONNÊTE avec elle sur la question des constructions dans les implantations. Et elle questionne son engagement réel à vouloir faire la paix avec les Palestiniens.

    Au-delà de l’acrimonie entre les deux dirigeants, il existe des différences profondes de sensibilité entre les deux peuples. Tous les deux ont une attitude ferme et inébranlable de « plus jamais ça » vis-à-vis de la Shoah.

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  10. PARTIE 7 - Suite de l'article Jerusalem Post "Crispation de l'allié Allemand"

    Mais pour LES ALLEMANDS QUI ONT PERPÉTRÉ LES CRIMES QUE L’ON SAIT, les horreurs de la guerre doivent être évitées à tout prix, et les différends entre les Etats résolus par la diplomatie.
    Telles sont les leçons à tirer de l’Holocauste et de la Seconde Guerre mondiale. Ce point de vue pacifiste est renforcé par l’Europe tranquille d’après-guerre qu’ils ont contribué à créer.

    POUR LES ISRAÉLIENS, qui ont vu les Juifs sans défense victimes de leurs bourreaux, la leçon de la Shoah est TOUT LE CONTRAIRE : ils doivent être en mesure d’utiliser la force pour se protéger, et ne peuvent pas compter sur les autres ou faire confiance à la seule diplomatie. Cette tendance est renforcée par les menaces mêmes à l’existence de leur pays, auxquelles ils sont confrontés et continuent à faire face dans un Moyen-Orient instable et hostile.
    Cette différence de perception fondamentale affecte clairement l’opinion publique et les évaluations globales de part et d’autre.

    Cela conduit parfois à une CRITIQUE SÉVÈRE ET INJUSTE D’ISRAËL EN ALLEMAGNE. Ainsi le tristement célèbre poème du romancier allemand Günter Grass, il y a deux ans, intitulé « Ce qui doit être dit ». Il présente la puissance israélienne comme la plus grande menace pour la paix mondiale. Il avance en cela deux points principaux : malgré l’Holocauste, les Allemands doivent pouvoir être libres de critiquer Israël objectivement. En outre, une confrontation nucléaire entre Israël et l’Iran pourrait provoquer une conflagration mondiale.

    Si de nombreux Allemands ont accablé Grass de reproches, allant jusqu’à l’accuser d’utiliser un langage frôlant l’antisémitisme, les sondages ont montré que la plupart étaient d’accord avec l’auteur, alors âgé de 84 ans. La plupart des semonces adressées à Israël, cependant, en particulier émanant des dirigeants politiques, ont trait à l’occupation et à la façon dont Israël traite les Palestiniens.

    Après une visite à Hébron, en mars 2012, SIGMAR GABRIEL, le chef des sociaux-démocrates (SPD), décrit la situation dans la ville divisée comme « UN RÉGIME D’APARTHEID QUE RIEN NE SAURAIT JUSTIFIER ». Cette déclaration à l’emporte-pièce lui a valu une avalanche de critiques dans son pays. Le secrétaire général Chrétien-démocrate (CDU) Hermann Grohe a appelé cela un « blackout verbal ».

    Gabriel a rétorqué qu’il ne parlait que de Hébron et n’a certainement pas voulu comparer Israël à l’Afrique du Sud. MAIS, BIEN QUE REGRETTANT L’UTILISATION TROMPEUSE DU MOT APARTHEID, IL NE S’EST PAS RÉTRACTÉ SUR L’ESSENTIEL DE SA CRITIQUE. « Je pense que la politique actuelle de colonisation d’Israël est une erreur et je considère les conditions qui règnent à Hébron tout à fait indignes », a-t-il insisté.
    « Voiler nos critiques derrière un langage diplomatique fleuri ne nous rendra pas service. Pas plus qu’à nos amis israéliens. » Gabriel, qui s’est rendu en Israël plus d’une vingtaine de fois, se considère comme un ami de l’Etat hébreu.

    Sa critique, plus acerbe que LA RETENUE DISCRÈTE DE MISE, reflète néanmoins le consensus en vigueur dans les cercles dirigeants allemands. Et de manière significative, car Gabriel, 54 ans, le leader du SPD et actuel ministre de l’économie, pourrait bien être le prochain chancelier allemand.

