Une vidéo publiée hier par Kna, pour ceux qui s'intéressent toujours au nucléaire...
Je traduirai bientôt un article sur la situation sanitaire des enfants de Fukushima.
Affichage des articles dont le libellé est Nucléaire. Afficher tous les articles
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01 février 2014
Ultraman : le lent nettoyage de la centrale
Ultraman a annoncé dans un billet qu'il avait eu une "mauvaise grippe", ce qui explique son long silence de 10 jours.
Presque trois ans après le début de l'accident nucléaire, les
efforts de nettoyage continuent avec une extrême lenteur (et
probablement manuellement avec des ouvriers humains). Voici quelques
photos avant-après prises par TEPCO, mais la plupart sont en gros
plan. On ne se rend pas bien compte si la centrale a été remise en
ordre partout (si c'est le cas).
La zone photographiée se trouve entre le côté océanique des bâtiments de turbine et la digue le long du port. Les niveaux de radiations restent élevés. Les tuyaux de transport d'eau courent parmi les débris.
Photos datant du 30 janvier :
Après
Avant
Après
TEPCO a eu l'occasion de nettoyer le site en mars 2011, quand de grandes bennes envoyées par les forces d'intervention s'ajustaient aux godets des bulldozers. Mais les bennes n'ont jamais servi. Pourquoi ? Parce que TEPCO avait déjà ordonné aux ouvriers de dérouler des câbles électriques sur les débris dans sa hâte à restaurer le courant de la centrale et ils ne pouvaient enlever les débris sans endommager les câbles.
(Soupir)
Centrale de Fukushima : lent nettoyage minutieux, un véhicule à la fois
La zone photographiée se trouve entre le côté océanique des bâtiments de turbine et la digue le long du port. Les niveaux de radiations restent élevés. Les tuyaux de transport d'eau courent parmi les débris.
Photos datant du 30 janvier :
Avant
Après
Avant
Après
Avant
Après
Avant
Après
TEPCO a eu l'occasion de nettoyer le site en mars 2011, quand de grandes bennes envoyées par les forces d'intervention s'ajustaient aux godets des bulldozers. Mais les bennes n'ont jamais servi. Pourquoi ? Parce que TEPCO avait déjà ordonné aux ouvriers de dérouler des câbles électriques sur les débris dans sa hâte à restaurer le courant de la centrale et ils ne pouvaient enlever les débris sans endommager les câbles.
(Soupir)
13 janvier 2014
Arnie Gundersen sur la contamination de la Côte Ouest des USA
"La chose importante à se souvenir est qu'actuellement il n'y a sur terre aucun endroit où vivre sans danger"
05 décembre 2013
L'arche de Tchernobyl
Tournons aussi notre regard vers Tchernobyl, qui reste pour l'instant toujours aussi dangereux, bien que les menaces de Fukushima aient pris le devant de la scène. En 2015, ces dernières devraient diminuer ou disparaître, tout du moins on l'espère.
Ces derniers jours le travail a commencé pour enlever petit à petit la cheminée géante qui surmonte la centrale nucléaire de Tchernobyl. C'est une minuscule partie du gigantesque projet, qui approche de son terme, conçu pour contrecarrer le risque d'une nouvelle libération majeure de radioactivité.
Massive et étincelante dans le faible soleil hivernal, l'arche à demi-construite se dresse au-dessus du paysage industriel délabré des tours de refroidissement et des câbles électriques.
L'un des plus grands projets d'ingénierie de l'histoire, on l'a comparée à un gigantesque igloo de métal, construit pour condamner des centaines de tonnes de combustible nucléaire et de poussière enfouies au cœur du réacteur 4, qui a explosé en 1986 et brûlé pendant 10 jours.
L'arche de Tchernobyl : condamner
le sarcophage radioactif
Par Nick Meo, Tchernobyl
27 novembre 2013
Ces derniers jours le travail a commencé pour enlever petit à petit la cheminée géante qui surmonte la centrale nucléaire de Tchernobyl. C'est une minuscule partie du gigantesque projet, qui approche de son terme, conçu pour contrecarrer le risque d'une nouvelle libération majeure de radioactivité.
Massive et étincelante dans le faible soleil hivernal, l'arche à demi-construite se dresse au-dessus du paysage industriel délabré des tours de refroidissement et des câbles électriques.
L'un des plus grands projets d'ingénierie de l'histoire, on l'a comparée à un gigantesque igloo de métal, construit pour condamner des centaines de tonnes de combustible nucléaire et de poussière enfouies au cœur du réacteur 4, qui a explosé en 1986 et brûlé pendant 10 jours.
25 novembre 2013
Leuren Moret : alliance internationale pour une dépopulation et un contrôle total basé sur l'esclavage
-->
Une traduction
résumée d'une interview de 2011 de Leuren Moret sur YouTube (qui dure
presque deux heures), par Valérie, lectrice du BBB, qui a traduit, transcrit et
qu'elle m'a envoyé par mail. Je la remercie vivement de sa
collaboration.
Certains passages
paraîtront décousus mais les anglophones pourront s'y retrouver en
allant sur la vidéo de l'interview que je mets en fin d'article.
Titre de la vidéo : "Leuren
Moret = Alliance Internationale pour une dépopulation et un contrôle
total basé sur l'esclavage"
Qui est Leuren Moret ?
Géo-scientifique ayant travaillé dans
le nucléaire, elle s'est plus particulièrement intéressée aux
radiations et à leurs effets sur notre environnement et sur le corps
humain.
Elle a travaillé au Lawrence Radiation
Laboratory de Livermore dans les années 80, là où a commencé le
Projet Manhattan (2ème guerre mondiale). Elle avoue avoir été dans
le déni total
pendant 8 ans : La contamination
causée par le nucléaire, le fait que le lait des vaches qui
broutaient dans les champs à proximité des centrales était
contaminé, la dépopulation sûre mais lente que ces radiations
engendraient.
