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01 décembre 2017

Fukushima abandonnée

De courtes vidéos sur la chaîne YouTube "Exploring the unbeaten path" (exploration des sentiers non battus). Dans cette série démarrée en octobre 2017, les deux jeunes auteurs, Bob et Frédérik, un néerlandais et un flamand, explorent la zone interdite de Fukushima. Ils ajoutent une vidéo chaque mardi. Les sous-titres sont en anglais.

Voici le trailer de la série :



Je publie les premiers épisodes. Si vous souhaitez être informés des suivants, abonnez-vous et cliquez sur la petite cloche à droite du nombre d'abonnés. Dès que vous ouvrirez une vidéo YouTube, vous verrez la petite cloche rouge en haut à droite (valable pour tous les abonnements à YouTube) de la barre de recherche.

1er épisode :



2ème épisode :



3ème épisode :



4ème épisode :



5ème épisode :

02 juin 2015

Grave menace d'explosion d'hydrogène à Fukushima

La saga de Fukushima n'a pas fini de faire parler d'elle. Encore une nouvelle menace, venant cette fois des réservoirs de stockage.



Des officiels en nucléaire avertissent que l'accumulation de gaz sous Fukushima laisse présager une explosion d'hydrogène



Traduit par Hélios

(NaturalNews) On estime qu'au moins 130 réservoirs de stockage contenant des déchets radioactifs présentent des fuites, selon de récents rapports. Ce qui entraîne une accumulation permanente d'hydrogène, qui, selon les experts en nucléaire, pourrait déclencher une cascade d'explosions dévastatrices comme le monde n'en a encore jamais connu.
TEPCO a découvert les fuites lors d'une récente inspection, en observant que de l'hydrogène et d'autres gaz s'accumulent dans le sédiment au fond de plusieurs réservoirs de stockage. Cette accumulation entraîne une expansion de l'eau contaminée des réservoirs qui soulève les couvercles et répand leur contenu.

Un officiel de l'Autorité de Régulation Nucléaire, à qui on a appris les mauvaises nouvelles pendant la récente réunion du groupe d'étude en présence de TEPCO, aurait prévenu les média que cette accumulation constante de gaz est un danger imminent et qu'il est urgent de faire quelque chose pour la maîtriser.

"Si le niveau de concentration est élevé, la moindre étincelle résultant de l'électricité statique pourrait faire exploser le réservoir", a déclaré un officiel dont le nom n'a pas été cité à propos de la situation, comme l'a publié le journal Asahi Shinbun.

08 mars 2015

Fukushima, quatre ans après

En dehors des quelques sites spécialisés dans cette catastrophe, les médias ne parlent plus de Fukushima.

"Le blog de Fukushima", par l'intermédiaire de Pierre Fetet, publie aujourd'hui un article que je souhaite partager.

Allez le lire ICI. Bonne journée.

16 novembre 2014

News de Fukushima à l'automne 2014

Ultraman ne communique plus d'infos, annonçant dans un billet récent qu'il a des problèmes de santé et qu'il reviendra bientôt (?).

Le blog de Fukushima fait le tour des nouvelles en cet automne.


Au moment où Tepco s’apprête à faire de grosses dépenses de communication pour annoncer la fin du transfert du combustible de la piscine de l’unité 4, nous continuons à recevoir des nouvelles du Japon par HORI Yasuo dont les 3 derniers rapports sont riches d’enseignements : Tepco, qui a du mal à dévier l’eau de la nappe phréatique, ne réussit pas plus à geler l’eau des conduits souterrains, le système ALPS sensé décontaminer l’eau pompée tombe régulièrement en panne, on ne sait pas encore comment on va démanteler les 3 réacteurs dont les cœurs ont fondu, on recommence à commercialiser du riz issu de territoires contaminés, la route nationale n°6 a été rouverte malgré sa forte contamination, les Japonais s’opposent toujours à la réouverture des réacteurs nucléaires et les territoires décontaminés par le passé sont à nouveau radioactifs. Tepco, qui ne se reconnaît toujours pas responsable de la catastrophe et qui s’arrange pour diminuer les dédommagements aux victimes, va donc bientôt communiquer sur autre chose…
PF

La suite ICI.

08 septembre 2014

Ultraman : nouvelles de Fukushima au 7 septembre


Enlèvement des débris de la piscine du réacteur 3 : une grue a laissé tomber le pupitre d'une machine de manipulation du combustible dans la piscine


Ou plutôt, des ouvriers employés par l'entreprise Kajima, en manipulant la grue à distance à l'aide de caméras, ont fait tomber le pupitre dans la piscine du réacteur 3.

TEPCO a démarré l'enlèvement des débris de la piscine du réacteur 3 en décembre 2013 et l'enlèvement de la machine à manipuler le combustible a commencé en mai 2014.



