Sur internet, les prophéties et prédictions ne manquent pas et c'est un sujet qui passionne les foules. Que va-t-il se passer d'effroyable sur la planète ?
Des dates sont annoncées, comme le 20 juillet avec le "message occulte" de Christine Lagarde de janvier 2014. Il y a aussi les prédictions de la "reine des prophéties" égyptienne qui annonce entre autres un séisme dans un grand pays industrialisé et une modification de la carte du monde. Chez les anglo-saxons, c'est une alerte pour un tsunami dans l'Atlantique...
Voyons ce qu'en dit René Guénon dans un des chapitres (n°37) de son livre "Le règne de la quantité et les signes des temps", pages 180 à 185. Les notes (chiffres en rouge) sont regroupées en fin d'article.
Des dates sont annoncées, comme le 20 juillet avec le "message occulte" de Christine Lagarde de janvier 2014. Il y a aussi les prédictions de la "reine des prophéties" égyptienne qui annonce entre autres un séisme dans un grand pays industrialisé et une modification de la carte du monde. Chez les anglo-saxons, c'est une alerte pour un tsunami dans l'Atlantique...
Voyons ce qu'en dit René Guénon dans un des chapitres (n°37) de son livre "Le règne de la quantité et les signes des temps", pages 180 à 185. Les notes (chiffres en rouge) sont regroupées en fin d'article.
La duperie des prophéties
Le mélange de vrai et de
faux, qui se rencontre dans les pseudo-traditions de
fabrication moderne, se retrouve aussi dans les prétendues "prophéties" qui, en ces dernières années surtout, sont répandues
et exploitées de toutes les façons, pour des fins dont le moins
qu’on puisse dire est qu’elles sont fort énigmatiques ; nous
disons prétendues, car il doit être bien entendu que le mot de «
prophéties » ne saurait s’appliquer proprement qu’aux annonces
d’événements futurs qui sont contenues dans les Livres sacrés
des différentes traditions, et qui proviennent d’une inspiration d’ordre purement
spirituel ; dans tout autre cas, son emploi est absolument abusif, et
le seul mot qui convienne alors est celui de « prédictions ». Ces
prédictions peuvent d’ailleurs être d’origines fort diverses ;
il en est au moins quelques-unes qui ont été obtenues par
l’application de certaines sciences traditionnelles secondaires, et
ce sont assurément les plus valables, mais à la condition qu’on
puisse en comprendre réellement le sens, ce qui n’est pas toujours
des plus faciles, car, pour de multiples raisons, elles sont
généralement formulées en termes plus ou moins obscurs, et qui ne
s’éclaircissent
souvent qu’après que les événements auxquels ils font allusion
se sont réalisés ; il y a donc toujours lieu de se méfier, non de
ces prédictions elles-mêmes, mais des interprétations erronées ou
« tendancieuses » qui peuvent en être données.
Quant au reste, en ce
qu’il a d’authentique, il émane à peu près uniquement de «
voyants » sincères, mais fort peu « éclairés », qui ont aperçu
des choses confuses se rapportant plus ou moins exactement à un
avenir assez mal déterminé, le plus souvent, quant à la date et à
l’ordre de succession des événements, et qui, les mélangeant
inconsciemment avec leurs propres idées, les ont exprimées plus
confusément encore, si bien qu’il ne sera pas difficile de trouver
là-dedans à peu près tout ce qu’on voudra.
On peut dès lors
comprendre à quoi tout cela servira dans les conditions actuelles :
comme ces prédictions présentent presque toujours les choses sous
un jour inquiétant et même terrifiant, parce que c’est
naturellement cet aspect des événements qui a le plus frappé les «
voyants », il suffit, pour troubler la mentalité publique, de les
propager tout simplement, en les accompagnant au besoin de
commentaires qui en feront ressortir le côté menaçant et
présenteront les événements dont il s’agit comme imminents (1)
; si ces prédictions s’accordent entre elles, l’effet en sera
renforcé, et, si elles se contredisent comme cela arrive aussi,
elles n’en produiront que plus de désordre ; dans un cas comme
dans l’autre, ce sera autant de gagné au profit des puissances de
subversion. Il faut d’ailleurs ajouter que toutes ces choses, qui
proviennent en général de régions assez basses du domaine
psychique, portent par là même avec elles des influences
déséquilibrantes et dissolvantes qui en augmentent considérablement
le danger ; et c’est sans doute pour cela que ceux mêmes qui n’y
ajoutent pas foi en éprouvent cependant, dans bien des cas, un
malaise comparable à celui que produit, même sur des personnes très
peu « sensitives », la présence de forces subtiles d’ordre
inférieur. On ne saurait croire, par exemple, combien de gens ont
été déséquilibrés gravement, et parfois irrémédiablement, par
les nombreuses prédictions où il est question du « Grand Pape »
et du « Grand Monarque » et qui contiennent pourtant quelques
traces de certaines vérités, mais étrangement déformées par les
« miroirs » du psychisme inférieur, et, par surcroît, rapetissées
à la mesure de la mentalité
des « voyants » qui les ont en quelque sorte « matérialisées »
et plus ou moins étroitement « localisées » pour les faire
rentrer dans le cadre de leurs idées préconçues (2).
