Bistro Bar Blog

lundi 18 août 2014

Une rencontre extraordinaire : Coeurvaillant (5/5)


CHAPITRE 17

Alchimie magique


Si nous imaginons que deux humains ont établi entre eux ce pont à double sens que nous avions trouvé, Cœurvaillant et moi si pratique et si profitable, cela nous aidera à comprendre comment l'Entendement Universel parle à travers un homme à son chien et à travers le chien à l'homme. Un tel pont invisible entre deux humains indiquerait qu'ils sont en parfait accord, en état de véritable compagnonnage. Un tel état ne pourrait s'épanouir que dans le respect mutuel, l'admiration, l'appréciation, la loyauté, la courtoisie et le désir mutuel de donner de son mieux.

Ainsi une sorte d'alchimie magique se produit par laquelle chacun, sans sacrifier le caractère unique de sa propre individualité, s'harmonise avec l'autre de sorte qu'ils ne semblent plus faire qu'une seule unité. Les yeux voient, les oreilles entendent à l'unisson, le cœur bat au rythme de l'autre. Leurs vies coulent ensemble dans une unité intégrée de savoir, d'être et d'action.

Nos deux humains parviennent enfin au point de leur entente où le langage vocal, écrit et même les signes deviennent superflus entre eux. Ils s'aperçoivent qu'ils n'ont plus besoin de symboles d'expression pour partager leurs pensées et leurs sentiments. Ils se trouvent en accord parfait l'un avec l'autre, et s'aperçoivent aussi qu'ils s'accordent avec tous les autres vivants.

C'est cela que nous établissions en nous, Cœurvaillant et moi. Nous avancions avec d'assez grandes difficultés à cause de ma grande ignorance de ces choses. Mais plus je persistais, plus cela devenait facile. Je commençais à comprendre combien il y a peu de différence entre la création d'un pont mental avec un autre humain et celle d'un tel pont avec un chien, à condition, je l'ai déjà dit, que le pont, allant de l'homme au chien, reste aussi élevé et aussi horizontal qu'il le serait vis-à-vis d'un humain intelligent et respecté ; à condition aussi que le courant de la pensée puisse passer dans les deux sens et que l'humain en question ait au moins une connaissance préliminaire de la Divinité innée en toute vie, cette Divinité qui nous relie tous à tous les autres êtres vivants en une parenté véritable.



Un certain nombre de mes amis s'étaient intéressés aux possibilités de correspondance rationnelle entre eux et leurs chiens. Certains d'entre eux, après beaucoup d'expérimentation, n'avaient obtenu que de maigres résultats. Ils avaient bien établi des ponts entre eux-mêmes et leurs chiens, mais ils n'en avaient point réglé le trafic à double sens. C'est ainsi que leurs ponts permettaient bien le courant vers leurs chiens, mais excluaient le courant en sens inverse. Ils émettaient volontiers mais ne recevaient pas. Et cela perturbait automatiquement l'équilibre et s'opposait à une véritable correspondance.

Pour essayer d'entendre et de comprendre Cœurvaillant lorsqu'il me parlait silencieusement, ou plutôt lorsque l'Entendement Universel parlait à travers lui, mes oreilles de chair me gênaient beaucoup. Elles étaient habituées aux sons durs et discordants de la terre et incapables de recevoir le délicat langage mental universel, particulièrement parce que ce langage provenait d'un chien. Je ne fis de réels progrès que lorsque je donnai toute mon attention à "l'art pratiquement perdu d'écouter" qui, comme l'a proclamé William Butter Yeats [Poète Irlandais] "est l'art qui rapproche le plus de l'Eternité".

Je m'aperçus qu'écouter Cœurvaillant avait infiniment plus d'importance que de m'efforcer d'obtenir qu'il m'écoutât. Lorsque mon appareil intérieur d'écoute et de réceptivité était convenablement accordé, j'étais toujours à même de percevoir des choses intéressantes et importantes venant de lui. Mais je perdais ce point deréceptivité chaque fois que temporairement, j'oubliais que nous étions tous les deux des expressions vivantes du même Entendement, du même Dessein premier, alors nos rapports s'effondraient au niveau conventionnel des rapports entre humains et chiens.

