Exclusif : pas assez de policiers et gendarmes en mai pour faire face aux manifestations politiques et sportives
Il y a 31 000 CRS et gendarmes mobiles en
France, sans compter les réservistes, qui, à ce jour, n'ont pas encore
été mobilisés semble-t-il, mais ne peuvent de toute façon pas assurer de
mission de maintien de l'ordre ''classiques'', tout au plus de la
canalisation ou des gardes statiques.
Le retrait des escadrons de gendarmerie de la zone du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes,
dans la nuit de vendredi à samedi dernier, avait été présenté comme un
signe de volonté d'apaisement du gouvernement, à l'égard des opposants
qui occupent le site depuis des mois.
La vérité est en fait totalement différente.
De sources autorisées au ministère de l'Intérieur, il nous a été
expliqué sous le sceau de la confidence que les effectifs de police
(essentiellement, de CRS) et de gendarmerie mobile commençaient à
manquer, et que la situation serait intenable au mois de mai, alors que
les manifestations inscrites "au planning" sont de plus en plus
nombreuses.
Pour pouvoir mettre sur le terrain 150 à
250 hommes (deux à trois escadrons) sept jours sur sept à
Notre-Dame-des-Landes, cela signifie en effet, en tenant compte des
règles d'emploi de la gendarmerie mobile (pourtant bien plus "souples"
que celles des CRS, fonctionnaires) devoir mobiliser au moins cinq
escadrons. Des unités impossibles à utiliser ailleurs, car
indispensables "sur zone" pour assurer la relève des gardes de jour, et
de nuit.
Or, ces cinq escadrons, le ministère de
l'Intérieur en a désormais cruellement besoin face au succès des
manifestations quotidiennes organisées par La manif pour tous, en
particulier à Paris. A tel point que des compétitions sportives
commencent à pâtir de ces mesures de restrictions. Le
match OM-Brest de Ligue 1 s'est ainsi joué samedi à 17h00 au lieu de
dimanche 21h00, et le Nice-PSG, exactement l'inverse. Objectif : réduire
le nombre de supporters extérieurs et donc les besoins en maintien de
l'ordre. Les supporters
lésés se voyant informer par téléphone et par e-mail que leurs billets
seraient utilisables sur un autre match, mais pas celui-là, faute... de
CRS pour sécuriser les abords du stade, et éviter les heurts habituels
entre supporters de clubs rivaux.
La France comporte 67 compagnies de CRS
[mise à jour mercredi 24 avril 10h58 : dont 6 compagnies de CRS de
montagne, inaptes au maitien de l'ordre) et 107 escadrons de gendarmerie
mobile, soit approximativement 14 000 CRS et 17 000 gendarmes mobiles.
Mais derrière ces chiffres, une toute autre réalité. 30
à 50 % des effectifs, au sein des compagnies républicaines de sécurité,
sont en fait affectés à des fonctions de soutien logistique. Un chiffre
qui tombe à 20 % (en théorie) en gendarmerie, qui depuis
quelques années a cherché à rationnaliser au maximum l'emploi de ses
effectifs, par exemple, en supprimant les postes de gendarmes cuisiniers
ou mécaniciens, fonctions désormais externalisées. Cela réduit
cependant le nombre "d'hommes disponibles" à 20 000. On comprend mieux
pourquoi le 24 mars, face au million de manifestants dans la rue, Manuel
Valls ne pouvait aligner que 2 000 CRS et gendarmes mobiles.
Plus grave encore : Ces moyens sont tous déjà en grande partie employés, car attachés à des missions précises. Sécurisation
de points sensibles (sites nucléaires par exemple), gardes statiques,
accompagnement des militaires pour les patrouilles Vigipirate. Les
militaires sont ainsi obligatoirement accompagnés d'un auxiliaire (APJ)
ou d'un officier de police judiciaire (OPJ) lors des missions de
sécurisation des lieux publics.
Ainsi, les unités déployées
autour de Notre-Dame-des-Landes forment en quelque sorte la "garde", le
dernier carré, les toutes dernières réserves que le ministère de
l'Intérieur pouvait mobiliser rapidement pour sécuriser Paris, et
surtout, sécuriser les ministères, l'Assemblée, le Sénat, et l'Elysée
cette semaine. C'est pour cette seule raison que les gendarmes
mobiles ont plié bagage dans la nuit de vendredi à samedi, alors que le
week-end est logiquement le moment idéal pour que les opposants
recoivent des renforts, et se fassent ravitailler.
Le
planning du mois de mai affole place Beauvau, au ministère de
l'Intérieur, malgré les vacances. La manifestation de Jean-Luc
Mélenchon, le leader du Front de Gauche, le dimanche 5 mai, est en effet
la première d'une série de grandes manifestations annoncées, sans
compter avec celles qui risquent de venir se greffer dessus : Florange,
Aulnay, etc... et les manifestations quotidiennes que les opposants au
mariage gay organisent désormais. Les autorités espérent que le
vote solennel du mariage homosexuel intervenu ce mardi 23 avril à
l'Assemblée découragera les opposants, mais appréhendent en fait que
cela galvanise encore plus les mouvements pacifiques, comme celui des Veilleurs, qui sont grands consommateurs de forces de maintien de l'ordre, alors même qu'ils sont statiques et non violents.