Elle est devenue lanceur d'alerte après
une prise de conscience et a démissionné. Pour Leuren, cette
contamination ne pouvait pas être un "accident" mais était
un acte délibéré. Depuis elle n'a cessé d’écrire sur le sujet
et de donner des interviews et des conférences à travers le monde.
À l'invitation du Japon elle s'est
rendue aux cérémonies commémoratives de Hiroshima et Nagasaki en
2000 et a pris conscience de ce que le nucléaire avait fait. Elle
était la première lanceuse d'alerte scientifique nucléaire à se
rendre là-bas.
En 2004, elle a écrit un article dans
le Japan Times intitulé "Japan's deadly game of nuclear
roulette"
où elle prédit exactement ce qui s'est produit à Fukushima.
04 novembre 2013
Europe : radioactifs aujourd’hui ET radioactifs demain
Un article de Pierre Fetet sur le blog de Fukushima. Des textes ont été adoptés à Strasbourg le 24 octobre. Vous en aviez entendu parler ? Sur la côte ouest des US, de plus en plus d'animaux marins sont retrouvés morts sans cause apparente.
En 2011, Toshiso Kosako, conseiller du Premier ministre en affaires nucléaires, avait démissionné suite à la décision du gouvernement japonais de relever les taux d’exposition limite à 20 mSv/an. En Europe, qui pleurera et qui démissionnera dans les jours qui viennent ?
La catastrophe de Fukushima n’aura rien changé dans les esprits des décideurs. Au contraire, sous la pression du très puissant lobby nucléaire, elle aura engendré le renforcement des thèses négationnistes concernant les effets des faibles de doses des rayons ionisants.
Radioactifs aujourd’hui
Actuellement, l’Europe autorise la commercialisation des produits contaminés au césium jusqu’à 600 Bq/kg (contre actuellement 100 Bq/kg au Japon)
Radioactifs demain
Le 24 octobre 2013, l’Europe à son tour admet une exposition accidentelle entre 20 et 100 mSv/an et elle autorise la population à vivre en territoire contaminé jusqu’à 20 mSv/an.
L’AIEA toute puissante avait préparé le terrain deux jours plus tôt en autorisant officiellement la vie en zone contaminé à 20 mSv/an au Japon.
Sources : Radioprotection : Le lobby du nucléaire prépare l’acceptabilité d’un Fukushima européen avec la complaisance du Parlement européen (Michèle Rivasi)
Notes de Georges Magnier : Vivre après Fukushima
En savoir plus :
Textes adoptés à Strasbourg le 24 octobre 2013
Les normes relatives à la contamination radioactive des denrées alimentaires en Europe et au Japon : un nombre calculé de morts par irradiation
Europe : radioactifs aujourd'hui ET radioactifs demain
En 2011, Toshiso Kosako, conseiller du Premier ministre en affaires nucléaires, avait démissionné suite à la décision du gouvernement japonais de relever les taux d’exposition limite à 20 mSv/an. En Europe, qui pleurera et qui démissionnera dans les jours qui viennent ?
La catastrophe de Fukushima n’aura rien changé dans les esprits des décideurs. Au contraire, sous la pression du très puissant lobby nucléaire, elle aura engendré le renforcement des thèses négationnistes concernant les effets des faibles de doses des rayons ionisants.
Radioactifs aujourd’hui
Actuellement, l’Europe autorise la commercialisation des produits contaminés au césium jusqu’à 600 Bq/kg (contre actuellement 100 Bq/kg au Japon)
Radioactifs demain
Le 24 octobre 2013, l’Europe à son tour admet une exposition accidentelle entre 20 et 100 mSv/an et elle autorise la population à vivre en territoire contaminé jusqu’à 20 mSv/an.
L’AIEA toute puissante avait préparé le terrain deux jours plus tôt en autorisant officiellement la vie en zone contaminé à 20 mSv/an au Japon.
Sources : Radioprotection : Le lobby du nucléaire prépare l’acceptabilité d’un Fukushima européen avec la complaisance du Parlement européen (Michèle Rivasi)
Notes de Georges Magnier : Vivre après Fukushima
En savoir plus :
Textes adoptés à Strasbourg le 24 octobre 2013
Les normes relatives à la contamination radioactive des denrées alimentaires en Europe et au Japon : un nombre calculé de morts par irradiation
12 octobre 2013
Jean-Pierre Petit sur Fukushima et le nucléaire
Vidéo donnée en lien dans un commentaire d'hier. Enregistrement lors d'une émission de "Bob vous dit toute la vérité". 52 mn.
Nucléaire : La souveraineté du Japon ne doit pas être violée
Un point de vue
différent sur la pétition qui circule pour permettre aux américains
de prendre le contrôle des opérations à Fukushima.
Dangers d'irradiation mondiale : confier la décontamination de Fukushima à Washington et aux Nations-Unies serait une folie politique
La souveraineté du Japon ne doit pas être violée
GlobalResearch, 11 octobre 2013
Une pétition au gouvernement américain et aux Nations-Unies pour qu'ils prennent le contrôle de la dépollution à Fukushima serait moralement inacceptable et politiquement stupide.
Le raisonnement est que TEPCO et le gouvernement japonais se sont montrés incompétents et indignes de confiance dans leur politique d'information au sujet de la catastrophe de Fukushima ; que la communauté internationale et plus spécialement le gouvernement des US devraient maintenant intervenir et prendre la direction des opérations.
