Cette
fois-ci Miles Mathis s'est attaqué à un gros morceau : l'arrivée au pouvoir d'Hitler et les débuts du nazisme, symbolisés
par le Putsch de la Brasserie en 1923, l'un des mythes fondateurs du
régime nazi. Mathis déroule le fil des événements pour nous
montrer combien les écrits officiels ont tenté de déguiser ce qui
s'est vraiment passé. Quelques décryptages de photos accompagneront
bien sûr le texte.
Comme
c'est un gros pavé, je le publierai comme d'habitude en plusieurs fois. Une nouvelle fois, merci à Valuebreak pour avoir participé à cette
traduction.
Le
Putsch de la Brasserie
Par
Miles Mathis (février 2016)
Traduit
par Hélios et Valuebreak
Comme
à l'accoutumée, ce n'est que mon opinion, reposant
sur
une recherche personnelle.
Le
putsch de la Brasserie est une tentative de coup d'état manquée
menée par Hitler en 1923 à Munich. Je montrerai que – dans la
lignée de nombreux événements du 20ème siècle –
ce
fut une imposture.
Nous
pouvons dire sans trop d'effort que ce fut une imposture, car le
récit est incohérent. Si nous allons lire sur Wikipédia l'intox
grand public, le premier indice est de faire très tôt allusion au
marxisme. On nous dit qu'Hitler et les autres révolutionnaires
étaient en colère contre les conséquences de la Première Guerre
Mondiale [J'utiliserai
le terme anglo-saxon pour en parler, WWI],
convaincus que l'armée allemande avait été trahie par ses chefs.
Nous laisserons en suspens pour l'instant la question de cette
éventuelle trahison, car elle n'a rien à voir avec l'indice.
L'indice est de nous dire que les révolutionnaires se pensaient
trahis par les marxistes – les soi-disant Criminels de Novembre.
Allez consulter la page Wikipédia sur le mythe du "coup de
poignard dans le dos" pour approfondir ce sujet. Ce qui vous
conduira à la Révolution allemande de 1918, qui est en soi un
curieux événement.
Cette
révolution de novembre se produisit à la fin de WWI, et même s'ils
vous disent qu'elle s'est produite parce que l'Allemagne avait perdu
la guerre, les historiens admettent que ce n'est pas tout à fait
vrai. En fait, rien n'avait été décidé au cours de la guerre et
en octobre il était supposé y avoir eu une bataille navale décisive
entre l'Allemagne et l'Angleterre – une bataille à laquelle
s'attendaient surtout (dans les rangs des non-gradés) les Anglais.
Le fait qu'elle n'ait pas eu lieu est l'un des grands mystères de
cette guerre. Au lieu de combattre, l'Allemagne a décidé de
s'effondrer en
un tas. On nous dit que les marins et ensuite les ouvriers se sont
révoltés et qu'immédiatement après l'empereur [le Kaiser]
Guillaume II abdiqua et s'enfuit.
Tout
cela ne rime à rien non plus. On prétendait que Hindenburg et
Ludendorff gouvernaient le pays à l'époque. Hindenburg était
maréchal et Ludendorff général, et si ce qu'on nous a dit à leur
sujet est donc vrai, il est peu probable qu'ils aient dirigé ou
autorisé une révolution juste avant une bataille décisive.
À
l'évidence, quelque chose s'est produit en novembre 1918 dont nous
n'avons pas eu connaissance.
Vous
remarquerez qu'on ne nous a jamais dit qui étaient ces criminels de
novembre. Je vous encourage à étudier à ce sujet toutes les pages
renvoyées en lien sur Wikipédia. Étudiez les manuels scolaires et
les livres des historiens. Ils nous induisent tous en erreur. Des
révolutions de cette ampleur ont besoin de leaders, mais on ne nous
dit jamais qui ont été ces leaders ou comment la révolution s'est
faite aussi rapidement. Par exemple, allez sur la page "République
de Weimar". Nous ne trouvons rien jusqu'à ce que Philipp
Scheidemann déclare la République de Weimar le 9 novembre. Une
révolution réussie nécessite normalement plus qu'une déclaration.