La façon dont ces
choses sont présentées par les « voyants » en question, qui sont
souvent aussi des« suggestionnés » (3),
tient d’ailleurs de très près à certains « dessous » fort
ténébreux, dont les invraisemblables ramifications, au moins depuis
le début du XIXe siècle, seraient particulièrement curieuses à
suivre pour qui voudrait faire la véritable histoire de ces temps,
histoire assurément bien différente de celle qui s’enseigne «
officiellement » ; mais il va de soi que notre intention ne saurait
être d’entrer ici dans le détail de ces choses, et que nous
devons nous contenter de quelques remarques générales sur cette
question très compliquée, et d’ailleurs manifestement embrouillée
à dessein en tous ses aspects (4) , que
nous n’aurions pu passer entièrement sous silence sans que
l’énumération des principaux éléments caractéristiques de
l’époque contemporaine en soit restée par trop incomplète, car
il y a encore là un des symptômes les plus significatifs de la
seconde phase de l’action anti-traditionnelle.
D’ailleurs, la simple
propagation de prédictions comme celles dont nous venons de parler
n’est en somme que la partie la plus élémentaire du travail
auquel on se livre actuellement à cet égard, parce que, dans ce
cas, le travail a été déjà fait à peu près entièrement, bien
qu’à leur insu, par les « voyants » eux-mêmes ; il est d’autres
cas où il faut élaborer des interprétations plus subtiles pour
amener les prédictions à répondre à certains desseins. C’est ce
qui arrive notamment pour celles qui sont basées sur certaines
connaissances traditionnelles, et c’est alors leur obscurité qui
est surtout mise à profit pour ce qu’on se propose (5)
; certaines prophéties bibliques elles-mêmes, pour la même raison,
sont aussi l’objet de ce genre d’interprétations «
tendancieuses », dont les auteurs, du reste, sont souvent de bonne
foi, mais comptent aussi parmi les « suggestionnés » qui servent à
suggestionner les autres ; il y a là comme une sorte d’« épidémie
» psychique éminemment contagieuse, mais qui rentre trop bien dans
le plan de subversion pour être « spontanée », et qui, comme
toutes les autres manifestations du désordre moderne (y compris les
révolutions que les naïfs croient aussi « spontanées »), suppose
forcément une volonté consciente à son point de départ. Le pire
aveuglement serait celui qui consisterait à ne voir là-dedans
qu’une simple affaire de « mode » sans
importance réelle (6) ; et l’on
pourrait d’ailleurs en dire autant de la diffusion croissante de
certains « arts divinatoires », qui ne sont certes pas aussi
inoffensifs qu’il peut le sembler à ceux qui ne vont pas au fond
des choses : ce sont généralement des débris incompris d’anciennes
sciences traditionnelles presque complètement perdues, et, outre le
danger qui s’attache déjà à leur caractère de « résidus »,
ils sont encore arrangés et combinés de telle façon que leur mise
en œuvre ouvre la porte, sous prétexte d’« intuition » (et
cette rencontre avec la « philosophie nouvelle » est en elle-même
assez remarquable), à l’intervention de toutes les influences
psychiques du caractère le plus douteux (7)
.
On utilise aussi, par des
interprétations appropriées, des prédictions dont l’origine est
plutôt suspecte, mais d’ailleurs assez ancienne, et qui n’ont
peut-être pas été faites pour servir dans les circonstances
actuelles, bien que les puissances de subversion aient évidemment
déjà largement exercé leur influence à cette époque (il s’agit
surtout du temps auquel remontent les débuts mêmes de la déviation
moderne, du XIVe au XVIe siècle), et qu’il soit dès lors possible
qu’elles aient eu en vue, en même temps que des buts plus
particuliers et plus immédiats, la préparation d’une action qui
ne devait s’accomplir qu’à longue échéance (8).
