06 juin 2020

Comment en est-on arrivé là ?

Oui, comment la médecine en est-elle arrivée au point que nous connaissons aujourd'hui ? D'où provient "Big Pharma" ?

On pourrait penser que ce domaine médical devait être revu car il ne correspondait pas au plan global de contrôle et d'asservissement progressif de l'humanité à une époque où un certain bon sens régnait encore (où les thérapies "alternatives" étaient à l'honneur). 

Quels furent les moyens employés et à qui revint de démarrer ce changement ? 

Lors d'une interview du Dr Andrew Kaufman, je l'ai entendu mentionner le nom "Flexner". J'ai entrepris des recherches et à partir de ce nom, beaucoup d'autres choses se sont greffées. C'est encore une fois en anglais que la pêche a été fructueuse, car une bonne part de la réponse se trouve aux États-Unis. Mais la France a rempli aussi son rôle dans l'affaire, grâce à notre "bon Pasteur" et au développement de la microbiologie.

La médecine américaine au début du 20ème siècle :

Au début du 20ème siècle existait une médecine comme celle pratiquée par les médecins et représentée par l'American Medical Association (AMA). L'AMA devint, durant les 75 premières années du 20ème siècle, l'un des groupes d'intérêt politique les plus puissants de l'histoire américaine et on parlait d'elle comme la représentante de la "médecine organisée". 

Des alternatives émergèrent au début du 20ème siècle, principalement avec les écoles de chiropraxie, de naturopathie et les autres écoles de santé "sans médicament" et le travail de médecins qui divergeait du concept de "médecine scientifique" de l'AMA. La médecine scientifique était basée sur la "théorie du germe" de Louis Pasteur.


À l'aube du 20ème siècle, la conventionnelle théorie du germe fut établie comme le cœur de la "médecine scientifique" dans la formation médicale allopathique américaine. 

Dès l'arrivée des substantielles ressources de la philanthropie des Rockefeller qui encourageait la formation scientifique médicale basée sur la théorie du germe – avec le plein consentement de l'AMA – la médecine américaine devint synonyme de théorie du germe. Celle-ci, avec le Rapport Flexner (1910) et la recherche médicale qui se consacra à découvrir des produits pharmaceutiques pour vaincre les germes afin de "guérir" la maladie, furent tous financés par Rockefeller et amena à ce qu'on considère comme le paradigme dominant de la médecine américaine. 
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Allons d'abord voir du côté des Rockefeller, qui démarraient leur carrière de futurs milliardaires avec le pétrole (Big Oil).

Les débuts des médicaments synthétiques

"Les produits pharmaceutiques fournissaient une nouvelle opportunité lucrative pour les "oiligarques" [jeu de mots entre "oil" le pétrole et "oligarque"], mais comme au début du siècle, la médecine américaine était encore basée sur la naturopathie, les remèdes à base de plantes, la vente était difficile. L'oiligarchie se mit au travail pour changer ça.

L'arrivée d'Abraham et de Simon Flexner (issus d'une famille juive) :

En 1901, John D. créa le Rockefeller Institute for Medical Research. L'Institut recruta Simon Flexner, professeur de pathologie à l'université de Pennsylvanie, en tant que directeur. Son frère, Abraham, était un enseignant et il fut engagé par la Fondation Carnegie pour rédiger un rapport sur l'état du système de formation médicale américain. Son étude, le Rapport Flexner [le premier est daté de 1910 et un deuxième rapport, spécialement pour l'Europe, date de 1912 (https://tspace.library.utoronto.ca/bitstream/1807/33462/1/flexner%20europe%201912.pdf ) et les centaines de millions de dollars que les fondations Rockefeller et Carnegie déversèrent sur la recherche médicale les années suivantes, résultèrent en un remaniement radical du système médical américain. La naturopathie, l'homéopathie et les soins médicaux orientés sur des remèdes naturels non brevetables et incontrôlables furent dès lors écartés comme du charlatanisme ; seule une médecine allopathique basée sur des médicaments, nécessitant des procédures médicales coûteuses et de longs séjours à l'hôpital, allait être prise au sérieux. 