Je
peux dire que la vérité est dissimulée simplement en fonction de
la forme donnée par le récit officiel. Il se lit comme un mensonge
parce qu'on ne vous dit pas les choses qu'on s'attendrait à entendre
dans une histoire sensée. On parle des leaders après la révolution,
mais pas avant, par exemple. La totalité de la révolution se serait
passée en moins d'une semaine, sans chefs. On passe rapidement
dessus comme un fait
accompli,
bien qu'une importante révolution de ce genre n'est jamais un fait
accompli,
encore moins quelque chose qui peut se produire en une semaine.
On
nous raconte que la révolution a été faite simplement par quelques
marins mécontents qui se révoltaient aux environs d'Halloween et
une semaine plus tard le Kaiser a quitté le pays. Et vous croyez
ça ? Tout d'abord, notez la date. Halloween. Ce curieux
événement se serait passé à l'époque d'Halloween. On nous a dit
que la flotte allemande prévoyait d'attaquer la flotte anglaise le
matin d'Halloween. On a vu à la place une mutinerie de marins. Ce
qui en soi signe cette histoire comme une imposture. Voyez mes
précédents articles où l'on voit que le renseignement militaire a
organisé plusieurs événements factices au moment d'Halloween. Un
autre signe est d'admettre que seuls quelques marins se sont mutinés
et que "les mutins se sont rendus et ont été emmenés sans
résistance". Si les petites mutineries ont été immédiatement
étouffées, comment ont-elles pu mener à une révolte de la nation
et à la chute de la monarchie ? Cela n'a aucun sens. Seules des
mutineries réussies
auraient pu mener à une révolte de la nation toute entière.
Voici
l'indice suivant :
Le commandant de l'escadron, le vice-amiral Kraft, effectua une manœuvre avec ses cuirassés dans la baie d'Héligoland. La manœuvre fut couronnée de succès et il pensa avoir repris le contrôle de son équipage. Tout en se déplaçant sur le canal de Kiel, il fit emprisonner 47 membres de l'équipage du SMS Markgraf considérés comme des meneurs.
Pourquoi
ai-je cité ce passage ? Avez-vous vu ? Le nombre 47. C'est
l'un des signes du Renseignement, comme je vous l'ai montré à
maintes reprises. Vous me direz que ça se passait avant 1947 et le
démarrage de la CIA, et qu'il n'était donc pas possible de se
référer à cet événement plus tardif. Non, ils n'auraient pas pu
se référer à cet événement ultérieur si
ce récit avait été écrit à l'époque.
Il a été rédigé plus
tard
dans une nouvelle version qui déguiserait tous ces événements de
1918. Toute cette histoire remaniée contient énormément de signes
d'une manipulation ultérieure, comme je le montre ici. Nous
reverrons le nombre 47 plus loin.
Et
une autre absurdité :
Les marins ne cherchaient pas à se rapprocher davantage des syndicats, le UPSD et le PSD [partis sociaux-démocrates]. Sur ce, la Maison des Syndicats fut fermée par la police, conduisant à un rassemblement en plein air encore plus important le 2 novembre.
Si
la police avait fermé la Maison des Syndicats, pourquoi la police ou
la marine aurait-elle autorisé un rassemblement en plein air des
marins et des socialistes ? C'est impossible. Dans de telles
conditions, les marins auraient été confinés dans leurs quartiers
et on aurait tiré à vue sur tout marin quittant son poste en tant
que déserteur ou mutin.
Et
ça continue :
Le sous-lieutenant Steinhäuser, dans le but de stopper les manifestants, ordonna à sa patrouille d'envoyer des salves d'avertissement et ensuite de tirer directement sur la foule. Sept personnes furent tuées et 29 gravement blessées. Certains manifestants ouvrirent également le feu. Steinhäuser lui-même fut sérieusement blessé par des coups de crosse et des balles, mais contrairement aux rumeurs, ne fut pas tué. Après cette irruption, les manifestants et la patrouille se dispersèrent. Néanmoins, la manifestation de masse tourna à la révolte générale.
