Michael Cremo est
l'auteur du livre "Archéologie interdite, l'histoire cachée de
la race humaine". Il répond ici à une question qui lui est
souvent posée.
(Juste une note
sur les documentaires vidéo dont je mets le lien dans le texte, ils
sont édités par le National Geographic et sont donc par essence
sujets à caution (l'homme disparaîtra inéluctablement). Je n'ai mis les liens que pour info, ils ne
figurent pas dans l'article original.)
Pourquoi juste des outils en pierre ?
Par Michael Cremo, Atlantis Rising,
mars 2009
Fin novembre 2008, j'étais à Dubaï pour la
conférence internationale des recherches sur l'antiquité. J'y ai
parlé de mon livre "Archéologie interdite". Après quoi,
un membre de l'audience m'a posé la question habituelle, "Si
des êtres humains comme nous sommes présents depuis des dizaines ou
des centaines de millions d'années, comme vous le dites, alors
pourquoi la plupart des preuves que vous présentez se
cantonnent-elles à des outils en pierre et des choses de ce genre ?
Qu'en est-il des preuves d'une haute technologie ou d'une
civilisation avancée ?"
C'est une bonne question qui mérite une réponse. Une
chose à garder à l'esprit, c'est l'idée que des civilisations
humaines ont émergé et disparu de nombreuses fois pendant ces
millions d'années. Il est donc possible qu'il y ait eu des époques
dans un lointain passé où des civilisations comme la nôtre ont
existé et de longues périodes avec une population humaine plus
réduite vivant d'une manière qu'on qualifierait de plus primitive.
Qu'arriverait-il alors aux vestiges de civilisations avancées comme
la nôtre pendant les époques de dépopulation ? Nous sommes
portés à croire que nos gratte-ciel et nos machines seront
durables. Mais ce n'est pas vrai. Les scientifiques qui étudient ces
domaines ont conclu que nombre de nos monuments et machines ne
dureront pas bien longtemps en étant exposés aux forces
incontrôlables de la nature.
Cette réalité scientifique est arrivée dans nos
foyers par des documentaires télévisés comme "Life After
People" [La vie après l'homme], qui a été diffusé sur la
chaîne History début 2008 [voir LIEN ,plusieurs épisodes version française]. Ce dernier s'est avéré le
plus populaire de cette chaîne. Une émission du même genre nommée
Aftermath : Population Zero [en
français, Population Zéro, voir liens ICI et ICI sur Dailymotion],
a été diffusée en mars de la même année sur la chaîne National
Geographic. Le postulat de ces scénarios est simple. Supposons que
les êtres humains disparaissent aujourd'hui de la terre.
Qu'adviendrait-il avec le temps des vestiges matériels de notre
civilisation ? L'auteur Alan Weisman a également exploré dans
son livre The World Without Us
[Un monde sans nous] ce qui se passerait pour les vestiges humains de
notre civilisation si les êtres humains devaient subitement
disparaître, scénario qui a occasionné une émission TV spéciale.
À partir de ces sources,
nous obtenons une description de ce style : en environ 75 ans,
la plupart des machines, comme voitures, avions et bateaux, à
l'exception peut-être de certains lieux très secs, subiraient une
corrosion les rendant méconnaissables.
Des plantes commenceraient à
pousser dans les villes. Sans entretien les routes seraient
recouvertes par les plantes, se désagrégeraient et disparaîtraient
graduellement. Des incendies incontrôlables se déclareraient dans
de nombreuses villes et cités. Les barrages et digues non entretenus
s'écrouleraient peu à peu. De nombreuses villes seraient ainsi
inondées, surtout près des côtes et dans les cités en bordure de
fleuve et de rivière. Ce qui serait le cas de la majorité des
villes. Les maisons en bois, si elles n'étaient pas détruites par
le feu, seraient consommées par les termites ou pourriraient. La
végétation et les pluies détruiraient progressivement les
maçonneries. Les peintures qui protègent les structures métalliques
se désagrégeraient en exposant le métal à l'oxydation. Les
carcasses métalliques des immeubles en béton rouilleraient. En
quelques centaines d'années, les ponts tomberaient dans les
rivières. Les gratte-ciel se retrouveraient en ruines, sujets aux
inondations, incendies, séismes ainsi qu'à une dégradation par la
végétation. En environ 1000 ans, nos immenses centres urbains
comme New York seraient méconnaissables. Les tas de gravats seraient
recouverts par des plantes et des forêts. Il n'y aurait presque plus
de traces d'une ancienne civilisation humaine. Au bout de 10.000 ans,
le seul signe de présence humaine pourrait être des structures en
pierre comme les pyramides de Gizeh. Des ouragans, typhons et
tornades enlèveraient la plupart des signes d'habitation humaine
sur d'immenses régions de la terre, de même que les tremblements de
terre et les volcans. De nouvelles ères glaciaires recouvriront
aussi la terre de glaciers. Prolongez ces processus sur des dizaines
ou des centaines de millions d'années et nous pourrons comprendre
qu'il ne resterait pas grand-chose de notre civilisation
technologique.
