Bistro Bar Blog

samedi 17 novembre 2012

Japon, 17 novembre 2012

Ultraman ne parlant que des US, j'ai traduit Enenews.




Interview avec l'ingénieur en nucléaire Chris Harris


Chris Harris, ancien professionnel en nucléaire. Une publication de TEPCO qui m'a vraiment intrigué était qu'il existe quelque chose nommé ''matériau de réparation''.
Maintenant ce que cela signifie, pour moi cela signifie qu'ils savent qu'il y a une déchirure dans le revêtement de la piscine de refroidissement.
Et ils n'en parlent pas – il faut lire entre les lignes – il y a quelque chose qu'ils appellent ''matériau de réparation'' […] Pour moi, c'est qu'ils ont essayé de réparer avec une sorte d'epoxy et que quelque chose a besoin d'être réparé, avant qu'ils puissent poursuivre. Ce qui veut dire que le revêtement d'acier inoxydable ne retient pas l'eau, c'est la structure de béton autour qui le fait, ce n'est pas vraiment une situation super.
Voir aussi ce qu'en dit Trifou, sur le site Gen4


Le Guardian publie un film sur Fukushima : les réacteurs ne sont pas réparés du tout – avec un autre séisme le Japon cessera d'exister ; ce qui aura pour résultat la destruction de la moitié de la planète

Un portrait en profondeur de la vie d'une population qui vit sous la menace constante des radiations de Fukushima. Le film, qui est en cours et réalisé par Jake Price, est centré sur Shimpei Takeda, né à Fukushima, qui vivait à New York et travaillait dans les arts visuels quand la centrale de Daiichi est entrée en fusion. [et qui est revenu ensuite à Fukushima]


Extraits
  • Étant né dans la préfecture de Fukushima je me suis engagé dans la mission de créer un enregistrement physique du pire accident nucléaire jamais causé par l'homme dans l'histoire...À l'aide d'un procédé sans caméra, je veux capturer directement l'état actuel du Japon en exposant des matériaux photosensibles pour pister les radiations émises par les particules contaminées.
  • J'ai peur que le Japon marche dans les traces des anciennes civilisations qui ont disparu comme les égyptiens, les mayas et les mésopotamiens avant nous.
  • Le tsunami et le séisme, et bien n'étaient qu'un frémissement de la Terre. Le problème c'est la catastrophe fabriquée par l'homme.
  • Il y a tellement de risques qu'un séisme et un tsunami se reproduisent. Les réacteurs endommagés n'ont pas encore été réparés...ils n'ont pas été réparés du tout.
  • La destruction qui en résulterait entraînerait la moitié de la planète avec...Avec un autre séisme ou tsunami, le Japon cessera d'exister.

Voir le film ICI (6mn)

Si demande, je peux traduire les sous-titres du film....

6 commentaires:

  1. Enfin !!!
    Enfin des journalistes nous montrent que l'éthique de leur métier n'est pas éteinte !
    Merci à ces gens de se faire le relais de la vérité, Allain de Halleux en est un modèle, lui qui s'y est confronté depuis des années, comme il a dû se sentir seul...

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  2. oui, Hélios, il y a de la demande pour le sous titrage du film. Cette info est très importante pour tous et elle doit circuler le plus possible en France qui vient, avec le Japon, en tête du nombre de centrales par habitant. Tes actions de communication nous éclairent grandement. Jane

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  3. "pire accident nucléaire jamais causé par l'homme dans l'histoire"

    Vous plaisantez???!!!!

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    1. Non, je crois que l'auteur ne plaisante pas.

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    2. Hélas "corrector" ce n'est pas une plaisanterie !
      Le total des radionucléides répandus tant dans l'atmosphère que dans l'océan et le sol est estimé à 3 fois les rejets de Tchernobyl qui ont été exclusivement aériens et stoppés bien plus rapidement, les russes se sont montrés d'une grande efficacité même au prix de plus d'1 million de morts...
      De plus la contamination à Fukushima est perpétuelle, les coriums continuent de polluer le sol et émettre des gaz nobles, la surface du Japon qui a été gravement touchée est estimée au tiers du territoire, les stockages d'eau de refroidissement hautement radioactive ont vraisemblablement des fuites, c'est pourquoi Tepco a choisi de construire un bassin de rétention, les menaces d'aggravation de la situation sont extrêmement élevés et mèneraient certainement à la disparition de toute forme de vie dans l'émisphère Nord...
      Je continue ???
      Si vous désirez des liens, n'hésitez pas, ce sera avec plaisir !

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    3. J'ajoute un aspect que nous n'avons pas le droit de négliger : le nombre de victimes !
      Les morts ou malades suite à Tchernobyl sont pour une grande part les nettoyeurs, parfois volontaires, enrôlés de forces parfois aussi, les pompiers qui sont comme à Fukushima les premières victimes, pas équipés pour ce boulot, l'armée qui est venue en grand nombre, puis enfin les populations environnantes.
      Au Japon les victimes sont innombrables, la densité de population est tellement plus élevée, ils ont fait intervenir la police en uniforme pour "protéger" le site ( je me demande quel fou le serait assez pour aller y voir ! ), même pas de masque à poussière, ce sont les pompiers qui ont arrosé d'eau de mer en hélico et camion-pompe.
      Puis enfin la Tepco qui a embauché des mendiants et des bandits recrutés de force par les Yakuza, tous restés anonymes et probablement déjà morts.
      Comme en France ils ont privilégié les contrats interim afin de ne pas avoir de normes à respecter.
      Les régions contaminées n'ont pas été évacuées, loin s'en faut, les écoles dont les sols sont très radioactifs et dont les enfants ne sont protégés que par des dosimètres, les nourritures dont le trafic est incontrôlé lui aussi, on retrouve du riz ou du poisson contaminés très loin de Fukushima, les étiquettes ont été changées, c'est légal au Japon quand la marchandise voyage...
      La contamination a touché la côte Ouest des États-Unis et l'Alaska par voie maritime mais aussi aérienne ( Juin, Juillet, Août et Septembre 2011 ).
      Jamais nous ne pourrons faire le compte réel des victimes du Japon, même les estimations seront hors toute raison.
      À savoir : le même type d'accident a bien failli arriver deux fois depuis Fukushima et le directeur de l'ASN a lui-même estimé qu'il y avait toutes les chances pour qu'un tel accident se produise en France.
      Un peu la nausée...

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