Une
anecdote trouvée ICI, une sorte d'hommage à la musique de Mozart,
que j'ai trouvée suffisamment originale pour vous la traduire. Le
titre original de l'article en anglais est "Wolfie"
(petit nom affectueux pour Wolfgang...)
Mozart meurt le 5 décembre 1791,
cinq minutes avant une heure du matin, à l'âge de trente-cinq ans.
(…) Les raisons de sa mort restent inconnues. Il était alors obèse
et alité.
(…) Le
service funèbre se déroule, sans messe ni musique, dans la chapelle
du Crucifix, une chapelle latérale de la cathédrale St Étienne de Vienne. Le corbillard conduit la dépouille à
la tombée de la nuit au cimetière Saint Marx, dans la banlieue de
Vienne, dans un des seize caveaux d'un « tombeau communautaire
simple », conformément aux règles d'inhumation viennoises,
dit un seul auteur. Il fut en fait enterré, de l'avis général des
ouvrages de référence, dans une fosse commune ordinaire; une fosse
pouvant contenir seize corps avec des couches de terre par rangées
de quatre selon le Dictionnaire Mozart, au tarif le moins cher, 8
florins et 36 kreutzers, comme la majorité des classes moyennes.
Être enterré dans une fosse commune n'avait rien d'inhabituel.
L'Empereur avait imposé une loi en ce sens, pour éviter que les
Viennois ne se rendent aux cimetières et ramène en ville des
maladies. (Extraits de Wikipédia)
L'expérience d'après-vie de Wolfgang
Amadeus Mozart
Je me souviens trop bien être en train
de regarder deux gars balancer sans cérémonie mon corps dans une
fosse commune, juste au-dessus d'autres cadavres pourrissants. Ils
ont répandu de la chaux sur moi pour hâter le processus de
décomposition. Quel choc ! Quel affreuse vision pour moi !
Il va sans dire que je n'ai pas traîné
dans le coin après. Ce n'était pas comme s'il y avait des centaines
d'amis en deuil pleurant ma mort. Tous, sauf mes créanciers,
semblaient avoir oublié le grand Mozart, le génie et l'enfant
prodige. Je me demandais, où sont-ils maintenant ? Comment
ont-ils pu m'oublier si vite ?
Constance, ma femme, était submergée
par le désespoir et elle en arriva presque dangereusement à
détruire toute ma musique. En mourant je ne lui avais rien laissé
sauf mes dettes de jeu. Elle voulait se venger. Elle voulait me faire
du mal, bien que je sois déjà mort et à l'abri de sa vengeance.
![]() |
| Constance |
Après les funérailles elle est restée
assise toute seule dans notre minable appartement à boire verre
après verre du vin bon marché que je gardais caché. Malheureuse et
hypnotisée par le maigre feu qui crépitait devant elle, la colère
qu'elle ressentait pour moi brûlait dans son âme et sa haine pour
moi la consumait.
Elle s'est soudain dirigée vers mon
secrétaire et a hâtivement attrapé des piles de partitions. J'ai
paniqué. Elle n'allait sûrement pas brûler ma musique. Mon esprit
a crié vers elle. Elle semblait si déterminée. Il a fallu toute
mon énergie pour l'arrêter. Sa colère passée, elle est tombée
par terre en sanglotant, tenant dans ses bras ma musique.
Je me souviens toujours des premiers
temps quand elle a commencé à m'aimer. Comme son rire était
agréable. J'étais alors le centre du monde pour elle.
Tiré par une puissante force...
Je me suis senti écarté de sa
présence par une force puissante, comme si un aimant invisible
colossal m'attirait. Il y eut soudain devant moi une sorte d'être
irradiant de la lumière. En me disant qu'il se nommait Tathata, il
expliqua qu'il était moi. Je ne pouvais imaginer, sûrement pas à
ce moment-là, que j'étais aussi incroyablement parfait, radieux et
beau. Après tout, bien que des femmes m'aient souvent trouvé
irrésistible, j'étais dans la vie un homme plutôt petit avec un
gros nez.
![]() |
| Mozart (avec son "gros nez") |
Cet être parfait, Tathata, qui
prétendait être moi, a dit que j'avais été en mission spéciale –
une mission sacrée pour apporter une fréquence spécifique à
travers ma musique dans le plan en trois dimensions de la planète
Terre. Tathata avait semble-t-il projeté volontairement une part de
lui – sous mon apparence en tant que Wolfgang Amadeus Mozart –
dans les fréquences du temps terrestre pour créer ma pure et
superbe musique, qui était faite pour élever pendant des siècles
la conscience de tous ceux qui l'écouteraient.