Les plus mémorables de nos conversations silencieuses eurent lieu sous les étoiles, tandis que, côte à côte nous les contemplions comme deux philosophes cogitant. Nous nous saturions d'abord de distance, contemplant la beauté des desseins opérant en toutes choses, et nous nous émerveillions étonnés. Nous écoutions la Voix de l'Existence tandis que, silencieusement, elle parlait dans ce langage qui ne connaît ni barrière de temps, d'espaces ni d'espèces. La magie de l'Univers coulait à travers nous, et nous prenions conscience de nos places individuelles et nécessaires dans cette grande expression cosmique. De temps en temps, nous retirions notre penser de ces lointaines spirales et silencieusement nous nous parlions de choses qui, mutuellement, nous intéressaient.

Je lui posais une question spécifique. Lorsque la réponse me parvenait, cela se faisait par un impact très doux. Cela venait comme par "une petite voix quiète" murmurant intérieurement le renseignement demandé... ou bien une soudaine prise de conscience... ou par une suggestion révélatrice... par un subit éclair de compréhension... ou par une direction nette pour résoudre un problème particulier.

Je n'étais jamais conscient d'avoir à faire aucun effort particulier dans ces transitions, entre le moment où je ne savais pas et le moment où je savais. Je ne faisais que me tranquilliser et me rendre aussi réceptif que possible - et j'écoutais. Tôt ou tard, j'obtenais la réponse. C'était comme si je me fusse soudain rappelé quelque chose que j'avais toujours su mais que j'avais, temporairement, oublié dans les brouillards et les confusions de l'expérience humaine.

C'est ainsi que nous participions, Cœurvaillant et moi, à ce silencieux langage que l'Entendement Universel parle constamment à travers toute vie et pour le plus grand bien de toute vie. C'est ainsi que nous nous servîmes de la merveilleuse route intérieure qui mène d'esprit à esprit, de cœur à cœur. C'est ainsi que nous fûmes à même de franchir chacun les frontières de l'autre, pour nous apercevoir qu'il n'y avait point de frontière, nous séparant l'un de l'autre, si ce n'étaient les sombres illusions des sens humains.


L'éducateur de Coeurvaillant écrivit une biographie



CHAPITRE 18

Nudistes


Une des leçons les plus utiles que m'apprit Cœurvaillant était fondée sur le vieux dicton : "Les pensées sont des forces". Nul ne le lui avait enseigné, mais il en savait assez long à ce sujet.

Je me souviens d'avoir entendu fréquemment ce dicton du temps que j'étais écolier et bien des fois depuis lors, sans lui avoir accordé beaucoup d'intérêt. Cela me paraissait n'être qu'une abstraction philosophique, une sentence à jeter dans la conversation lorsqu'elle était ainsi orientée, mais ne devant pas être prise sérieusement par ces temps réalistes et terre à terre.

Mais Cœurvaillant, au cours de nos entretiens éducatifs "du chien à l'homme" m'assura du fait que les pensées sont bien des forces. Et cette leçon il me l'enseigna rapidement et indélébilement, non pas seulement pour mon plus grand bien en tant qu'entité vivante, mais pour ma protection tandis que j'allais à travers le monde, rencontrant d'autres entités.

Il me força à prendre conscience de ce que l'instrument de mes succès ou de mes échecs dans tous mes contacts avec lui était mon propre penser, mon propre état d'esprit, ma propre attitude intérieure, non pas son penser ou son état d'esprit ou son attitude intérieure, mais les miens. Je compris que j'étais primordialement responsable de tout ce qui se passait dans nos rapports et la responsabilité n'en était pas tellement dans ce que je disais ou dans ce que je faisais mais dans ce que j'étais mentalement.