Abraham Flexner (1866-1959)

L'oiligarchie donna naissance à l'ensemble des industries médicales à partir de leurs propres centres de recherche et ils vendirent ensuite les produits de leurs propres compagnies pétrochimiques comme étant les "remèdes". 
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Revenons à Simon Flexner, le frère médecin de l'auteur du "rapport", qui orienta la médecine vers la théorie du germe :

"Abraham et Simon Flexner eurent une profonde influence sur la médecine américaine de la première partie du 20ème siècle. Abraham, né trois ans après son frère, engendra une révolution dans le domaine des études médicales par son étude de 1910 [Son "rapport"]. En 1930, il participa à la création de l'Institut des Études Avancées de l'université de Princeton, dont il devint le premier directeur. Son frère aîné se forgea une réputation mondiale en tant que pathologiste, bactériologiste, épidémiologiste et directeur de l'institut Rockefeller de la recherche médicale. 

(…) Simon Flexner représente la première génération de médecins américains à consacrer leur carrière à la validation et à l'extension de la théorie du germe. Sa recherche et son autorité à la tête de l'institut Rockefeller ont profondément influencé la manière dont les médecins pratiquent et étudient la médecine aujourd'hui.
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Rockefeller et son aide à la France :

La famille Rockefeller et la fondation Rockefeller eurent des liens spéciaux avec la France dès le début du 20ème siècle. L'Institut Rockefeller pour la Recherche Médicale avait en partie pris modèle sur l'Institut Pasteur de Paris. La grande considération que vouait John D. Rockefeller au travail de Louis Pasteur l'incita à procurer personnellement tous les fonds nécessaires pour restaurer en 1912 la maison natale de Pasteur à Dôle, en tant que cadeau à la nation française. L'un des plus grands et des plus ambitieux efforts de la Fondation à ses débuts fut la campagne anti-tuberculeuse menée en France entre 1917 et 1925. La Commission pour la Prévention de la Tuberculose en France (connue aussi comme la Mission Rockefeller) fut organisée par le Comité de Santé International, une agence de la Fondation. Elle se rendit en France pour travailler avec les agences de santé publiques françaises dans la lutte contre l'arrivée de la tuberculose apportée par la guerre et la faillite du réseau sanitaire français pour gérer adéquatement la crise. Plus de deux millions de dollars furent dépensés dans cet effort. Durant les années 1920, la Fondation offrit aussi de copieuses subventions aux institutions médicales et scientifiques françaises. Ces fonds allaient servir en partie à la construction des facultés de médecine de Strasbourg et Lyon, à la recherche médicale de l'Institut Pasteur à Paris et aux stations de biologie marine de Roscoff et Banyuls. La Fondation Rockefeller choisit Paris comme site de son quartier général européen, en reprenant les anciens bureaux administratifs de la commission anti-tuberculeuse avant de déménager à son emplacement définitif, au 20 rue de la Baume.

John D. Rockefeller (1839-1937)

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(…) Les échanges scientifiques entre les États-Unis et l'Institut Pasteur remontent à plus d'un siècle, avec la philanthropie américaine jouant un rôle significatif dans les succès de l'Institut.

(…) Dans le même esprit de coopération, l'Institut Pasteur, durant la 1ère guerre mondiale, joua un rôle actif dans la préparation et la fourniture de vaccins et de sérums à l'armée américaine et à la Croix Rouge américaine ; quelque 800.000 doses furent offertes gratuitement aux Forces Alliées. 