J'espère que d'autres caméras sont à la disposition des ouvriers pour mieux contrôler la grue et les moyens de fixation gênants qui servent à découper et saisir les débris.

Les assemblages de combustible de la piscine sont maintenant recouverts de plaques qui les protègent des chutes de débris accidentelles. TEPCO dit qu'il n'y a eu aucun changement observé dans la surveillance des radiations.



L'enlèvement de la machine à manipuler le combustible, qui pèse environ 35 tonnes, a clairement pris du retard. Selon la mise à jour de la feuille de route, il était programmé pour se terminer fin juin.



La ministre de l'économie, âgée de 40 ans, déclare "L'eau contaminée est sous contrôle", et "l'effet des matériaux radioactifs est totalement bloqué" à la centrale de Fukushima

répétant consciencieusement ce que dit son patron, le premier ministre Shinzo Abe.

Avec le récent remaniement du gouvernement fait par le PM Shinzo Abe, Mme Yuko Obuchi est devenue ministre de l'un des plus puissants ministères du Japon, celui de l'économie, du commerce et de l'industrie, à l'âge tout à fait extravagant de 40 ans (pour la politique au Japon). C'est la fille de de l'ancien PM Keizo Obuchi qui est mort en 2000. Juste après sa mort, Mme Obuchi a "hérité" de la circonscription de son père et a été élue à la Chambre Basse à l'âge de 26 ans.



Jusqu'à présent, elle a déjà plaidé pour le redémarrage des centrales nucléaires du Japon en faisant de la sécurité sa priorité. Elle a visité la centrale de Fukushima le 7 septembre et nous a donné son avis d'expert sur la situation.

D'après Reuters Japan (7 septembre 2014) :


La ministre de l'économie dit que l'eau contaminée de la centrale de Fukushima "est sous contrôle"

La ministre de l'économie, Yuko Obuchi, a visité la centrale de Fukushima pour la première fois depuis sa nomination. Elle a parlé aux journalistes après la visite et a répondu à la question concernant le problème du contrôle de l'eau contaminée. Elle a dit, "Dans l'ensemble, je pense que la situation est contrôlée".

La ministre Obuchi a dit "que des incidents ponctuels continuent de se produire, mais en regardant les résultats de la surveillance, l'effet des matériaux radioactifs dans le port de la centrale est complètement bloqué."

L'effet des matériaux radioactifs est bloqué, mais pas les matériaux radioactifs eux-mêmes. Si vous voyez ce que cela veut dire.
Le taux d'approbation de l'administration Abe a grimpé de 10 points après le remaniement du gouvernement. Les raisons visibles sont justifiées par le nombre de femmes ministres, dont Mme Obuchi, comme si c'était une bonne chose.

Je pense qu'elle est là (avec les autres femmes ministres) pour booster la popularité du gouvernement Abe en préparation d'une prochaine élection surprise.



01 septembre 2014

Ultraman : progression du mur de glace à Fukushima


Centrale de Fukushima : rapport de progression du mur de glace pour le fossé du réacteur 2 : il est temps de passer au plan C (et peut-être au retour des polymères...)



Le Plan A, si vous vous souvenez était de geler l'eau hautement contaminée au bout du fossé juste à l'extérieur du bâtiment de turbine du réacteur 2 pour créer un bouchon de glace en plaçant plusieurs tuyaux de congélation dans le fossé. Quelle nécessité de ce bouchon ? Parce que TEPCO veut évacuer l'eau hautement contaminée du fossé.


Ce que TEPCO n'a pas dit, c'est qu'il existait de nombreux obstacles au bout du fossé – c'est à dire par exemple de nombreux tuyaux pour le câblage électrique et le transport de l'eau. Les tuyaux de congélation ne pouvaient donc être placés dans la partie de canalisation traversée par ces tuyaux et après deux mois d'essais, TEPCO a admis le problème d'une eau qui ne congelait pas. De même, TEPCO a admis qu'il y avait un écoulement constant d'eau venant du bâtiment de turbine vers le fossé à cause de nombreuses ouvertures (les tuyaux traversent les parois du bâtiment vers le fossé après tout), ce qui empêchait l'eau de geler. (Non, sans blague!)

Donc, on passe au plan B.


Le plan B, si vous vous souvenez, était de verser de la glace concassée et de la glace sèche pour abaisser de 5 degrés Celsius la température de l'eau du fossé, de sorte que (dans l'esprit de TEPCO) l'eau congèlerait même s'il y avait un écoulement d'eau.


Le plan B a eu des soucis presque dès son départ fin juillet, quand la glace concassée a bouché un tuyau début août et que la glace concassée flottait à la surface de l'eau (voir photo). Les lois de la physique ont finalement prévalu et l'eau contaminée n'a pas gelé complètement, comme TEPCO l'a finalement admis, bien que de manière très alambiquée dans son rapport à l'ARN du 19 août.