Tathata expliqua avec douceur que dans
un univers de libre-arbitre, personne ne pouvait prédire ce qui peut
arriver à quiconque une fois dans les basses fréquences de la
troisième dimension. Pas même les plus grands êtres de lumière
radiante ne savaient exactement à quoi s'attendre une fois qu'ils se
retrouvaient emprisonnés dans des corps humains, dont l'ADN était
plus que légèrement capricieux. Une fois dans un corps de chair et
de sang, on était piégé par les cinq sens – et dans le Kali Yuga
on était environné de peur, de maladies et de guerres sans fin.
Selon Tathata, d'un côté j'avais
réussi. La musique que j'avais créée serait jouée tout au long
des siècles à venir et serait plus tard enregistrée par des
machines, car l'humanité posséderait des technologies évoluées.
Mais d'un autre côté, il semblait que
je m'en étais tiré un peu moins bien dans certains domaines – et,
quand bien même Tathata n'arrêtait pas de me dire combien il
m'aimait et le regrettait, il me restait certaines choses à
résoudre, des leçons à apprendre, diverses choses à réaliser.
Tathata me dit pour me rassurer que je n'avais pas à m'inquiéter –
qu'il n'y avait rien dont je devais avoir peur. Cette phase où
j'entrais faisait partie d'un processus d'apprentissage, un exercice
de maîtrise de soi que tout le monde expérimente et je devais le
faire tout seul, et surtout sans Tathata.
Ne laisse personne te toucher...
Tathata me dit ensuite que sous aucun
prétexte je ne devais laisser quelqu'un me toucher. Cet
avertissement me donna un petit frisson car j'étais toujours à me
débattre pour me débarrasser de l'image de la chaux jetée sur mon
cadavre rigide.
Puis Thatata m'emmena dans un long
tunnel de lumière. La première chose que je vis fut mon père et
j'éprouvais des sentiments mitigés à le rencontrer. J'aimais
profondément mon père ; mais durant sa vie il m'avait toujours
dit quoi faire, quoi ne pas faire, avec qui être gentil et quel
morceau jouer. J'avais pris des habitudes d'indépendance depuis son
décès, j'étais donc un peu réticent quand il commença à me
parler de cette église où il voulait avec insistance que je me
rende, dans laquelle des milliers de milliers d'âmes intègres
priaient continuellement. Il voulait que je me joigne à elles et que
je leur écrive de la musique.
Juste au moment où mon père tentait
de m'embrasser, je me souvins de ce que l'être de lumière radiante,
que j'en étais venu à considérer comme ma propre âme, m'avait
dit. Ne permets à personne de te toucher, Wolfie ! Donc,
pas question. Je m'écartais de mon père, ignorant son regard
perplexe et blessé. Il me supplia en me parlant de la gloire des
cieux, mais je ressentais quelque part que toute la scène était
fausse.
Traitez-moi de tous les noms, mais je
n'avais pas envie de prier pendant toute l'éternité. Je pensais que
ce serait amusant de pratiquer quelque chose d'autre que de la
musique dans une prochaine vie, comme de faire de la moto ou de
piloter une voiture de course. Je repoussais donc mon père et
refusais de l'embrasser. Étrangement, plus je refusais qu'il
m'approche, plus il commençait à disparaître.
Je n'en avais pas encore fini
cependant. Ma chère mère m'apparut abruptement et fit son numéro
habituel. Puis vinrent quelques-uns des membres les plus
impressionnants de la noblesse que j'avais côtoyés à la cour. Je
suppose que j'étais censé être facilement intimidé par ces hommes
et ces femmes, qui continuaient à me supplier d'aller à l'église.
Mais apparemment, sauf si je le
permettais, ils ne pouvaient me toucher ; et plus je leur
résistais, plus vite ils s'évanouissaient dans une sorte de brume.
Je ne savais vraiment pas ce que tout cela signifiait, mais j'en
étais très content.
Ils n'étaient pas réels...
Je me retrouvais ensuite dans une
grande pièce où régnait une écœurante puanteur de vieux cognac.