Ce peut être la raison pour
laquelle une bonne partie des preuves de l'extrême ancienneté
humaine dont je parle dans mon livre consistent en outils de pierres
et choses de ce genre. Bien sûr, il existe des exceptions. Par
exemple, en 1871, le chercheur William E. Dubois, a fait mention d'un
objet en cuivre ressemblant à une pièce de monnaie dans un puits de
forage de l'Illinois aux USA. L'objet rond en cuivre avait sur une
des faces des visages humains et une inscription dans une langue
inconnue. Le rapport fut publié en 1871 dans les archives d'une
société.
D'après ces sources, mon assistant de recherche et
moi-même avons pu obtenir les archives sur le forage du puits, qui
consistait en la liste des strates traversées pour arriver au niveau
qui concernait l'objet en forme de pièce, c'est à dire à environ
35 mètres. À ce niveau les dépôts sont argileux, ce qui pourrait
expliquer pourquoi la pièce était en bon état. La couche d'argile
avait protégé la pièce de l'oxydation. Nous avons écrit un
courrier à l'institut d'études géologiques de l'état de
l'Illinois en demandant l'âge approximatif des dépôts à cette
profondeur de 35 mètres. Nous avons été informés que les dépôts
dataient de la période interglaciaire du début du quaternaire, il y
a environ 300.000 ans. C'est tout à fait stupéfiant, parce que
selon les théories dominantes actuelles, des humains comme nous
n'existaient pas à ce moment-là. On suppose en fait que les
premières pièces ont été utilisées au 8ème siècle avant notre
ère en Lydie, dans ce qui est aujourd'hui la Turquie. Des pièces
semblables seraient apparues aux alentours de la même époque en
Chine et dans la vallée de l'Indus. Mais la découverte de
l'Illinois montre que des pièces de monnaie ont pu être utilisées
longtemps auparavant, il y a au moins 300 ou 400.000 ans. Des pièces
présupposent bien sûr une civilisation avec une économie et un
gouvernement.
Mais c'est un fait que les nombreux cas dont je parle
se rangent dans la catégorie des outils en pierre. Je soulignerais
que des outils en pierre peuvent être autant le signe d'une présence
humaine que le serait un ordinateur. Par exemple, les mortiers et
pilons découverts dans des formations du début de l'éocène (il y
a environ 50 millions d'années) au fond de mines d'or de Californie
sont des sortes d'artefacts attribués par les archéologues à des
humains comme nous exclusivement et non à de quelconques
homme-singes. Ces trouvailles ont été rapportées à l'origine au
monde scientifique par le Dr Josiah Whitney, géologue d'état de la
Californie, dans sa monographie Les graviers aurifères de la
Sierra Nevada de Californie, publiée par le musée de
l'université d'Harvard en 1880. Et certains de ces artefacts
figurent toujours dans la collection du musée d'anthropologie de
l'université de Berkeley en Californie.
Mais imaginons qu'il y a 50 millions d'années, des
peuples de Californie utilisaient non seulement des mortiers et des
pilons en pierre mais également des ordinateurs portables, qu'ils
avaient des gratte-ciel et des automobiles. Qu'en resterait-il après
50 millions d'années ? Pas grand-chose. Presque tous nos trucs
de haute technologie ne survivraient pas très bien sur des périodes
de millions d'années. Des outils en pierre ont plus de chance de
survivre aux ravages du temps. Donc même si des humains hautement
technologiques ont pu exister en même temps que des peuples plus
primitifs il y a 50 millions d'années, seuls les outils en pierre
ont pu survivre.
