samedi 23 novembre 2019

Stanley Kubrick et les missions Apollo (2ème partie)

Deuxième partie de l'article publié par Aulis.com sur les connexions possibles entre Apollo et Stanley Kubrick.

Première partie ICI

(...)


5. Objets disparaissant ou réapparaissant
Dans Shining, il y a des disparitions fréquentes, par exemple, "nous nous retrouvons avec un schéma qui fait penser à une évasion quand Danny, à la fin du film, revient en arrière en marchant dans ses propres traces, puis saute sur le côté à un angle de 90° et camoufle son passage. Il disparaît ainsi à la vue de Jack," dit Juli Kearns.

Puis à la suite de sa soigneuse analyse, Juli s'est rendue compte que dans Eyes Wide Shut, les peintures à droite de la porte d'entrée de l'appartement étaient situées à l'origine dans la chambre à coucher.

Ci-dessous, un exemple de deux photos Apollo très semblables mais avec une différence (une étude de Jack White):
 LES PHOTOS DE SCOTT AVEC LE DRAPEAU SOULÈVENT DE NOMBREUSES QUESTIONS ! EST-CE L'OEUVRE D'UN LANCEUR D'ALERTE ?
Ces deux photos ont à l'évidence presque le même angle de vision, rognées pour inclure les mêmes zones. Mais l'une est en couleur, l'autre en noir et blanc. Irwin, qui a pris les deux photos, a été obligé de changer la pellicule pour faire les deux versions. Mais regardez de plus près. Les empreintes de bottes dans la poussière ne correspondent pas. Les traces des roues du rover ne correspondent pas. Des objets apparaissent sur la photo couleur qui ne sont pas sur la photo noir et blanc. Mais Scott est presque identique... SAUF POUR LES APPAREILS PHOTO ! Sur la photo couleur, Scott a un appareil photo fixé à la poitrine. Sur la photo en noir et blanc, IL N'A PAS D'APPAREIL PHOTO ! Mais il n'a pas bougé !

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La fameuse roche accessoire "C" apparaît avoir servi dans des photos Apollo 16 et Apollo 11 :
Photos Apollo 11 à gauche et en haut à droite. L'image en bas à droite, trouvée par Scott Henderson, semble montrer la même roche accessoire "C" d'Apollo 16


On trouve de nombreux exemples d'éléments doubles intervertis ou manquants, d'emplacements changés et d'un usage modifié. Juli Kearns note, "Le kiosque d'affichage du labyrinthe de Shining était au départ à gauche de l'entrée du labyrinthe. Mais on le retrouve plus tard à droite au premier plan – plus grand et plus proche de la caméra. Sur le panneau, le complément d'information autour du plan du labyrinthe a également changé."
Emplacement de départ du kiosque d'affichage du labyrinthe le jour de fermeture – notez l'ajout de trois illustrations à droite du plan
Le kiosque d'affichage est déplacé plus tard vers la droite de l'entrée du labyrinthe et repositionné vers l'avant – d'autres illustrations ont été ajoutées, il y en a des deux côtés maintenant
Autre exemple d'objets présents dans une scène qui disparaissent dans une autre scène, avec des éléments doubles intervertis ou manquants :
Deux interrupteurs en applique dans Shining près du bureau du chef-cuisinier, un interrupteur a disparu dans une scène ultérieure
Juste à l'angle près du bureau du chef-cuisinier, on voit deux interrupteurs doubles sur le mur, mais il n'y en a plus qu'un ensuite quand Wendy revient seule. Quoiqu'il en soit, il ne subsiste aucune trace indiquant qu'on a enlevé l'interrupteur le plus à gauche.

Sur la photo de gauche, la porte du bureau est ouverte et nous apercevons un meuble de rangement, alors que sur la photo de droite, la porte est fermée (et montre une affichette). Cette porte ouverte/fermée crée aussi deux aspects de vision apparemment différents. On a un format horizontal montrant deux photos sur le mur de l'office versus un format vertical nous montrant une seule photo. C'est une répétition du scénario deux/un de l'interrupteur double et l'inverse des figurines de porcelaine, une paire/deux paires, de la chambre Louis XIV dans 2001.
Dans Shining, la lampe sur la grande table où travaille Jackil tape à la machine à 8h du matin, assis un peu à gauche du centre de la table ; vous remarquerez que la lampe à gauche de Jack est allumée alors qu'on ne voit aucun fil électrique de raccordement

