La psychiatrie en tant que mystique du symbole
Par Jon Rappoport
31 juillet 2013
Si vous êtes un propagandiste, vous
allez surveiller en permanence les symboles qui semblent avoir une
signification très spécifique...mais qui disparaissent dans
l'obscurité d'une impasse au milieu de nulle part.
De tels symboles peuvent piéger
beaucoup de gens et les entraîner dans l'esclavage des camps
psychologiques.
Si vous voulez que le monde devienne
encore plus ignorant qu'il ne l'est, pas besoin d'aller chercher plus
loin que le domaine de la psychiatrie, qui est plein de symboles
utiles, qui sont ...
Les noms des soi-disant troubles
mentaux. Il y en a environ 300 dans la bible officielle de la
psychiatrie. Ils semblent désigner de vrais états mentaux, mais en
regardant de plus près, ils sont vides de signification
scientifique.
En faisant semblant de représenter une
recherche érudite, ils transmettent du charabia.
Parfait.
Accepter ces symboles de troubles
mentaux court-circuite automatiquement toute investigation sur les
vrais potentiels ou pouvoirs de l'esprit.
La carte est fausse, le territoire
n'est pas authentique et il n'y a pas de trésor.
Comme me l'a écrit un jour un
psychiatre qui a abandonné sa profession par dégoût, "Je
faisais des tours de passe-passe avec mes clients. Je pouvais
étiqueter une personne d'un certain trouble, prescrire un
médicament, puis poursuivre avec un autre médicament, diagnostiquer
finalement un nouveau trouble, faire des mélanges de médicaments,
ajuster les dosages et continuer de cette façon pour gagner beaucoup
d'argent. Mais toutes les étiquettes étaient bidon..."
Ce sont des symboles. Ils semblent
représenter quelque chose de sérieux mais ce n'est pas le cas.
Comme je l'ai démontré dans plusieurs
articles, tous les soi-disant troubles mentaux ne sont basés sur
aucun test diagnostic décisif. Ni salive, ni sang, ni gènes, ni
scanners cérébraux pour les 300 étiquettes. Ce que nous obtenons
donc en psychiatrie, c'est une religion organisée de type laïc, une
tour de Babel décorée de milliers de symboles totalement fictifs.
Dont le prêtre sait se servir. Ils sont formés à ça. En général
les gens demandent des explications abrégées et le conteur de
symboles professionnel remplit ce besoin. C'est un échange. C'est
une transaction. Le psychiatre annonce un symbole, qui est
l'étiquette du trouble, le patient demande ce qu'il signifie et le
médecin l'explique.
Sans symbole, toutefois, rien ne se
passe. Rien n'est consommé.
Donnez un symbole à un humain et il
est tout ouïe. Il veut savoir. Il doit savoir. Un symbole fonctionne
comme une odeur pour un chien. Il doit la pister.
Les religions fortement
institutionnalisées fonctionnent toutes de cette manière. Le
prêtre, qui a la connaissance supérieure des arcanes, mentionne
quelques symboles qui ornent un récit. L'adhérent potentiel est
intensément curieux. Il veut savoir à quoi se réfèrent les
symboles.
Ils sont fictifs, mais cela bien sûr
n'arrête pas le prêtre. Il offre des réponses, des instructions.
L'élève accepte l'explication parce qu'elle comble le vide créé
au départ par le grand prêtre.
Symbole = mystère. Une explication le
résout.
Ce jeu a probablement été découvert
environ deux minutes après que la vie humaine soit apparue sur la
planète Terre.
Il est important de comprendre que le
jeu reflète une honnête et authentique recherche. Une personne veut
comprendre sa vie. Qu'elle l'admette ou non, elle a besoin de
chercher des réponses à ses questions basiques et approfondies.
Elles s'infiltrent toujours dans son paysage subconscient.
Mais les grand-prêtres et les
propagandistes interviennent avec des symboles pour court-circuiter
la recherche et la faire dérailler. Ils ont déjà les réponses.
Une source supérieure leur a donné ces perles. Et ils distribueront
les perles, moyennant finance.
Vous offrez votre conscience et votre
psyché sur un plateau et vous obtenez les perles.
La psychiatrie n'est que la version la
plus récente de l'opération. Elle utilise le médium actuel :
la science. Ou plutôt une fiction puérile déguisée en science.
Si les psychiatres pouvaient le faire,
ils porteraient des robes violettes avec des formes et des symboles
ésotériques brodés et un grand chapeau avec une étoile au-dessus.
Ils regarderaient fixement une mare et remueraient l'eau avec une
baguette pour en faire sortir la connaissance. Ils canaliseraient une
entité originaire de la Petite Ourse dans une pièce obscure avec de
la musique d'orgue. L'art n'a jamais été populaire parmi les masses
parce qu'il tend à enlever ce côté sacerdotal. L'art laisse tomber
les traductions raccourcies des symboles. Il offre à la place une
fiction de mondes autonomes nés de l'imagination.
Ce que reflète l'art est l'immortalité
créatrice de l'individu.
Il ne ferme pas la porte à la vie, il
l'ouvre continuellement.
Ce n'est pas par accident que Freud,
nourri de prétentions induites à la cocaïne, a concocté une
méthode qui lui a permis de psychanalyser l'art, sur l'absurde base
que tout effort créatif était une pure expression de troubles
mentaux cachés.
La psychiatrie et les branches qui s'y
relient avaient besoin d'une image statique et immuable de l'esprit.
Ayant affirmé cette image, elle a ensuite évolué en numéro de
cirque. Chaque symbole introduit représentait une partie décrivant
cette image.
C'était son histoire à elle (la
psychiatrie) et elle s'y est cramponnée. Elle a fait table rase en
vue de fabriquer une science de symboles et d'interprétations.
Le neveu de Freud, Edward Bernays, le
père des relations publiques modernes, a utilisé ses compétences
pour promouvoir le travail de son oncle. Bernays a sûrement vu en
Freud un brillant vendeur qui a inventé toute une nouvelle
bibliothèque de symboles qu'on pouvait balancer sur les masses et
traduire ensuite pour la faire consommer au public.
Une nouvelle église de l'esprit était
née.
Conscients du pouvoir créateur
intérieur d'individus plus libres, Freud et ses alliés l'ont fait
apparaître comme étant un fléau et ont entrepris de l'enterrer
sous leur nouvelle imagerie.
Ils n'ont été que la plus récente
incarnation des grand-prêtres de la tour.
Traduit par le BBB.
Le "psy" a remplacé le prêtre.
RépondreSupprimerC'est ce que j'ai entendu dire pendant mon adolescence par une personne de mon entourage diplômée de sociologie.