Affichage des articles dont le libellé est Nucleaire Corée du sud. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Nucleaire Corée du sud. Afficher tous les articles

06 août 2013

Scandales nucléaires en Corée du sud

Parler de scandale nucléaire n'est pas un scoop. Étant donné ce qu'on lit dans l'article ci-dessous du New York Times, on peut se poser sincèrement la question s'il y a pareille gabegie dans tous les pays possédant des centrales nucléaires. Et on sait que c'est le maillon faible qui conduit aux catastrophes. Pas vraiment rassurant, tout ça...
En fin d'article, vous verrez des photos des centrales sud-coréennes via le site Cryptome.



-->

Révélations de scandales nucléaires en Corée du sud

Centrale en cours de construction à Ulsan

3 août 2013

SÉOUL, Sud-Corée --- Comme le Japon, la Corée du sud, peu fournie en ressources énergétiques, s'est longtemps reposée sur l'énergie nucléaire pour assurer une électricité bon marché qui a participé à la construction de sa miraculeuse économie [ = entre autres l'empire Samsung, NdT]. Le nucléaire a produit pendant des années le tiers de ses besoins en électricité, niveau de dépendance identique à celui du Japon avant la catastrophe de la centrale de Fukushima de 2011.


Aujourd'hui, un scandale à effet boule de neige en Corée du sud sur des corruptions et des falsification de tests de sécurité des équipements essentiels des centrales a mis en lumière encore une autre similitude [avec le Japon, NdT] : des experts disent que les programmes nucléaires des deux pays souffrent d'une culture de la collusion dommageable à la sécurité. Des révélations de plusieurs semaines sur les liens étroits entre les compagnies d'énergie nucléaire sud-coréennes, leurs opérateurs et les sociétés d'inspection ont conduit le premier ministre à comparer l'industrie nucléaire à une mafia.

Le scandale a éclaté en avril suite à une information anonyme qui a enclenché une enquête officielle. Les procureurs ont inculpé des officiels d'une société d'inspection pour la falsification de tests de sécurité sur des pièces pour les centrales. Certains officiels d'une compagnie financée par l'état qui fabrique des centrales nucléaires ont également été mis en accusation pour avoir reçu des pot-de-vin d'officiels de société d'inspection en échange d'une acceptation de ces pièces qui ne sont pas aux normes.

Encore pire, des enquêteurs ont découvert que des composants discutables sont installés sur 14 des 23 centrales nucléaires sud-coréennes. Le pays a déjà fait stopper temporairement trois de ces réacteurs car les éléments douteux utilisés étaient vitaux et d'autres arrêts pourraient suivre au fur et à mesure du lent avancement des enquêteurs pour vérifier les 120.000 certificats d'homologation référencés sur les dix dernières années et voir s'il en existe d'autres qui ont été falsifiés.

Autre indication supplémentaire de la possible ampleur du problème, les procureurs ont récemment fait faire une perquisition dans les bureaux de 30 autres opérateurs suspectés de fournir aussi des pièces avec des certificats de qualité falsifiés et ils ont dit qu'ils enquêteraient sur d'autres sociétés d'inspection.

"Ce qui a été révélé jusqu'à présent peut n'être que le sommet de l'iceberg", a dit Kune Y. Suh, professeur d'ingénierie nucléaire à l'université nationale de Séoul.