Jack travaille dans le salon Colorado le samedi – notez que la lampe a maintenant disparu sur cette vue et Jack est assis maintenant assis en plein milieu de la table et donc de la pièce
Dans l'imagerie Apollo de la surface lunaire, nous trouvons ensuite beaucoup d'exemples avec un rover tout seul, sans la moindre trace de roues expliquant comment il a roulé jusque-là.
AS17-140-21354 – Rien n'indique comment le rover a roulé jusque-là – il est peu probable que les traces aient été complètement effacées par les empreintes de pas
Malgré la présence à distance de traces de roues, celles autour du rover sont totalement absentes. Les traces qui devraient être là ont 'disparu'. Comme si le rover avait été abaissé à l'aide d'un câble au lieu d'avoir été conduit sur les lieux. Autrement, on a "habillé" le sol au premier plan avec des empreintes de pas.
Un autre exemple d'Apollo 15 où les traces de roue sont totalement absentes
Bien que des objets changent de place de scène en scène, ils peuvent parfois disparaître complètement, par exemple dans Shining, le nain Simplet sur la porte de la chambre de Danny va disparaître plus tard :
Simplet le maladroit, le plus jeune des nains qui n'a jamais, jamais essayé de parler est porté manquant dans une scène ultérieure
6. Échange d'objets et changements d'images en images
Dans Shining, "Non seulement le kiosque a été déplacé vers l'avant du labyrinthe, mais nous avons de grandes ombres qui tombent sur la zone d'entrée du labyrinthe, en direction du spectateur et de la caméra, qui ne semblent pas venir du kiosque ni du feuillage qui se trouve derrière," observe Juli Kearns.

Dans Apollo 17, un astronaute est placé au premier plan du panorama montré ci-dessous, mais dans une autre version de la scène, on l'échange contre un LEM, ils sont repositionnés, mais cet échange a lieu exactement avec le même cadrage. Il est possible de le confirmer en notant la position des collines B, D et E ainsi que le cratère au premier plan à gauche.
Deux scènes qui s'excluent mutuellement où un astronaute est échangé contre un LEM - AS17-134-20437-20443 panorama du haut et AS17-147-22494-22521 celui du bas
Le LEM sur l'image de gauche est échangé contre une vue à distance du LEM et les monts au loin sont échangés contre un mont en gros plan – étude de Jack White
 À gauche, petit mont, gros LEM ; à droite, grand mont, petit LEM.
 Mais la roche n'a pas changé de taille !

Kubrick semble donner plusieurs perspectives des situations dans ses films et parfois jusqu'à trois vues différentes.
Trois perspectives d'une partie de paysage d'Apollo 17 – chose incroyable, un LEM très peu éloigné se trouve au centre du médaillon de droite – AS17-139-21204
Et souvenez-vous dans Shining, lorsque Jack travaillait à son bureau, le fauteuil et la table basse à l'arrière-plan derrière lui ont été échangés dans la scène suivante pour des grilles de ventilation.

Kubrick s'est souvent servi de mannequins dans ses films, déjà pour Le Baiser du Tueur en 1955. Un autre exemple d'inclusion de mannequins se trouve dans Eyes Wide Shut. Quatre mannequins exhibés ostensiblement dans la vitrine du magasin Rainbow [arc-en-ciel] auront une autre disposition dans la scène suivante :
Vue extérieure du magasin Rainbow de Eyes Wide Shut – notez la position du second mannequin à partir de la droite, celui avec la veste blanche
Juli Kearns observe que, "L'emplacement des mannequins a changé après une vue extérieure du magasin. Les mannequins à la veste blanche et au chapeau haut-de-forme ont été échangés."
Vue intérieure du magasin, le mannequin à la veste blanche est devenu maintenant le troisième mannequin à partir de la droite [vu de l'extérieur]
Cet échange d'accessoires, comme nous l'avons vu, est une technique de changement habituelle pour les photos de la surface lunaire Apollo. Il est possible aussi que des mannequins aient été utilisés pour certaines photographies Hasselblad de plateau – mais c'est une autre histoire et le thème d'une étude séparée.