Cependant, examiner la totalité et la précision des informations données sur les antécédents des accidents nucléaires personnels de l'Amérique et l'échec de son industrie nucléaire sur la seule mise en œuvre des précautions de sécurité les plus basiques reviendrait en fait à laisser le loup s'occuper de la bergerie. (Il n'y a pas eu que la catastrophe de Three Mile Island. 56 des 99 accidents nucléaires mondiaux enregistrés l'ont été aux US. Lien : (It wasn’t just the 3-mile-island disaster. In reality 56 of the 99 globally recorded reactor accidents occurred in the Untited States)) Et charger l'organisation des Nations-Unies sous domination US de cette tâche ne vaudrait pas mieux. Ce serait la même chose qu'avec la peur de la fausse grippe porcine, où l'Organisation Mondiale de la Santé sous la coulpe de Big Pharma a autorisé des sociétés pharmaceutiques, prises en flagrant délit à contaminer des vaccins anti-grippaux ordinaires par des virus vivants de la grippe aviaire, à produire des vaccins contre la grippe porcine.
Demander une prise de contrôle américaine pour les efforts de décontamination à Fukushima voudrait dire aussi que les japonais ayant été assez "idiots" pour laisser arriver une catastrophe de ce genre à l'une de leurs installations nucléaires et "trop stupides" pour pouvoir dépolluer eux-mêmes leur propre "merdier", tout est bien et super pour les installations nucléaires occidentales et particulièrement les américaines, et que les américains et autres occidentaux devraient s'immiscer via les Nations-Unies sous domination occidentale dans le sauvetage de ces "idiots" de japonais.
Rien ne pourrait être plus loin de la réalité.
06 octobre 2013
Fukushima, vivre dans l'incertitude des faibles doses de radioactivité
La dernière traduction de Kna. 29 minutes.
David Brenner est titulaire d'un doctorat de 3ème cycle et d'un doctorat en sciences. Il est directeur du centre de recherches radiologiques au sein du centre médical de l'université de Columbia à New York, professeur de biophysique des radiations, de radio-oncologie et de radiologie.
Dans cette vidéo, il nous parle des difficultés qu'il y a à étudier et déterminer les effets sur la santé des faibles doses de radioactivité. L'effet dominant ce sont les cancers radio-induits, en plus des effets sur le développement des fœtus, des effets héréditaires pour les générations futures, et d'autres atteintes par exemple au niveau cardiaque.
Il nous explique que la principale source de connaissances dont nous disposons sur les effets des faibles doses de radiations provient de l'étude des survivants des bombes atomique d'Hiroshima et Nagasaki, car il faut pouvoir disposer d'une population nombreuse, stable, et objet d'un suivi pendant plusieurs décennies. Il en ressort qu'effectivement l'exposition à de faibles doses de radioactivité cause une augmentation significative du taux de cancers au niveau de l'ensemble de la population, mais qu'individuellement, les risques demeurent faibles.
S'il devient ensuite difficile voir impossible d'obtenir des chiffres pour des expositions à des doses de valeurs plus faibles, c'est que quelle que soit la population étudiée, elle comptera de toutes manières et en moyenne 40% de cas de cancers (!!). De trop faibles pourcentages de cancers radio-induits devienent donc de ce fait indiscernables de cette masse par le biais d'études épidémiologiques.
Il faut alors extrapoler ces chiffres recherchés à partir des chiffres connus selon diverses théories, dont celle jugée raisonnable de relation linéaire sans seuil, qui énonce que le risque de cancer radio-induit décroit linéairement et proportionnellement à la dose de rayonnement reçue, et qu'il n'y a pas de niveau de dose sous lequel le risque deviendrait nul.
Appliquée à une population d'un million d'habitants de Fukushima, cette théorie donne comme approximation du risque de mortalité par cancer radio-induit un chiffre d'environ 1 cas sur 2.000 personnes. Au niveau individuel, ce chiffre est similaire aux risques dus à la criminalité au Japon. Au niveau d'une population d'un million de personnes, ce même risque de 1 sur 2.000 prédit 500 victimes par cancer radio-induit. Il convient donc de noter la différence entre les risques individuels très faibles, et les risques pour la population, catastrophiques, et dont il faut absolument se soucier.
Le Dr Brenner explique ensuite que selon lui, il est important de disposer de moyens d'analyses par de véritables tests via une simple goutte de sang pour fournir rapidement des chiffres d'expositions individuelles à de grandes quantités de personnes, et ainsi de rassurer la grande majorité des personnes exposées à des doses faibles ou très faibles, et restaurer la confiance des populations dans les chiffres qu'on leur annonce.
Vidéo réalisée à l'occasion du symposium "The Medical and Ecological Consequences of the Fukushima Nuclear Accident" (Conséquences médicales & environnementales de l'accident nucléaire de Fukushima) organisé par la fondation Helen Caldicott les 11 & 12 Mars 2013 à New York.
David Brenner est titulaire d'un doctorat de 3ème cycle et d'un doctorat en sciences. Il est directeur du centre de recherches radiologiques au sein du centre médical de l'université de Columbia à New York, professeur de biophysique des radiations, de radio-oncologie et de radiologie.
Dans cette vidéo, il nous parle des difficultés qu'il y a à étudier et déterminer les effets sur la santé des faibles doses de radioactivité. L'effet dominant ce sont les cancers radio-induits, en plus des effets sur le développement des fœtus, des effets héréditaires pour les générations futures, et d'autres atteintes par exemple au niveau cardiaque.
Il nous explique que la principale source de connaissances dont nous disposons sur les effets des faibles doses de radiations provient de l'étude des survivants des bombes atomique d'Hiroshima et Nagasaki, car il faut pouvoir disposer d'une population nombreuse, stable, et objet d'un suivi pendant plusieurs décennies. Il en ressort qu'effectivement l'exposition à de faibles doses de radioactivité cause une augmentation significative du taux de cancers au niveau de l'ensemble de la population, mais qu'individuellement, les risques demeurent faibles.
S'il devient ensuite difficile voir impossible d'obtenir des chiffres pour des expositions à des doses de valeurs plus faibles, c'est que quelle que soit la population étudiée, elle comptera de toutes manières et en moyenne 40% de cas de cancers (!!). De trop faibles pourcentages de cancers radio-induits devienent donc de ce fait indiscernables de cette masse par le biais d'études épidémiologiques.