La raison ? Les veilleurs veillent... le
soir, jusqu'à minuit et demie ! Et cette demie-heure en plus a un
impact non négligeable sur la gestion des ressources humaines, ce qui
explique pourquoi à plusieurs reprises les manifestants ont été sommés
d'évacuer, manu militari, avant minuit. Nous sommes là bêtement dans des
contraintes de planning et de gestions des horaires de service...
Or, ces contraintes de planning
et d'employabilité des CRS (et gendarmes, mais qui, de par leur statut
militaire, sont plus dociles) risquent de rendre la situation du
maintien de l'ordre en France intenable à la fin du mois de mai, juste
au moment de la grande manifestation du 26 mai à laquelle appelle
Frigide Barjot et le comité organisateur de la Manif pour tous. A
cette date-là, les jours de repos non pris accumulés (le droit du
travail s'applique aussi chez les CRS), les permissions annulées (les
gendarmes grognent), auront dépassés la côte d'alerte, avec le risque
non négligeable que des unités refusent d'être mobilisées.
Bien entendu, il est toujours possible
pour un préfet (qui est chargé d'assurer la sécurité dans son
département, et à Paris, donc, pour le préfet de Police) d'insister lors
de ses ordres de réquisition, et de ne pas tenir compte de ces
contraintes, pourtant réelles. Mais, les dernières fois que des CRS ont
été forcés à faire mouvement... les hommes se sont tout simplement fait
porter pâles, rendant l'emploi de la compagnie impossible ou ridicule,
avec 40 ou 50 hommes disponibles sur les 150 à 200 théoriques.
Place Beauvau, on n'espère donc plus
qu'une seule chose : que les opposants au mariage gay partent en
vacances le plus longtemps possible en mai, réduisant le nombre de
manifestations et/ou de manifestants pendant 15 jours, et donc,
soulageant par contre-coup la pression sur les plannings...
Oui d’ailleurs la CGT, CFDT and Co ont prévu d’encadrer les manifestations de CRS et Gendarmes mobiles en grève durant le mois de mai.
RépondreSupprimer(Où comme chacun sait on fait ce qui nous plaît).
Avec ordre de leur taper dessus violemment à coups de pancartes revanchardes, de les gifler d’importance à coups de banderoles vitupérantes voire même de les asperger de piment d’Espelette.*
*Ce qui pour autant ne les rendra pas plus appétissants
Précision si besoin était, dans chaque cas de figure les manifestants sont les mêmes que ceux qui sont en face et inversement, seuls diffèrent les accoutrements et l’origine de leurs financements.
RépondreSupprimerEt puis le premier mai eh bien ils ont promis de se battre à coups de mu-gay ! Na
RépondreSupprimerC’est autorisé cette incartade ? Parce qu’enfin j’ai des convictions
♫♪ J’vous ai apporté des pinçons parce que l’effleure c’est périssable…
Oui Hélios je me calme mais les pinçons c’est tellement bon bien que l’effleure soit pas désagréable.
Et puis arrête de m’obliger à décrypter tes caractères mayas à chaque message.
RépondreSupprimerJe ne porte pas de lunettes mais à chaque fois j’ai la sensation d’être en expédition calligraphique à Uxmal.
C'est quoi cette histoire de caractères mayas ?
SupprimerUxmal me dit quelque chose, mais en quoi cela a à voir avec l'article ?
Tu as pris l'apéro ou quoi ?
Je crois qu'il parlait du Captcha (c'est comme ça qu'on dit ?) pour valider les commentaires. Il a d'ailleurs beaucoup d'humour ton captcha parfois comme je l'avais fait remarquer ailleurs mais je préfère celui de Korrigan. :))
SupprimerC'est qui quai derrière le bar?
SupprimerTu devrais savoir le nombre de pastis que tu lui as servi !
J’esssssplique :
SupprimerPour envoyer votre message recopiez les mots suivants :
Au hasard j’ai eu pewa-viratua-atahualpa etc
Ôte-moi d’un doute, c’est bien de l’hispano/mexico ascendant maya.
Ensuite Uxmal est une très ancienne cité maya dans la presqu’ile du Yucatan et c’est aussi le nom du petit Terre Neuve (65kg) que nous avons adopté il y a 8 mois, c’était pour le clin d’œil.
Cela dit je vais prendre mon bol matinal de genépi, bonne journée.
Eh bien, voila de la belle humeur et du bon humour pour commencer ma journée.
RépondreSupprimerQuelle soit bonne pour vous !
Heureusement que Korrigan est revenu pour nous faire sourire, rire, et nous remonter le moral...!
RépondreSupprimerM'enfin, faut bien faire des économies... donc moins de personnes se délectant de faire de la répression sur tous ces "pôvres" incompris (et les industries aussi) de notre société en perdition, (mangeons n'importe quoi, faisons de même) comme il ne faut pas non plus les traumatiser, faut 1) ne plus les mettre en prison...2) les en sortir , m'enfin ! Donc si plus de répression = plus de perte de papier, plus de frais d'électricité pour les ordis, plus de temps perdu...à payer des agents d'administrations répressives.... GGGRRRR ! J'aimerai refaire la grève du zèle ! interdite maintenant ! Pas GLOP !
Donc, flamby sera destitué en mai ...si j'ai bien compris.. ;)
RépondreSupprimergwendal