Le rapport de TEPCO déclare qu'il y a eu une formation à 92 % d'un bouchon de glace. Bon, un échec est un échec, car TEPCO admet que l'eau continue de s'écouler du bâtiment de turbine vers le fossé, à plus grande vitesse maintenant que l'ouverture est rétrécie.

Pire encore, dans la canalisation ouverte creusée à un autre endroit (coin sud-ouest du bâtiment de turbine du réacteur 2), l'eau n'a pas gelé du tout malgré deux mois d'effort à l'aide des tuyaux de congélation.

La température de l'eau reste en permanence au-dessus de 8°C et aucun signe de glace.

Donc il est temps maintenant de passer au plan C.
Quel est donc le plan C ? Utiliser certains types (pas encore déterminés) de rembourrage pour remplir complètement le haut du fossé, alors que l'eau s'écoule toujours.

Quels sont donc les matériaux qu'envisage TEPCO ? Selon leur rapport du 19 août,

  • du sable (inconvénient : ne peut stopper l'eau, ne peut être versé en grande quantité)
  • du sable ferrugineux (ne peut stopper l'eau, ne peut être versé en grande quantité )
  • du polyacrylate de sodium (un polymère) (doit être utilisé en combinaison avec d'autres méthodes)
  • un mortier liquide (selon les types, peut ne pas remplir des trous importants)
  • un matériau qui se solidifie (mélange de poudre et de liquide ; la poudre peut boucher les tuyaux)
  • du verre soluble [silicate de sodium] (ne peut boucher les ouvertures)

Hum, du polymère, du verre soluble...où ai-je déjà vu ça avant ?


En avril 2011, à la prise d'eau du réacteur 2, où on a versé du polymère et du béton dans le puits n'a pas empêché l'eau extrêmement contaminée de se déverser dans le port de la centrale. Cette eau ne s'est arrêtée qu'après l'injection de verre soluble à la base du rocher. SOUS le fossé.

J'ai le sentiment qu'ils vont bientôt avoir besoin d'un plan D.

Mais pourquoi combattre l'écoulement d'eau ? Pourquoi ne peuvent-ils simplement pomper l'eau juste à l'endroit du puits ?

Ou comme l'un des anciens lecteurs de ce blog, "netudiant", le suggérait avant, pourquoi ne pas construire un ALPS mobile sur une barge dans le port ?

Je pense en connaître la raison : cela ne leur est même pas venu à l'esprit. Tout comme il ne leur est pas venu à l'esprit de transporter les batteries pour contrôler les réacteurs sans l'autorisation nécessaire du gouvernement le 12 mars 2011.

16 août 2014

Effets biologiques des radiations de Fukushima sur la nature sauvage


Effets biologiques des radiations de Fukushima sur les plantes, les insectes et les animaux




14 août 2014

Traduction par Hélios pour le BBB.

À la suite du meltdown de la centrale nucléaire de Tchernobyl, il a fallu un long délai pour obtenir des échantillons biologiques, ce qui a limité l'information qu'on pouvait en tirer des impacts de cette catastrophe historique. Déterminés à ne pas se faire répéter les lacunes des études de Tchernobyl, des scientifiques ont commencé à rassembler des relevés biologiques juste quelques mois après le désastreux meltdown de la centrale de Fukushima Daiichi de 2011. Les résultats de ces études commencent maintenant à révéler les sérieux effets biologiques des radiations sur des organismes non-humains depuis les plantes jusqu'aux papillons et aux oiseaux.



Une série d'articles résumant ces études a été publiée aujourd'hui dans le Journal of Heredity. Elles décrivent des impacts étendus, allant de déclins de population à des dommages génétiques, en réponse aux mécanismes de réparation qui aident les organismes à faire face à l'exposition radioactive.



"Un nombre en augmentation de résultats empiriques sur des études portant sur des oiseaux, des singes, des papillons et d'autres insectes suggère que certaines espèces ont été touchées par les rejets radioactifs en lien avec la catastrophe de Fukushima", a déclaré le Dr Timothy Mousseau de l'université de Caroline du sud, qui dirige l'une de ces études.


13 août 2014

Ultraman : la congélation de l'eau, feuilleton tragi-comique


Rapport de progression sur la barrière de glace dans le fossé du réacteur 2 : de la glace sèche a bouché le tuyau de refroidissement, aucun effet discernable sur la congélation de l'eau contaminée


Les dernières nouvelles sur le progrès (ou le manque de-) des efforts tragi-comiques de TEPCO pour geler l'eau hautement contaminée de la tranchée allant du bâtiment de turbine du réacteur 2, sont que le tuyau utilisé pour verser la glace et la glace sèche s'est bouché avec de la glace sèche. TEPCO admet qu'il n'y a eu aucun effet discernable de la glace/glace sèche sur la congélation de l'eau.