Cette préparation, à vrai dire, n’a d’ailleurs jamais cessé ;
elle s’est poursuivie sous d’autres modalités, dont la
suggestion des « voyants » modernes et l’organisation d’«
apparitions » d’un caractère peu orthodoxe représentent un des
aspects où se montre le plus nettement l’intervention directe des
influences subtiles ; mais cet aspect n’est pas le seul, et, même
lorsqu’il s’agit de prédictions apparemment « fabriquées » de
toutes pièces, de semblables influences
peuvent fort bien entrer également en jeu, d’abord en raison même
de la source « contre-initiatique » d’où émane leur inspiration
première, et aussi du fait de certains éléments qui sont pris pour
servir de « supports » à cette élaboration.
En écrivant ces derniers
mots, nous avons spécialement en vue un exemple tout à fait
étonnant, tant en lui-même que par le succès qu’il a eu dans
divers milieux, et qui, à ce titre, mérite ici un peu plus qu’une
simple mention : nous voulons parler des soi-disant « prophéties de
la Grande Pyramide », répandues en Angleterre, et de là dans le
monde entier, pour des fins qui sont peut-être en partie politiques,
mais qui vont certainement plus loin que la politique au sens
ordinaire de ce mot, et qui se lient d’ailleurs étroitement à un
autre travail entrepris pour persuader les Anglais qu’ils sont les
descendants des « tribus perdues d’Israël » ; mais, là-dessus
encore, nous ne pourrions insister sans entrer dans des
développements qui seraient présentement hors de propos. Quoi qu’il
en soit, voici en quelques mots ce dont il s’agit : en mesurant,
d’une façon qui n’est d’ailleurs pas exempte d’arbitraire
(d’autant plus que, en fait, on n’est pas exactement fixé sur
les mesures dont se servaient réellement les anciens Égyptiens),
les différentes parties des couloirs et des chambres de la Grande
Pyramide (9), on a voulu y découvrir
des « prophéties » en faisant correspondre les nombres ainsi
obtenus à des périodes et à des dates de l’histoire.
Malheureusement, il y a là-dedans une absurdité qui est tellement
manifeste qu’on peut se demander comment il se fait que personne ne
semble s’en apercevoir, et c’est bien ce qui montre à quel point
nos contemporains sont "suggestionnés " ; en effet, à
supposer que les constructeurs de la Pyramide y aient réellement
inclus des « prophéties » quelconques, deux choses seraient somme
toute plausibles : c’est, ou que ces « prophéties », qui
devaient forcément être basées sur une certaine connaissance des
lois cycliques, se rapportent à l’histoire générale du monde et
de l’humanité, ou qu’elles aient été adaptées de façon à
concerner plus spécialement l’Égypte ; mais, en fait, il arrive
que ce n’est ni l’un ni l’autre, car tout ce qu’on veut y
trouver est ramené exclusivement au point de vue du Judaïsme
d’abord et du Christianisme ensuite, de sorte qu’il faudrait
logiquement conclure de là que la Pyramide n’est point un monument
égyptien, mais un monument « judéo-chrétien » ! Cela seul
devrait suffire à faire justice de cette invraisemblable histoire ;
encore convient-il d’ajouter que tout y est conçu suivant une
soi-disant « chronologie » biblique tout à fait contestable,
conforme au « littéralisme » le plus étroit et le plus
protestant, sans doute parce qu’il fallait bien adapter ces choses
à la mentalité spéciale du milieu où elles devaient être
répandues principalement et en premier lieu. Il y aurait encore bien
d’autres remarques curieuses à faire : ainsi, depuis le début de
l’ère chrétienne, on n’aurait trouvé aucune date intéressante
à marquer avant celle des premiers chemins de fer ; il faudrait
croire, d’après cela, que ces antiques constructeurs avaient une
perspective bien moderne dans leur appréciation de l’importance
des événements; c’est là l’élément grotesque qui ne manque
jamais dans ces sortes de choses, et par lequel se trahit précisément
leur véritable origine : le diable est assurément fort habile, mais
pourtant il ne peut jamais s’empêcher d’être ridicule par
quelque côté (10) !