7. Utilisation de modèles réduits
Dans Shining, on sait que Kubrick et son équipe d'effets spéciaux ont utilisé des modèles réduits pour créer la scène du 'flot de sang' des ascenseurs :
Le modèle réduit utilisé pour la scène du flot de sang dans Shining
Des modèles réduits ont très probablement servi aussi pour produire certaines photos Apollo – voyez par exemple le rover lunaire – était-ce un modèle réduit radio-commandé ? Les arguments ont été présentés dans cette vidéo par le directeur de la photographie des célèbres Studios russes Mosfilm.
Un rover lunaire en action, probablement un modèle réduit radio-commandé

8a. Éclairage provenant d'une source lumineuse supplémentaire
Dans les photos de la surface lunaire, un éclairage électrique a été installé pour éclairer les scènes lunaires. Par exemple, dans une analyse très détaillée de la fameuse photo d'Aldrin tout seul debout, on a découvert que l'ombre de l'astronaute provenait d'une source supplémentaire de lumière située à un angle d'élévation plus élevé comparé à la lumière qui illumine l'arrière-plan.

On peut voir une analyse complète de l'image dans cette étude.  Il est maintenant absolument clair qu'un éclairage artificiel a été utilisé dans de nombreuses photos Apollo.
Images Apollo 14 composites AS14-68-9486 et 9487 illustrant des directions d'ombres divergentes
Une recherche a montré qu'une source de lumière supplémentaire était nécessaire pour expliquer les directions très différentes des ombres sur la photo Apollo 14 ci-dessus. Un éclairage artificiel a servi pour plusieurs photos dans la création de l'imagerie Apollo avec parfois plus d'une source de lumière comme ci-dessous – cette vue a été prise depuis l'intérieur du LEM, exemple découvert par Scott Henderson :
AS14-65-9211 révèle une double ombre impossible sur le module lunaire d'Apollo 14 (image provenant des archives du projet Apollo) – une ombre double de ce genre exigerait un puissant éclairage de studio avec deux sources de lumière
Dans Shining, Jack allume les lampes du labyrinthe (qui représente la Lune) la nuit – il est plutôt inhabituel d'avoir un éclairage à l'extérieur et à l'intérieur d'un labyrinthe :
Jack allume les lampes du labyrinthe
8b. Éclairages provenant de directions inattendues ou opposées
Des directions d'éclairage opposées ont été repérées au départ par Rob Ager dans la séquence avec la station spatiale en rotation dans 2001 :
Éclairage opposé dans 2001 – la station spatiale est illuminée par la gauche, mais les pilotes et le poste de pilotage sont éclairés par la droite en haut – noté par Rob Ager
Il y a ensuite un cas intéressant cité par Rob Ager d'un double déploiement d'éclairage latéral combiné à un éclairage latéral de trois-quart dans la séquence de l'atterrissage à la surface lunaire.
Éclairage latéral de trois-quart sur la Lune dans 2001 – mais seul le rebord de la capsule est éclairé, ce qui est bien sûr impossible dans la réalité. Pour correspondre à l'éclairage de la capsule, la Lune aurait dû ressembler davantage à la version corrigée ci-dessous :
9. Reflets lumineux inattendus
Reflets sur des éléments comme des écrans, des visières de casques et des fenêtres :
Reflet trop brillant impossible sur le hublot de la capsule dans 2001 – il n'y a rien à l'opposé de la capsule pour générer un reflet aussi brillant – souligné par Juli Kearns et Rob Ager
Et on a pareillement des exemples de reflets inattendus sur des images lunaires Apollo :
Reflet inattendu d'un objet qui ressemble à un projecteur suspendu sur une photo Apollo 12 – ce reflet dans la visière a été remarqué par William Dines et incorporé dans une étude de Jack White
On a ensuite plusieurs exemples de 'ciels' ou d'espace qui ne sont pas totalement noirs dans l'imagerie Apollo. Encore une fois dans 2001, la noirceur de l'espace n'est pas vraiment noire quand la scène est éclairée :
2001 :Un arrière-plan dans l'espace rempli d'artefacts dans des zones qui ne sont pas noires quand les premiers plans sont éclairés
Et ci-dessous, extrait de la mission Apollo 11, on a un exemple 'd'obscurcissement' autour d'une image, ici une retouche de noir cru autour d'un objet dont l'arrière-plan très 'bruyant' n'est pas noir mais qui devrait ne montrer que la profonde obscurité de l'espace :
AS11-44-6581 Le LEM supposé en vol – éclairé et mis en valeur, il révèle des artefacts et des retouches
Retoucher des régions noires (comme dans l'exemple ci-dessus) implique de créer une zone noire opaque. C'est parfois réalisé pour cacher le fait que des noirs différents peuvent apparaître au montage. C'est aussi une technique employée quand on doit dissimuler des objets indésirables de l'arrière-plan qui risquent d'être vus 'à travers' le noir.
10. Événements se déroulant avant l'heure
Rob Ager et d'autres ont relevé que dans la station spatiale de 2001 on entend à un moment cette annonce : 'Une veste de dame en cashmere bleu a été trouvée dans le restaurant et peut être réclamée au bureau du responsable'. Il apparaît que l'annonce est faite avant que la veste ne soit égarée, fait qui se produira plus tard dans le hall d'entrée de la station spatiale, comme on le voit ci-dessous. (Vous noterez le mélange de couleurs, la robe violette du Dr Stretyneva avec la veste bleu-gris, qui est plutôt surprenant.)
Sur ce cliché, on voit trois vestes au dos des trois sièges...