Alors, quel est votre plan C ?

D'après les infos de TV Asahi (12 août, partiel) :


Centrale de Fukushima : TEPCO joue son dernier atout, qui se termine par le bouchage du tuyau

On a appris que la glace sèche, qui est versée [dans l tuyau de refroidissement] comme le pari le plus sûr de congeler l'eau dans la tranchée souterraine en tant que mesure pour gérer l'eau contaminée de la centrale, n'a eu aucun effet.

Le gouvernement national et TEPCO ont tenté de congeler l'eau hautement contaminée en installant un tuyau en métal et en verser un liquide refroidisseur dans le tuyau [depuis avril de cette année]. Mais l'effort ayant échoué à congeler l'eau, TEPCO a démarré le déversement de glace depuis le 30 juillet. Un total de 222 tonnes de glace a été versée dans le tuyau à la date du 11 août. Lors de la conférence de presse de ce jour, TEPCO a dit que l'effet de la glace dans la congélation de l'eau contaminée était "inconnu", admettant qu'il n'y avait aucun effet discernable. De plus, quand ils ont tenté de verser une tonne de glace sèche le 7 août comme le pari le plus sûr pour congeler l'eau, la glace sèche a bouché le tuyau. TEPCO a stoppé le déversement de glace sèche.

Le tuyau par lequel les ouvriers ont versé de la glace et de la glace sèche :






Le tuyau (en violet) dans le diagramme :



Je remercie les nouvelles, parce qu'elles ont déclenché mon premier rire de la journée. Rire est bon pour la santé, ai-je entendu (peu importe le sujet, j'espère).



28 juillet 2014

Fukushima : l'eau pour le futur barrage de glace ne veut pas geler

Retour d'Ultraman après 21 jours sans articles. Les choses ne s'arrangent pas.


Centrale de Fukushima : TEPCO défie les lois de la physique en prétendant que l'eau gèle à 5°C pendant que les ouvriers déversent de la glace dans la tranchée du bâtiment de turbine du réacteur 2


TEPCO dit qu'en déversant de la glace et de la "glace sèche" (dioxyde de carbone ou neige carbonique) ils peuvent abaisser la température de l'eau contaminée de la tranchée à environ 5 degrés Celsius, et qu'ils pourront ensuite créer un barrage continu de glace.
Je pensais jusqu'ici que l'eau gelait à zéro degré Celsius. Comme le monde entier redevient apparemment fou en ce mois de juillet, il est possible que TEPCO ait raison en disant que l'eau gèle à 5°.

D'après des photos et vidéos de TEPCO du 24 juillet 2014 :

Le 24 juillet 2014, TEPCO a démarré une expérience, déverser de la glace dans la tranchée du bâtiment de turbine du réacteur 2, pour tenter de geler l'eau fortement contaminée qui refusait de geler malgré trois mois d'efforts. Les ouvriers n'ont déversé que 2 tonnes de glace, ou 4 sacs de 500 kg chacun.



Les ouvriers semblent porter des gilets spéciaux, probablement pour parer aux radiations ambiantes. L'endroit du déversement se trouve du côté océan (à l'est) du bâtiment de turbine, où, selon la dernière carte de surveillance faite par TEPCO le 8 juillet (que j'ai eu beaucoup de mal à trouver sur le site mis à jour de TEPCO), le taux de radiations semble être d'environ 0,20 millisievert (ou 200 microsieverts) par heure. Selon TEPCO, les ouvriers ont passé deux heures et demies à verser les 2 tonnes de glace avec des pelles.
Les emplacements des tranchées remplies d'eau fortement contaminée (depuis très probablement avril/mai 2011) et ceux représentés par des carrés bleus où TEPCO veut créer un barrage de glace pour qu'aucune eau des bâtiments de turbine ne pénètre dans les tranchées, d'après sa présentation à l'Autorité de Régulation Nucléaire du 7 juillet, quand TEPCO a révélé qu'après trois mois de tentatives, l'eau n'était toujours pas gelée (j'ai ajouté les titres en anglais) :

Une partie de la carte de surveillance de TEPCO (8 juillet) montrant les niveaux de radiations ambiants, avec "Puits A" marqué (par moi) avec un carré rouge :





Pourquoi donc l'eau ne gèle-t-elle pas ? Selon les explications tortueuses de TEPCO à l'ARN le 7 juillet, c'est à cause de la fluctuation des niveaux d'eau dans le bâtiment de turbine qui crée un courant en passant par les espaces créés par les tuyaux qui traversent les parois du bâtiment de turbine. Le courant était assez puissant pour perturber le processus de congélation, ce que TEPCO n'avait pas anticipé sur la maquette.
Je me souviens qu'en janvier, je crois, il y avait eu une réunion avec l'ARN pendant laquelle TEPCO et les commissaires de l'ARN avaient discuté de ces barrages de glace. Le commissaire Fuketa avait remis ouvertement en question l'efficacité de ce plan, demandant à TEPCO pourquoi ils programmaient de créer un barrage juste à l'extérieur du bâtiment de turbine où passent de nombreux tuyaux dans un espace étroit, comme vous pouvez le voir ci-dessous dans la présentation simplifiée de TEPCO pour l'ARN du 7 juillet :

Le rectangle rouge juste à l'extérieur du bâtiment de turbine est le barrage de glace qui doit être fait. Le tuyau en mauve qui descend vers le rectangle rouge est l'endroit où les ouvriers ont déversé de la glace.