    Le cas le plus récent d’un AFFRONTEMENT PUBLIC GERMANO-ISRAÉLIEN SUR LA QUESTION PALESTINIENNE a eu lieu à la Knesset au début février. Martin Schulz, le président allemand du Parlement européen a soulevé la question des ressources en eau disproportionnées et plusieurs députés de HaBayit HaYehoudi ont bruyamment quitté l’hémicycle, en lançant des allusions à la Shoah.
    C’est en effet avec les positions de la droite israélienne que l’Allemagne pacifiste et libérale d’après-guerre se trouve le plus en décalage. Leur rhétorique ultranationaliste et leurs initiatives législatives anti-arabes, en particulier, vont à l’encontre de la NOTION OCCIDENTALE D’ÉGALITÉ DES DROITS.

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  11. PARTIE 8 - Suite de l'article Jerusalem Post "Crispation de l'allié Allemand"

    Pour quelques dollars de plus

    Il faut néanmoins mettre les choses en perspective. Les critiques allemandes, d’où qu’elles émanent et quel qu’en soit l’objet, sont, malgré tout, largement compensées par LA CONTRIBUTION PERMANENTE DE LA RÉPUBLIQUE FÉDÉRALE À LA SÉCURITÉ ET À L’ÉCONOMIE D’ISRAËL.

    Le plus probant, AU COURS DES DEUX DERNIÈRES DÉCENNIES, est sans doute la LIVRAISON À L’ÉTAT HÉBREU DE CINQ SOUS-MARINS DOLPHIN, CENSÉS ÊTRE ÉQUIPÉS DE LANCE-MISSILES DE CROISIÈRE À TÊTE NUCLÉAIRE. Si cela s’avère être le cas, Israël se voit ainsi doté d’une capacité de seconde frappe offshore, un atout des plus précieux quant à sa force de dissuasion nucléaire. La livraison d’un sixième sous-marin encore plus sophistiqué est attendue en 2017. Le coût total des six vaisseaux est estimé à environ 4 MILLIARDS DE DOLLARS, DONT PLUS D’UN TIERS SUBVENTIONNÉ PAR L’ALLEMAGNE.

    Les deux pays ont également mis au point conjointement un système d’alerte nucléaire. Surnommé « Projet Bluebird », il est conçu pour détecter une ogive à tête nucléaire au milieu d’un groupe de leurres. LES DEUX PAYS PARTAGENT LES RENSEIGNEMENTS MILITAIRES, et le BND – l’équivalent allemand de la CIA ou du Mossad – a joué un rôle déterminant dans la libération des agents et des soldats israéliens prisonniers dans les pays arabes ou détenus par des organisations terroristes arabes.

    Plus récemment, c’est l’agent arabophone du BND, Gerhard Conrad, qui a aidé à négocier le retour des corps des soldats israéliens Eldad Regev et Ehoud Goldwasser, enlevés au Sud-Liban en 2008, et la libération de Guilad Shalit par le Hamas en 2011.

    LA CONTRIBUTION ALLEMANDE À L’ÉCONOMIE ISRAÉLIENNE EST ÉGALEMENT DE PRIME IMPORTANCE.
    L’ALLEMAGNE EST LE TROISIÈME PARTENAIRE COMMERCIAL D’ISRAËL, après les Etats-Unis et la Chine. Et Israël est le deuxième partenaire commercial de l’Allemagne au Moyen-Orient après l’Arabie Saoudite. Quelque 6 000 entreprises allemandes ont des relations commerciales avec Israël. En 2012, le volume du commerce bilatéral a dépassé 6,5 milliards de dollars.
    A titre de comparaison, le chiffre correspondant pour le commerce bilatéral avec le Japon atteint moins de la moitié.

    MAIS L’AIDE ALLEMANDE LA PLUS CONSÉQUENTE, surtout dans les années 1950, au moment où le jeune pays avait du mal à absorber des centaines de milliers d’immigrants, EST VENUE SOUS LA FORME DES RÉPARATIONS DE LA SHOAH, ESTIMÉES EN 2007 À PLUS DE 25 MILLIARDS DE DOLLARS.