À ce jour, l'Institut Pasteur continue d'accueillir des milliers de chercheurs américains. Grâce à des programmes comme les bourses d'étude post-doctorales, la Fondation perpétue cette tradition d'échange scientifique. 
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La France est officiellement et légalement sous la domination pasteurienne depuis 1902... :

La théorie pasteurienne permit finalement de renverser la perspective de l’hygiène publique en une santé publique de l’ordre de l’hygiénisme, c’est-à-dire de la normalisation des comportements des individus. La biopolitique s’affirme dans la république des savants qu’est la IIIe République et au sein de laquelle tout problème est un problème biologique. Ainsi, la médicalisation de la société par la santé publique achève le grand parcours du XIXème siècle, commencé avec le retournement de l’hygiène hippocratique en hygiène publique. C’est par la loi que les préceptes médicaux s’imposent désormais à tous. La loi du 15 février 1902 est à ce titre exemplaire : elle impose les principes pasteuriens à l’ensemble du corps médical mais également à la société, en instaurant des mesures propres à prévenir la propagation des germes pathogènes : déclaration des maladies transmissibles, vaccination obligatoire contre la variole, assainissement des communes et des habitations et renforcement du rôle du maire et du préfet dans cette gestion sanitaire. Ainsi, de l’assainissement des lieux et des espaces de vie qui avait commencé dès l’aube du XIXème siècle et qui se maintient dans la loi de 1902, on en vient à l’imposition d’un type de comportement idéal aux individus qui composent la population dont on sait désormais qu’elle est régie par des lois biologiques communes et atteintes par les mêmes micro-organismes.
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Maintenant des extraits de ce site très copieux, qui reprend plus en détail (et un peu en vrac), ce qu'on vient de voir :

Les fausses fondations de la médecine moderne

Cette situation dure depuis plus d'un siècle et elle ne fait qu'empirer
L'entière fondation de la médecine moderne a été bâtie sur les prémisses erronées promues par Pasteur. La fausse théorie du germe. La raison en est claire. Argent, avidité et profit. Avec les travaux de Béchamp qui ont fait leurs preuves, des millions n'auraient pas été dépensés pour des médicaments et des vaccins à base de produits chimiques. Appliquer les principes de Béchamp aurait permis une compréhension réelle de la cause et une vraie guérison. On a fait à tort passer sans preuves les médecines alternatives pour une imposture pendant que la vraie imposture, prétendument basée sur de la science, devint la seule chose acceptée dans les facultés de médecine. 

Un grand merci aux Rockefeller et à leur fortune pétrolière des débuts et à la situation actuelle qui se poursuit. Et merci au Rapport Flexner. On peut facilement faire des recherches et vérifier. Quand on a le pouvoir d'acquérir l'Encyclopaedia Britannica et d'en enlever ce qui ne convient pas, ce qui revient à réécrire l'histoire, on a le contrôle total pour tromper les masses et nous sommes censés n'y voir que du feu. Quel bon travail ! Combien de personnes prennent-elles actuellement conscience que c'est la raison du maintien de l'établissement médical dans une situation d'échec ? Ce sera toujours nié. À l'évidence, rien ne serait suffisant pour qu'ils regardent les choses en face ; car ils auraient simplement bien trop à y perdre.

"Il n'est plus possible de croire à la majorité des recherches cliniques publiées"

Le Dr Marcia Angell, de la faculté de médecine de Harvard, est l'auteur de "La vérité sur les compagnies pharmaceutiques : leurs tromperies et quoi faire à ce sujet". Mais plus intéressant, elle est l'ancien éditeur en chef du New England Journal of Medicine, probablement l'un des journaux médicaux les plus respectés sur terre. Mais après avoir lu son article dans la revue new-yorkaise nommé "sociétés pharmaceutiques et médecins : une histoire de corruption", on en est à se demander si on peut encore accorder un quelconque respect aux journaux médicaux d'ici-bas. 
"Il n'est tout simplement plus possible de croire à la recherche clinique qui est publiée ou de s'appuyer sur le jugement de médecins fiables ou sur l'autorité de directives médicales. Je ne tire aucun plaisir à cette conclusion, à laquelle je suis parvenue lentement et avec réticence au cours des vingts ans passés en tant qu'éditrice du New England Journal of Medicine." 
L'AMA [Association Médicale Américaine]
Penchons-nous sur l'histoire et retournons à l'année 1910 pour en apprendre plus sur John D. Rockefeller et le Rapport Flexner. Je parie que vous n'avez jamais entendu parler de ce rapport, n'est-ce pas ? Voyez-vous, le but de Rockefeller était de dominer les marchés pétroliers, chimiques et pharmaceutiques, sa société (la Standard Oil du New-Jersey) s'est donc procuré une participation majoritaire dans une compagnie allemande de médicaments/produits chimiques, appelée I.G. Farben. 

