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samedi 1 septembre 2012

Japon, 1er septembre 2012

Avant de passer la parole à Ultraman :

Bonne nouvelle, Gen4 nous apprend qu'EDF voit ses projets d'EPR américains réduits à néant. S'ils pouvaient stopper celui de Flamanville, ce serait bien aussi, mais il y a eu un tel investissement jusqu'ici, n'est-ce pas... :



Flash USA : le rêve d’EPR américain EDF/AREVA disloqué par la NRC


Unistar Nuclear Energy, filiale à 100% d’EDF, vient de tomber sur un os constitutionnel qui brise définitivement son rêve d’EPR américain

Dans une décision-fleuve de 27 pages, l’agence de sécurité nucléaire américaine vient de dénier le droit à UNE, filiale exclusive d’Électricité de France, d’obtenir ni même de demander une licence d’exploitation pour la troisième unité de production – un EPR AREVA – que l’Électricien Français se proposait de construire sur le site de Calvert Hills dans le Maryland (USA).

Officiellement, une société de droit étranger ne peut postuler à une licence de réacteur aux USA

Attendu que Constellation Energy Group, le partenaire américain initial dans ce projet, a revendu sa part à EDF en novembre 2010, la commission de sécurité nucléaire américaine a rejeté la demande préalable soutenue désormais par le seul électricien français, au motif qu’UNE ne remplissait plus les règles d’attribution de licence d’exploitation sur le sol américain.
La NRC aurait déjà averti EDF « depuis longtemps » que le statut actuel de la société UNE ne respectait pas, du fait de la participation majoritaire de l’État Français à son capital, les conditions imposées pour la construction d’un réacteur nucléaire aux USA.

Officieusement, le nucléaire, c’est « du passé »

Coûts exorbitant du nucléaire (de 3 à… 12 fois le budget initial), effet Fukushima, sources d’énergie alternatives innovantes, bon marché et sans danger disponibles, un article du Baltimore Sun intitulé « Laissons le projet de Calvert Cliffs-3 s’éteindre » résume bien le problème en insistant en passant sur le côté légèrement sournois de la position d’EDF – incluant un lobbying local – et conseillant de passer rapidement à un agenda d’avenir autrement dit : tout sauf le nucléaire.

L’EPR explose tous les budgets initiaux

Constellation, mis au pied du mur par une demande de garantie financière de 7.5 Milliards exigée par le DOE (US. Department of Energy), a préféré jeter l’éponge, confronté à l’explosion massive et généralisée des engagements financiers qui accompagne le portage des projets EPR dans le monde :
- EPR américain : 2007 = US$ 4 Milliards ; 2011 = U$ S10 Milliards
- EPR Français : 2005 = 3 Milliards d’Euros, 2011 = 7 Milliards d’Euros
- EPR Finlandais : 2005 = 3 Milliards d’Euros, 2012 = 6,5 Milliards d’Euros (1)
- EPR Chinois (doublette) : vendus – probablement à perte – en 2007 au prix définitif de US5 5 Milliards les deux, les conditions particulières du chantier Chinois (compétitivité de la main-d’œuvre, délais quasiment tenus (2), procédures administratives « simplifiées » (3)) n’éviteront probablement à pas ce contrat de racler un peu plus les poches des contribuables français car, en contrepartie, l’engagement d’AREVA est plus important et ne se limite pas à la partie réacteur comme à Flamanville mais à l’ensemble de « l’îlot nucléaire » (4).

La suite, ICI.

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TEPCO ne sait toujours pas pourquoi la quantité d'eau dans les cuves de réacteur a diminué d'un coup

Mais Matsumoto dit qu'ils qu'ils ont nettoyé les tuyaux et qu'ils verront ce qu'il se passe.

Mise à jour par Kyodo News (31 août) :

Diminution de la quantité d'eau dans les réacteurs de la centrale de Fukushima – objets étrangers qui obstruent les tuyaux ?

