Les photos de
l'article ci-dessous proviennent de l'institut européen
d'archéologie sous-marine, présidé par Franck Goddio. Je n'ai
trouvé que des sites en langue anglaise...
Les secrets de la légendaire cité
perdue d'Héracléion révélés par des photos sous-marines
3 mai 2013
MessageToEagle.com – Autrefois la
cité de Thonis-Héracléion, connue aujourd'hui comme le royaume
oublié de Cléopâtre, était la porte d'entrée vers l'Égypte. De
nos jours, cette mystérieuse cité légendaire est submergée dans
la baie d'Aboukir, près d'Alexandrie. (un peu
à l'ouest du delta du Nil)
La cause de la submersion de la cité
est toujours un mystère, mais elle fut avalée par la mer
Méditerranée et elle s'est ensablée et envasée pendant plus de
1200 ans.
De nouvelles découvertes sous-marines
permettent aux archéologues de rassembler des indices et de créer
une image de ce à quoi ressemblait la vie dans l'ancienne cité.
Connue sous le nom d'Héracléion chez
les anciens grecs et celui de Thonis chez les anciens égyptiens, la
cité a été redécouverte en 2000 par un archéologue sous-marin
français, le Dr Franck Goddio et l'équipe de l'Institut Européen
d'Archéologie Sous-Marine (IEASM) après une étude géophysique qui
a duré quatre ans.
"Avant sa découverte en 2000 par
l'IEASM, on n'avait trouvé aucune trace de Thonis-Héracléion. Son
nom était presque rayé de la mémoire de l'humanité, préservé
uniquement dans d'anciens textes classiques et de rares inscriptions
découvertes sur terre par les archéologues.
Le grand historien grec Hérodote (5ème
siècle avt J-C) nous parle d'un grand temple qui avait été
construit à l'endroit où le fameux héros Héraklès (Hercule)
avait débarqué en Égypte.
Il rapporte aussi la visite d'Hélène
à Héracléion avec son amant Pâris avant la guerre de Troie. Plus
de quatre siècles après la visite d'Hérodote en Égypte, le
géographe Strabon observa que la cité d'Héracléion, avec son
temple d'Héraklès, était située juste à l'est de Canope à
l'embouchure de la branche canopienne du Nil," écrit Franck
Goddio sur son site web.
Les scientifiques pensent que la cité
toute entière a été complètement submergée avec tous ses objets,
statues, colonnes et autres merveilles du palais de Cléopâtre.
Plusieurs artefacts sont restés en
grande partie intacts. Parmi les découvertes figurent les fondations
du palais, des épaves, des colonnes de granit rouge et des statues
de la déesse Isis et deux sphinx.
Parmi les énormes blocs de calcaire
effondrés au quatrième siècle il y avait un immense bloc de
quartzite avec des inscriptions gravées concernant un pharaon. L'une
d'elles indique qu'il s'agit de Séthi Ier, père de Ramsès II.
Les plongeurs ont aussi découvert une
tête en pierre colossale qu'on pense être celle de Césarion, le
fils de Cléopâtre et de son ancien amant, Jules César, et deux
sphinx, l'un des deux représentant probablement le père de
Cléopâtre, Ptolémée XII.
Les chercheurs pensent que la cité
était une zone centrale qui servait de plaque tournante commerciale
par laquelle les marchandises venant de Grèce et d'autres endroits
méditerranéens entraient en Égypte.
"Le site est étonnamment
préservé. Nous commençons maintenant à en explorer les zones les
plus intéressantes pour essayer de comprendre la vie à l'époque",
a dit le Dr Damian Robinson, qui travaille sur le site et directeur
du centre d'Oxford pour l'archéologie maritime à l'université
d'Oxford. "Nous obtenons une riche description de choses comme
le commerce qui avait cours ici et la nature de l'économie maritime
de la dernière période égyptienne. Des marchandises venaient de
Grèce et de Phénicie".
"C'est une grande cité que nous
exhumons", a dit Robinson.
Celui qui trouve l'archéologie
sous-marine un sujet fascinant peut maintenant regarder plus loin le
nouveau documentaire du Dr Goddio qui met en lumière les découvertes
majeures qui ont été désensablées à Héracléion pendant 13 ans
de fouilles.
Étant restés intacts et protégés
par le sable sur le fond marin pendant des siècles, les éléments
du site sont brillamment préservés. Parmi les trouvailles il y a la
plus grande statue connue du dieu égyptien gardien de l'inondation
du Nil (Hapi) et l'une des plus grandes concentrations de bateaux
antiques. De plus, on trouve des autels bien préservés au cœur du
temple, des objets votifs et des bijoux, des pièces et des
inscriptions officielles finement gravées sur la pierre qui
décrivent la vie dans la cité et les échanges avec d'autres
cultures.
Le documentaire retrace les diverses
étapes d'années d'enquête minutieuse et de travail de fouille. À
l'aide d'une animation en 3 D, les structures de l'ancienne cité
redeviennent visibles : édifices et temples, bateaux, quais et
jetées et systèmes de canaux remontent à la surface. Mais le
travail est loin d'être terminé : "Nous n'en sommes qu'au
début de notre recherche", dit Franck Goddio, "il faudrait
probablement continuer le travail pendant encore 200 ans pour que
Thonis-Héracléion soit complètement révélée et comprise".
De nombreuses anciennes civilisations
avancées ont fini en raison de séismes, tsunamis ou autres
catastrophes naturelles et nous regardons maintenant les artefacts
qui leur appartiennent".
Il existe de nombreux secrets oubliés
au fond des océans et nous pouvons en apprendre davantage sur nos
ancêtres à l'aide des technologies émergentes qui nous fournissent
l'opportunité d'explorer les profondeurs comme jamais auparavant.
Traduit par le
BBB.
Comme pour ces cités sous-marines antiques, il semble que la vérité émerge peu à peu elle aussi. De bonnes nouvelles !
RépondreSupprimerEn effet, les informations sont plus extensives sur les sites anglophones. Il existe un mouvement de scientifiques qui explorent la voie alternative et posent les bonnes questions, sur un certain nombre de thématiques jusque là trop ignorées de la communauté scientifique officielle.
Un exemple d'articles fouillés sur ce site et d'une belle diversité par exemple : http://www.newdawnmagazine.com/