En passant, I.G. Farben fut la seule et la plus grande pourvoyeuse de fonds dans la campagne électorale d'Adolphe Hitler. Un an avant l'accession d'Hitler au pouvoir, I.G. Farben fit don de 400.000 marks à Hitler, à son parti nazi et à son armée privée (les "SS"). Après l'accession d'Hitler au pouvoir, la société I.G. Farben fut en conséquence la seule à tirer profit de la conquête allemande durant la seconde guerre mondiale. Pendant que des millions de gens étaient emprisonnés et assassinés, I.G. Farben faisait du profit. 

Revenons en 1910 et à notre leçon d'histoire sur le Rapport Flexner. Pour bâtir son cartel pharmaceutique, Rockefeller avait besoin de "rééduquer" la profession médicale pour que soient prescrits davantage de médicaments, il embaucha donc Abraham Flexner pour qu'il expertise à travers le pays le taux de réussite des facultés de médecine américaines. En fait, il n'y eut que très peu d'expertise faite par Flexner ; les résultats de son étude étaient connus à l'avance. 

Flexner soumit finalement un rapport à la Fondation Carnegie, intitulé "Éducation Médicale aux États-Unis et au Canada". Non sans surprise, l'essentiel du rapport disait qu'il était bien trop facile de démarrer une faculté de médecine et que la plupart des facultés n'enseignaient pas une médecine solide. En d'autres mots, elles ne faisaient pas vendre assez de médicaments. 

Flexner exposa qu'il était nécessaire de mettre en service un "cerbère" pour déterminer quelles facultés de médecine seraient autorisés à passer la "porte médicale" et lesquelles devraient rester à l'extérieur. Le rapport fut présenté au Congrès et il mordit à l'appât. Comme on le voit souvent, les hommes politiques font montre d'une très bonne volonté pour promulguer des lois qui nous dépossèdent de nos libertés sous l'excuse de la "protection du public". Il n'y a qu'à regarder ce qui s'est passé aux USA depuis les prétendues attaques "terroristes" du 11 septembre. 

L'AMA devint la nouvelle gardienne et fut autorisée à déterminer quelles facultés de médecine suivaient correctement les standards de la médecine conventionnelle et lesquelles ne les suivaient pas. Contrairement à une notion populaire, l'AMA n'est pas une entité du gouvernement. C'est une organisation privée créée en 1847 et c'est quasiment le syndicat des "médecins". La seule différence entre l'AMA et les syndicats des sidérurgistes est que les membres de l'AMA portent des cols blancs tandis que les ouvriers sidérurgistes portent des cols bleus. Et tout comme les syndicats de travailleurs, au sommet de cette organisation siègent des "patrons mafieux". 

Le but prédéterminé du Rapport Flexner était d'étiqueter de charlatans les médecins qui ne prescrivaient pas de médicaments. Les facultés de médecine qui offraient des cours de thérapie naturelle et d'homéopathie furent invités à enlever de leur curriculum ce domaine de cours ou à perdre leur accréditation. N'est-il pas surprenant que le nombre total de facultés américaines accréditées se soit réduit de moitié entre 1910 et 1944 ? Le résultat final du Rapport Flexner fut d'orienter largement toutes les facultés médicales accréditées vers les médicaments et la recherche sur les médicaments. 
(...)
Parmi bien d'autres choses, Carnegie et Rockefeller contrôlaient les industries du pétrole et du charbon. En 1900, ils prirent conscience que ces industries produisaient des montagnes de déchets au fil des ans. Une idée originale fut présentée : et si ces déchets chimiques pouvaient engendrer du profit ? Idée géniale, mais comment ? Les médicaments, voilà comment. Mais des médicaments comme le monde n'en avait jamais vu. Des médicaments à partir de produits chimiques. 