Il faut alors extrapoler ces chiffres recherchés à partir des chiffres connus selon diverses théories, dont celle jugée raisonnable de relation linéaire sans seuil, qui énonce que le risque de cancer radio-induit décroit linéairement et proportionnellement à la dose de rayonnement reçue, et qu'il n'y a pas de niveau de dose sous lequel le risque deviendrait nul.
Appliquée à une population d'un million d'habitants de Fukushima, cette théorie donne comme approximation du risque de mortalité par cancer radio-induit un chiffre d'environ 1 cas sur 2.000 personnes. Au niveau individuel, ce chiffre est similaire aux risques dus à la criminalité au Japon. Au niveau d'une population d'un million de personnes, ce même risque de 1 sur 2.000 prédit 500 victimes par cancer radio-induit. Il convient donc de noter la différence entre les risques individuels très faibles, et les risques pour la population, catastrophiques, et dont il faut absolument se soucier.
Le Dr Brenner explique ensuite que selon lui, il est important de disposer de moyens d'analyses par de véritables tests via une simple goutte de sang pour fournir rapidement des chiffres d'expositions individuelles à de grandes quantités de personnes, et ainsi de rassurer la grande majorité des personnes exposées à des doses faibles ou très faibles, et restaurer la confiance des populations dans les chiffres qu'on leur annonce.
Vidéo réalisée à l'occasion du symposium "The Medical and Ecological Consequences of the Fukushima Nuclear Accident" (Conséquences médicales & environnementales de l'accident nucléaire de Fukushima) organisé par la fondation Helen Caldicott les 11 & 12 Mars 2013 à New York.
08 septembre 2013
Contamination par le césium, tout ce que vous devez savoir
Et ses implications dans la catastrophe japonaise, belle terre d'accueil pour les Jeux Olympiques d'été 2020...
Une vidéo sous-titrée par Kna :
Steven Starr est technicien de laboratoire médical [MT (ASCP)], directeur du programme scientifique du laboratoire clinique de l'Université de Columbia, Missouri. Il y a obtenu son diplôme à l'École des Professions de Santé en 1985, puis a exercé dans de nombreux hôpitaux pendant 27 ans.
Mr Starr est membre de Physicians for Social Reponsibility, et de la Nuclear Age Peace Foundation. Ses écrits sont publiés par plusieurs organisations dont l'Institut de Physique et de Technologie de Moscou, et il a travaillé avec plusieurs gouvernements étrangers et l'ONU à l'élimination des armes nucléaires. Il est également expert dans le domaine des conséquences environnementales de la guerre et des armes nucléaires.
Dans cette vidéo, il nous expose les propriétés délétères des matières radioactives produites lors d'accident nucléaires, et plus particulièrement du tristement célèbre césium 137, qui a notablement contaminé le Japon suite à la catastrophe de Fukushima. Il s'agit là de poisons mortels au niveau atomique ou moléculaire. Leur activité est des millions de fois supérieure à celle de certains isotopes naturels présents dans l'environnement comme le potassium 40. Autant comparer un bâton de dynamite à une bombe atomique !
Il est ensuite question des données de contamination officielles du Japon, qui ne correspondent pas à certaines études scientifiques indépendantes, ni certainement à la réalité de la situation sur le terrain. C'est entre 10.000 à 20.000 km carrés qui présentent aujourd'hui une radioactivité supérieure à la dose maximale précédemment autorisée de 1 millisievert par an. On aborde ensuite les dangers induits par la multiplication par 20 de ce niveau autorisé, et de la méthode controversée utilisée pour calculer les effets biologiques des rayonnements ionisants, exprimés en Sieverts.
Steven Starr cite ensuite les recherches scientifiques du Pr. Bandazhevsky, des phénomènes de bioaccumulations dans les écosystèmes, de la fragilité accrue des enfants et spécialement les filles aux effets de la radioactivité, et de l'état de santé globalement déplorable des jeunes vivant de nos jours dans les zones contaminées par l'accident de Tchernobyl.
Vidéo réalisée à l'occasion du symposium "The Medical and Ecological Consequences of the Fukushima Nuclear Accident" (Conséquences médicales & environnementales de l'accident nucléaire de Fukushima) organisé par la fondation Helen Caldicott les 11 & 12 Mars 2013 à New York.
Une vidéo sous-titrée par Kna :
Steven Starr est technicien de laboratoire médical [MT (ASCP)], directeur du programme scientifique du laboratoire clinique de l'Université de Columbia, Missouri. Il y a obtenu son diplôme à l'École des Professions de Santé en 1985, puis a exercé dans de nombreux hôpitaux pendant 27 ans.
Mr Starr est membre de Physicians for Social Reponsibility, et de la Nuclear Age Peace Foundation. Ses écrits sont publiés par plusieurs organisations dont l'Institut de Physique et de Technologie de Moscou, et il a travaillé avec plusieurs gouvernements étrangers et l'ONU à l'élimination des armes nucléaires. Il est également expert dans le domaine des conséquences environnementales de la guerre et des armes nucléaires.
Dans cette vidéo, il nous expose les propriétés délétères des matières radioactives produites lors d'accident nucléaires, et plus particulièrement du tristement célèbre césium 137, qui a notablement contaminé le Japon suite à la catastrophe de Fukushima. Il s'agit là de poisons mortels au niveau atomique ou moléculaire. Leur activité est des millions de fois supérieure à celle de certains isotopes naturels présents dans l'environnement comme le potassium 40. Autant comparer un bâton de dynamite à une bombe atomique !
Il est ensuite question des données de contamination officielles du Japon, qui ne correspondent pas à certaines études scientifiques indépendantes, ni certainement à la réalité de la situation sur le terrain. C'est entre 10.000 à 20.000 km carrés qui présentent aujourd'hui une radioactivité supérieure à la dose maximale précédemment autorisée de 1 millisievert par an. On aborde ensuite les dangers induits par la multiplication par 20 de ce niveau autorisé, et de la méthode controversée utilisée pour calculer les effets biologiques des rayonnements ionisants, exprimés en Sieverts.
