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samedi 24 novembre 2012

Ultraman, 24 novembre 2012


Un Japon radioactif sans argent, partie 1 : Le maire de Kashiwa en Chiba qui doit s'occuper de la décontamination de ses habitants dit ''C'est une bonne opportunité d'apprentissage''


Tout se ramène finalement à des gouvernements de toutes tailles au Japon qui n'ont aucune réserve de secours dans leurs trésoreries. Ils n'ont aucune économie (budget en surplus) et les emprunts qu'ils voudraient utiliser sont prévus pour la ''décontamination'' et ''le partage de la souffrance'' en répandant les débris de la catastrophe, les deux ayant été mis en sous-traitance au profit des plus grosses entreprises générales de la nation.

D'abord, le maire de Kashiwa dans la préfecture de Chiba dans une zone de Tokatsu fortement irradiée avec plus de 650.000 Bq/kg découvert en octobre l'année dernière dans le sol sur le territoire de la cité, a décidé que l'effort de décontamination de sa cité doit être fait par les habitants eux-mêmes. Oui, la cité aidera, par la fourniture de vidéos promotionnelles.

Le maire Akimoto, 44 ans, ex-consultant en management, dit, ''pour éradiquer la peur des radiations, il est mieux que ce soit les habitants eux-mêmes qui fassent la décontamination et expérimentent personnellement ce que sont les radiations''. Selon le maire, c'est une opportunité d'apprentissage pour les habitants et décontaminer sa propre maison est un travail facile.

Parler de lessivage par un consultant en management. Ce qu'il y a à Kashiwa c'est ''une contamination par des radiations'', et non ''une peur des radiations''.

D'après le Tokyo Shinbun (23 novembre) :

La politique du maire de Kashiwa pour ses habitants est de faire décontaminer les maisons par les propriétaires eux-mêmes, un soutien extérieur démarrera le mois prochain
Dans sa conférence de presse du 22 novembre, le maire de Kashiwa, Hiroyasu Akiyama a dit au sujet d'une décontamination des propriétés privées, ''Pour éradiquer la peur des radiations, il est important que les habitants expérimentent personnellement'', en insistant de nouveau sur sa politique de faire faire la décontamination par les habitants eux-mêmes plutôt que par des sous-traitants.

Dans la préfecture de Chiba, 9 cités ont été désignées comme ''zones nécessitant une attention spéciale de décontamination'', et 6 d'entre elles, Matsudo, Nagareyama, Noda, Abiko, Inzai, Shiroi, emploient des entreprises pour faire cette décontamination. Il y a eu des gens qui demandaient la même approche à Kashiwa, mais le maire a dit que son intention était que ce soit les habitants qui décontaminent, parce que le soutien financier du gouvernement national serait insuffisant.

Lors de la conférence de presse, le maire a souligné que la décontamination de sa maison est un travail facile que les habitants peuvent faire eux-mêmes, et a demandé une coopération. ''Faire la décontamination est une bonne opportunité d'approfondir sa connaissance des radiations. J'aimerai que les habitants comprennent bien par l'expérience plutôt qu'en théorie.''

Une vidéo sur la manière de décontaminer sera disponible sur la page d'accueil de la ville dès le 1er décembre.
Ce que ni le maire ni les habitants reconnaissent est que Kashiwa n'a pas de finances. Seul 60 % du budget de la ville est financé par l'impôt sur le revenu (toujours mieux que le budget du gouvernement national, dont 50 % du budget vient de ce même impôt) et le reste provient de subventions du gouvernement et d'obligations municipales.

C'est le refrain favori de nombreux japonais, ''La dette nationale ? Nous la devons à nous-mêmes, pas de problème'', c'est vrai, bon, passons à autre chose. La dette n'est pas importante, d'accord ?

3 commentaires:

  1. Bonjour,
    pouvez-vous demander à Kna de publier aussi la transcription en français des textes des conférences ? Les vidéos ne sont pas toujours si pratiques à regarder, lire un texte est pour moi par exemple bien plus intéressant. Meci.

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    1. Bonjour,

      1) Je ne sais pas si Kna voudra le faire.
      2) Aura-t-il le temps de le faire (je sais comment on pratique pour incruster des sous-titres, c'est pas simple, et du travail. Kna fait cela en plus de son métier.
      3) Où mettre le texte de la vidéo ?
      4) Quand il traduit des vidéos de 45 mn, imaginez-vous la longueur du texte ?

      Par ailleurs, si le texte sous-titré défile trop vite, il suffit de cliquer pour la stopper...

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    2. Effectivement, transcrire/traduire/sous-titrer représente pas mal de travail et de temps. Effectivement, je dispose du texte au complet, puisque je l'ajoute aux vidéos. Mais sous un format spécifique, qui n'est pas vraiment lisible en l'état. Ce qui voudrait dire passer encore plus de temps pour transformer ces sous-titres en texte ordinaire.
      Je dispose probablement de plus de "temps libre" qu'une personne habituellement chargée de famille, mais comme le dit Hélios, j'ai aussi un travail qui occupe 10 heures de mes journées. Donc bien que votre demande soit légitime, et qu'elle rejoigne celle d'autres lecteurs, par exemple dans des pays en voie de développement qui à cause de leurs accès à Internet calamiteux n'ont tout simplement pas la possibilité de regarder une vidéo en ligne, j'ai bien peur de ne pas pouvoir la satisfaire.. En tous cas pas systématiquement. Cela restera probablement ponctuel, pour un besoin spécifique.

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