... un peu plus tard, quand le groupe s’assoit, deux vestes sur trois manquent au dos des sièges – seule la veste crème est toujours là...
... la veste ocre est en fait tombée en arrière du siège (à gauche), mais elle est de nouveau présente sur le dossier du siège – la veste bleue au fond est également de nouveau visible Les sièges sont joints, mais comme les dossiers présentent un vide entre eux, la veste ocre à côté de la veste crème semble donc suspendue à mi-hauteur

Des anomalies inattendues se voient partout sur les photos Apollo, sans explications valables jusqu'ici pour tant 'd'erreurs' de l'imagerie et des reportages TV. Par exemple, au cours d'une EVA Apollo 17, un astronaute est pris en photo debout près d'un drapeau trempé (en cours de séchage : voir ici).

Comme nous allons le voir, un astronaute qui a 'sali' sa tenue spatiale avec de la 'boue' de poussière lunaire se retrouve deux photos plus loin avec une combinaison lavée de frais.
Il y a de la poussière lunaire collée sur le bras gauche de Schmitt et sur la partie supérieure de son gant
Sur la photo AS17-134-20382 de l'exemple ci-dessus, la combinaison de Schmitt est couverte d'une poussière lunaire collante (montrée par la flèche), en particulier sur son bras et son gant gauches. Mais juste deux photos plus loin, AS17-134-20384, la poussière collée a disparu. Cet fait a été observé par Scott Henderson :
AS17-134-20384 – la poussière lunaire est partie au lavage. Le bras de sa combinaison et son gant sont maintenant propres et toujours manifestement humides. Tout lavage est absolument impossible sur la Lune. Mais en tout cas, il est sûr qu'une tenue spatiale propre devrait être suivie d'une tenue sale et non le contraire. À l'évidence, un scénario délibéré d'événement avant l'heure.
Nous avons déjà noté que la totalité du reportage TV Apollo devait avoir été filmé et 'mis dans la boîte' avant que l'événement réel n'ait lieu plus tard 'en direct' à la TV.

Dans Shining, les poubelles disposées sur le terrain autour de l'hôtel Overlook comportent des affichettes disant "Gardez l'Amérique propre". Et dans la cuisine de l'hôtel, on voit des panneaux avec "Gardez ces lieux propres" :

Dans la salle de bains de la chambre 237 de Shining se déroule une scène dramatique où le dos d'une femme est recouvert par endroit d'une sorte de moisissure ou de champignons verdâtres :

Comparez cette moisissure verte de la salle de bains avec celle qu'on voit sur une pièce d'équipement Apollo. Étonnamment, on peut voir dans Apollo 12 ce qui ressemble à de la saleté et du moisi sur un ALSEP (Apollo Lunar Surface Experiment Package : kit Apollo d'expériences pour la surface lunaire) qu'on vient de sortir du LEM. Ceci malgré des conditions de propreté rigoureuse au départ. Cas remarqué en premier lieu par Scott Henderson :
Moisissure/champignon (dus à des conditions humides) sur un ALSEP, une pièce d'équipement Apollo 12 – photo AS12-46-6791
"Dans les années 70 il y a eu une campagne pour 'garder belle l'Amérique' (en la gardant propre) montrant un individu habillé en Amérindien qui pleure en voyant les ordures (https://www.youtube.com/watch?v=j7OHG7tHrNM – et l'accent est mis sur la propreté partout dans l'hôtel, de nombreux panneaux en attestent," observe Juli Kearns.