De
nouveau, toute personne ayant une quelconque connaissance de l'armée
ou de l'histoire ou de quoi que ce soit d'autre peut constater que ce
n'est pas crédible. Une patrouille ne se disperserait pas tant
qu'elle ne serait pas totalement écrasée et nous n'avons aucune
indication à ce sujet. Les patrouilles militaires qui tentent de
mater un soulèvement ne se dispersent pas juste parce que "des
manifestants ouvrent le feu". Si cet événement s'était
vraiment produit, nous devrions supposer que la plupart ou tous ceux
qui ont été tués ou blessés étaient des manifestants et non des
membres de l'armée. Auquel cas il n'y aurait pas de raison pour que
la patrouille se disperse. Et si un officier comme Steinhäuser avait
été réellement blessé, des renforts auraient immédiatement été
envoyés. On était en temps de guerre et l'armée allemande toute
entière était déjà mobilisée. Il n'est pas possible que quelques
faux socialistes aient battu l'armée allemande pendant
la guerre. L'idée même est si stupide qu'elle dépasse
l'entendement. Comme d'habitude, de faux historiens mettent bout à
bout des récits complètement irrationnels – et les saupoudrent de
la numérologie du Renseignement –
en espérant
que vous allez les avaler.
Notez
aussi que vous devriez avaler cette alliance entre marins et
marxistes. À l'époque comme aujourd'hui, des militaires n'auraient
aucun intérêt à s'allier à des marxistes, qu'ils auraient
considéré comme un groupe de pompeux intellectuels et des
philosophes de comptoir. Les soldats sont dans l'ensemble des
patriotes – même si ce sont des naïfs –
et
il n'y aurait pas eu d'interaction entre eux et ces
révolutionnaires
visiblement factices, dont une bonne partie n'était même pas
allemande. Ces jeunes hommes de la marine ont été élevés sous une
monarchie et on leur a enseigné à la respecter. Une fois dans la
marine, la même chose s'applique et on leur avait inculqué le
patriotisme, avec un violent dégoût pour tout révolutionnaire
étranger ou universitaire de gauche. Nous devons néanmoins croire
ce qui suit :
Le député du PSD, Gustav Noske, arriva à Kiel et fut accueilli avec enthousiasme, même s'il avait des ordres du nouveau gouvernement et de la direction du PSD pour ramener le soulèvement sous contrôle. Il s'était élu président du conseil des militaires et rétablit paix et ordre. Quelques jours plus tard il reprit le poste de gouverneur, pendant que Lothar Popp du UPSD devenait président du conseil des militaires. Noske réussit les semaines suivantes à réduire l'influence des conseils à Kiel, mais il ne put empêcher la propagation de la révolution en Allemagne. Les événements avaient déjà largement débordé les limites de la ville de Kiel.
Attendez,
on n'est que le 4 novembre, d'où venait donc le "nouveau
gouvernement" ? N'ont-ils pas mis la charrue avant les
bœufs ? Ne devrait-on pas avoir une révolution avant un
nouveau gouvernement ? Mais ici, le nouveau gouvernement s'est
déjà installé quelque part avant
la révolution. Et que veut dire, "Il s'était élu" ?
Comment s'élit-on soi-même ? Et pourquoi souhaiterait-il
rétablir la paix et l'ordre ? Si ce qu'on nous a dit est vrai,
il avait intérêt à accélérer rapidement la révolution, ce qui
ne pouvait se faire par la paix. Et une autre indication pour nous
fourvoyer : "Il ne put empêcher la propagation de la
révolution". En tant que marxiste, pourquoi l'empêcher ?
Son seul espoir était de la propager, d'accord ? Néanmoins,
"les événements avaient déjà largement débordé les limites
de Kiel". OK, mais comment ? Si tout était paisible à
Kiel, comment la révolution a-t-elle pu s'étendre ? On nous
dit que des marins se sont dispersés à d'autres endroits et que les
jours suivants tous les souverains des états allemands ont abdiqué.