Steven Starr cite ensuite les recherches scientifiques du Pr. Bandazhevsky, des phénomènes de bioaccumulations dans les écosystèmes, de la fragilité accrue des enfants et spécialement les filles aux effets de la radioactivité, et de l'état de santé globalement déplorable des jeunes vivant de nos jours dans les zones contaminées par l'accident de Tchernobyl.
Vidéo réalisée à l'occasion du symposium "The Medical and Ecological Consequences of the Fukushima Nuclear Accident" (Conséquences médicales & environnementales de l'accident nucléaire de Fukushima) organisé par la fondation Helen Caldicott les 11 & 12 Mars 2013 à New York.
22 août 2013
Conséquences biologiques des catastrophes de Tchernobyl et Fukushima (vidéo)
Une autre vidéo traduite et sous-titrée par Kna sur "Tchernobyl, Fukushima, conséquences biologiques, par le Dr Timothy Mousseau". Merci pour son travail.
Timothy Mousseau est titulaire entre
autres d'une maîtrise en zoologie et d'un doctorat en sciences
biologiques obtenu en 1988, après quoi il a complété une bourse
postdoctorale de deux ans en biologie des populations. Depuis 1991, Il
est professeur au département des sciences biologiques de l'université
de Caroline du Sud. Auteur de nombreuses publications scientifiques et
de 2 livres, il travaille depuis 1999 avec ses collègues sur les
conséquences biologiques et évolutionnistes des contaminations
radioactives des régions de Tchernobyl en Ukraine et maintenant
Fukushima au Japon.
Dans cette vidéo de son intervention lors du Symposium de New York en Mars 2013, il nous fait part des résultats de ses recherches, fruits de 1600 inventaires détaillés sur le terrain à Tchernobyl et à Fukushima, sur des végétaux, insectes, oiseaux et mammifères :
- Augmentation significative des dommages génétiques,
malformations et anomalies du développement.
- Fertilité, durée de vie et taille des populations réduites.
- Biodiversité en régression, extinction locale de certaines espèces.
- Transmission des mutations au fil des générations,
avec phénomène d'accumulation et migration vers des populations
non exposées.
Grâce à ce travail remarquable et courageux de pionniers, le Dr Mousseau et ses collègues nous démontrent que sur le terrain, on est bien loin de la légende de la zone interdite de Tchernobyl devenue un Éden florissant pour la vie sauvage, propagée par le Forum de Tchernobyl, les instances pro-nucléaires et certaines sources peu scrupuleuses.
Et comme nous le rappelle le Dr Helen Caldicott, il ne faut que quelques années pour que l'être humain montre les mêmes altérations génétiques et anomalies de développement, déjà clairement visibles dans certains cas en Russie, Suède...
Pour les enfants de la préfecture de Fukushima, les chiffres suivants viennent d'être publiés par les autorités, 2 ans 1/2 après la catastrophe :
- 18 cas de cancers de la thyroïde avérés après chirurgie
- 25 cas de tumeurs malignes suspectées, en attente d'intervention
- plus de 58% des enfants examinés présentent des nodules de la
thyroïde jusqu'à 5 mm ou des kystes jusqu'à 20mm.
Vidéo réalisée à l'occasion du symposium "The Medical and Ecological Consequences of the Fukushima Nuclear Accident" (Conséquences médicales & environnementales de l'accident nucléaire de Fukushima) organisé par la fondation Helen Caldicott les 11 & 12 Mars 2013 à New York.
Dans cette vidéo de son intervention lors du Symposium de New York en Mars 2013, il nous fait part des résultats de ses recherches, fruits de 1600 inventaires détaillés sur le terrain à Tchernobyl et à Fukushima, sur des végétaux, insectes, oiseaux et mammifères :
- Augmentation significative des dommages génétiques,
malformations et anomalies du développement.
- Fertilité, durée de vie et taille des populations réduites.
- Biodiversité en régression, extinction locale de certaines espèces.
- Transmission des mutations au fil des générations,
avec phénomène d'accumulation et migration vers des populations
non exposées.
Grâce à ce travail remarquable et courageux de pionniers, le Dr Mousseau et ses collègues nous démontrent que sur le terrain, on est bien loin de la légende de la zone interdite de Tchernobyl devenue un Éden florissant pour la vie sauvage, propagée par le Forum de Tchernobyl, les instances pro-nucléaires et certaines sources peu scrupuleuses.
Et comme nous le rappelle le Dr Helen Caldicott, il ne faut que quelques années pour que l'être humain montre les mêmes altérations génétiques et anomalies de développement, déjà clairement visibles dans certains cas en Russie, Suède...
Pour les enfants de la préfecture de Fukushima, les chiffres suivants viennent d'être publiés par les autorités, 2 ans 1/2 après la catastrophe :
- 18 cas de cancers de la thyroïde avérés après chirurgie
- 25 cas de tumeurs malignes suspectées, en attente d'intervention
- plus de 58% des enfants examinés présentent des nodules de la
thyroïde jusqu'à 5 mm ou des kystes jusqu'à 20mm.
Vidéo réalisée à l'occasion du symposium "The Medical and Ecological Consequences of the Fukushima Nuclear Accident" (Conséquences médicales & environnementales de l'accident nucléaire de Fukushima) organisé par la fondation Helen Caldicott les 11 & 12 Mars 2013 à New York.
16 août 2013
Le prochain enlèvement du combustible du réacteur 4 de Fukushima
L'étape à venir de la feuille de route de TEPCO, un article traduit de Reuters. Allons-nous faire confiance à TEPCO ? Ultraman nous tiendra au courant de l'avancement des travaux.