La création d'une (fausse) crédibilité

Idée brillante. Mais comment les gens allaient-ils accepter une notion aussi étrangère ? C'était tout le problème. Ils ne prenaient que des remèdes naturels et consultaient occasionnellement le médecin local pour quelque chose de "sérieux". La manière de gagner l'acceptation générale des nouvelles médecines devint bientôt évident : standardiser l'éducation, les études et la qualité des médecins et élever leur statut économique à un niveau où ils suivraient les règles. Et les règles viendraient d'au-dessus. 

Vers 1904, Andrew Carnegie remarqua que les ouvriers de ses usines gagnaient en fait plus d'argent que la plupart des médecins. En concertation avec le président du MIT [Massachusetts Institute of Technology], Henry Pritchett, ils mirent sur pied la Fondation Carnegie avec 10 millions de dollars. Son but premier était de fournir une pension pour les professeurs à la retraite. Mais bientôt une nouvelle application émergea : le contrôle de l'éducation. Le nom fut changé pour Fondation Carnegie pour la Promotion de l'Enseignement et Pritchett élargit son but de départ, la nommant maintenant,
"une grande agence consacrée au renforcement de l'éducation américaine par la recherche scientifique et l'étude des règlementations." 
Dès que des milliardaires vous disent qu'ils vont se consacrer à faire quelque chose pour vous, c'est en général le moment de "passer à la caisse". Vous avez déjà remarqué ?

La Fondation fut un énorme succès. Le contrôle des normes éducatives se fit ainsi : afin de remplir les conditions requises pour un nouveau système de retraite, l'institution participante devait agréer certains standards instaurés par la Fondation. La première année, seuls 52 des 421 collèges qui firent la demande furent acceptés. La Fondation prit bientôt son essor.

Abraham Flexner

Flexner n'était pas médecin. Il fut engagé par la Fondation Carnegie pour "observer" l'éducation médicale. Après son rapport de 1910 et sur ses recommandations, la Fondation étendit ses activités vers un tout nouveau domaine : le financement de la recherche. Les facultés qui rejoignirent Flexner, c'est à dire les normes de la Fondation, furent récompensées par des fonds et des dotations de recherche. Celles qui ne le firent pas n'eurent rien. Les géants de l'industrie en arrivèrent par ce moyen à dicter le type de soins médicaux qui allaient fleurir en Amérique. Les méthodes traditionnelles naturelles de soin furent court-circuitées au profit d'une approche plus "scientifique", ce qui voulait dire que comme par hasard et selon toute vraisemblance, ces facultés répandraient les produits de la toute jeune industrie pharmaceutique. Les grandes universités de la hiérarchie médicale qui règnent aujourd'hui s'étaient alignées à l'époque avec la Fondation Carnegie. 
 
Ne voulant pas être en reste avec la Fondation Carnegie, la Fondation Rockefeller acquit aussi de l'influence à ce moment-là. Toujours grâce aux bons soins de Flexner, elle développa des normes nationales pour les facultés de médecine qui cherchaient un support "philanthropique". Excellent mot. En 1904, il y avait 5747 médecins. Quinze ans plus tard, en 1919, après le Rapport Flexner, il n'y en avait plus que 2658. Pendant cette même période de 15 ans, le nombre des facultés de médecine passa de 162 à 81. La sélection était faite. Rockefeller passait au crible ceux qui allaient pouvoir "jouer dans la cour des grands". 
 
Les facultés devaient se connecter à une grande université. Les universités devaient être en lien avec des départements cliniques, des laboratoires et un hôpital universitaire. En usant des financements Rockefeller, Flexner put développer un petit groupe de facultés de médecine élues qui étaient orientées médicalement. Elles possédaient déjà les matériaux bruts pour de nouveaux médicaments. Ce qui manquait, c'était une base de pouvoir académique pour légitimer leur développement et leur usage général. 
 