Les vapeurs d'alcool saturaient ma conscience. Mes anciens compagnons
de beuverie et de jeux d'argent étaient tous là dans cette pièce
puante ; leurs vêtement de soie autrefois splendides étaient
tachés et en loques. Une superbe table de billard se trouvait devant
nous et tout en commençant à y jouer, certains rustres dont j'étais
redevable se mirent à me presser de les rembourser.
De nouveau je me souvins de ne pas les
toucher. Je refusais même une poignée de main. Je me mis à leur
dire, "vous, vous n'êtes pas réels !". Et ensuite,
ces hommes que j'avais connu autrefois, avec qui j'avais partagé
plus d'une bouteille se transformèrent sous mes yeux en serpents
brillants se tortillant. De même que les vapeurs de cognac, ils
s'élevèrent dans les airs. Ma compulsion pour les jeux d'argent et
mon incorrigible désir d'alcool disparurent comme leurs fantômes.
J'avais autrefois fait partie des
franc-maçons et j'avais acquis dans ma vie des connaissances
secrètes - mais rien ne m'avait préparé à ceci.
Entouré d'une obscurité infinie, je
me sentais solitaire. J'ai commencé à survoler les événements de
ma courte vie, me rappelant chaque moment de joie et chaque détail
malheureux. Quelle vie j'avais eu ! Je pensais à toutes les
femmes délicieuses que j'avais séduit. Je me souvenais de leurs
robes de dentelle, de leurs charmants décolletés et de leurs
gourmandes lèvres rouges.
Puis dans cette vaste obscurité, j'ai
mystérieusement entendu ma sublime musique et je me suis souvenu du
temps où je composais. J'avais du mal à écrire assez vite pour
mettre les notes sur le papier. La musique coulait à travers moi
comme un torrent.
Je ne voulais pas vraiment retranscrire
ma musique – mais c'était le seul moyen de gagner de l'argent, que
j'adorais dépenser. J'entendais la musique dans mon cœur. Je la
sentais dans mon âme et je préférais improviser à chaque fois que
je m'asseyais devant le clavecin ou le piano. La musique
m'accompagnait en permanence et pendant que je créais, je sentais
chaque note glisser dans le silence de l'éternité.
Pourquoi quelqu'un voudrait-il jouer
sans arrêt le même morceau ? Chacun ne voudrait-il pas jouer
sa propre musique ? Je compris ensuite que les êtres humains
avaient tragiquement perdu leur capacité à entendre la musique dans
leur âme et ma musique était donc nécessaire pour l'élévation de
la race humaine.
Tout seul dans l'éternité...
Observer ma vie exubérante et créative
n'a fait qu'accroître ma solitude. J'étais ici, tout seul quelque
part dans l'éternité.
Puis Tathata réapparut, toujours aussi
rayonnant et me dit, "Bien joué Maître Amadeus, celui qui est
aimé de Dieu !"
À ce moment-là un grand piano
lumineux, aussi parfait que dans mes rêves les plus fous, se
matérialisa devant moi et je m'assis pour jouer. Mes concertos,
symphonies et sonates se déversèrent à travers les univers dans
tous les mondes emplis de l'esprit de Dieu.
Ma musique avait créé un refuge de
pureté et d'innocence sur la planète Terre...
Pendant que je jouais, tout mon être
se mit à résonner à des fréquences vibratoires de plus en plus
élevées et je devins un avec les sons produits. Je savais qui
j'étais. Je me souvenais de tout. Je me souvenais que j'étais en
fait venu dans la troisième dimension pour réaliser une tâche.
J'avais été en mission pour servir le Créateur, pour générer des
sons de fréquence pure qui élèveraient le cœur et l'esprit des
hommes pour les aider à se libérer du désordre incessant de la
peur.
Ma musique avait créé un refuge de
pureté et d'innocence sur la planète Terre, reflétant l'amour de
l'esprit de Dieu qui génère toute vie. J'avais rempli ma tâche.
Et donc, ravi par l'expérience de me
retrouver en unité avec toute Vie, je restais là à jouer,
attendant que vous croisiez mon chemin...
Traduit par
Hélios pour le BBB.


"Et donc, ravi par l'expérience de me retrouver en unité avec toute Vie, je restais là à jouer, attendant que vous croisiez mon chemin..."
RépondreSupprimerEt comme disait Sacha Guitry "Quand on a entendu du Mozart, le silence qui suit est encore du Mozart."
CONFUTATIS
Confutatis maledictis,
Flammis acribus addictis:
Voca me cum benedictis.
