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mardi 9 octobre 2012

Ultraman, 9 octobre 2012


Suite de l'article traduit ICI.

Réponse (anecdotique) d'internautes japonais à TEPCO à propos du ''pas d'argent pour acheter des batteries et pas d'autorisation pour les transporter'' : "TEPCO aurait du demander un crédit et nous avons besoin de nouvelles lois pour les urgences et les règlements"




Un mois après la première publication de l'Asahi Shinbun, des internautes japonais sur Twitter semblent réaliser peu à peu ce qui est arrivé le 13 mars 2011 quand les ouvriers de la centrale de Fukushima n'avaient pas assez d'argent pour acheter des batteries de voiture qui leur aurait donnés une bonne arme pour combattre.

Malheureusement, leur réponse à cette révélation m'indique que la même chose se passerait de nouveau.

Les tweets que j'ai lu sur le sujet sont limités en nombre. Je n'ai pas tant que ça d'abonnés (4700, plus ou moins) et je ne les suis pas tellement. Donc ce qui suit n'est qu'anecdotique.

Concernant les ouvriers de TEPCO réunissant de l'argent pour aller à Iwaki acheter des batteries de voiture dans de grands magasins de fournitures pour auto, qui ont pu n'en acheter que 8 :


  • Ils auraient dû demander gentiment.
  • Ils auraient dû acheter à crédit
  • Peut-être que les magasins ne faisaient pas confiance à TEPCO pour vendre à crédit.
  • Je me sens embarrassé pour le Japon, que va penser le monde de nous, japonais ?
Il n'y a aucune indication que certains parmi eux aient même pensé à ''d'autres'' solutions.


Concernant les 1000 batteries de Toshiba bloquées à Tokyo parce qu'il n'y avait pas d'autorisation de les transporter sur la grand- route, j'en ai parlé sur Twitter. Peu ont lu l'article de l'Asahi Shinbun (en partie parce que c'est apparu dans la section réservée aux abonnées sur le journal en ligne) et ils ne connaissent tout simplement pas l'épisode. Mais j'ai reçu cette réponse d'un journaliste indépendant :


C'est compréhensible, parce que nous n'avons pas de lois et de règlements pour des situations d'urgence de ce genre. Je pense que certains l'ont prédit [que Toshiba ou TEPCO ont attendu une autorisation pendant qu'une fonte du cœur se produisait]. Mais c'est nous [citoyens japonais] qui avons permis [le manque de lois et de règlements d'urgence]que cela continue. Il nous faut donc changer pas mal de choses, mais c'est pas facile. Si un séisme et un tsunami de la même ampleur se produisait maintenant, il est probable que nous ferions la même erreur.
Pour lui, et pour beaucoup d'autres au Japon, le problème est de créer de nouvelles lois et règlements à faire appliquer aux gens, et non celui de l'initiative individuelle et d'un début de réflexion indépendante. Et rapide.


Je lui ai répondu,

Ce n'est pas le problème de mettre en place des lois et règlements. Si un bureaucrate du gouvernement a dit à Toshiba ou TEPCO qu'ils ne pouvaient transporter les batteries sur la grand-route sans permis, même s'ils savaient (bien qu'ils n'osaient pas le dire au public) que le cœur du réacteur fusionnait, Toshiba ou TEPCO pouvaient simplement dire, ''Oh, OK, oui nous comprenons, monsieur'', et prendre la route quand même pour Fuku I. Les gens ne sont pas entraînés à être audacieux et rusés, aptes à se faire un jugement par eux-mêmes à la volée dans une situation comme celle-ci. Auraient-ils reçu une amende ou même arrêtés ensuite pour avoir transporté du matériel dangereux sur la grand-route ? Cela aurait nettement mieux valu que d'avoir des réacteurs nucléaires en train d'exploser les uns après les autres.
J'ai bien peur qu'il ne comprenne pas ce dont je parle. Mais nous sommes d'accord sur le fait de répéter la même chose dans l'avenir.

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