Rien à ajouter à la newsletter d'Yves Rasir, l'éditeur du magazine Néosanté. Ce qu'il dit est plein de bon sens.
Secrets de centenaires
Non, je ne vais pas vous parler du régime crétois et du modèle
Okinawa, des hormones de jouvence ou des meilleurs nutriments
antioxydants. Ces « secrets de longévité » ne sont plus secrets
depuis longtemps et je laisse à d’autres le soin d’enfoncer les
portes ouvertes. Les kiosques sont pleins de journaux, la toile est
envahie de blogues et les boîtes mail regorgent de newsletters qui
nous ressassent qu’un mode de vie sain améliore la santé et
augmente l’espérance de vie. En tant que lecteurs de Néosanté,
vous savez que ce n’est pas totalement faux mais vous savez aussi
que c’est loin d’être vrai.
Pourquoi ? Parce que la longévité d’un être humain dépend
avant tout de sa capacité à éviter ou surmonter les maladies. Or
celles-ci, faut-il encore le souligner, ont une causalité très
majoritairement psycho-émotionnelle. Il faut avoir lu attentivement
Georg Groddeck et étudié en profondeur les travaux de Ryke Geerd
Hamer (tous deux docteurs en médecine) pour comprendre le poids des
pensées et des émotions dans le fonctionnement du corps. À ceux
qui prennent les « pensémotions » à la légère et qui négligent
volontiers le rôle central du psychisme, je rappelle toujours le
triste destin du Dr Jean Seignalet : après avoir consacré toute sa
vie active à la mise au point du régime portant son nom – et qui
est certainement, je n’en disconviens pas, le plus propice aux
équilibres physiologiques – le chirurgien français à peine
retraité a été terrassé en quelques mois par un cancer du
pancréas. Je pourrais également vous citer plusieurs naturopathes
renommés qui sont morts jeunes malgré une hygiène de vie
exemplaire. Quant aux apprentis-sorciers de la complémentation
hormonale, j’aurai la charité de ne pas dévoiler les décès
prématurés et les accidents de santé qui ont frappé leurs proches
ou leurs patients.
Plutôt que d’enquêter sur les vieillards japonais, s’en
remettre aux promesses de la médecine anti-âge ou s’égarer dans
la croyance selon laquelle l’austérité d’une existence en
conditionne la durée, je trouverais plus utile d’observer les gens
qui, sous nos latitudes ou dans notre contexte culturel, arrivent à
un âge vénérable sans vraiment le vouloir. Quels sont les secrets
de « nos » supercentenaires ? Qu’est-ce qui peut expliquer
leur exceptionnelle longévité ? Le 30 novembre dernier,
l’Italienne Emma Moreno a soufflé ses 116 bougies. À ceux qui la
questionnent, elle répond que ce sont ses trois œufs journaliers
(deux crus, un cuit) qui lui ont permis de tenir aussi longtemps.
Morte à 122 ans, la Française Jeanne Calment racontait qu’elle
devait sa belle vitalité à son petit verre de porto quotidien,
accompagné de chocolat (un kilo par semaine !) et de quelques
cigarettes. C’est seulement à l’âge de 100 ans qu’elle avait
cessé de faire de la bicyclette. La Guyanaise Eudoxie Baboul,
doyenne actuelle en France, attribue plutôt la vigueur de ses 114
ans à la semoule de manioc dont elle est très friande. De ces trois
exemples, il ressort déjà qu’une certaine dose d’épicurisme,
ou en tout cas d’irrespect des canons de la diététique, ne fait
guère de tort et n’empêche pas d’atteindre un âge canonique.
Ne serait-ce pas, davantage que le bien manger, l’absence de peur
de mal manger qui fait le lit de la longévité ?