Quoi ? Parce que des marins se sont montrés ? Ces états
allemands n'avaient-ils aucune armée ou police ? Je vous
encourage à lire attentivement la section parlant de "propagation
de la révolution". C'est une blague.
Nous
trouvons d'autres preuves de mensonge dès qu'on commence à remettre
en question tout ceci. Comme le récit officiel ne tenait pas debout,
j'ai commencé quelques recherches de certains termes sur Google pour
tenter de faire sortir d'autres informations. J'ai immédiatement vu
plusieurs signaux d'alarme sur Philipp Scheidemann, par exemple. Pour
commencer, "scheiden" signifie diviser ou découper en
allemand. Il m'a donc semblé un peu tiré par les cheveux que ce
meneur de révolution se nomme "diviseur". L'autre signal a
été que ce nom est peut-être juif. J'ai donc cherché Philipp
Scheidemann juif
sur Google. Les deux premières choses à sortir étaient des fausses
pistes dans des directions opposées, la suivante étant un site
pro-hitlérien distribuant des essais sur Mein
Kampf.
Le premier essai était un travail "d'érudit" par Stephen
Bonner, qui raconte que Scheidemann, Ebert et Noske faisaient partie
d'une "faction majoritaire pro-guerre" du Parti Social
Démocrate allemand. Sûr qu'ils en faisaient partie. Si la faction
majoritaire du PSD était pro-guerre, pourquoi une révolution
"socialiste" aurait-elle entraîné la fin de la guerre ?
[Ajout
mai 2016 : Dans un précédent article sur Napoléon [traduit en 3 parties sur le BBB]
j'ai découvert que l'un des premiers professeurs de Napoléon à
l'École Militaire s'appelait Pierre-Simon Laplace. Le nom de jeune
fille de sa mère était Sochon, j'ai donc cherché sur une
possibilité qu'il soit juif. Non seulement j'ai découvert qu'elle
l'était probablement, mais j'ai trouvé quelque chose qui se reliait
à cet article-ci. Il s'avère que l'amiral Wilhelm Souchon était le
gouverneur de la base navale de Kiel. Dans l'histoire que j'ai
étudiée pour cet article sur le Putsch, son nom a été gommé.
Nous savons maintenant pourquoi. C'est un énorme signal d'alarme et
pas seulement parce que son nom est juif. Il a été assigné à la
base le 30 octobre, le jour précédent la mutinerie. Quelles sont
les chances qu'un amiral soit assigné à une base un jour et que le
lendemain une mutinerie éclate, démarrant la révolution allemande
qui a mis fin à la première guerre mondiale ? Mais il y a
plus. Il se trouve justement que son neveu Hermann Souchon était
l'un des soldats qui aurait assassiné Rosa Luxembourg et jeté son
corps dans le fleuve.]
Comme
d'habitude, ça n'a ni queue ni tête. On nous vend une histoire
grand public et ensuite une histoire corrigée ou alternative, mais
les deux se lisent comme de la propagande.
Mais
le plus gros problème –
celui
qui nous ramène
vers le Putsch de la Brasserie et Hitler – est qu'on nous dise des
deux côtés que cette révolution de 1918 était une révolution
socialiste ou marxiste. Cela ne
pouvait
être une révolution socialiste ou marxiste, car – comme je l'ai
démontré avec force détails dans plusieurs autres articles – le
marxisme était en soi une imposture. Marx était le fils d'un rabbin
et l'héritier d'un milliardaire et il n'était lui-même qu'une
taupe. Le marxisme a été créé aux environs de 1848 pour détourner
l'attention des révolutions républicaines mondiales de cette
année-là. Ce fut un projet très réussi pour diviser et conquérir,
redirigeant l'énergie et l'esprit révolutionnaires vers des
événement fabriqués voués d'avance à l'échec. Aux États-Unis,
nous avons vu ceci se produire plus tard dans divers partis
communistes bidons, dirigés par des imposteurs convaincants comme
Eugene Debs. Eh bien, pendant que Debs travaillait sa magie ici, ces
imposteurs d'Allemagne faisaient la même chose là-bas. En d'autres
mots, le marxisme n'était – et n'est toujours – qu'une façade.