Juli Kearns met en lumière que l'hôtel Overlook de Shining "est un foyer d'anomalies démontrant qu'on ne peut s'attendre à aucune réponse totalement rationnelle dans le film, comme lorsque les Torrance arrivent avec un hilarant monceau de bagages qu'il était strictement impossible de caser dans leur petite Volkswagen."

Un tas incroyable de bagages est déchargé de la VW et empilé dans le hall d'entrée de l'hôtel. On y trouve le tricycle de Danny, sa "grande roue". Il ne fait aucun doute que la Coccinelle VW ne pouvait transporter tous ces bagages en plus des passagers.

L'incroyable quantité de bagages dans le hall d'entrée. Cette scène pourrait suggérer que le rover lunaire et la pléthore d'équipements emportés sur la Lune – combinaisons spatiales, fournitures diverses et objets d'expérimentation – n'auraient pu trouver place dans le LEM et être transportés sur la Lune.

11. Répétition de thèmes/réemploi d'éléments
"Tous les films de Kubrick mettent en scène une foule de détails et de thèmes récurrents," note Juli Kearns. Dans Eyes Wide Shut par exemple, on a une "réutilisation du même taxi dans plusieurs scènes". Peut-être une allusion au fait que le même module lunaire a servi pour toutes les photos Apollo.

Juli souligne aussi dans ce même film : "Avec Bill qui porte le sac arborant le logo Rainbow et le magasin Rainbow observé directement de l'autre côté de la rue, Kubrick ne cache pas que les mêmes devantures sont utilisées à plusieurs reprises. C'est comme le labyrinthe dans lequel on trouve des allées presque identiques avec juste des différences marginales."

Retournant aux archives photo Apollo, un certain nombre d'arrière-plans sont réutilisés avec des détails différents pour les premiers plans. Par exemple, la même colline "H" sert plusieurs fois pour Apollo 17 dans cette étude faite par Jack White :
KILOMÈTRES ET PHOTOS D'ARRIÈRE-PLANS – La carte de la Lune en haut à droite montre combien de kilomètres séparent les stations lunaires et leur distance depuis les collines en arrière-plan. Toutes les photos semblent être prises avec le même arrière-plan ou un arrière-plan similaire quoique séparé de plusieurs kilomètres et orientées différemment. Chose intéressante, l'appareil photo est toujours pointé vers les MÊMES collines malgré les divers endroits et distances. Étudiez la carte et les multiples emplacements où ont été prises les photos et voyez s'il est logique qu'on ait pu rendre le même point de vue à partir de ces différents endroits. Et il est totalement illogique que le rover ait été abandonné à la station 8, à plus de 4 kilomètres du LEM, obligeant les astronautes à revenir de si loin ! [Le "H" sur les photos signifie "colline"]
Une photo composite de Jack White : "Comment est-ce possible ?"

Cette dernière étude de Jack White nous emmène vers :
12. Des scénarios impossibles
Xavier Pascal a observé que sur une photo Apollo 17, il y avait de nouvelles empreintes de pas (cerclées en jaune) qui n'existent pas sur la photo précédente AS17-134-20398. Mais les empreintes qui se trouvaient sur la 20398 (cerclées en rouge) ont disparu sur la 20399. Appeler ces marques 'empreintes de pas' est en fait inapproprié, regardez de nouveau cette marque cerclée en jaune. Ne retrouve-t-on pas les mêmes stries évoquant un ratissage, déjà vues sur les images Apollo 15 ?

Et notez encore une fois sur la AS17-134-20398 les larges marques linéaires. En se reportant aux précédentes observations à propos des discussions sur le ratissage de la surface, les virages à angle droit et le cadrage du chef de mission, ce jumelage ou duplication des mêmes images entre Apollo 15 et Apollo 17 pourrait être un cas où "l'on n'arrive à rien si tout le monde s'en mêle" [littéralement, "trop de cuisiniers font gâter la sauce"]
Apollo 17, AS17-134-20398 (à gauche) et 20399 – notez l'empreinte cerclée de jaune et les changements des empreintes de pas sur ces deux images consécutives s'excluant mutuellement
En revenant à Shining, il y a une fenêtre 'impossible' dans le bureau du directeur car le plan de l'hôtel montre qu'elle n'est pas située sur un mur extérieur.