Ce n’est pas tout
encore : de temps à autre, en s’appuyant sur les « prophéties de
la Grande Pyramide » ou sur d’autres prédictions quelconques, et
en se livrant à des calculs dont la base reste toujours assez mal
définie, on annonce que telle date précise doit marquer « l’entrée
de l’humanité dans une ère nouvelle », ou encore « l’avènement
d’un renouveau spirituel » (nous verrons un peu plus loin comment
il convient de l’entendre en réalité) ; plusieurs de ces dates
sont déjà passées, et il ne semble pas que rien de
particulièrement marquant s’y soit produit ; mais qu’est-ce que
tout cela peut bien vouloir dire au juste ? En fait, il y a là
encore une autre utilisation des prédictions (autre, voulons-nous
dire, que celle par laquelle elles augmentent le désordre de notre
époque en semant un peu partout le trouble et le désarroi), et qui
n’est peut-être pas la moins importante, car elle consiste à en
faire un moyen de suggestion directe contribuant à déterminer
effectivement la production de certains événements futurs ;
croit-on, par exemple, et pour prendre ici un cas très simple afin de nous faire
mieux comprendre, que, en annonçant avec insistance une révolution
dans tel pays et à telle époque, on n’aidera pas réellement à
la faire éclater au moment voulu par ceux qui y ont intérêt ? Au
fond, il s’agit surtout actuellement, pour certains, de créer un «
état d’esprit » favorable à la réalisation de « quelque chose
» qui rentre dans leurs desseins, et qui peut sans doute se trouver
différé par l’action d’influences contraires, mais qu’ils
espèrent bien amener ainsi à se produire un peu plus tôt ou un peu
plus tard ; il nous reste à voir plus exactement à quoi tend cette
entreprise « pseudo-spirituelle », et il faut bien dire, sans
vouloir pour cela être aucunement« pessimiste »
(d’autant plus qu’« optimisme » et « pessimisme » sont, comme
nous l’avons expliqué en d’autres occasions, deux attitudes
sentimentales opposées qui doivent rester également étrangères à
notre point de vue strictement traditionnel), que c’est là une
perspective fort peu rassurante pour un assez prochain avenir.
Notes de bas de page
(1)
L’annonce de la destruction de Paris par le feu, par exemple, a été
répandue maintes fois de cette façon, avec fixation de dates
précises où, bien entendu, il ne s’est jamais rien produit, sauf
l’impression de terreur que cela ne manque pas de susciter chez
beaucoup de gens et qui n’est aucunement diminuée par ces insuccès
répétés de la prédiction.
(2) La
partie relativement valable des prédictions dont il s’agit semble
se rapporter surtout au rôle du Mahdî et à celui du dixième
Avatâra ; ces choses, qui concernent directement la préparation du
« redressement » final, sont en dehors du sujet de la présente
étude ; tout ce que nous voulons faire remarquer ici, c’est que
leur déformation même se prête à une exploitation « à rebours »
dans le sens de la subversion.
(3) Il
faut bien comprendre que « suggestionné » ne veut nullement dire «
halluciné » ; il y a ici, entre ces deux termes, la même
différence qu’entre voir des choses qui ont été consciemment et
volontairement imaginées par d’autres et les imaginer soi-même «
subconsciemment ».
(4) Que
l’on songe, par exemple, à tout ce qui a été fait pour rendre
complètement inextricable une question historique comme celle de la
survivance de Louis XVII, et l’on pourra avoir par là une idée de
ce que nous voulons dire ici.
(5) Les
prédictions de Nostradamus sont ici l’exemple le plus typique et
le plus important ; les interprétations plus ou moins
extraordinaires auxquelles elles ont donné lieu, surtout en ces
dernières années, sont presque innombrables.
(6) La «
mode » elle-même, invention essentiellement moderne, n’est
d’ailleurs pas, dans sa vraie signification, une chose entièrement
dénuée d’importance : elle représente le changement incessant et
sans but, en contraste avec la stabilité et l’ordre qui règnent
dans les civilisations traditionnelles.