Avec Debs nous voyons que les marxistes étaient des capitalistes
déguisés et nous pouvons supposer que c'était pareil en Allemagne.
Tous ces capitalistes ne sont pas juifs ou banquiers mais certains ou
plusieurs d'entre eux le sont. Le marxisme en soi était un projet
juif depuis le début, mais pas
seulement
un projet juif. Comme il bénéficiait à tous les commerçants,
banquiers et industriels, ils l'ont rejoint, juifs ou non.
Pour
aller dans ce sens, j'ai montré dans de nombreux articles que les
capitalistes ne visaient pas seulement le christianisme. Ils visaient
aussi le judaïsme. Eh oui, les gros bonnets "juifs" de la
finance ont voulu détruire le judaïsme autant que le christianisme
ou l'Islam. Pourquoi ? Parce que toutes
les religions font obstacle au libre-échange. Pour cette raison,
même la question juive est une feinte. J'ai confirmé ailleurs que
les juifs les plus fortunés sont en fait impliqués jusqu'au cou
là-dedans et dans toutes les autres conspirations. Mais j'ai montré
et ne cesserai de montrer qu'ils ne sont pas impliqués en
tant que juifs.
Ils sont impliqués en tant que capitalistes.
En d'autres mots, ils agiraient pareillement s'ils n'étaient pas
juifs et
non
pas
parce
que le judaïsme le recommande. De plusieurs manières, leur Bible
est la Bible chrétienne et
l'Ancien
Testament
ne recommande pas leur façon de vivre. Ils font ce qu'ils font parce
que ce sont de cupides
bâtards qui ont décidé d'ignorer tous les avertissements de leurs
propres textes sacrés.
Beaucoup de Gentils ignorent les textes sacrés précisément de la
même façon, c'est pourquoi je dis que ce n'est pas à la base un
problème juif.
Mais
revenons au sujet du jour. Une autre chose qui n'a aucun sens est
qu'on
nous dise
que le Chancelier Maximilien de Bade a proclamé l'abdication de
l'empereur. C'est tout simplement une contradiction dans les termes.
Seul l'empereur peut abdiquer, par définition. C'est une démission
et personne ne peut démissionner pour vous. Vous seul pouvez
démissionner de votre position. Par exemple votre patron peut vous
mettre à la porte mais il ne peut annoncer unilatéralement que vous
avez démissionné. Vous seul pouvez le faire selon la définition de
"démissionner". Un empereur peut être déposé,
mais son chancelier ne peut le faire abdiquer.
De Bade était nommé par l'empereur, il n'avait donc pas autorité
pour faire abdiquer l'empereur et certainement aucune autorité pour
le déposer. Alors utiliser le mot "abdiquer" est un signal
d'alarme en soi. Les vraies révolutions ne se passent pas ainsi. Pas
une seule. Aucun roi ou empereur n'a jamais abdiqué dans une telle
situation.
Encore
un autre enfumage avec cette étrange assertion :
Lors d'un acte légalement contestable, le prince Max de Bade, chancelier du Reich, transféra ses pouvoirs à Friedrich Ebert, qui, bouleversé par la chute de la monarchie, accepta à contre-cœur.
La
question n'est pas si c'est légalement
contestable, mais si c'est logiquement contestable. Cela n'a pas de
sens. Pourquoi un chancelier et prince transfère-t-il pacifiquement
son pouvoir à un dirigeant socialiste, sans aucune force
révolutionnaire à l'extérieur du palais qui l'oblige à le faire ?
Il aurait trahi l'aristocratie, sa propre famille, l'empereur et son
peuple. Et la façon de tourner l'histoire dénonce le mensonge,
comme nous le voyons avec le baratin du "accepta à
contre-cœur".