Juli Kearns remarque que "les spectateurs peuvent regarder Shining de multiples fois sans jamais réaliser que la seule fenêtre intérieure de l'hôtel n'est apparemment pas plus en relation réelle avec l'étage qu'avec l'extérieur de l'hôtel Overlook et que tout ce que nous observons à l'intérieur n'a aucun rapport avec l'extérieur. Le labyrinthe change littéralement d'orientation par rapport à l'hôtel, son entrée se déplace d'environ 90 degrés et c'est aussi visible que si on avait mis un drapeau rouge signalant : "Hé, regardez ! regardez !"

Un autre scénario impossible se joue dans Apollo 11, au démarrage de la séquence avec Aldrin qui descend l'échelle, comme on le voit ci-dessous. Et surtout, c'est un parallèlement un exemple d'un sujet éclairé quand il devrait se trouver dans l'obscurité – (voyez le passage avec la capsule lunaire plus haut). N'oublions pas que la porte du LEM était sur son côté le plus à l'ombre :
AS11-40-5866 – la photo ci-dessus est une impossible représentation d'Aldrin flottant ou 'suspendu' tant bien que mal au barreau supérieur de l'échelle. Oui, il n'est pas réellement debout sur un barreau de l'échelle – cette anomalie importante a été découverte par le chercheur Marcus Allen. Souvenez-vous dans la dernière partie de la scène de la Station Spatiale 5 avec la veste ocre (à côté de celle couleur crème) quelque peu suspendue à mi-hauteur.
Reflets
En parlant d'images ou d'éléments qui se reflètent en miroir, nous avons de nombreux cas et mises en valeur dans Shining et dans la salle de bains attenante à la chambre Louis XIV dans 2001
Le miroir bien visible de la chambre 237 dans Shining
Rob Ager déclare dans son analyse de 2001 pour la scène dans la chambre Louis XIV, "si on regarde les autres reflets de son casque quand il s'approche du miroir, ils n'ont quasiment aucun sens… toutes les indications suggèrent que Kubrick souhaitait des reflets non réalistes dans la visière du casque."– voyez la capture ci-dessous :
Chambre Louis XIV de 2001 : Les reflets dans la visière – Juli Kearns maintient aussi que les reflets dans la visière ne ressemblent pas vraiment à ce qu'on pourrait s'attendre voir reflété
Des reflets incorrects dans les visières sont visibles aussi sur beaucoup de photos Apollo. Sur AS16-114-18388, les mains dans le reflet de la visière reflètent les doigts du sujet – plutôt que le dos de ses mains. Évidemment impossible et délibéré.
Un reflet totalement incorrect sur AS16-114-1838 – les doigts de l'astronaute font face à l'appareil photo et ne devraient donc pas se refléter dans la visière – ce scénario impossible a été découvert par Xavier Pascal
Une paire anormale d'empreintes de pas isolées sur AS17-134-20421

Dans un autre exemple Apollo, on trouve une autre configuration impossible d'arrière-plans montagneux. Les nombreuses photos Apollo de la Lune prises en orbite lunaire et celles prises à la surface de la Lune sont très différentes, comme on peut le voir dans cette étude de Jack White :
Les monts relativement lisses du panorama de la surface lunaire Apollo 15 comparés à la chaîne dentelée du Mont Hadley, capturé dans l'imagerie d'orbite lunaire
  Apollo 15 – Mont Hadley – Des sommets lissés
Tous les monts vus sur les photos Apollo sont arrondis et lissés, comme celle du Mt Hadley (photo NASA) ci-dessus. Mais d'autres photos de la NASA (à droite) prises en orbite lunaire (et en fait prises au télescope sur terre) montrent que Hadley est une grande montagne découpée aux fortes stries verticales, n'ayant rien à voir avec les photos de surface. La photo en orbite laisse voir une montagne bien plus haute et plus accidentée que la photo de surface au sommet lissé.

