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samedi 11 août 2012

Japon, 11 août 2012

Tout juste 17 mois après la catastrophe...



Les pêches de Fukushima vont être exportées en Thaïlande dès fin août

Les acheteurs de Thaïlande disent qu'ils sont satisfaits des procédures de tests mises en place par le gouvernement préfectoral de Fukushima.

Pour récapituler les méthodes de test :
  • Prendre une petite quantité d'échantillon de chaque verger de pêchers.
  • Testez-le à l'aide d'un dosimètre à scintillation NaI avec une marge de détection élevée (probablement 25 becquerels/kg)
  • Si l'échantillon enregistre plus de 50 becquerels/kg, testez-le alors avec le détecteur semi-conducteur au germanium du gouvernement préfectoral, de nouveau avec une marge de détection relativement élevée (environ 10 becquerels/kg)
  • Si l'échantillon testé possède moins de 100 becquerels/kg, c'est bon !
En regardant les photos sur la manière de tester à l'aide du dosimètre à scintillation NaI, la quantité qui sert pour 'échantillon n'a pas l'air de dépasser 100 millilitres. Les laboratoires de test gérés par des groupes de citoyens du Japon et des sociétés privées demandent au moins 1000 ml d'échantillonnage pour être efficace et ils utilisent les mêmes dosimètres à scintillation ou d'autres encore mieux.

L'article ci-dessous du Fukushima Minpo dit une chose en plus et c'est ennuyeux ; du riz de Fukushima a été exporté à l'étranger APRÈS l'accident de la centrale. Je n'étais pas au courant pour ces informations.
D'après le Fukushima Minpo (10 août) :
Les pêches produites à Fukushima vont être exportées dès fin août ; les acheteurs thaïlandais en visite au bureau de la préfecture
Un accord s'est fait lors de la réunion avec les acheteurs thaïlandais invités par le JETRO (organisation du commerce extérieur japonais) concernant les pêches cultivées dans la préfecture de Fukushima qui seront exportées en Thaïlande fin août. Ce sera la deuxième occasion suivant l'accident pour l'exportation à l'étranger de la production de Fukushima , après le riz ; ce sera la première fois pour les pêches.

Les acheteurs des départements des magasins et supermarchés de Thaïlande ont décidé d'importer. Les pêches récoltées principalement dans les vergers au nord du district de Fukushima seront exportées jusqu'à début octobre. La quantité à exporter sera déterminée entre les partis. Les pêches seront testées pour les matériaux radioactifs dans un laboratoire japonais désigné par le gouvernement thaï, et dès que la sécurité est confirmée elles seront expédiées par avion.

Un groupe d'acheteurs thaï a rendu visite au bureau préfectoral du gouvernement le 9 août et a été informé de la procédure de test pour les matériaux radioactifs et des caractéristiques du goût des pêches. L'un des acheteurs était pressé de vendre les pêches en Thaïlande, disant ''Je suis convaincu de la sécurité après avoir vu les procédés de test de Fukushima. Les thaïlandais font confiance aux produits venant du Japon. Les pêches sont délicieuses et j'envisage de promouvoir et d'en vendre beaucoup.''

Le 8 août, les acheteurs ont visité un verger de Date City, un magasin du département à Koriyama City et la station expérimentale agricole de la préfecture. Ils ont observé comment elles étaient vendues et comment les tests étaient faits.
Après l'accident nucléaire, les pays de l'est asiatique tels que la Chine, la Corée et Taïwan ont arrêté les importations de produits venant de la préfecture de Fukushima. Avant le 11 mars 2011, la Thaïlande importait des pêches de cette préfecture.

À l'aide d'un site web sophistiqué le ministre de l'environnement Goshi Hosono s'excuse auprès des citoyens et dit ''Nous ferons mieux à partir de maintenant'' (mais l'élimination à grande échelle des débris va continuer)

Sur un site qui semble avoir coûté une petite fortune dans sa conception et création (faite probablement par l'une des grandes firmes japonaises de relations publiques), Goshi Hosono en tant que ministre de l'environnement (il est toujours chargé de l'accident nucléaire) a posté une lettre aux citoyens japonais, s'excusant pour ses erreurs passées et promettant un meilleur avenir.
Le site a été mis en ligne hier (10 août) au Japon.
Les internautes rigolent ou fulminent de colère (soit pour le contenu stupide soit pour la dépense faite par Hosono de leur argent).

Pauvre M. Hosono. Il ne va rien gagner parce qu'il ne veut pas faire la seule chose où il serait gagnant – arrêter l'élimination à grande échelle des débris de la catastrophe.
Le site ressemble à ça. La lettre est écrite dans un format japonais traditionnel – de droite à gauche, et de haut en bas :




Voici ce que dit M. Hosono (J'ai fait de mon mieux pour conserver la prose poétique de l'original):


Lettre n°1 pour tout le monde [il le dit sous une forme honorifique du japonais]
Pour tous les citoyens du Japon.

Salut. Ici Goshi Hosono, ministre de l'environnement.

Je pense que la manière de communiquer du ministère de l'environnement et de vous fournir des informations n'a pas été optimale et j'en suis désolé.

Le grand séisme de l'est du Japon a engendré des débris et il y a des problèmes de décontamination, particulièrement dans la préfecture de Fukushima ; mais nous devons rendre l'environnement à nos enfants et petits-enfants afin qu'ils puissent y vivre sainement, et c'est notre mission au ministère de l'environnement.

Afin que vous soyez rassurés, il faut pourtant que l'information vous soit transmise et expliquée de manière facile à comprendre, et nous y avons failli, c'est ainsi que je le ressens.
Cela a conduit à une méfiance envers le gouvernement engendrant un doute inutile chez ceux qui veulent voir un renouveau.

J'y réfléchis profondément. Je suis tout à fait désolé.

Nous allons changer nos méthodes. Les problèmes d'aujourd'hui, ce que nous en pensons et ce que nous faisons, nous vous les expliquerons en vous montrant les données afin que vous compreniez.

Dans le cadre de nos efforts, de ma réflexion personnelle et de ce que je souhaite partager avec vous, je vous en ferai part en quelques épisodes, je vous en parlerai dans une lettre comme celle-ci.
Merci et à bientôt pour une autre communication.

10 août 2012
Goshi Hosono
Ministre de l'environnement

Une chose que M. Hosono, en tant qu'homme politique ne sait pas et ne fait pas bien : la fermer et se tenir  tranquille.
La moitié basse de la page web est prévue pour qu'on puisse envoyer ses opinions et idées. J'ai ajouté des légendes pour que vous compreniez. Pour le champ ''adresse'', dans le bas du menu déroulant il y a ''pays étranger'' pour ceux qui n'habitent pas au Japon.

Il semble que de nombreux internautes japonais aient exprimé leur opinion sur cette page et le serveur est tombé en panne pendant quelque temps. Mais il est de nouveau en service.

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