Deux faits importants se dégageaient de plus en plus de ces leçons. Le premier, c'était que Cœurvaillant et moi nous étions des êtres mentaux avant de pouvoir être des expressions matérielles, physiques de la vie. Par conséquent, c'était en tant qu'êtres mentaux que nous devions, le chien et moi, d'abord nous accorder afin de pouvoir nous accorder convenablement dans notre expression extérieure. Et chaque fois que je l'approchais sous cet angle, Cœurvaillant et moi étions en parfait accord. Le second fait c'était que la plus petite pensée-force que j'envoyais dans la direction de Cœurvaillant, qu'elle soit bonne, mauvaise ou indifférente, me revenait invariablement, tel un boomerang, dans quelque action extérieure correspondante. Cette action de ma part et cette réaction de la sienne étaient si pareilles à un écho, si précises, qu'il me fallait être constamment en état d'alerte, et en prévenir tous ceux qui lui rendaient visite. De temps en temps, si cette précaution n'avait pas été prise, Cœurvaillant détectait dans l'atmosphère mentale du visiteur quelque chose qui ne lui plaisait point et parfois cette collision de l'irréductible dans l'état d'esprit de l'homme et du chien avait pour résultat une fort mauvaise expérience pour ce visiteur.

Cœurvaillant savait, mais la plupart de ses visiteurs l'ignoraient, que chacun d'eux émettait constamment des révélations exactes sur son propre compte, par son penser, ses sentiments et ses émotions. Leur comportement extérieur ne pouvait à aucun moment masquer ces révélations pour le chien et pour aucun animal alerte.

Détectant l'état d'esprit de ses visiteurs, il les accueillait en conséquence. Ceux qui étaient mal reçus se demandaient toujours pourquoi "un grand chien comme Cœurvaillant" les traitait d'une façon aussi incivile et aussi injuste.

Mon professeur à quatre pattes imprima en mon esprit cette chose importante autant qu'embarrassante : où que je sois, quoi que je fasse, mon esprit est toujours beaucoup plus exhibé que mon corps physique et que les vêtements que je porte. Ni ma propre vie intérieure ni la vie intérieure d'aucun être vivant n'est privée ni susceptible d'être masquée. Nous sommes tous des nudistes mentaux toujours exhibés publiquement et chacun peut nous observer et nous évaluer librement.

Le chien me rendit très attentif à la nature de mes mobiles et très soigneux en la qualité des pensées que je diffusais, particulièrement lorsque j'étais avec lui. Et il me contraignit à opérer un véritable travail de réparation sur mon caractère et sur mon comportement. Je n'eus pas le choix. Il me fallut accepter cette discipline personnelle afin que nos rapports soient équilibrés et intelligents.

Presque toutes les leçons que m'enseigna Cœurvaillant avaient trait à mon attitude mentale et à la réaction de cette attitude sur lui, sur nous et sur les différentes choses que nous faisions ou que nous ne parvenions pas à faire.

Chacune de ces leçons était accompagnée du rappel, indirect mais important, du fait que, comme presque tous les autres animaux, sauf ceux qui sont gâtés par le contact avec les humains, il vivait avec le cœur pur, c'est-à-dire avec des intentions pures. Et il me fit clairement comprendre que si je voulais vivre en paix avec lui ou avec tout autre être vivant, il me faudrait être également pur de cœur et pur d'intentions.

Plus je m'efforçais de purifier mon penser, mon caractère, mes desseins et mes actions et d'unir le meilleur de moi-même au meilleur en Cœurvaillant dans tout ce que nous faisions, plus nous nous mettions, le grand chien et moi, à sortir des restrictions et des bornes irréelles de nos espèces respectives. Nous nous trouvâmes opérer dans le plan illimité du mental et du spirituel, dans lequel chacun de nous s'exprimait pleinement et librement en tant qu'état de conscience individuel et de concert, en tant qu'états d'esprit parents, unis dans une aventure sans frontière.


Coeurvaillant et Julie visitent des enfants à l'hôpital



CHAPITRE 19

Splendeur emprisonnée


Vint le couronnement de mon aventure avec Cœurvaillant. Il partageait avec moi un secret passionnant, un mystère qui avait déconcerté les éleveurs professionnels, les producteurs de Hollywood et ses innombrables admirateurs à travers le monde. Voici quel était ce mystère : qu'avait-on fait à Cœurvaillant dans les coulisses pour le transformer si parfaitement d'un chien de guerre dangereux et difficile à conduire en une étoile de cinéma pleine de compréhension et de gentillesse ? Je n'obtins pas de Cœurvaillant la réponse à ce mystère en une seule fois, mais peu à peu, tandis que nous parlions ensemble silencieusement.