Le commissaire Fuketa a aussi exprimé des doutes concernant la prise de l'eau en glace. Je pense qu'il a même demandé ce qu'était le "plan B" de TEPCO, au cas où ça ne gèlerait pas. La réponse de TEPCO était que cela allait geler. (en regardant ce futile échange en direct, je n'arrêtais pas de penser, "Pourquoi ne peuvent-ils pas juste verser du béton ?")
Bon, l'eau n'a pas gelé. Loin de là. Les mesures de TEPCO montrent que la température d'une partie de l'eau qui aurait dû geler est de 15°C, après 3 mois de refroidissement.

Donc verser de la glace et de la neige carbonique est le "plan B" de TEPCO. Et demandez au dieu de la physique de fermer les yeux et de faire geler de l'eau à 5°C au niveau de la mer.

Ahhh les bons vieux (mauvais) jours sont de retour... du temps où TEPCO utilisait des couches de polymère, de la sciure, des journaux déchiquetés pour tenter de stopper l'eau contaminée de la même installation de tranchées d'aller se déverser dans le port de la centrale.

On a l'impression que c'était juste hier.

(MISE À JOUR) Selon un tweeter qui suit au jour le jour TEPCO et les conférences de presse de l'ARN, TEPCO a versé de la glace et de la neige carbonique, pensant que la glace flotterait, refroidissant la surface de l'eau et que la neige carbonique coulerait, en refroidissant le fond de l'eau.
Eh bien, ils ont besoin d'un plan C. les morceaux de glace sèche qu'ils ont versé étaient apparemment trop petits et ils ont tous flotté. L'eau n'est toujours pas gelée et TEPCO dit qu'ils sauront à la mi-août si l'opération a fonctionné.

28 juin 2014

Fukushima : vous pouvez aider les enfants !

Je relaie le dernier message du blog de Pierre.

Voilà un don (à partir de 5 €, si tous les lecteurs du blog participaient à cette hauteur, c'est déjà beaucoup d'argent et si le projet n'aboutissait pas, cet argent serait remboursé) qui peut amener de la joie à des enfants de Fukushima en vacances. Un projet vraiment humanitaire !



Depuis 2012, des citoyens s’organisent pour accueillir des enfants de Fukushima dans le sud de la France. L’objectif ? Sortir ces enfants des zones contaminées pour préserver leur santé et leur permettre de retrouver des moments d'insouciance et de véritables jeux d'enfants. En second lieu, cet événement annuel sert aussi à médiatiser les conséquences de la catastrophe nucléaire et à alerter sur les dangers qu'encourent ces enfants sur le long terme. Pour l’accueil 2014, un appel au don est lancé afin d’accueillir le plus d’enfants possible. Et les dons sont possibles à partir de 5 €. Pour une fois, nous pouvons tous faire quelque chose !

Le projet « Fukushima c’est eux, Fukushima c’est nous ! 2014 » s’inscrit dans la continuité d’une action engagée en 2012, quand des bénévoles avaient accueillis chez eux quatre enfants de Fukushima. Cette initiative avait été amplifiée l’année suivante, en 2013, avec l'accueil d'une dizaine d'enfants pour un séjour collectif plus complet, dans le Luberon.

La suite ICI.

22 juin 2014

Les enfants de Fukushima sont en train de mourir

Un sujet pas drôle pour un dimanche de début d'été, mais qui reflète tristement la réalité.



Les enfants de Fukushima sont en train de mourir


Par Harvey Wassermann, EcoWatch, 14 juin 2014

Traduction par Hélios pour le BBB.

Quelque 39 mois après les multiples explosions à Fukushima, le taux de cancers de la thyroïde chez les enfants des environs est monté en flèche, dépassant de 40 fois la normale.

Plus de 48 % des 375.000 jeunes – presque 200.000 enfants – testés par l'Université de Médecine de Fukushima, vivant à proximité des réacteurs souffrent aujourd'hui d'anomalies pré-cancéreuses de la thyroïde, principalement de nodules et de kystes. Le taux est en voie d'accélération.

