Deuxième partie.
Une troisième est prévue. La partie I est ICI.
J'ajoute aussi en fin d'article des liens vers d'autres photos de JFK.
[Mes notes sont
entre crochets]
La vie cachée des Kennedy. La dynastie décimée (partie II)
Traduit par Hélios pour le BBB.
John F. Kennedy a été un
président emblématique qui a défini toute une époque. Bien
qu'ayant été mis en place par son puissant père, il semblerait que JFK
ait tenté de couper les liens qui transforment les présidents
américains en marionnettes du gouvernement de l'ombre de ce pays.
Nous allons examiner le côté caché de la présidence de JFK.
Dans la première partie de la série nous avons vu la montée
au pouvoir des Kennedy. Il est conseillé de la lire d'abord (LIEN).
L'assassinat
de John F. Kennedy constitua en fait un point tournant de l'histoire
américaine. Le coup de feu qui atteignit Kennedy à la tête
réveilla brutalement un innocent public américain qui entra alors
dans une turbulente époque de métamorphose. Brusquement sorti de
son paisible sommeil de l'après-guerre, du baby-boom des années 50,
le public américain assista à un changement drastique après le
traumatisme de la mort de JFK. Cette nouvelle ère n'était pas liée
par hasard à la rapide émergence de la télévision et des médias
de masse dans les foyers américains, qui devinrent un puissant
moteur de changement.
JFK était la figure parfaite de cette nouvelle ère. Son charisme
naturel et ses charmantes manières furent pleinement exploitées par
les médias pour transformer cet homme politique en une célébrité
adorée du pays tout entier. Les sentiments d'espoir et d'optimisme
engendrés par JFK ne furent pourtant pas qu'une illusion. Des
archives montrent qu'il tentait en fait d'apporter un changement
significatif à son pays, en affrontant les plus puissantes
organisations qui le contrôlent : la CIA, la Réserve Fédérale [la
Fed] et les grandes compagnies pétrolières ["Big Oil"].
Examinons donc la présidence de JFK.
Un président pour une nouvelle ère médiatique
JFK fut le meilleur prototype de figure
politique à évoluer dans l'ère des médias. Même avant de devenir
président, JFK et son équipe adoptèrent pleinement le pouvoir de
la télévision pour acquérir un large soutien. En 1960, Kennedy
participa à un face-à-face avec Richard Nixon dans le premier débat
télévisé de l'histoire américaine et son dénouement est
aujourd'hui légendaire. Pendant que Nixon apparaissait pâle,
maladif et nerveux, JFK engagea les services d'un studio de
maquillage artistique pour acquérir l'éclatante bonne mine
télévisuelle d'un homme en bonne santé.
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Pendant le débat
présidentiel de 1960, JFK affichait la calme présence d'une
personnalité télévisée chevronnée alors que Nixon n'arrêtait
pas d'essuyer la sueur sur son visage, ce qui le faisait apparaître
comme le stéréotype du "méchant" qu'on voit dans les
films.
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Les sondages qui ont suivi le débat étaient tout à fait
parlants : un petit nombre d'auditeurs de radio estimaient que
Nixon serait le gagnant du débat, alors qu'à la TV, une écrasante
majorité de spectateurs considéraient JFK comme le grand gagnant.
Le débat fournit une profitable leçon à tous les futurs hommes
politiques : à l'ère de la télévision, les politiques sont
désormais dépendants de l'apparence, des impressions viscérales et
des belles petites phrases lapidaires. Tout en regardant le débat
des candidats dans leur salon, les gens pouvaient maintenant
conclure : "J'aime cet homme" ou "Je n'ai pas
confiance en cet homme" sans même écouter ce qu'il disait.
L'issue du débat fut un facteur important pour conduire JFK à la
victoire. Mais ce ne fut que le début de "l'ère Camelot",
terme inspiré de la légende du roi Arthur pour définir la popularité de l'ère
Kennedy.