Si vous voulez percer vous aussi ce secret, il vous faudra d'abord faire la distinction entre le fait de dresser et celui d'éduquer un animal. Il est relativement facile de dresser un animal. Pour cela il suffit d'un livre d'instructions, d'une certaine audace, de quoi menacer et punir et, bien entendu, d'un animal. Éduquer un animal, par contre, exige de l'intelligence, de l'intégrité, de l'imagination et de la douceur, mentalement, vocalement et physiquement.

La différence la plus significative entre dresser et éduquer un animal, je l'appris de Cœurvaillant, est dans l'accentuation. Cela dépend de l'importance que l'on accorde au physique ou au mental de l'animal. L'éleveur conventionnel, suivant les conventions traditionnelles et rigides, met l'accent presque entièrement sur le physique. Pourvu que l'animal paraisse à son avantage et qu'il obéisse promptement aux ordres qu'on lui donne, l'éleveur est satisfait. Cette méthode est, pour l'animal,
limitative et donne des résultats stéréotypés.

L'entraîneur conventionnel part de prémices négatives. Il se dit qu'il travaille sur une forme muette et inférieure de la vie qui, au mieux, est incapable de dépasser certaines limites dans l'intelligence et le talent à cause de la "capacité limitée de son cerveau". S'il fait travailler un chien, sa première ambition est de dominer l'animal au point que celui-ci lui soit complètement soumis, obéisse à chacun de ses commandements et lui accorde à tout instant une attention idolâtre. C'est comme s'il disait constamment à ce chien : "N'oublie pas que je suis ton seigneur et maître ! Suis donc, et obéis à tout ce que je te commande, sans quoi !"

La plupart des animaux dont l'homme s'est servi à des fins égoïstes à travers les siècles ont été les produits de ce système de dressage sans éducation. Pour contraindre à une obéissance aveugle on s'est servi d'un minimum d'intelligence et d'un maximum de force. Dans les cercles professionnels on appelle cela la technique pour "les dresser ou les briser". La résistance de l'animal est brisée, et sa spontanéité et son initiative si bien émoussées que, passivement, il fait tout ce qu'exige son entraîneur. Ses impulsions pensantes et naturelles emmurées, il devient un esclave à quatre pattes, satisfaisant servilement les caprices de l'ego humain qui prétend être Dieu pour lui.

L'éducateur agit tout autrement. Plein de pénétration et d'intuition, il met l'accent sur le mental plutôt que sur le physique de l'animal. Il le traite comme un semblable intelligent dont il se refuse à limiter, dans quelque direction que ce soit, les capacités de développement et d'expression. Il sait que l'apparence de l'animal, ses actions et ses talents ne sont que les expressions extérieures de son état d'esprit. Il cherche à l'aider à se servir de ses facultés mentales, afin qu'il y ait des résultats correspondants dans son apparence, son caractère et sa façon d'être.

Lorsque Cœurvaillant commença sa carrière cinématographique à Hollywood, c'était un exemple splendide du chien à la fois bien dressé et bien éduqué. Le dressage et l'éducation avaient été effectués sur deux côtés opposés de l'Océan Atlantique. En Allemagne, il avait été dressé soigneusement pour devenir un chien policier de premier ordre, profondément enrégimenté dans la pensée et dans l'action et presque tout était projeté et dirigé à sa place. Lorsqu'il arriva aux États-Unis, il était le prototype du chien bien dressé mais sans éducation. En dépit de sa splendeur physique, de ses talents et de ses décorations, il n'était point équilibré et loin du développement dont il était digne. En fait ce bel animal constituait pour son propriétaire une lourde charge, à moins qu'on ait en vue une guerre, privée ou publique.