-->
(Reuters) – L'exploitant de la
centrale de Fukushima se prépare à enlever 400 tonnes de
combustible extrêmement irradié d'un bâtiment de réacteur
nucléaire endommagé, une dangereuse opération qui n'a jamais été
tentée à cette échelle auparavant.
Contenant l'équivalence en radioactivité de 14.000 fois la quantité libérée dans l'attaque à la bombe atomique d'Hiroshima il y a 68 ans, plus de 1300 assemblages de barres (ou "crayons") de combustible usagé étroitement reliées doivent être enlevées d'un bâtiment qui menace de s'effondrer en cas de nouveau gros séisme qui toucherait la zone.
TEPCO fait déjà face à une bataille perdue d'avance pour stopper le débordement d'eau radioactive à un autre endroit de la centrale et des experts s'interrogent sur sa capacité à mener à bien l'enlèvement de tous les assemblages.
"Ils vont avoir des difficultés à enlever ce nombre important de barres", a dit Arnie Gundersen, ingénieur en nucléaire américain et directeur de Fairewinds Energy Education, spécialiste de la fabrication d'assemblages de combustible.
L'opération, qui démarre en novembre prochain au réacteur n°4, comporte de grands dangers, dont la possibilité d'une large libération de radioactivité si un assemblage se brise, se coince ou s'approche trop près d'un faisceau adjacent, ont dit Gundersen et d'autres experts en nucléaire.
Ce qui pourrait entraîner une catastrophe pire que la crise nucléaire de 2011, la plus grave au monde depuis Tchernobyl en 1986.
-->
L'étape la plus meurtrière du nettoyage nucléaire japonais
| Préparation de l'unité 4 pour l'enlèvement du combustible de la piscine. Photo du 12 juin 2013 (Reuters) |
Tokyo, 13 juin 2013
Contenant l'équivalence en radioactivité de 14.000 fois la quantité libérée dans l'attaque à la bombe atomique d'Hiroshima il y a 68 ans, plus de 1300 assemblages de barres (ou "crayons") de combustible usagé étroitement reliées doivent être enlevées d'un bâtiment qui menace de s'effondrer en cas de nouveau gros séisme qui toucherait la zone.
TEPCO fait déjà face à une bataille perdue d'avance pour stopper le débordement d'eau radioactive à un autre endroit de la centrale et des experts s'interrogent sur sa capacité à mener à bien l'enlèvement de tous les assemblages.
"Ils vont avoir des difficultés à enlever ce nombre important de barres", a dit Arnie Gundersen, ingénieur en nucléaire américain et directeur de Fairewinds Energy Education, spécialiste de la fabrication d'assemblages de combustible.
L'opération, qui démarre en novembre prochain au réacteur n°4, comporte de grands dangers, dont la possibilité d'une large libération de radioactivité si un assemblage se brise, se coince ou s'approche trop près d'un faisceau adjacent, ont dit Gundersen et d'autres experts en nucléaire.
Ce qui pourrait entraîner une catastrophe pire que la crise nucléaire de 2011, la plus grave au monde depuis Tchernobyl en 1986.
12 juillet 2013
Tchernobyl sur la mer
Je reprends un article d'Ultraman concernant une nouvelle menace pour la planète, la construction de centrales nucléaires flottantes par la Russie.
Par ailleurs au Japon, les fuites d'eau souterraine contaminée se poursuivent...
Une centrale nucléaire russe flottante en opération en 2016, la première en Russie arctique et en Extrême-Orient
L'océan, la dernière frontière...
pour une centrale nucléaire.
Selon l'article de Oilprice.com citant un article de RT (Russia Today) en russe, des centrales nucléaires flottantes seront basées sur des brise-glaces atomiques de l'ère soviétique :
Chaque vaisseau de 21.000 tonnes aura deux "réacteurs modifiés KLT-40 à propulsion navale" qui fourniront jusqu'à 70 mégawatts d'électricité ou 300 mégawatts de chaleur, suffisants pour une ville d'une population de 200.000 personnes. De plus, les centrales flottantes pourront fournir des services de désalinisation d'eau capables de générer 240.000 mètres cubes d'eau douce par jour.Selon l'article ci-dessous, 15 pays dont la Chine, l'Indonésie et la Malaisie sont déjà intéressés à acheter aux russes des centrales nucléaires flottantes.
J'ai le sentiment que les russes pourront ne pas apprécier le titre de l'article, mais le voici, car je ne comprends pas la langue russe.
04 juillet 2013
La dangereuse radioactivité des arbres de Tchernobyl
À Tchernobyl, une dangereuse radioactivité se cache dans les arbres
24 juin 2013
Pendant 26 ans les forêts autour de
Tchernobyl ont absorbé des éléments radioactifs, mais un incendie
les projetterait de nouveau en direction du ciel – inquiétude due
à des étés qui durent plus longtemps, qui sont plus chauds et plus
secs.
Par Jane Braxton Little et The Daily Climate
Tchernobyl, Ukraine – Nikolay Ossienko patrouille presque tous les jours la forêt entourant la centrale nucléaire de Tchernobyl, enlevant des buissons et des arbres morts des traverses coupe-feu qui quadrillent une zone de 2600 km². Mais par les chauds après-midis de juillet, quand apparaissent à l'horizon de sombres nuages d'orage, il grimpe sur une échelle rouillée de 25 mètres pour atteindre un mirador. Quand il localise de la fumée, il envoie un message radio aux six autres tours pour leur préciser l'emplacement puis il se rend en camion sur le lieu de l'incendie.
| Nilokay Ossienko |
"Notre travail n°1 est de préserver la forêt du feu", dit Ossienko, un ukrainien baraqué aux yeux bleus et au sourire chaleureux.