    La coopération scientifique entre les deux pays est également très développée, avec de nombreux projets communs. En 2009 par exemple, le lauréat du prix Nobel de chimie, le Pr Ada Yonath de l’Institut Weizmann à Rehovot, a effectué une partie de sa recherche de pointe sur le ribosome dans des laboratoires allemands à Berlin et Hambourg.
    Comme Steinmeier l’a exprimé dans son éditorial, au regard des sombres chapitres de l’histoire judéo-allemande, le fait que les deux pays aient développé cette étroite relation n’est rien de moins qu’un miracle.
    En effet, LA VALEUR STRATÉGIQUE POUR ISRAËL DE SES LIENS AVEC L’ALLEMAGNE ARRIVE JUSTE DERRIÈRE CELLE DE SA RELATION AVEC LES ETATS-UNIS.

    (à suivre)

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  12. Il vous faut écrire des livres Brigitte et pas squater le B.B.B. avec ce genre de comm... et à suivre. Ce qu'inscrit notre Hélios deviens pâle, pratiquement inintéressant à côté ! Pauvre Hélios qui se décarcasse... lol ! ;-)

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    1. C'est Brigitte qui se décarcasse et pas moi qui n'ai fait que traduire un article, dont elle m'a soufflé le lien. Je la remercie de toutes les informations complémentaires qu'elle nous apporte sur un sujet qui montre que l'histoire se répète un siècle après.

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    2. Mais si notre amie HÉLIOS n'avais pas mis cet article dans le BISTROT BAR nous n'aurions jamais reçu autant d'infos ALORS merci à TOUTES et tous ...

      Il faut un déclencheur pour déclencher, une mèche pour allumer ! ! ! !

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    3. Citations :

      « La vie MATÉRIELLE est organisée sur une CONCURRENCE exacerbée entre les individus »

      « C'est le Droit de l'argent, assuré par ses huissiers implacables, le règne de la concurrence de tous contre tous »
      « La concurrence fait partie du spectacle du système marchand, il en est, avec le profit, l’ « adrénaline » »
      « L’objectif de la concurrence marchande n’est pas de satisfaire des besoins, mais surtout et d’abord, de faire de l’argent »

      « L'état de nature étant posé métaphysiquement comme UNE LUTTE DE TOUS CONTRE TOUS, entre des individus entièrement constitués EN DEHORS DE TOUTE SOCIÉTÉ, avant tout contrat social, le Droit reconstitue cette sauvagerie simplement en assurant la négation de la société »

      « La politique de la concurrence est un des piliers de la construction européenne.» ---------

      Si, donc, la base des relations avec Hélios était la CONCURRENCE (libre et non faussée), aucun de mes commentaires ne figureraient sur son blog.
      Puisque mes commentaires figurent, il semble que la base de nos relations soit UNE AUTRE que celle postulée plus haut.

      Brigitte

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    4. En effet il semble plus que ce soit de la complémentarité comme quand "on" va boire un coup en rentrant du boulot au Bistrot ou au Bar du coin ! ... Pour prendre les infos du jour ?
      Et quand en plus on a la "chance" d' avoir un compagnon (e) de Bar qui en connait un bout ...!
      Alors celle derrière le comptoir ne peux que se réjouir c'est la notoriété de son "établissement" qui se trouve grandit ...
      ... comme les "cafés littéraires" qui dépendent des assoiffés qui viennent y discourir ?

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  13. On peut toujours essayer de refaire l’histoire, et c’est même nécessaire ne serait-ce que pour faire taire les contre-vérités. C’est là le travail des historiens, seulement il restera toujours le problème que ceux-ci n’ont pas les mêmes lunettes. Brigitte semble en connaître un rayon sur l’histoire de la première guerre mondiale (je n’ai pas tout lu, elle pourrait en effet écrire un livre, un de plus…) et cela lui permet de mieux comprendre celle plus récente et même d’en déduire vers quoi nous allons. Peut-être a-t-elle raison, peut-être pas… Quant à la question de savoir qui a réellement déclenché la première guerre mondiale, je pense que c’est un peu comme l’histoire de la poule et de l’œuf.
    Je veux bien croire qu’on puisse préméditer et déclencher une guerre dans un quelconque but, mais pour qu’une guerre éclate, il faut toujours qu’il y ait un climat propice. Certes on peut créer ou alimenter ce climat… on n’en sort pas. Je pense plutôt que le climat propice à la guerre n’est qu’une conséquence plus ou moins inévitable de plusieurs causes, elles-mêmes d’origines diverses. Une cause provoque un effet, mais une même cause peut provoquer des effets bien différents… Encore une fois, on n’en sort pas. Quoi qu’il en soit, quand la situation est devenue explosive, peu importe finalement de savoir qui a provoqué l’étincelle.

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