(7) Il y
aurait beaucoup à dire à cet égard, en particulier, sur l’usage
du Tarot, où se trouvent des vestiges d’une science traditionnelle
incontestable, quelle qu’en soit l’origine réelle, mais qui a
aussi des aspects fort ténébreux ; nous ne voulons pas faire
allusion en cela aux nombreuses rêveries occultistes auxquelles il a
donné lieu, et qui sont engrande partie négligeables, mais à
quelque chose de beaucoup plus effectif, qui rend son maniement
véritablement dangereux pour quiconque n’est pas suffisamment
garanti contre l’action des « forces d’en bas ».
(8) Ceux
qui seraient curieux d’avoir des détails sur ce côté de la
question pourraient consulter utilement, malgré les réserves qu’il
y aurait à faire sur certains points, un livre intitulé Autour de
la Tiare, par Roger Duguet, ouvrage posthume de quelqu’un qui a été
mêlé de près à certains des
« dessous » auxquels nous avons fait
allusion un peu plus haut, et qui, à la fin de sa vie, a voulu
apporter son « témoignage », comme il le dit lui-même, et
contribuer dans une certaine mesure à dévoiler ces « dessous »
mystérieux ; les raisons « personnelles » qu’il a pu avoir
d’agir ainsi n’importent pas, car, en tout cas,
elles n’enlèvent évidemment rien à l’intérêt de ses «
révélations ».
(9) Cette
Grande Pyramide, à vrai dire, n’est pas tellement plus grande que
les deux autres, et surtout que la plus voisine, que la différence
en soit très frappante ; mais, sans qu’on sache trop pour quelles
raisons, c’est sur elle que se sont en quelque sorte « hypnotisés
» à peu près exclusivement tous les « chercheurs » modernes, et
c’est à elle que se rapportent toujours toutes leurs hypothèses
les plus fantaisistes, on pourrait même dire les plus fantastiques,
y compris, pour en citer seulement deux des
exemples les plus bizarres, celle qui veut trouver dans sa
disposition intérieure une carte des sources du Nil, et celle
suivant laquelle le « Livre des Morts » ne serait pas autre chose
qu’une description explicative de cette même disposition.
(10) Nous
ne quitterons pas la Grande Pyramide sans signaler encore incidemment
une autre fantaisie moderne : certains attribuent une importance
considérable au fait qu’elle n’aurait jamais été achevée ; le
sommet manque en effet, mais tout ce qu’on peut dire de sûr à cet
égard, c’est que les plus anciens auteurs dont on ait le
témoignage, et qui sont encore relativement récents, l’ont
toujours vue tronquée comme elle l’est aujourd’hui ; de là à
prétendre, comme l’a écrit textuellement un occultiste, que « le
symbolisme caché des Écritures hébraïques et chrétiennes se
rapporte directement aux faits qui eurent lieu au cours de la
construction de la Grande Pyramide », il y a vraiment bien loin, et
c’est encore là une assertion qui nous paraît manquer un peu trop
de vraisemblance sous tous les rapports ! – Chose assez curieuse,
le sceau officiel des États-Unis figure la Pyramide tronquée,
au-dessus de laquelle est un triangle rayonnant qui, tout en en étant
séparé, et même isolé par le cercle de nuages qui l’entoure,
semble en quelque sorte en remplacer le sommet ; mais il y a encore
dans ce sceau, dont certaines des organisations «
pseudo-initiatiques » qui pullulent en Amérique cherchent à tirer
un grand parti en l’expliquant conformément à leurs « doctrines », d’autres détails
qui sont au moins étranges, et qui semblent bien indiquer une
intervention d’influences suspectes : ainsi, le nombre des assises
de la Pyramide, qui y est de treize (ce même nombre revient
d’ailleurs avec quelque insistance dans d’autres particularités,
et il est notamment celui des lettres qui composent la devise E
pluribus unum), est dit correspondre à celui des tribus d’Israël
(en comptant séparément les deux demi-tribus des fils de Joseph),
et cela n’est sans doute pas sans rapport avec les
origines réelles des « prophéties de la Grande Pyramide », qui,
comme nous venons de le voir, tendent aussi à faire de celle-ci,
pour des fins plutôt obscures, une sorte de monument «
judéo-chrétien ».
Bien tout ça ! Perso, je ne suis pas superstitieuse , ça porte malheur ;-))
RépondreSupprimerMerci pour ce billet!
RépondreSupprimerUne bonne mise au point contre les tendances qui consistent à projeter ses propres aspirations et les ériger en prophétie, alors que toute prédiction doit rester ouverte à d'autres alternatives!