Plus de 120 cancers infantiles ont été relevés quand on ne s'attend qu'à trois seulement, déclare Joseph Mangano, directeur exécutif du Projet Radiation et Santé Publique.

L'industrie nucléaire et ses chantres continuent de nier cette tragédie sanitaire. Certains ont en fait affirmé que "pas une seule personne" n'a été affectée par la libération massive des radiations de Fukushima, qui, pour certains isotopes, a dépassé de presque 30 fois celle d'Hiroshima.

Plus de 48 % des 375.000 jeunes – presque 200.000 enfants – testés par l'Université de Médecine de Fukushima vivant à proximité des réacteurs souffrent aujourd'hui d'anomalies pré-cancéreuses de la thyroïde, principalement de nodules et de kystes

Mais l'épidémie mortelle de Fukushima concorde avec les impacts subis par les enfants après l'accident de Three Mile Island en 1979 et l'explosion de Tchernobyl en 1986, de même qu'avec les conclusions rapportées pour d'autres réacteurs commerciaux.


19 juin 2014

Ultraman : le "mur de glace", un nouveau jeu du téléphone arabe


Le (énième) jeu du téléphone arabe à la centrale de Fukushima : "La barrière gelée pour l'eau des tranchées ne fonctionne pas" s'est transformé en "Le mur de glace autour des bâtiments de réacteur ne fonctionne pas"



Il inclut aussi bien les médias japonais qu'étrangers, autant en japonais qu'en anglais, suivant le schéma habituel :


  1. L'article original en japonais apparaît dans les médias japonais;
  2. L'article original en japonais est ensuite traduit incorrectement en anglais;
  3. L'article en anglais fait peur aux lecteurs étrangers;
  4. L'article en anglais est ensuite retraduit en japonais;
  5. Les lecteurs japonais s'effraient en lisant l'article retraduit en japonais.
Dans ce jeu du téléphone arabe qui se joue toujours en date du 18 juin, l'article original venait de NHK Japan (17 juin), il a été correctement traduit en anglais (sauf pour l'ordre des paragraphes) par NHK World.

Les nouvelles concernent le tampon d'eau gelée, ou "ice plug", que TEPCO essaie d'installer dans la tranchée entre le bâtiment de turbine du réacteur 2 et le port de la centrale près de la prise d'eau pour les réacteurs. La tranchée contient de l'eau extrêmement contaminée qui se trouve là depuis avril 2011 quand un ouvrier l'a découverte se déversant depuis une fissure d'un caniveau dans le port (photo). Le dosimètre est passé hors échelle à 1000 millisieverts/h au-dessus de l'eau.
Cela NE concerne PAS le mur de glace imperméable dont la construction par TEPCO/Kajima a démarré autour des bâtiments de réacteur/turbine.




17 juin 2014

Ultraman : la centrale de Fukushima sur Google Maps


La centrale de Fukushima sur Google Maps


Google Maps a finalement mis à jour la photo par satellite de la centrale de Fukushima. Elle montre en grand détail la situation plus ou moins actuelle.


(Cliquez pour agrandir les captures d'écran. La carte Google est en bas de l'article.)

À la place des poutrelles et des ponts tordus qui recouvraient complètement le plancher opératoire du réacteur 3, on voit la piscine de refroidissement avec de l'eau et la machine à manipuler le combustible à moitié immergée :



10 juin 2014

Ultraman : une photo aérienne de la centrale


Une photo aérienne de l'Asahi montre la désolation autour de la centrale de Fukushima


Bien que je n'approuve pas du tout la publication initiale du témoignage confidentiel donné par le responsable de la centrale, Masao Yoshida, pour l'enquête sur l'accident par le gouvernement qu'a obtenu l'Asahi, la page spéciale dédiée au témoignage donne de bonnes photos.

En voici une en épilogue (leur reportage est déjà terminé) concernant la piscine du réacteur 4.


Selon le crédit de la photo, elle a été prise le 15 décembre 2013 à partir de l'hélicoptère de l'Asahi. À la différence des photos qui montrent pour la plupart uniquement la centrale, celle-ci montre Okuma-machi (au sud de la centrale) et Futaba-machi et en direction de Namie-machi (au nord de la centrale).

Personne (officiellement) ne vit à Okuma ou Futaba. La zone côtière de Futaba et Namie (au-dessus de la centrale sur la photo) semble avoir été dévastée par le tsunami du 11 mars 2011. Il y a des maisons appuyées sur la colline d'Okuma, mais les champs abandonnés semblent envahis par les herbes. Plus personne pour labourer les terres.

Personne ne reviendra d'ici un long moment dans la zone en bas à droite (au sud) de la centrale. Elle se nomme Ottozawa. Le niveau le plus élevé de l'air ambiant à présent est de 28 microsieverts/h selon la mesure faite le 5 juin 2014.