Je ne dis pas qu'il n'y aurait pas eu de symboles de
civilisations high tech dans la mémoire des roches, mais je dis
qu'ils peuvent ne pas avoir été aussi communs ou aussi facilement
reconnaissables que nous pourrions le penser. Il y a quelques années,
je suivais des échanges d'archéologues dans une discussion de
groupe sur internet. Je ne participais pas personnellement à la
conversation. Ils discutaient de cette question : et si une
civilisation humaine comme la nôtre avait existé il y a 100
millions d'années ? Quels signes en verrions-nous aujourd'hui ?
Ils ont conclu que nous ne verrions pas grand-chose, peut-être juste
quelques rares monceaux de gravier multicolore. Et nous ne les
remarquerions même pas à moins de rechercher ces choses
spécifiquement.
C'est un gros problème. Les scientifiques ont tendance
à ne trouver que ce qu'ils cherchent. Et aujourd'hui il n'y a que
très peu de scientifiques à chercher réellement des preuves de
civilisations avancées dans un lointain passé. Un des buts de mon
travail est donc d'inspirer une nouvelle génération d'archéologues,
de paléontologues et de géologues à rechercher ces choses. S'ils
le faisaient, peut-être alors rencontreraient-ils des monceaux de
graviers d'aspect étrange, dont ils testeraient les matériaux pour
découvrir des composants minéraux qui n'existent pas naturellement,
démontrant ainsi l'existence d'anciens peuples qui avaient la
technologie pour fabriquer de tels composants.
Je considère les preuves relatées dans mon livre
comme uniquement un amorçage. Dans tous les cas, des questions
concernant le niveau d'une civilisation humaine, qu'il soit élevé
ou non, présupposent l'existence d'être humains. Que nous
cherchions des preuves de civilisations humaines de haute ou de
faible technicité, la première chose est que des êtres humains
devaient être là. Et j'ai au moins montré que des humains comme
nous ont existé pendant des centaines de millions d'années sur
Terre. Quant à tous les détails concernant leur niveau d'avancement
technologique sur ces si vastes périodes, ce sera le sujet des
futures recherches.
Traduction par Hélios
Technique de fabrication d'outils en pierre (université de Toulouse, durée de la vidéo 28 minutes :
Très intéressant, merci Hélios. Je reviendrai si possible commenter plus en détail.
RépondreSupprimer"Les scientifiques ont tendance à ne trouver que ce qu'ils cherchent."
Oui, les scientifiques et tous les autres qui sont formatés à la même enseigne.
Et peut-être, sûrement, que la véritable civilisation avancée est beaucoup plus simple en équipements que la civilisation des poubelles qui nous étouffe actuellement.
Ainsi, comprenant le langage et les facultés des pierres et ne marchant pas non plus sur toute la richesse qui est offerte gratuitement, une civilisation "antérieure" véritablement avancée ne laisserait pas autant d'artefacts que celle-ci, n'en ayant pas besoin.
Par contre, sur cette planète on assiste à la destruction méthodique (comme actuellement en Syrie), par voie de guerre, de tous les chefs d'oeuvres de l'art Humain. Comme s'il fallait absolument effacer ces artefacts pour effacer de l'Homme la mémoire de son génie, lui faire oublier sa fusion avec la Force de Vie qui est la seule source de sa création artistique.
Brigitte
la machine d'Antycytère par exemple qui dérange un peu !
RépondreSupprimerEncore une source inconnue, merci Helios.
RépondreSupprimerEn écho à cet article, je me permets d'inviter à lire, ou à relire, le texte suivant :
http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=1&cad=rja&ved=0CC4QFjAA&url=http%3A%2F%2Fmorpheus.fr%2Fpdf%2FHOPI.pdf&ei=pf70UrfYDvLe7AaWj4CQBw&usg=AFQjCNF9-zYqSR8_3U8QqZH7szVMc29L5Q&bvm=bv.60799247,d.ZGU
"L'histoire de l'humanité selon la tradition Hopi"
...et pour ceux que cela a convaincu "Soleil Hopi" de Don C Talayesva, chef du Clan du Soleil. Bonne lecture !