Sur un sujet différent les prévisions des soi disant experts sont toutes fausses, aussi bien la consommation électrique faite il y 50 ans que les fameuses vacances sur Mars en l'an 2000 !!!
RépondreSupprimerBonjour les lecteurs de ce blog passionnant.
RépondreSupprimerLes prophètes de malheurs ne sont que rarement les bienvenus ...
Et si nous voulions bien considérer que toutes ces "noirceurs" sont en fait des invitations à contempler l’immense lumière qui les suscite et les autorise !
Le bien et le mal sont intrinsèquement liés, me semble t'il, homme et femme Il les créa, comme le haut et le bas, le jour et la nuit, Ying-Yang ...
Ainsi je me propose de vous faire une prophétie : Viendra un temps où les hommes réaliserons que ce qu'ils reconnaissent comme étant le bien et le mal ne sont en fait que deux serviteurs sous la tutelle d'une autre entité, sorte de troisième pouvoir.
Bon, je dis ça, mais je dis rien ...
Benoit
J'adore René Guénon; comme parfait exemple de l'Erreur : la recherche de la vérité... qui commence par le verbe : Bla, bla bla bla... et en musique !
SupprimerLa vérité commence là ou s'arrête le verbe.
R.G, brillant métaphysicien, arriviste et passionné, doué pour les mots, intraitable, n'a rien trouvé de mieux que de se soumettre à l'Islam dans le dernier quart de sa vie pour signer la défaite de sa pensée, dans les bras d'un prophète et d'une prophétie... honnis sa vie durant comme dans le texte ci-dessus.
R.G, épuisé mentalement au terme de ses vaines recherches, a finalement "retenu" l'islam et la franc-maçonnerie comme seules véritables "traditions" (son obsession) et comme définitives obédiences.
C'est un choix en forme de défaite, sachant que la franc-maçonnerie - comme les religions - ont toujours été des fourre-tout infaillibles sujets à tous les fantasmes... et à toutes les dérives.
C'est assez contre-productif non ?
Ce qu'il faut retenir c'est que ce texte est complètement déconnecté de son auteur.
"La vérité commence là ou s'arrête le verbe."
RépondreSupprimer+1
J'ai suivi la voyante égyptienne et elle avait prévu la neige sur l'Egypte et le changement de frontières en Russie... ( Crimée )... Je l'avais lu avant que cela ne se produise. Ne pas tout mettre dans le même panier, donc. Bises.
RépondreSupprimerOn verra si elle ne s'est pas plantée pour le séisme "dans un pays industrialisé", ce n'est pas dans si longtemps, avant le 20 juillet (fin du ramadan).
SupprimerMalheureusement, les prédictions tournent toujours autour d'événements négatifs ou spectaculaires, c'est aussi ce qui intéresse les gens...
Bises
Prévoir de la neige sur l'Egypte !!!!
SupprimerPOUFFFFFFFF
Il y a 30 ans il est tombé 1 mètre de neige sur Nazareth, même du temps de Jésus ils n'avaient jamais vu une chose pareille;
Suffit de réfléchir 5 secondes pour faire une déduction et une prédiction !!
Les pays industrialisé représentent la moitié de la planète, elle prends pas beaucoup de risque !
SupprimerJe prévoie que l'Allemagne va gagner la coupe du monde de foot ! Une chance sur deux de me viander, sauf que l'Allemagne bénéficie du double de temps pour se reposer !
Je serais donc le meilleur devin de cette terre loin devant la Pythie de Deffe
Le ramadan se termine le 28 juillet et non le 20, comme je l'ai écrit plus haut.
Supprimer5 secondes pour prédire la même chose qu'il y a 30 ans... Je vois que certains ont perdu le Nord. Plus personne ne sait lire, plus personne ne sait écouter, plus personne ne sait plus rien. Mais tout le monde, désormais, par Internet, dit des énormités.
RépondreSupprimerC'est ainsi. Continuez à regarder le doigt.
@ Ferlin Vous n'avez pas saisi le sens de mon commentaire !
RépondreSupprimerJe voulais dire que la neige est devenu une réalité dans cette région !
Des chutes de neige en Egypte, c'est devenu possible alors qu'il y a 500 ans c'était une utopie.
Mon aiguille indique bien le nord !
De même prévoir qu'il n'y aura plus pratiquement de neige et de glace prochainement au pôle Nord, ne fait pas partie des prophéties mais de déduction raisonnée.
Voici pour les énormités.