Oro supplex et acclinis,
Cor contritum quasi cinis:
Gere curam mei finis.
CONFUTATIS
Et après avoir réprouvé les maudits
et leur avoir assigné le feu cruel. appelez-moi parmi les élus.
Suppliant et prosterné, je vous prie, le cœur brisé et comme réduit en cendres prenez soin de mon heure dernière.
LACRIMOSA
Lacrimosa dies illa,
Qua resurget ex favilla
Judicandus homo reus.
Huic ergo parce, Deus:
Pie Jesu Domine Dona eis requiem.
Amen.
LACRIMOSA
Oh! Jour plein de larmes, où l'homme ressuscitera de la poussière: Cet homme coupable que vous allez juger:
Epargnez-le, mon Dieu! Seigneur, bon Jésus, donnez-leur le repos éternel. Amen.
----------------------------------------------
Ne sommes-nous pas aujourd'hui et d'une certaine manière dans le silence de son Requiem ?
(J'espère ne pas gâcher l'ambiance du blog)
"Et donc, ravi par l'expérience de me retrouver en unité avec toute Vie, je restais là à jouer, attendant que vous croisiez mon chemin..."
Et comme disait Sacha Guitry "Quand on a entendu du Mozart, le silence qui suit est encore du Mozart."
CONFUTATIS
Confutatis maledictis,
Flammis acribus addictis:
Voca me cum benedictis.
Oro supplex et acclinis,
Cor contritum quasi cinis:
Gere curam mei finis.
CONFUTATIS
Et après avoir réprouvé les maudits
et leur avoir assigné le feu cruel. appelez-moi parmi les élus.
Suppliant et prosterné, je vous prie, le cœur brisé et comme réduit en cendres prenez soin de mon heure dernière.
LACRIMOSA
Lacrimosa dies illa,
Qua resurget ex favilla
Judicandus homo reus.
Huic ergo parce, Deus:
Pie Jesu Domine Dona eis requiem.
Amen.
LACRIMOSA
Oh! Jour plein de larmes, où l'homme ressuscitera de la poussière: Cet homme coupable que vous allez juger:
Epargnez-le, mon Dieu! Seigneur, bon Jésus, donnez-leur le repos éternel. Amen.
----------------------------------------------
Ne sommes-nous pas aujourd'hui et d'une certaine manière dans le silence de son Requiem ?
(J'espère ne pas gâcher l'ambiance du blog)
Tu ne gâches pas l'ambiance du blog, Korrigan, sûrement pas, mais ton message apparaît en double, des fois qu'on n'ait pas compris ?
SupprimerBises
Mozart est décédé des conséquences d'une intoxication alimentaire
Supprimerdûe à l'ingestion de côtelettes de porc avariées. Cette information nous
a été livrée par musicologue-directrice de conservatoire. Donc une telle
intoxication fait gonfler l'individu (d'où l'impression d'obésité) et appelle
une mort étouffée.
Les destructeurs de ce génie prolifique l'ont ignoré jusqu'au cimetière
et sa veuve a été minable également.
Je vous suggère d'écouter attentivement son Requiem (la plus belle
création musicale de tous les temps) composée à l'occasion du décès
d'une de ses filles à la naissance.
Ce devait être l'écho de l'une des cathédrales que j'ai jadis fréquentées.
Supprimer"Ma musique avait créé un refuge de pureté et d'innocence sur la planète Terre, reflétant l'amour de l'esprit de Dieu qui génère toute vie."
RépondreSupprimerMerci Hélios.
Amadeus... quand j'étais une petite fille et que j'entendais dire autour de moi "l'amour n'existe pas", c'est la musique qui me disait "si, tu as raison, l'Amour existe". C'est la musique qui a répondu à mes questions et à tous mes sentiments. C'est la musique d'Amadeus, Schubert, Vivaldi et les autres, qui m'a élevée.
Brigitte
"faire de la moto ou de piloter une voiture de course" J'adore !
RépondreSupprimerQuel PLAISIR de retrouver KORRIGAN. Dommage que cela soit devenu TROP rarement !
RépondreSupprimerSuperbe texte Hélios, merci !
Si le Requiem de Mozart la plus belle création musicale de tous les temps (selon les goûts) est effectivement une belle oeuvre, je préfère le STABAT MATER (salve Regina en SI bémol) de G.B. Pergolesi.. . tout est une question d'appréciation et surtout des ressentis que provoque la musique (la vraie hein) ;-)