C'est un travail aux conséquences internationales. Pendant presque trente ans les forêts autour de la centrale nucléaire ont absorbé la contamination laissée par l'explosion du réacteur en 1986. Aujourd'hui le changement climatique et le manque d'organisation présentent une situation très embarrassante : si ces forêts brûlaient, du strontium 90, du césium 137, du plutonium 238 et autres éléments radioactifs seraient libérés, selon l'analyse des impacts sur la santé humaine d'incendies dans la zone d'exclusion de Tchernobyl menée par des scientifiques d'Allemagne, d'Écosse, d'Ukraine et des États-Unis.
31 mai 2013
23 mai 2013
Knablog : Fukushima, une autre surprise sans surprise (vidéo)
David Lochbaum est le directeur du Projet de Sureté Nucléaire au sein de l'Union of Concerned Scientists (UCS),
un projet qui a pour but de s'assurer de la
sûreté des installations de production électronucléaire aux États Unis,
par la surveillance des centrales, l'identification et la publication
des risques en matière de sécurité.
M.
Lochbaum a plus de 17 années d'expérience dans la production
d'électricité nucléaire ou éolienne commerciale, où il a tenu des postes
d'ingénieur en chef, ingénieur système, conseiller technique et
formateur, pour le compte de diverses société de production, de services
ou encore General Electric. Il a participé à des tâches comme les tests
de démarrage de centrales, l'exploitation, la certification, le
développement logiciel, la formation et la conception. Il a travaillé
sur des problèmes de sécurité dans une dizaine de centrales
électronucléaires aux États Unis.
Ayant
obtenu un Baccalauréat ès Sciences en Génie Nucléaire à l'Université du
Tennessee en 1979, M. Lochbaum est membre de la Société Nucléaire
Américaine depuis 1978, et a écrit deux livres, "Nuclear Waste Disposal
Crisis" (extrait, En) et "Fission Stories". Il a rejoint en 1996 le groupe Union of Concerned Scientists, un groupe indépendant de scientifiques et de citoyens qui
s'efforcent d'apporter des solutions à diverses problématiques
environnementales.
Pour lire la suite et voir la vidéo, allez ICI.
08 mai 2013
Cobayes humains irradiés
Sans commentaire. Que sont devenus tous ces pauvres gens ?
Des êtres humains utilisés dans
des expériences d'irradiation : un chapitre honteux de
l'histoire des États-Unis
3 mai 2013
Exposé préalable – Cette année marque le 20ème anniversaire de la déclassification d'études top-secret, les "expériences d'irradiation sur des humains", réalisées sur une période de 30 ans, pendant laquelle les US ont mené des expériences d'irradiation sur au moins 20.000 citoyens américains vulnérables.
Les victimes comptaient des civils, des prisonniers, des ouvriers fédéraux, des patients hospitalisés, des femmes enceintes, des petits enfants, des enfants handicapés et du personnel militaire – la plupart d'entre eux faibles, pauvres, malades, âgés ou en phase terminale de maladie. L'exposé en 1999 d'Eileen Welsome, Les dossiers plutonium : Expériences médicales américaines secrètes pendant la Guerre Froide détaille "les horrifiants essais scientifiques qui ont réduit des milliers d'hommes, de femmes et même d'enfants à devenir d'anonymes échantillons humains".
Le programme employait des scientifiques de l'industrie et des universitaires qui se servaient de leurs malchanceux patients pour voir les effets immédiats et à court terme d'une contamination radioactive – en tout genre, depuis le plutonium jusqu'à l'arsenic radioactif. Les sujets humains étaient généralement empoisonnés sans être ni au courant ni consentants.
Un 17 avril de 1947, un mémo du Col OG Haywood du corps d'armée des ingénieurs, publié par le Washington Post le 16 décembre 1994, expliquait pourquoi les études étaient gardées secrètes : "Il est souhaitable qu'aucun document se référant aux expériences menées sur des humains ne soit publié, car il pourrait avoir des effets négatifs sur l'opinion publique ou entraîner des poursuites légales".
26 avril 2013
Tchernobyl : 27 ans aujourd'hui et son ombre s'étend jusqu'au Japon
Aujourd'hui marque le 27ème
anniversaire de l'accident nucléaire de Tchernobyl. Ultraman
communique une information que lui a transmis un de ses abonnés sur
Twitter. Cette personne qui vit au sud-ouest du Japon se chauffe avec
un poêle à granulés.
Si vous utilisez des granulés pour vous chauffer, renseignez-vous chez votre fournisseur sur leur provenance...
"En 2012, cette personne a testé les cendres
provenant de la combustion de granulés achetés chez un fournisseur
différent et à son grand désarroi, elle a trouvé 1000 becquerels
par kilo de césium 137 dans les cendres.Une partie de ces cendres était déjà répandue dans son jardin. Il s'avère que ces
granulés étaient fabriqués à partir d'arbres d'Europe (Suède,
Finlande, Allemagne, Autriche) achetés par le fabricant dès 1994.
Ce fabricant lui a dit qu'il ne lui serait jamais venu à l'idée que
les arbres étaient contaminés par l'accident de Tchernobyl et qu'il
n'y avait aucune réglementation sur les importations. Il choisissait
des arbres européens parce qu'ils étaient meilleur marché et que
l'approvisionnement était régulier."
24 avril 2013
Le MOX destiné à Fukushima va en Allemagne
Romandie News
Tepco cède à des Allemands du MOX stocké en France qui était pour Fukushima
TOKYO - La compagnie d'électricité japonaise Tokyo Electric Power (Tepco) a annoncé la cession à des firmes allemandes de MOX initialement destiné à la centrale de Fukushima et actuellement stocké en France où il a été fabriqué à partir de combustible nucléaire usé venu du Japon.
Tepco a accepté de procéder à un échange avec les sociétés allemandes qui possèdent du plutonium déposé en Grande-Bretagne sous le contrôle de l'Autorité de démantèlement nucléaire (NDA).
Tepco va donc donner une partie (430 kg) de son plutonium/MOX de France à ces compagnies allemandes et prendre possession de la même masse de plutonium actuellement entreposée pour le compte de ces dernières en Grande-Bretagne, sans pour autant le rapatrier au Japon.