Ottozawa avait l'un des taux d'air ambiant les plus élevés de la zone d'évacuation de départ, située tout contre la centrale. En février 2012, des ouvriers sous contrat ont "décontaminé" la zone avec des radiations de 70 à 130 microsieverts/h.

En utilisant la formule de calcul pour l'exposition annuelle cumulée même avec un coefficient de 0,2 (au lieu de 0,4 pour les structures en bois), ce serait un cumul de 114 millisieverts en un an au taux actuel ambiant.

Mais ensuite, il y a de nombreux experts et chercheurs autour du monde qui diraient que le niveau serait suffisamment inoffensif pour que les habitants reviennent vivre une vie épanouissante, au lieu de vivre dans des abris temporaires surpeuplés.



08 juin 2014

Ultraman : changement de l'objectif de décontamination + vidéo de Kna

Pas de fumée sans feu.

Une rumeur court selon laquelle le gouvernement japonais réviserait l'objectif de décontamination en le faisant passer de 0,23 à 0,4-0,6 microsievert/h


Confusion et malentendu, suite au plan du ministère de l'environnement (pas encore annoncé officiellement) pour élever à Fukushima le niveau-cible après décontamination en passant de 0,23 à 0,4-0,6 microsievert/h.

Le ministère de l'environnement (aurait) dit que l'exposition cumulée suite aux radiations dans le cadre du nouveau niveau-cible sera inférieure à millisievert par an.

Les données empiriques réunies jusqu'ici dans la préfecture de Fukushima (dosimètres portés par les habitants, postes de surveillance, mesures réelles avant et après décontamination, par exemple) semblent avaliser la position du ministère, mais ce ministère en particulier manque malheureusement de crédibilité après avoir été dirigé par Goshi Hosono et aujourd'hui par le fils de Shintaro Ishihara qui voulait à un moment faire bannir l'usage des dosimètres personnels par les citoyens.

Le ministère et les gouvernements municipaux impliqués semblent faire ceci pour de très mauvaises raisons, si ce que Fukushima Central TV rapporte est exact.

Selon eux, il est question de rapport coût/performance et de perte de temps à décontaminer au niveau de 0,23 microsievert/h. Mais de nouveau, cela vient du reportage d'une chaîne de TV et la déclaration officielle du ministère n'est pas attendue avant deux ou trois mois, selon l'Asahi Shinbun.

La dose effective mesurée par les dosimètres en verre semble être la entre une moitié et un tiers de la dose calculée par le ministère de l'environnement d'après les taux de radiations ambiants indiqués par les postes de surveillance.
Au lieu de dire "Décontaminer jusqu'à ce que le niveau de radiations ambiant descende à 0,23 microsievert/h est trop coûteux et presque impossible à réaliser", le ministère de l'environnement pourrait admettre son erreur en mettant le coefficient à 0,4 (justifié pour une ou deux histoires de bâtiments en bois, selon l'institut national pour les sciences radiologiques).
Nous devrons attendre deux ou trois mois jusqu'à ce que le fils de Shintaro Ishihara annonce officiellement le changement, mais le twitter japonais est déjà rempli de gens qui pensent que le gouvernement national augmente pour Fukushima l'exposition annuelle cumulée aux radiations autorisée à 2 millisieverts.

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J'ajoute une vidéo de Kna qui vient d'être publiée : "Fukushima, rejets radioactifs, effets sur la santé"




05 juin 2014

Ultraman : le "mur de glace" a démarré

Prévu pour assurer une non-contamination de l'eau qui sera rejetée en mer, le mur de glace obligera l'eau à contourner les bâtiments des réacteurs. Si TEPCO ne mégote pas trop...


Centrale de Fukushima : la construction du "mur de glace" autour des bâtiments de réacteur et de turbine a démarré


À la suite de l'approbation du bout des lèvres de l'Autorité de Régulation Nucléaire, la construction d'un mur de glace imperméable autour des bâtiments de réacteur et de turbine a démarré sans délai.

Le premier endroit où une entreprise (Kajima) a commencé à creuser des trous se situe dans l'angle nord-ouest du mur tout près du réacteur 1.

Le plan pour le mur de glace de Kajima a été critiqué par les médias et les internautes comme "non testé" et "coûteux". Je ne partage pas personnellement ce sentiment après avoir vu la présentation faite par Kajima et celles des deux entreprises en lice, mais je m'inquiète, car le modus operandi de TEPCO est de faire des économies à tout prix. Il me trotte dans la tête que TEPCO va se débrouiller pour saboter d'une manière ou d'une autre le travail de Kajima.

