Bistro Bar Blog

mardi 13 novembre 2012

Japon, 13 novembre 2012

D'abord Ultraman :

Japon radioactif : les postes de surveillance des radiations de Fukushima déclenchent la colère des habitants

Le Yomiuri Shinbun (13 novembre) rapporte que les postes de surveillance de Fukushima sont depuis un certain temps la cible de la colère des habitants.



Comme publié la semaine dernière, ces postes de surveillance affichent des chiffres plus faibles que la réalité parce que les batteries au plomb sont placées plus ou moins correctement ce qui fait que les radiations n'atteignent pas convenablement les capteurs. Éloignez-vous de ces moniteurs et mesurez des endroits avec de la poussière qui n'a pas été enlevée et les niveaux de radiation pourraient facilement dépasser de 20 à 30 % ceux affichés, comme beaucoup (dont le Pr Hayakawa à Koriyama) l'ont découvert.


FNN News rapporte que cela coûtera au gouvernement national 150 millions de yens pour résoudre le problème. Comme si le gouvernement avait de l'argent.

Photo de l'article du Yomiuri : un moniteur à Motomiya en Fukushima, avec son panneau solaire endommagé :


Ultraman publie aussi (inhabituellement) une vidéo avec un chat japonais champion de saut en hauteur : 1.94 m pour attraper une petite souris en coton suspendue. La vidéo nous montre l'intérieur d'un appartement japonais, sûrement à Tokyo. Voir ICI.






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Grave: comment va se faire le démantèlement de la centrale ?

Enenews

Documentaire de NHK : les conditions de travail se sont détériorées récemment à la centrale de Fukushima faisant démissionner les ouvriers. La compagnie n'a pu recruter un seul employé.

Titre de la vidéo (source NHK) : ON RECHERCHE : ouvriers pour le démantèlement de Fukushima

Extraits :

Narrateur de NHK : Cette compagnie qui gère et s'occupe de l'instrumentation de la centrale n'a pas pu recruter un seul ouvrier pour la centrale depuis l'accident.

Le président, Yukiteru Naka : Si rien ne change il n'y aura pas de jeunes ouvriers à la centrale dans l'avenir. Je pense que c'est très clair.

Journaliste du NHK : De nombreux ouvriers dans les zones à fort niveau de radiation démissionnent. Ils doivent partir en environ 3 mois  quand leur taux d'exposition atteint la limite de sécurité. De récentes conditions de travail qui se sont détériorées en font aussi partir d'autres.

Vidéo (en anglais, Kna la sous-titrera peut-être ?) :


3 commentaires:

  1. Hélios, la question du démantèlement d'une centrale l'est pas encore résolue !
    On a noyé Tchernobyl sous des milliers de tonnes de béton, on a commencé et stoppé le démantèlement de Brénnilis ( qui se devait d'être une vitrine du savoir-faire français... ), depuis on a acquis la certitude que quoiqu'il en soit il est rigoureusement impossible de démonter le cœur du réacteur...
    Les aléas rencontrés à Fukushima ne sont que des anecdotes, un tel chantier qui suit un séisme, un tsunami et pas mal d'explosions est un projet sur des décennies ( 50, 100, 200 ans ??? ), on ne sait pas décontaminer, on ne sait qu'isoler et stocker.
    Les chiffres des poids et volumes des déchets engendrés sont bien plus importants que ce qu'il aura fallu pour les pyramides !!!
    Les japonais innovent et improvisent en fonction de l'avancée des découvertes et des aléas et c'est une sacrée gymnastique devant laquelle nous devons nous incliner que de faire de tels mensonges pendant si longtemps dans de telles conditions...

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  2. Il cherche des employés?
    L'etat francais va certainement y envoyer ses chômeurs sous les principes de Mobilité/flexibilité!...

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  3. Un dessin pas mal pour exprimer la situation:
    http://www.phil-umbdenstock.com/presse/presse04.jpg
    Dommage, l'image est petite...

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