Pourtant, de ce déséquilibre, l'aide compréhensive et la patience de Larry Trimble sortirent un des chiens les mieux équilibrés, les mieux éduqués de toute l'histoire. Ce ne fut point facile, même pour Trimble, Cœurvaillant était agressif, fixé dans ses habitudes et s'opposait à changer ses façons de penser et d'agir. Son attitude envers Larry pendant de longues semaines d'une expérience qui semblait sans espoir de réussite fut celle d'un mélange, toujours prêt à faire explosion, de supériorité, d'aversion, d'indifférence et d'agacement. Il était sans cesse méfiant et attentif pour voir à quel moment Trimble, qu'il considérait en ennemi déguisé, déclencherait la bataille à laquelle il s'attendait.

Trimble ne se servit ni du commandement ni de la contrainte pour sortir Cœurvaillant de ses attitudes militaires ; avec la sagesse aiguisée par une grande expérience des animaux, il passa de longs moments seul avec le grand chien de combat dans une ferme isolée, donnant à Cœurvaillant le plus de liberté possible, étudiant tout ce qu'il faisait, cherchant à déterminer ses intentions et essayant de comprendre ce qui pouvait être fait afin d'aider sa future vedette de l'écran à acquérir un sens meilleur et plus amical de la vie.

Après bien des semaines, Trimble trouva le secret au moyen duquel Cœurvaillant fut amené d'un état d'esprit à l'autre, c'est-à-dire d'un belligérant chien de guerre, transformé en une vedette de cinéma bien disposée, intelligente et coopérante.

Trimble découvrit que le grand chien de combat possédait de magnifiques qualités, mais que ces qualités étaient profondément et solidement enfouies. Ces talents, ces grâces, cachés sous un extérieur rébarbatif, n'avaient pas à être développés, mais libérés. C'est ce à quoi Trimble procéda.

Le plan d'éducation auquel Cœurvaillant fut soumis aurait pu être emprunté aux célèbres vers du "Paracelse" de Robert Browning :

"La Vérité est en nous-mêmes ; elle ne sort point
Des choses extérieures, quoique vous en puissiez penser
Il est en nous tous un centre intérieur,
Où demeure la vérité entière et que,
Comme par de multiples murs, la chair grossière emprisonne :
Cette perception parfaite, claire - qui est la vérité,
Un réseau charnel, déroutant et pervers
L'enserre et fausse toute chose ; et CONNAÎTRE
Consiste bien plus à ouvrir une voie
D'où puisse s'échapper la splendeur emprisonnée
Plutôt que d'effectuer une entrée pour la lumière
Qu'on suppose en dehors."

(A l'intention des lecteurs qui savent l'anglais nous donnons le texte de ce beau passage.)

Truth is within ourselves ; it takes no rise
From outward things, whatefer you may believe.
There is an immost center in us all,
Where truth abides in fulness ; and around,
Wall upon wall, the gross flesh hems it in,
This perfect, clear perception - which is truth.
A baffling and perverting carnal mesh
Blinds it, and makes all error : and to KNOW,
Rather consists in opening out a way
Whence the imprisoned splendour may escape,
Than in effecting entry for a light
Supposed to be without.

Avec une pénétrante perception et une technique adroite mais douce, Trimble se mit à ouvrir toutes sortes de voies pour que la splendeur emprisonnée en Cœurvaillant puisse s'échapper. Au début cette échappée fut lente à cause de la nouveauté de l'expérience, puis elle surgit en abondance spontanée. Trimble avait aidé ce grand chien à mieux connaître son être réel et à l'exprimer. Et c'est ainsi que Cœurvaillant fut à même d'accomplir des choses presque incroyables et d'atteindre une célébrité inégalée.

Voilà le secret que me révéla Cœurvaillant au moyen de notre pont invisible à deux sens, et Larry Trimble me le confirma ensuite dans tous ses détails. Mais ce secret reste difficile à percer, afin d'en faire un usage pratique, pour ceux qui ont l'esprit conventionnel, à cause de sa divine simplicité.

**************

Pour retrouver Coeurvaillant et découvrir les expériences de Boone avec d'autres animaux, comme les serpents, les skunks, et les mouches,

Rendez-vous ICI.

