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vendredi 28 décembre 2012

Ultraman, 28 décembre 2012

TEPCO poursuivi en justice par des soldats américains et une deuxième étude géologique à la centrale de Ooi.



BBC : TEPCO poursuivi par huit soldats US à propos de la divulgation des radiations


Les soldats participaient à l'opération Tomodachi, qui fut une d'une énorme aide aux habitants des zones sinistrées de Tohoku dans les premiers jours qui ont suivi la catastrophe de mars l'année dernière. Malheureusement, la catastrophe impliquait aussi un accident nucléaire mais à l'époque presque rien concernant une exposition aux radiations des soldats US ou des soldats des forces d'auto-défense ou des japonais et des bénévoles de tous les pays n'était mentionné dans les informations.

L'Asahi Shinbun rapporte que ces soldats étaient à bord de l'USS Ronald Reagan.

Regarde, peuple japonais, voilà comment vous pourriez aussi poursuivre TEPCO en justice – en demandant 10 millions de dollars chacun (7.546.724 €), plus des dommages-intérêts de 30 millions de dollars (22.638.932 €). Ajoutes-y un ou deux zéros sur ton formulaire de réclamation.

Le problème bien sûr est que cet argent, ou tout argent demandé à TEPCO, proviendra finalement de la poche des contribuables japonais, aujourd'hui et dans l'avenir. C'est le gouvernement national qui est propriétaire de TEPCO.

L'USS Ronald Reagan se trouvait dans la péninsule de Corée quand la catastrophe du 11 mars s'est produite. Le porte-avions fut détourné vers le Japon et a servi de base flottante au large de Sendai, Miyagi.

D'après Wiki :
Le navire est parti pour une mission en Asie le 2 février 2011. Le 11 mars 2011, l'USS Reagan se trouvait dans la péninsule de Corée pour un exercice prévu depuis longtemps au large de la Corée, mais fut ensuite redirigé vers le Japon pour apporter son concours après la catastrophe du Tohoku. Le navire, stationné au large de Sendai, a servi de base flottante de rechargement pour l'armée japonaise et pour les missions de secours des hélicoptères des garde-côtes de la région. Des hélicoptères de l'US Navy ont également décollé du porte-avions pour des missions de secours. Le 14 mars 2011, le navire fut forcé de se délocaliser pour éviter le panache radioactif provenant des accidents nucléaires de Fukushima I, qui a contaminé 17 membres d'équipage de trois équipes d'hélicoptères. Le 23 mars, l'équipe du porte-avions a organisé une opération de décontamination pour enlever tout risque ultérieur de radiations provenant du vaisseau, ce qui a impliqué un lessivage complet de toute surface ayant pu être contaminée, y compris le pont d'atterrissage et les avions.
Le rapport concernant la délocalisation du navire le 14 mars dit que 17 équipes des hélicoptères ont été exposées pendant un mois aux radiations, et qu'elles étaient en mission humanitaire pour Sendai, Miyagi.
D'après la BBC (27 décembre ; c'est moi qui souligne) :
TEPCO poursuivi en justice par des marins américains à propos des radiations
TEPCO, propriétaire de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi est poursuivi par 8 marins américains concernant une exposition aux radiations.

Ils prétendent que TEPCO a menti à propos de la menace posée par les fuites radioactives après que le séisme et le tsunami du 11 mars aient endommagé la centrale.

Les soldats participaient à des missions de secours après les catastrophes naturelles.

Ils ont demandé à TEPCO chacun 10 millions de dollars de dédommagement et 30 millions de dollars en dommages-intérêts.

Les soldats, qui ont déposé un dossier au tribunal américain de San Diego, veulent aussi que TEPCO crée un fond de 100 millions de dollars pour payer leurs dépenses de santé.

Ils ont affirmé que le fournisseur de service avait crée l'impression que le niveau des fuites radioactives venant de la centrale nucléaire ne constituait aucune menace.

Le résultat a été que les marins ont dit être allés sur des zones non sécurisées et ont été exposés aux radiations.

Contacté par la BBC, TEPCO a reconnu qu'il était poursuivi, mais a dit qu'il n'avait pas reçu de plainte réelle et n'était donc pas en position de commenter.

Cette poursuite est l'un des tout derniers revers pour TEPCO, qui doit déjà faire face à des milliards de dollars de dédommagement.

Les fuites radioactives ont obligé des milliers de gens et d'entreprises à une évacuation des zones entourant la centrale.

La compagnie a dit jeudi qu'elle s'attend maintenant à un coût total des dédommagements pour un montant de 3,24 trillions de yens, un supplément de 697 milliards de yens depuis sa première anticipation.

La compagnie a déjà reçu presque un trilliard de yens du gouvernement.

Elle a en effet été nationalisée après que le gouvernement ait pris 50,11 % au nom du groupe en échange d'une injection de capitaux.

En septembre 2012, le département de la défense américain a ouvert un registre spécial pour les participants de l'opération Tomodachi.


Des experts de l'Autorité de Régulation Nucléaire japonaise font une deuxième étude à la centrale de Ooi


Des géologues dirigés par le Dr Kunihiko Shimazaki de l'ARN font un deuxième contrôle sur le terrain de la seule centrale nucléaire en service au Japon, la centrale de Ooi, dans la préfecture de Fukui. Ils ont fait une première étude le mois dernier, mais l'opinion d'un des géologues était qu'une faille avait été causée par un glissement de terrain et non par une faille active. Ils font donc une deuxième étude plus élargie. La taille de la tranchée est de 80 mètres de long, le double de celle de la première étude.

Vidéo d'ANN News (27 décembre) : (tout en japonais, mais images de la tranchée)



L'ARN a déclaré jusqu'ici que les failles de la centrale de Tsuruga et d'Higashidori étaient ''actives ''. Les géologues et l'ARN rigolent presque de la revendication de Tohoku Electric comme quoi la centrale d'Higashidori n'a pas de ''faille active'', mais simplement un gonflement. Ils ont dit que si Tohoku Electric était correct, ce serait un bouleversement mondial parce que nouveau pour tous les géologues.

Si je me souviens bien, la majorité des experts avait déclaré la faille de Ooi comme ''active'' après la première étude. Le Dr Shimazaki, président adjoint de l'ARN a dit qu'ils avaient besoin de regarder la structure géologique sous les bâtiments du réacteur de la centrale de Kashiwazaki-Kariwa. Le Dr Shunichi Tanaka, président de l'ARN, est tout à fait perplexe à propos des critiques venant de l'industrie, il dit qu'il ne fait qu'une évaluation, basée sur la science, et qu'il laisse libre choix aux experts pour exprimer leur estimation honnête.

Qui aurait pu se douter que cet organisme ferait réellement son travail.

Les experts sont sur le point de commencer une conférence de presse sur place.

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