Au lieu d’ausculter leur assiette et d’examiner leurs
habitudes, il serait peut-être plus judicieux de considérer la
philosophie de vie de ces championnes du grand âge. En lisant un
article sur Eudoxie Baboul, j’ai été frappé par l’hommage qui
lui a été rendu à Cayenne. Dans son discours, un édile saluait «
la générosité, la solidarité et l’engagement exemplaire envers
les autres » de la vaillante centenaire. Après sa carrière
d’agricultrice et de couturière, celle-ci a en effet « profité
» de sa retraite citadine pour devenir famille d’accueil et offrir
un foyer à de nombreux enfants de la campagne montés à la ville
pour se scolariser. Chapeau bas, madame ! Ce récit m’a fait
penser à un autre article que j’ai lu récemment. Consacré à
Felimina Rotundo, une alerte centenaire new-yorkaise, l’article
racontait que cette aïeule continuait à gérer sa blanchisserie et
qu’elle y travaillait dur six jours par semaine. Pour elle, c’est
le fait de laver et de plier des vêtements toute la journée qui
l’aidait à rester jeune. Mais pour son fils, interrogé par un
magazine américain, le secret de sa maman résidait plutôt dans le
fait qu’elle a toujours aimé travailler et qu’elle adore faire
de nouvelles rencontres.
Vous me voyez venir ? Non , je ne vais pas prétendre que le
boulot aide à faire de vieux os et que repousser l’âge de la
retraite va soulager les finances de la Sécu (quoique…).
L’hypothèse que je formule, c’est que la jeunesse d’esprit
influence largement la robustesse du corps et que le bien-être
psychosocial est bien plus capital que le statut hormonal ou le taux
de cholestérol. Ce dont je suis intimement convaincu, c’est que
la longueur d’une vie dépend étroitement de l’ENVIE de
l’allonger. Et que pour ressentir cette envie, il faut pouvoir
donner du sens à sa vie. La mot « sens », ai-je déjà écrit
plusieurs fois, devrait prioritairement se comprendre dans son sens
premier, celui de « direction ». Laquelle ? Celle de la flèche du
temps, pardi ! Tous les êtres vivants de la création sont prêts
à sacrifier leur vie pour celle de leurs descendants. Et tous les
animaux mettent la survie de l’espèce au-dessus de la leur.
Pourquoi l’être humain échapperait-il à la règle ? Selon toute
vraisemblance, la longévité des hommes et des femmes est
considérablement favorisée par leur sentiment d’utilité envers
leurs semblables et envers les générations suivantes. Je vous
fiche mon billet que le vrai secret des centenaires, c’est leur
capacité à nourrir ce projet de servir leur prochain et de se
perpétuer à travers autrui. Le reste est accessoire et aucune
innovation de santé naturelle ne jouera jamais, à cet égard, un
rôle essentiel.
Yves Rasir
Ça rejoint ce que je pense depuis longtemps, à force de dire ceci ou cela n'est pas bon pour la santé ou ne pas faire ceci ou cela va nous tuer, est totalement contreproductif car c'est alors que les personnes deviennent malades parce qu'elles ne font pas ceci ou cela.
RépondreSupprimerLe matraquage actuel des sites de santé sur ce qu'on doit faire ou ne pas faire sont plus dangereux qu'autre chose, car ils nous mettent dans une sorte de culpabilité et du coup nous rendent malades
Pour vivre vieux il ne faut pas se préoccuper des oiseaux de mauvais augure!!!
Perso, ce qui me sidère, c'est l'impressionnante liste des substances, plantes ou autres censées faire disparaître le cancer. Il ne se passe pas une journée sans entendre parler d'une nouveauté. Si on a compris le fonctionnement du cancer selon le Dr Hamer, on peut voir l'inutilité de la chose. C'est pour cela que le magazine Néosanté est intéressant, car il va au coeur des choses (le décodage) sans s'encombrer du superflu.
SupprimerHS..mais trop mignon ;-)
RépondreSupprimerhttp://www.estpositive.fr/un-pere-donne-le-bain/
HS
RépondreSupprimerhttps://www.crashdebug.fr/loisirss/72-cinema/4113-1984
LE film