(C'est moi qui ai mis en gras certains passages du texte.)
La vérité sur les caries dentaires
La semaine dernière,
ma fille cadette de 15 ans passait une visite de contrôle chez sa
dentiste. Rien à signaler, pas l’ombre d’une carie à l’horizon.
Moi, à son âge, j’avais déjà les molaires en gruyère. D’un
côté, ça ne m’a guère étonné car ses deux sœurs aînées
sont également dotées d’une excellente santé dentaire. Mais d’un
autre côté, ça m’a épaté car la troisième n’a pas du tout
les mêmes habitudes alimentaires que les deux premières. Elle ne
mange aucun légume, très peu de fruits, engouffre des tonnes de
bonbons et engloutit des hectolitres de boissons sucrées. Cette ado
sait qu’elle ne doit pas me demander des sous pour un Mac Do mais
elle profite allègrement de ma tolérance éducative pour
s’alimenter n’importe comment. Outre les sucreries, elle se
nourrit abondamment de pain, pâtes, crêpes, gaufres, chips, pizzas
et autres dürüms. Bref, un régime très éloigné du modèle
paléo ! Si elle n’était pas en même temps une grande sportive,
je ne pense pas que l’origine essentiellement bio de ses menus
pourrait compenser leur pauvreté nutritionnelle. Selon
Weston.A.Price, pareille malbouffe devrait faire le lit de multiples
caries.
Pour info ou pour
rappel, Weston Andrew Price (1870-1948) est ce stomatologue
canadien qui a émis la théorie selon laquelle la nutrition moderne
serait éminemment cariogène. Il a parcouru le monde pour étudier
les dentures de peuplades primitives et il a constaté que les
générations les plus anciennes, qui n’avaient pas accès aux
produits modernes (farines raffinées, boites de conserve,
confiseries, etc) avaient des dents parfaitement droites et ne
présentaient presque jamais de caries. Il constata également que le
fait d’introduire « la nourriture de l’homme blanc » dans ces
populations générait rapidement le rétrécissement de la mâchoire
et la dégradation de la dentition. Son œuvre majeure, illustrée
de photos comparatives impressionnantes, a été publiée en 1939
sous le titre « Nutrition and physical degeneration ». Peu connus
en Europe, les travaux de Price ne sont pas passés inaperçus aux
Etats-Unis, où une fondation continue à propager ses idées. De
nombreux dentistes s’en inspirent pour préconiser un régime
alimentaire excluant les aliments raffinés et favorisant une
reminéralisation de l’organisme. Selon cette théorie, en effet,
la détérioration dentaire serait principalement due au raffinage du
sucre et des céréales, procédé qui appauvrit les aliments en
minéraux et oligo-éléments.
Pour la dentisterie
classique, l’explication du phénomène carieux est sensiblement
différente : un déficit en un seul minéral, le fluor, se
conjuguerait avec l’action délétère des sucreries pour installer
la plaque dentaire. Composé de sucres et de bactéries, cet enduit
collant et incolore serait la cause principale des caries et des
maladies des gencives. Comme ce biofilm peut se calcifier et se
transformer en tartre, il est recommandé de l’éliminer
quotidiennement et de procéder régulièrement à un détartrage.
Selon cette vision orthodoxe, l’ennemie à combattre est en
dernier ressort la bactérie puisque celle-ci participe en apparence
au « forage » de l’émail et de la dentine. Le succès actuel des
bains de bouche repose précisément sur leur puissance
antibactérienne alléguée. À la télé, l’autre jour, j’ai vu
une publicité vantant la capacité d’une marque à éliminer 97 %
de la flore buccale ! Quant aux brosses et aux dentifrices, leur
mission antibiotique indirecte consiste à combattre la plaque
dentaire et donc à détruire ce nid à bactéries. La théorie
pasteurienne du germe coupable règne sans partage chez les
dentistes, si ce n’est que certains préfèrent attaquer l’accusé
avec des produits naturels comme les huiles essentielles. Les plus
engagés sur la voie holistique intègrent la notion de terrain chère
à Weston Price et recommandent à la fois l’hygiène alimentaire
et l’hygiène dentaire pour prévenir la formation de caries. Et
si tout ce beau monde faisait erreur ?
Ces deux théories
matérialistes ne peuvent suffire à éclairer le processus carieux.
D’autant qu’elles se contredisent entre elles ! Weston A. Price
a observé que les peuples premiers arboraient une dentition parfaite
malgré l’absence totale d’hygiène « à l’occidentale ».
C’est donc l’indice que la santé des dents ne repose pas sur
leur nettoyage obsessionnel. Personnellement, je connais un médecin
qui ne s’est jamais lavé les dents et qui a fait sa première
carie à 48 ans ! J’ai aussi un ami originaire d’une région
très pauvre en Italie et qui n’a découvert le dentifrice qu’en
arrivant en Belgique : il n’en a jamais acheté et n’en a
pourtant jamais souffert. À l’âge de 70 ans passés, ses 32
dents sont encore intactes ! Quant à l’hypothèse alimentaire,
elle se heurte à une réalité « diététiquement incorrecte », à
savoir que la génération junk-food n’est pas plus cariée que la
précédente. N’en déplaise à Mister Price et à ses héritiers,
ma fille et la plupart des filles de son âge ne jurent que par le
pain blanc, le riz blanc ou le sucre blanc. Si elles étaient
vraiment minées par cette alimentation raffinée, le rituel de
brossage avec des pâtes fluorées ne pourrait contrebalancer les
carences et leurs sourires seraient ravagés. Puisque ce n’est pas
le cas, il tombe sous le sens que les véritables causes de la carie
se situent ailleurs. Où ? Dans le vécu psycho-émotionnel, pardi !