Nous voyons le même baratin transparent avec Ebert "bouleversé
par la chute de la monarchie". Sûr qu'il l'était. Et nous le
voyons de nouveau deux phrases plus tôt quand on nous dit,
Le 9 novembre 1918, la "République d'Allemagne" fut proclamée par un membre du PSDM [parti social-démocrate majoritaire], Philipp Scheidemann, dans le bâtiment du Reichstag à Berlin, à la grande fureur de Friedrich Ebert, le leader du PSDM, qui pensait que la question de la monarchie ou de la république devait répondre d'une assemblée nationale.
Si
Ebert était si vertueux et si modeste, pourquoi n'a-t-il pas usé de
sa nouvelle autorité pour appeler une assemblée nationale et mettre
la question aux voix ? Et si Ebert était le leader du PSDM,
pourquoi est-ce Scheidemann qui a fait la proclamation ? Ne vous
attendriez-vous pas à ce que ce soit le leader qui fasse la
proclamation ?
Nous
voyons un problème du même genre avec cette histoire idiote :
En 1917, Hindenburg et Ludendorff décidèrent que Bethman-Hollweg n'était plus acceptable à leurs yeux en tant que chancelier et ils exigèrent du Kaiser que quelqu'un d'autre soit nommé. Quand on leur demanda qui ils accepteraient, Ludendorff recommanda Georg Michaelis, un personnage falot qu'il connaissait à peine. Le Kaiser ne connaissait pas Michaelis, mais accepta la suggestion.
Pourquoi
Ludendorff recommanderait-il quelqu'un qu'il connaissait à peine et
pourquoi le Kaiser a-t-il nommé cette personne qu'il ne connaissait
pas du tout ? On nous raconte manifestement du baratin mais dans
quel but ? Probablement parce qu'on détourne notre attention
avec Michaelis. En disant qu'il est falot, nous sommes encouragés à
ne pas l'étudier de trop près ou à ne pas le suspecter de quoi que
ce soit. Nous sommes supposés croire que c'était une erreur de
toute part. Comme c'est improbable, je vous suggère le contraire. Je
suggère que Michaelis n'était ni un personnage falot, ni un
fonctionnaire ni un bureaucrate. S'il a été nommé chancelier,
c'est probablement à dessein par quelqu'un et comme ce quelqu'un est
apparemment ni Ludendorff ni le Kaiser, ce doit être par quelqu'un
d'autre. Michaelis a été mis en place par un parti invisible pour
une bonne raison. Comme Michaelis était le premier non-aristocrate à
remplir cet office, nous devons supposer qu'il était un cas de jurisprudence pour
l'imminente République de Weimar et une façade pour les mêmes
personnes se cachant derrière la République. Cela nous apprend que
dès l'été 1917, l'aristocratie avait déjà perdu le contrôle de
l'Allemagne. Ils en avaient probablement perdu le contrôle longtemps
avant, mais les réels gouvernants du pays avaient gardé les nobles
comme d'utiles façades. En 1917 les nobles n'étaient plus
considérés comme utiles et Michaelis fut introduit pour tester
cette idée sur la population.
À SUIVRE

Âmes vendues au diable - La société de thulé et hitler (Par Jacques Bergier en 1978) :
RépondreSupprimerhttps://www.youtube.com/watch?v=TvM9orE86Gc
ah, Jacques Bergier ...
Supprimerla toute première phrase de sa fiche Wikipedia (anormalement longue, d'ailleurs) situe le personnage :
Jacques Bergier, né Yakov Mikhaïlovitch Berger (Яков Михайлович Бергер) le 8 août 1912 à Odessa (Ukraine) et mort le 23 novembre 1978 à Paris d'une hémorragie cérébrale, est un ingénieur chimiste, espion, journaliste et écrivain, de nationalité française et polonaise d'ascendance juive.
tout est dit, non ?
Visiblement non.
SupprimerJe me languis de lire tout ça mais la nouvelle police est volontaire ? Ca agresse un peu je trouve.
RépondreSupprimerJ'ai compris d'où venait le problème. On va y remédier.
SupprimerMerci infiniment !
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