L'infrastructure pour l'enseignement, le financement, la recherche et l'organisation de la médecine qui persiste aujourd'hui fut créée en très peu d'années. Vous êtes-vous demandé comment la simple médecine populaire qui existait depuis des siècles a été balancée aussi vite par la fenêtre ? Installée sous la direction et les spécifications de deux des plus grandes forces économiques de l'histoire, Carnegie et Rockefeller, la médecine organisée devint une industrie, axée sur la croissance du marché. Une industrie concernée par la maladie va-t-elle se saborder en guérissant le malade ? Voilà pourquoi toutes ces dernières années des remèdes non-pharmaceutiques peu coûteux ont été systématiquement supprimés. C'est juste une affaire de gros sous. 
 
Dans ce contexte, la théorie du germe, ce vrai fléau, fut relancée et remise à l'honneur pour un second tour de piste.

Le fait qu'elle ait été répudiée par son fondateur et par la plupart de ses contemporains n'était plus mentionné dans les cercles qui espéraient un financement pour l'année suivante. La théorie du germe s'accorde très bien avec le paradigme médical orienté sur le marché financier : si de vilains microbes extérieurs causent des maladies, il vaut mieux trouver des médicaments pour les tuer. C'était un mariage naturel et opportuniste.
Au cours des années 1920, l'industrie médicale naissante prenait de la force. Elle fut aidée par l'incidence déclinante des maladies infectieuses grâce à l'amélioration de l'hygiène que la médecine prit à son crédit. 
 
L'influence de la médecine s'intensifia année après année car la création de nouvelles institutions et le financement était distribué pour ces projets de recherche qui présentaient le meilleur potentiel de valeur sur le marché. L'épidémie mondiale de grippe de 1918 [engendrée par des vaccinations de masse] qui tua des millions de gens prouva que la nouvelle approche "scientifique" avait beaucoup à apprendre sur la prévention des maladies. 
 
La théorie du germe, toujours non prouvée, finit par être acceptée en tant que stratégie, en grande partie parce que toute opposition avait peu de chance d'être publiée. Un petit groupe de scientifiques, conscient que les travaux de Béchamp donnaient une vision beaucoup plus raisonnable de la réalité, continua pourtant à poursuivre dans une direction inverse où les microorganismes ne sont pas la cause des maladies. La "science" était lancée, pur-sang du nouveau marché pharmaceutique, mais la méthode scientifique avait été laissée pour compte. La théorie du germe était entérinée comme le dogme sous-jacent de la nouvelle religion. Le Dr Tilden, parmi d'autres, n'assistait pas, semble-t-il, aux services religieux :
"… Les médecins combattent sans cesse un ennemi imaginaire. Les gens sont si saturés de l'idée que la maladie doit être combattue jusqu'au bout qu'ils ne se satisfont pas d'un traitement classique. Il faut faire quelque chose, même au prix de sa vie, comme c'est le cas pour des milliers de gens chaque année. Cette volonté de mourir sur l'autel de la superstition médicale est l'une des grandes raisons expliquant pourquoi aucune amélioration n'est faite dans la science médicale fondamentale."

3 commentaires:

  1. J'ai ajouté les photos de nos deux bienfaiteurs de l'humanité, Flexner et Rockefeller...

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  2. Un peu d'humour dans ce monde insensé. Le président de Tanzanie a fait tester différentes choses par rapport au "virus" et je vous laisse regarder quels en ont été les résultats : https://www.youtube.com/watch?v=V-ZHsMnkaFI&feature=share&fbclid=IwAR2YEld9vdojNTub-vwd_l0jG0IbLUo5CK6YtgH2PwMTULJfKYp4J0rfwfs

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  3. Serait-il possible que ce cher president de la Tanzanie ait prouve que le 5G affecte tout et tous .!??

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