4 commentaires:

  1. Merci pour cette leçon.
    rtb...♥

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  2. Merci Hélios pour la publication de cette Bible, que tout Humain a soif d’avoir pour lui-même et pour mettre à disposition d’autres Humains.
    Tout est expliqué pour vivre, mieux que ne l’expliquait Tesla dans sa biographie que tu avais déjà publiée : l’éternel Présent, l’horizontalité des relations entre les individus...

    Mais aussi l’importance déterminante des pensées, par lesquelles l’être Humain peut projeter devant lui son paradis ou son enfer, deux mondes étrangers, sans l’aide de personne ni même accuser son chat. (Choix complètement en notre pouvoir entre : « les Humains sont imbéciles » ou : « les Humains sont des expressions de la Force de la Vie agissante ».)

    Une information capitale est aussi contenue dans la vidéo de Layla del Monte, où elle dit que l’oiseau « ressent jusqu’au bout du bâton » qu’il a modifié en outil. C’est tellement juste et cela aussi nous concerne autant que les oiseaux.

    Nous voilà arrivés à l’antipode de la loi de consommation d’autrui dont on nous a si longtemps « enseigné » que nous devrions nous y adapter pour prétendre à une place dans ce monde.
    Très loin de la séance de dressage avec les photos sur les genoux du père Noël, où pleurent de détresse les bébés qui refusent de perdre leur connaissance innée de la « télépathie », très loin aussi des séances de « rééducation » infligées à Carly.
    Le dressage infligé à Coeurvaillant est identique au système de dressage des bébés et des enfants humains, au dressage des femmes par « les hommes », des peuples par les envahisseurs, des noirs par les blancs, des « islamistes » par les « démocrates »… : la guerre de colonisation perpétuelle.

    L’Humanité est en train de retrouver sa capacité naturelle à la « télépathie ». Ce retour aux sources est irréversible. Il se produit dès que les effets du dressage à la guerre s’estompent, chez ceux qui marchent déterminés dans cette direction. Nous comprenons la raison sans doute principale de cette urgence actuelle à déclencher une guerre généralisée.

    C’est ici que viendra bientôt l’ultime moment de vérité sur notre planète : les Humains qui continuent à pratiquer la télépathie (le langage naturel du Vivant) continuent à garder leur LIBERTÉ DE CONSCIENCE : ils sont in-manipulables.

    La liberté de conscience est synonyme de Vérité, Amour, Connaissance. C'est-à-dire de Foi.
    Elle est antonyme de « supériorité », « croyance », « influence », « ingénierie de la perception ».

    La liberté de conscience est INCOMPATIBLE AVEC LE CONTRÔLE, soit par les gourous new-age, les gourous anti-new-age, soit par les religions officielles, soit par les lobbies, les « gouvernements » et les usuriers-monopolistes internationaux qui en tirent les ficelles, soit par les ténèbres qui habitent ces derniers.

    La liberté de conscience, soudée à la « télépathie », est incompatible avec l’esclavage dans lequel a été maintenue l’Humanité au fond de la Caverne sur la très belle planète Terre.
    C'est maintenant que notre volonté va faire la différence.

    Brigitte

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  3. Bonjour, le chapitre 17 est particulièrement intéressant en perspective !
    Le titre "alchimie magique" à direct fait tique dans la tête ;).
    Le véritable alchimiste, qui tente de "changer le plomb en or", n'œuvre pas au hasard : il "aide la Nature et travaille avec elle"; devant lui, elle finit par "ouvrir tout grands les portails de ses chambres secrètes": "elle montre les moyens et la voie,..."
    Changer le plomb en or c'est en quelque sorte, changer le terrestre, quotidien, en céleste, divin. Ou, si l'on préfère, transformer et ajuster tous les aspects de l'homme incarné que nous sommes pour lui permettre de faire rayonner le Divin qui, pour présent qu'il soit au fin fond de l'âme, est un peu comme un diamant enfoui au sein de la terre.

    J'aimerais vous faire partager un article " Alchimie - un art méconnu -
    http://anthroposophie-theosophie.blogspot.com/2014/07/lalchimie-de-la-vie-un-art-meconnu.html

    Amitié,

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  4. http://lepaysdapres.eklablog.fr/naissance-renaissance-conference-avec-patrick-burensteinas-a118231810

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