Cette transaction, proposée par Areva, a pour but de permettre aux firmes allemandes de vite bénéficier de MOX fabriqué en France par le groupe hexagonal Areva, en évitant de transporter du plutonium d'un lieu à l'autre, a expliqué Tepco.
Pour notre part, nous pensons que cela contribue à utiliser le plutonium de façon pacifique et en tant que source d'énergie utile, a poursuivi la compagnie.
Nous avons vérifié avec le gouvernement du Japon et des autres pays concernés que cela ne posait pas de problème au regard des règles de non-prolifération, a assuré Tepco.
Le retraitement du combustible usé de Tepco (issu des centrales Fukushima Daiichi et Daini avant l'accident du 11 mars 2011) avait commencé pour être transformé en MOX (oxydes de plutonium et uranium) en France, mais cette opération a été stoppée à cause de la catastrophe et de la décision prise le 20 mai 2011 de démanteler les 4 réacteurs ravagés sur les six du site, dont celui qui devait recevoir le MOX, le numéro 3.
Après cette transaction il y aura encore 2,1 tonnes de plutonium en France et 5,3 tonnes en Grande-Bretagne.
Auparavant, un programme gouvernemental demandait aux compagnies japonaises d'adapter une partie de leurs réacteurs nucléaires à l'usage de MOX.
Parallèlement, le Japon a pour projet de mettre en service une usine de retraitement de combustible usé et une usine de MOX à Rokkasho (nord), mais le tout est retardé de plusieurs années à cause de problèmes techniques antérieurs à l'accident de Fukushima et de nouveaux contrôles de sûreté depuis.
En attendant la mise en service de ces installations, le combustible usé contenant du plutonium issu des centrales nippones était expédié en France ou Grande-Bretagne pour retraitement avant d'être rapatrié au Japon. Actuellement toutefois, seuls 2 des 50 réacteurs de l'archipel sont actifs et aucun convoi de combustible à retraiter n'a été envoyé vers l'Europe depuis des mois.
Un chargement de MOX destiné au réacteur 3 de la centrale de Takahama (ouest), exploitée par Kansai Electric Power (Kepco), est en revanche parti récemment de Cherbourg pour arriver au Japon fin juin, dans le but d'être utilisé quand le réacteur concerné sera autorisé à redémarrer, à une date pour le moment indéfinie.
TOKYO ELECTRIC POWER
AREVA
KANSAI ELECTRIC POWER
20 avril 2013
Désinformation ahurissante sur Fukushima et le nucléaire
Mais sans surprise de la part du président de l'Autorité de Sûreté Nucléaire, Pierre-Franck Chevet : selon lui, l'accident de Fukushima est classé au niveau 6 de l'échelle INES, alors que les japonais l'ont classé au niveau 7.
Je vous fais partager l'ahurissement de Pierre Fetet (et celui qui sera le vôtre), du blog de Fukushima :
| En plus, il semble le jurer |
Heureusement j’étais assis quand j’ai entendu à la radio le président de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (l’ASN), Pierre Franck Chevet, annoncer sans être contredit que l’accident de Fukushima avait été classé au niveau 6 de l’échelle internationale INES !
Effectivement l’ASN s’était empressée le 15 mars 2011 de classer l’évènement au niveau 6. Mais un mois plus tard, l’accident avait été reclassé au niveau 7 par les autorités japonaises, ce que reporte le propre site de l’ASN ou celui de l’IRSN. Pierre-Franck Chevet ne peut pas ne pas en être au courant !
Arriver à un tel point de désinformation au sommet des structures françaises est insupportable. Celui qui a la responsabilité de la sûreté nucléaire en France a été pris en flagrant délit de manipulation de l’opinion sur une chaîne publique nationale. Il participait à l’émission « Le téléphone sonne » (Questions sur l’état de la sureté des installations nucléaires) le 17 avril 2013 sur France Inter, avec son collègue Jacques Repussard, directeur général de l’IRSN.
Tous deux étaient là pour désinformer et minimiser. Mais
surtout pour marteler que « L’accident nucléaire est possible en France
». Non pas pour faire peur et faire changer la politique énergétique de
la France, mais pour trois raisons évidentes :
- habituer les Français à l’idée d’un accident nucléaire,
- justifier leurs activités de protection de l’industrie nucléaire,
- rendre nécessaire l’augmentation des dépenses de sécurité, donc des propres recettes de leurs organismes.
- habituer les Français à l’idée d’un accident nucléaire,
- justifier leurs activités de protection de l’industrie nucléaire,
- rendre nécessaire l’augmentation des dépenses de sécurité, donc des propres recettes de leurs organismes.
Ils n’étaient pas vraiment là pour répondre aux questions des auditeurs, lisez plutôt :
Questions d’un auditeur :
- S’il se passe un accident majeur en France, combien de millions de Français seront impactés ?
PAS DE REPONSE
- S’il se passe un accident majeur en France, combien de millions de Français seront impactés ?
PAS DE REPONSE
Questions d’un auditeur :
- Quelles sont les mesures que vous pouvez nous conseiller pour protéger nos familles, particulièrement les enfants, en cas d’accident majeur ?
PAS DE REPONSE
- Quelles sont les mesures que vous pouvez nous conseiller pour protéger nos familles, particulièrement les enfants, en cas d’accident majeur ?
PAS DE REPONSE
Question d’un auditeur :
- Si subitement l’ASN ordonne la fermeture de plusieurs centrales, est-ce que la France peut remplacer au pied levé l’énergie qu’elles produisaient ?
PAS DE REPONSE, sinon un énième « nous travaillons sur ce scénario »…
Lire la suite ICI.
- Si subitement l’ASN ordonne la fermeture de plusieurs centrales, est-ce que la France peut remplacer au pied levé l’énergie qu’elles produisaient ?
PAS DE REPONSE, sinon un énième « nous travaillons sur ce scénario »…
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