D'après les photos de TEPCO (2 juin 2014) :




Une photo aérienne du Yomiuri (comment ils s'y sont pris pour prendre une photo est un mystère pour moi, étant donné l'avertissement du gouvernement/TEPCO concernant la protection physique) montre que le mur sera très proche du bâtiment de réacteur (réacteur 1 en l’occurrence). L'emplacement du forage est marqué par un cercle rouge :


La cheminée de ventilation que vous voyez à droite présente un endroit où le dosimètre a dépassé les 10.000 millisieverts/h (ou 10 sieverts/h) en août 2011. TEPCO a calculé à quel niveau les radiations sont montées en novembre 2013 et c'était au moins à 25 sieverts/h à la surface du tuyau. Les taux de radioactivité ambiante près du tuyau vont de 19 à 95 millisieverts/h.
Carte de surveillance de TEPCO le 23 mars 2011, que TEPCO a rendu public pour la première fois montre la zone avec des niveaux de radiation entre 6 et 130 millisieverts/h :


Après l'enlèvement méticuleux par des ouvriers humains et un équipement commandé à distance des débris hautement radioactifs qui jonchaient l'endroit, les taux de radiation le 14 mai sont quasiment entre 0,2 et 0,8 millisievert/h. Le taux près de l'emplacement du forage semble être de 0,35 millisievert/h :


Toujours est-il que 0,35 millisievert/h sont toujours 350 microsieverts/h ; ce n'est pas loin du niveau critique d'exposition pour que des ouvriers y travaillent. Un travail de trois heures là et il est possible de dépasser 1 millisievert par an d'exposition.
À Fukushima city aujourd'hui (5 mai), les taux de radiations sont pratiquement en dessous de 0,25 microsievert/h, selon la carte de mesure de la radioactivité de la préfecture :


En même temps à Tokyo, un poste de surveillance montre un taux de 0,0343 microgrey/h, selon l'institut pour la santé de Tokyo. C'est revenu au niveau d'avant l'accident nucléaire. À 1 mètre du sol, le niveau est de 0,06 microgrey/h :


(Cliquez sur les photos pour les agrandir)


12 octobre 2013

Jean-Pierre Petit sur Fukushima et le nucléaire

Vidéo donnée en lien dans un commentaire d'hier. Enregistrement lors d'une émission de "Bob vous dit toute la vérité". 52 mn.


22 août 2013

Conséquences biologiques des catastrophes de Tchernobyl et Fukushima (vidéo)

Une autre vidéo traduite et sous-titrée par Kna sur "Tchernobyl, Fukushima, conséquences biologiques, par le Dr Timothy Mousseau". Merci pour son travail.



Timothy Mousseau est titulaire entre autres d'une maîtrise en zoologie et d'un doctorat en sciences biologiques obtenu en 1988, après quoi il a complété une bourse postdoctorale de deux ans en biologie des populations. Depuis 1991, Il est professeur au département des sciences biologiques de l'université de Caroline du Sud. Auteur de nombreuses publications scientifiques et de 2 livres, il travaille depuis 1999 avec ses collègues sur les conséquences biologiques et évolutionnistes des contaminations radioactives des régions de Tchernobyl en Ukraine et maintenant Fukushima au Japon.

Dans cette vidéo de son intervention lors du Symposium de New York en Mars 2013, il nous fait part des résultats de ses recherches, fruits de 1600 inventaires détaillés sur le terrain à Tchernobyl et à Fukushima, sur des végétaux, insectes, oiseaux et mammifères :

- Augmentation significative des dommages génétiques,
  malformations et anomalies du développement.
- Fertilité, durée de vie et taille des populations réduites.
- Biodiversité en régression, extinction locale de certaines espèces.
- Transmission des mutations au fil des générations,
  avec phénomène d'accumulation et migration vers des populations
  non exposées.

Grâce à ce travail remarquable et courageux de pionniers, le Dr Mousseau et ses collègues nous démontrent que sur le terrain, on est bien loin de la légende de la zone interdite de Tchernobyl devenue un Éden florissant pour la vie sauvage, propagée par le Forum de Tchernobyl, les instances pro-nucléaires et certaines sources peu scrupuleuses.

Et comme nous le rappelle le Dr Helen Caldicott, il ne faut que quelques années pour que l'être humain montre les mêmes altérations génétiques et anomalies de développement, déjà clairement visibles dans certains cas en Russie, Suède...
Pour les enfants de la préfecture de Fukushima, les chiffres suivants viennent d'être publiés par les autorités, 2 ans 1/2 après la catastrophe :
- 18 cas de cancers de la thyroïde avérés après chirurgie
- 25 cas de tumeurs malignes suspectées, en attente d'intervention
- plus de 58% des enfants examinés présentent des nodules de la
  thyroïde jusqu'à 5 mm ou des kystes jusqu'à 20mm.

Vidéo réalisée à l'occasion du symposium "The Medical and Ecological Consequences of the Fukushima Nuclear Accident" (Conséquences médicales & environnementales de l'accident nucléaire de Fukushima) organisé par la fondation Helen Caldicott les 11 & 12 Mars 2013 à New York.