Les erreurs et manques de continuité intentionnels entre les diverses images sont si flagrants que même Richard Hoagland, anciennement rallié à la NASA et qui a tardivement changé d'avis en 2007, a dit : "en remarquant une différence entre les rapports de l'astronaute et les archives photo, nous avons commencé à tout remettre en question… en particulier la validité des enregistrements TV et les tirages publiés immédiatement par la NASA. Il est vite devenu clair que la photo en orbite et les images au sol ne collent tout simplement pas."

Il y a ensuite l'usage créatif de portes où seule une partie de l'arrière-scène est révélée :
Le cliché du haut est une scène de Shining, et la photo du bas est une partie de AS16-116-18722 – image Apollo surexposée d'une 'apparition fantomatique' – un mur et une porte qui représente la photo d'un mur réel. Cette photo est en fait doublement exposée. La partie supérieure de la photo ressemble à une porte matérielle alors que l'image entière est une vue lunaire avec le LEM en avant d'un arrière-plan montagneux.
Il est hautement improbable qu'il y aient des portes à la surface de la Lune. 
 
Conclusion

Dans Shining, il y a les heures qui se déroulent [double sens, signifie aussi heures de détente] dans la Gold Room (salle de bal) et nous avons aussi le pull de Danny avec sa fusée Apollo 11 qui se détricote [sur l'épaule gauche] et dont le fil de laine se déroule :
Le pull en laine de Danny, avec Apollo 11 figuré sur la poitrine, qui se détricote équivaut-il au "détricotage" [dans le sens de démêlage, éclaircissement, même mot en anglais] des archives Apollo ? Nous voyons de nouveau le thème des couleurs bleue, ocre et crème déjà vues sur les vestes de la station spatiale.
C'est flagrant, dit Juli Kearns, "cela rappelle le déroulement/détente sur le panneau de la Gold Room, … ça fait penser au fil d'Ariane mais en retournant à 2001, nous pouvons aussi voir dans le fil détricoté du pull une référence au tuyau à oxygène de Poole qui se déroule."
Le restaurant Vérone dans Eyes Wide Shut
Et pour finir, dans Eyes Wide Shut, le restaurant Vérone rappelle Les Deux Gentilshommes de Vérone, la comédie de William Shakespeare. Qui pourraient être les gentilshommes dans ce cas – Stanley Kubrick et Arthur C. Clarke ? Ou cela suggère-t-il plutôt Arthur C. Clarke et Wernher von Braun, les copains de la NASA ? Il est important de se souvenir que le projet du film 2001, l'Odyssée de l'Espace, qui a demandé plusieurs années de tournage [de 1964 à sa sortie en 1968] dans les studios de la MGM de Borehamwood en Grande-Bretagne, était surnommé 'NASA est' par les officiels de 'NASA ouest'.

Nous avons établi que la projection frontale n'est pas vraiment relié au maître – et il est tout à fait clair que les films de Stanley Kubrick contiennent des anomalies délibérées et de multiples erreurs de continuité. Mais pourquoi y aurait-il des anomalies délibérées et des erreurs de continuité dans les archives photo Apollo si les événements étaient exposés comme ils se sont produits, en direct de la Lune ?

Il est évident qu'il y a des similitudes – un modus operandi en commun (une manière ou mode de travail, de technique, de style ou d'approche particuliers). Si tous ces parallèles Apollo ne suggèrent pas fortement l’œuvre du génie de Stanley Kubrick, alors il faut se demander pourquoi quelqu'un chercherait à imiter les 'erreurs' de fabrique et les blagues de continuité du maître.

Stanley Kubrick est mort le 7 mars 1999. Il a vécu assez longtemps pour constater que les anomalies des archives Apollo étaient ouvertement discutées par Bill Kaysing et Ralph René. À la fin du millénaire, la sortie posthume de Eyes Wide Shut et la publication de Dark Moon : Apollo and the Whistle Blowers [par le site Aulis, en PDF ici, en anglais] verra les incohérences des archives Apollo émerger dans les médias grand public.

Une grande question subsiste : Stanley Kubrick a-t-il été responsable de la création des photos Apollo, du film et du reportage TV des alunissages ? En se basant sur cette sélection de preuves, cher lecteur, vous pouvez vous faire votre propre idée.

En tout cas une chose semble claire, quelle qu'ait pu être sa participation, s'il a vraiment été impliqué, Stanley Kubrick ne pouvait en parler à quiconque – et il devait emporter le secret dans sa tombe.

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