Après que la quantité d'eau injectée dans les cuves des réacteurs 1, 2 et 3 est descendue temporairement sous le niveau de sécurité, TEPCO a annoncé le 31 août que la compagnie avait nettoyé les tuyaux en augmentant temporairement la quantité d'eau car il est possible que des objets étrangers les aient obstrués. TEPCO va voir si la quantité d'eau injectée revient à la normale avant de décider si un second nettoyage est nécessaire.

Comme il n'y a pas de fuite sur les tuyaux et que les pompes fonctionnent normalement, TEPCO pense que les vannes qui contrôlent et ajustent le flux d'eau dans les tuyaux pourraient être bouchées, et empêcher le flux.

Selon Matsumoto, ''Il n'y a pas de preuve formelle pour limiter les causes possibles et on ne sait pas si le flux va revenir à la normale.''

TEPCO est une bande de pas curieux, mais bon, c'est une société de services publics qui ne connaissait que la façon de faire fonctionner une centrale nucléaire. Ceux qui ont installé à la hâte le système de traitement/injection d'eau à la centrale proviennent d'entreprises d'un bon niveau (Hitachi, Toshiba, Mitsubishi, Kajima, Kandenko, etc.), mais ils ne communiquent pas.
Le gouvernement national a bien mis la main sur la compagnie, mais n'a rien fait jusqu'ici pour ce qui concerne la centrale.


Quel que soit le nouveau premier ministre, la situation nucléaire du Japon changera-t-elle ?

Les dirigeants du Parti Démocratique Japonais (PDJ) pressent Goshi Hosono de concourir pour l'élection à la tête du PDJ (= pour devenir automatiquement le premier ministre)



Voilà pour vous, fans internationaux de Goshi Hosono, un futur premier ministre...

D'après le Mainichi Shinbun via Yahoo Japan News (31 août) :

Élection pour la direction du PDJ : Koshiishi et ses alliés pressent le ministre de l'environnement Hosono de concourir

Sept hommes politiques du PDJ des chambres Haute et Basse, dont Azuma Koshiishi (secrétaire-général du PDJ), Shinji Tarutoko, Goshi Hosono et Takeatki Matsumoto (ancien ministre des affaires étrangères) se sont rencontrés dans la soirée du 31 août dans un restaurant de Tokyo. Ils ont échangé leurs points de vue sur l'élection pour la direction du DPJ (le 21 septembre) et sont tombés d'accord qu'il était nécessaire de supporter l'un des trois suivants – Hosono, Tarutoko et Matsumoto – en tant que rival du premier ministre Yoshihiko Noda. On pense qu'ils ont pressé Hosono de concourir, car on vante ses mérites au sein du parti en tant que ''figure de l'élection'' et futur premier ministre. Selon ceux qui ont participé, M. Koshiishi n'a pas donné clairement son opinion.

Concernant l'élection d'un dirigeant, il y a eu récemment d'actifs mouvements pour soutenir des candidats contre le premier ministre. M. Hosono a dit qu'il ferait de son mieux pour aider les régions touchées par la catastrophe nucléaire.

Si ces gens pensent que M. Hosono leur fera gagner l'élection générale comme premier ministre, ils doivent venir de planètes sombres et lointaines ou d'astéroïdes du système solaire.
J'ai souvenir de l'élection de l'année passée pour la direction du PDJ, après que Naoto Kan ait enfin bien voulu démissionner. Banri Kaieda et Yoshihiko Noda sont allés au deuxième tour. Entre les deux tours, NHK a fortuitement informé les spectateurs (NHK faisait la retransmission en direct de l'élection) que l'un des candidats éliminé au premier tour donnerait son soutien à Noda. Cela a été une totale mise en scène, mais cela a pu faire pencher suffisamment d'hommes politiques du PDJ en faveur du gagnant. M ; Noda est devenu le gagnant surprise. Il continue d'être une surprise (de la mauvaise manière) jusqu'à aujourd'hui.

1 commentaire:

  1. C’est bien pour la sécurité des habitants qui devaient vivre à proximité de cette centrale infernale. Cela devrait ouvrir les yeux aussi pour ceux qui croient encore à « l’amitié » du gouvernement états-unien envers la France.

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