La grande erreur de
Weston. A Price, c’est d’avoir focalisé se recherches sur
l’alimentation et sur le passage de la nourriture traditionnelle à
la nourriture industrielle. Or, ce changement n’est qu’une
facette d’un profond bouleversement, celui de la colonisation et
de l’asservissement à l’envahisseur. Par exemple, les indigènes
brésiliens pouvaient manger du suc de canne à sucre tant qu’ils
voulaient. C’est lorsqu’ils sont devenus esclaves dans les
plantations que leur santé dentaire a soudainement empiré. Plus que
la farine blanche, l’homme blanc a imposé sa domination aliénante.
Inversement, en Occident, l’émancipation sociale apportée par
le progrès économique a pu jouer un rôle positif pour la santé
dentaire : quoi qu’en disent les pourfendeurs de l’alimentation
moderne, il y a quand même moins de vieillards édentés
qu’autrefois. Grâce à Colgate et Oral-B ? Que nenni ! On nous
bourre le crâne depuis des décennies avec la théorie microbienne,
mais celle-ci est démentie par la réalité clinique : il arrive que
des caries se développent là où il n’y a pas de plaque dentaire,
par exemple sur la pointe des canines. À cet endroit, il n’y a
pas non plus de débris alimentaires résiduels, pas de contact
interdentaire serré, bref aucun des arguments classiques qui
puissent « justifier » une carie. Autre mystère que la
dentisterie officielle est bien en peine d’expliquer : la
pathologie carieuse symétrique, à savoir l’apparition de caries
exactement au même endroit à gauche et à droite, sur les dents qui
se font face. Sans oublier le constat fréquent que de gros
consommateurs de sucre conservent pourtant une dentition impeccable.
Dans un article publié naguère dans Néosanté, le Dr Christian
Beyer confiait que « toutes ces manifestations saugrenues de la
carie » l’avait conduit, par probité scientifique, à «
déclarer inexacte la loi bactérienne sur la carie ». Je vous
invite à (re)lire ce texte courageux et lucide en cliquant ici.
En définitive,
seule l’approche psychosomatique permet de comprendre la carie.
Celle-ci est la somatisation d’un conflit intense de
dévalorisation. Pour la médecine nouvelle du Dr Hamer, ce
conflit est relié à un ressenti où l’individu est dans
l’impossibilité de donner libre cours à son agressivité.
Puisque qu’il ne peut pas « mordre » au sens réel et figuré, la
solution biologique du cerveau inconscient consiste à creuser la
dent et à la rendre inefficace pour la morsure. Pour d’autres
acteurs du décodage, la dent ne sert pas seulement à mordre mais
également à attraper la nourriture et à broyer les aliments, donc
sa souffrance pourrait exprimer une impuissance à satisfaire ses
besoins matériels ou ceux de son clan. Pour d’autres encore,
dont le Dr Beyer, la dentition participe d’une « adaptation
verbale » et serait le siège de ressentis relationnels, voire
d’ordre spirituel. Le point commun de ces différentes
lectures, c’est qu’il n’y aurait pas de carie sans un profond
sentiment d’être dévalorisé. Bien sûr, chaque dent est
différente et raconte une histoire différente. Chaque carie reflète
même une tonalité conflictuelle particulière en fonction de la
partie touchée. C’est pourquoi les ouvrages de décodage
dentaire (voir notre médiathèque Néosanté) sont-ils extrêmement
fouillés.
Pour en revenir à
ma fille, je ne pense donc pas du tout que sa bonne hygiène soit le
motif majeur de sa belle santé dentaire. Si elle n’a toujours pas
fait de caries, c’est plutôt parce qu’elle est bien dans sa
peau et qu’elle n’a pas de raison de se dévaloriser. Bonne élève
et sportive accomplie, elle jouit de surcroit d’un contexte
familial où ses talents et son tempérament sont appréciés à leur
juste valeur. Elle a des tas d’amies qui lui renvoient également
une image d’elle-même valorisante. Bref, je la crois bien partie
pour échapper à la fraiseuse et ne pas faire la fortune de la
dentiste ! Pour autant, je ne la décourage pas de se brosser les
dents matin et soir. Comme dit le Dr Beyer, cette habitude est
positive dans la mesure où on l’accomplit par amour de soi et non
par hantise de la carie. Et comme il l’écrit joliment à la fin
de son article, « se brosser les dents, c’est comme offrir de
l’air frais pour l’esprit et une caresse pour le cœur » : ne
sous-estimons pas non plus l’impact psycho-émotionnel de cet
auto-massage rafraîchissant ! Enfin, je continue à mettre ma fille
en garde contre ses mœurs alimentaires. Qu’ils soient lents ou
rapides, les sucres ne sont pas les amis des quenottes. Et quand
les dentistes « Westonpriciens » prétendent prévenir et même
guérir les caries par l’application d’un régime de type
paléolithique, je veux bien les croire. Ce qui importe, c’est
de prendre conscience que tous les maux de dents sont préalablement
des « maux dedans ». Et que les caries sont d’abord des blessures
de l’âme avant de creuser leurs galeries.
l’impossibilité de donner libre cours à son agressivité ... bien vu, mes canines ont étés parmi les premières à tomber au combat.
RépondreSupprimeroki,c'est noté...merci.
RépondreSupprimerre...dis moi helios,ou est passée la page sur les dinosaures n ont jamais existé?tu l'as retirée?
RépondreSupprimerCdlt.
Oui, provisoirement. J'expliquerai pourquoi plus tard.
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