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mercredi 19 décembre 2012

Japon, 19 décembre 2012


Ultraman

Japon radioactif : ''Nouvelles centrales nucléaires possibles dans un endroit sûr'', dit Abe du PDL


Le Japon fait de son mieux pour faire comme si l'accident de la centrale de Fukushima était un inconvénient mineur dont on peut venir à bout à coup d'argent fraîchement imprimé.

Après tout, c'est le pays qui a mis au point le théâtre appelé ''Kabuki'', où une personne habillée de noir se trouve sur une scène pour assister les acteurs mais que tout le monde dans l'audience s'attend à voir mais fait semblant de ne pas voir.

D'après le Tokyo Shinbun, article partiel du 1er décembre :

M. Abe a souligné qu'il ferait son possible pour introduire pendant 3 ans des sources d'énergie renouvelable si son parti revenait au pouvoir. Mais il a aussi fait remarquer que ''s'éloigner d'une dépendance à l'énergie nucléaire par des innovations pourrait ne pas entraîner de rapides progrès'', et il a dit, ''Bien entendu, nous devrons étudier s'il est raisonnable d'utiliser une technologie à la pointe du progrès pour construire (une nouvelle centrale nucléaire) dans un endroit très sûr.''

Quant au redémarrage des centrales nucléaires existantes, il a dit ''Cela devrait être décidé par un gouvernement constitué d'hommes politiques élus par les citoyens.''

Eh bien, M. Abe, moins de 25 % des citoyens ont voté pour les candidats de votre parti dans l'élection du petit district et seulement 16 % ont voté pour votre parti dans l'élection de représentation proportionnelle. Vous n'avez pas le mandat.


Quant à votre emplacement très sûr pour une nouvelle centrale nucléaire, où est-il ?

Même s'il existe un endroit sûr quelque part dans un archipel montagneux sujet aux séismes et aux tsunamis balayé par des typhons saisonniers, le Japon possède toujours trois des plus graves menaces à la sécurité nucléaire : les hommes politiques, les bureaucrates et les compagnies de courant électrique.

Toshiba, Hitachi et Mitsubichi peuvent vendre leurs systèmes dans les pays étrangers, mais les japonais du Japon sont les seuls incapables de gérer cette technologie.

Mais cela ne vient même pas à l'esprit de l'homme politique de la troisième génération qui est à la tête du PDL.

Pendant ce temps, la centrale de Fukushima se vide rapidement de ses ouvriers qui veulent bien travailler pour la modique somme de 140.000 yens (1251 €) par mois sans bénéfices.

Regardez au loin disent les hommes politiques et les activistes ''au-delà (que ce soit anti- ou progressivement) du nucléaire'', en montrant le ciel à l'horizon. C'est l'avenir vers lequel nous allons. Non, regardez par là, disent les hommes politiques et les activistes pro-nucléaires (oui il existe des gens comme ça), en montrant un autre endroit du ciel à l'horizon. C'est l'avenir où nous allons. Ceux qui sont coincés au milieu vont ici et là mais se regroupent finalement dans certaines directions, en regardant tous le ciel vers un avenir lumineux. Ils sont inconscients qu'ils piétinent des monceaux de merde (c'est le mot employé par Ultraman, ''shit'').

Mon seul espoir est le fait que M. Taro Yamamoto ait recueilli plus de 70.000 votes dans un district de Tokyo ; il a bien souligné les monceaux de merde et a dit aux gens, regardez, nous devons faire quelque chose de ça en premier, il y en a partout.

Il est clair que ce n'est qu'un détail pour la majorité des gens.

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Enenews

Officiels japonais : l'affaissement du sol continue après le séisme – inquiétude pour des dommages aux bâtiments qui s'enfoncent – deux centimètres peuvent compromettre la stabilité


Le ministère de l'environnement dit que presque 6000 km² du territoire japonais se sont affaissés de plus de 2 cm au cours de l'année écoulée.

Ce chiffre est environ mille fois plus élevé que pendant l'année précédente (à la fin mars 2011) et le plus important depuis qu'on a commencé à enregistrer ces données en 1978.

Des organisations municipales qui extraient l'eau du sous-sol estiment qu'il y a un affaissement régulier des terres.

Environ la moitié des 30 régions testées dans 20 préfectures ont été déclarées s'enfoncer de plus de 2 cm. Ce chiffre est jugé avoir un impact potentiel sur la stabilité des bâtiments.

Le ministère dit que Kesennuma dans la préfecture de Miyagi s'est enfoncée de 73,8 cm, suivie par Ichikawa dans la préfecture de Chiba avec 30,9 cm. Tsukuba en Ibaraki s'est enfoncée de 15,2 cm.[La préfecture de Fukushima n'a pas subi de tests]

Sept zones se sont affaissées de plus de 10 cm. Elle se situent en Tohoku et dans la région de Kanto qui inclut Tokyo.

Les officiels du ministère disent que l'affaissement est attribuable au séisme du 11 mars. Ils ont exprimé leur inquiétude sur l'extension d'un affaissement et de dommages ultérieurs aux bâtiments.




Experts du gouvernement : aucune connaissance sur l'état du combustible fondu à la centrale de Fukushima – on ne sait pas où il se trouve – un danger persistant environne les réacteurs – menace d'effondrement des installations




Les ouvriers sont loin de pouvoir déterminer l'état du combustible fondu à la centrale de Fukushima Daiichi, un an après que le gouvernement a déclaré que les réacteurs endommagés étaient dans un état ''d'arrêt à froid''.
[…] Des effondrements des installations causés par des séismes restent une sérieuse menace.
[...] ''Les ouvriers ont été obligés de répondre par des mesures tout à fait improvisées,'' [Le président de l'ARN Shunichi Tanaka] a dit, ''De nombreux équipements, comme le purificateur d'eau radioactive, ont été installés sans considérations suffisantes de temps et de vérifications de sécurité.
''Les conditions autour du processus de démantèlement ne sont pas fiables, il y a donc besoin de révisions constantes pour s'assurer d'une sécurité.''
[…] TEPCO ne peut déterminer l'état du combustible fondu parce que les caméras ne peuvent être insérées que pendant un temps limité dans un environnement excessivement dangereux.
[…] Fumiya Tanabe, ancien scientifique chef de recherche à l'institut aujourd'hui défunt de recherche sur l'énergie atomique, a dit qu'un danger persistant entoure les réacteurs de la centrale.
''Malgré les arrêts à froid (déclarés officiellement) des réacteurs, les fonctions de refroidissement ont été maintenues sans savoir où se trouve le combustible fondu et dans quel état il est,'' a dit Tanabe. ''Il existe un risque croissant de circonstances imprévisibles si un autre gros séisme frappe.''

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