04 mars 2012

Voter ?

Un texte écrit par un illustre inconnu pour la plupart des gens, et que je ne connaissais que de nom.
Trouvé sur le magazine Morphéus (numéro de mars-avril 2012). J'ai pioché quelques renseignements sur cet homme.



"Voter, c'est abdiquer ; nommer un ou plusieurs maîtres pour une période courte ou longue, c'est renoncer à sa propre souveraineté. Qu'il devienne monarque absolu, prince constitutionnel ou simplement mandataire muni d'une petite part de royauté, le candidat que vous portez au trône ou au fauteuil sera votre supérieur. Vous nommez des hommes qui sont au-dessus des lois, puisqu'ils se chargent de les rédiger et que leur mission est de vous faire obéir.

Voter, c'est être dupe ; c'est croire que des hommes comme vous acquerront soudain, au tintement d'une sonnette, la vertu de tout savoir et de tout comprendre. Vos mandataires ayant à légiférer sur toutes choses, des allumettes aux vaisseaux de guerre, de l'échenillage des arbres à l'extermination des peuplades rouges ou noires, il vous semble que leur intelligence grandisse en raison même de l'immensité de la tâche. L'histoire vous enseigne que le contraire a lieu. Le pouvoir a toujours affolé, la parlotage a toujours abêti. Dans les assemblées souveraines, la médiocrité prévaut fatalement.

Voter, c'est évoquer la trahison. Sans doute, les votants croient à l'honnêteté de ceux auxquels ils accordent leur suffrage – et peut-être ont-ils raison le premier jour, quand les candidats sont encore dans la ferveur du premier amour. Mais chaque jour a son lendemain. Dès que le milieu change, l'homme change avec lui.

Aujourd'hui le candidat s'incline devant vous, et peut-être trop bas ; demain il se redressera et peut-être trop haut. Il mendiait les votes, il vous donnera des ordres. L'ouvrier, devenu contremaître, peut-il rester ce qu'il était avant d'avoir obtenu la faveur du patron ? Le fougueux démocrate n'apprend-il pas à courber l'échine quand le banquier daigne l'inviter à son bureau, quand les valets des rois lui font l'honneur de l'entretenir dans les antichambres ? L'atmosphère de ces corps législatifs est malsain à respirer, vous envoyez vos mandataires dans un milieu de corruption ; ne vous étonnez pas s'ils en sortent corrompus.

N'abdiquez donc pas, ne remettez donc pas vos destinées à des hommes forcément incapables et à des traîtres futurs. Ne votez pas ! Au lieu de confier vos intérêts à d'autres, défendez-les vous-mêmes ; au lieu de prendre des avocats pour proposer un mode d'action futur, agissez ! Les occasions ne manquent pas aux hommes de bon vouloir. Rejeter sur les autres la responsabilité de sa conduite, c'est manquer de vaillance.

Je vous salue de tout cœur, compagnons." 

Élisée Reclus (1830-1905)

Photographié par Nadar
 Biographie d'Élisée Reclus ICI.

Il a écrit un texte sur le naturisme à une époque (fin du XIXème siècle) où le sujet était plutôt tabou : "La question des vêtements et de la nudité".

Quelques citations :

"Puisque tu aimes le sol et que tu le cultives, c'est bien à toi qu'appartiennent les moissons."

"L'histoire nous dit que toute obéissance est une abdication, que toute servilité est une mort anticipée"

"L'artifice du costume et de la parure est de ceux qui, par la sotte vanité et le servile esprit d'imitation, entraînent le plus souvent à la corruption générale de la société."

"L'anarchie est la plus haute expression de l'ordre"

"L'homme est la nature prenant conscience d'elle-même"

"L'histoire n'est que la géographie dans le temps, comme la géographie n'est que l'histoire dans l'espace."

"Un jour, aujourd'hui, demain, plus tard... nous abolirons l'argent."

C'est un gars comme ça qu'il nous faudrait en ce moment... 

 

29 commentaires:

  1. Génial et FONDAMENTAL :)

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  2. "C'est un gars comme ça qu'il nous faudrait en ce moment... "

    Dans quel sens ? Pas en tant que Président de la République, j'espère ? Ce serait quelque peu en contradiction avec ce qui a été dit plus haut :D

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    1. Non, bien sûr, un gars qui vient secouer le cocotier et nettoyer les écuries d'Augias à grande eau et stimuler les moutons.
      Bonne journée.

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  3. Élisée Reclus, célèbre géographe, était l'oncle d'Alexandra David-Néel. Sauf erreur de ma part. Bises.

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    1. Je n'ai pas trouvé ça, simplement qu'il lui a préfacé un livre. Ne figure pas non plus dans la bio de Reclus.


      "En 1899, elle écrira un traité anarchiste préfacé par le géographe anarchiste élisée Reclus. Cependant, les éditeurs sont épouvantés et refusent la publication de ce livre écrit par une femme, tellement fière qu'elle ne supporte aucun des abus de l'état, de l'armée, de l'église, de la haute finance."

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  4. J'ai trouvé ceci, en tout cas, elle le connaissait bien

    Alexandra est la fille unique d'un père franc-maçon de souche huguenote, instituteur (qui fut militant républicain lors de la révolution de 1848, et ami du géographe anarchiste Élisée Reclus), et d'une mère belge catholique d'origine scandinave et sibérienne2 qui demande à ce qu'elle bénéficie d'une éducation religieuse. Elle passa ses vacances avec ses parents à Ostende d'où un jour, encore adolescente, elle s'enfuit pour atterrir en Angleterre en partant par le port de Flessingue. Elle côtoya durant toute son enfance et son adolescence Élisée Reclus. Celui-ci l'amène à s'intéresser aux idées anarchistes de l'époque (Max Stirner, Michel Bakounine...)
    source
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandra_David-N%C3%A9el

    http://bistrobarblog.blogspot.com/logout?d=http://www.blogger.com/logout-redirect.g?blogID%3D8801993378108352240%26postID%3D3602861401600181108

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  5. http://lavapeur.over-blog.fr/article-wikileaks-george-soros-gyorgy-schwartz-carlyly-nicolas-sarkosy-barack-obama-hillary-clinton-echo-des-montagnes-sionisme-parti-hacker-suisse-budapest-hongrie-frederic-berger-62494807.html

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  6. Merci pour ce très bon partage Helios et bon courage pour les tourments de santé de ton Papa.

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  7. c'est pas voter qu'on nous demande ..
    C'est juste vomir ..
    bravo et merci de m'accepter avec vous .

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  8. excellent article mais le dessin en fin d'article est d'une nullité....

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    1. +1

      Si MLP était réellement nazi elle n'aurait pas le droit de s'exprimer. Alors respectez le débat républicain et les électeurs qui ont une autres opinions que la vôtres (d'autant plus qu'ils sont très nombreux). Cela devient insupportable de se faire insulter gratuitement...

      Cordialement.

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    2. Enfin quelqu un qui me suit,ou que je suis a 100% je suis tout a fait d accord,l article est excellent....mais le dessin....

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  9. Désolée, mais j'ai censuré un commentaire, qui me semblait, comment dire, un peu excessif...Ce n'était d'ailleurs pas un commentaire, mais une insulte, donc rien à faire sur le blog.

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  10. Bonsoir,

    Hélios, gros gros bisous pour ton papa, lui souhaite prompt rétablissement, prend bien soin de lui ... :)

    Léa.

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    1. Merci, ma chère Léa, je transmettrai. M'occupe de lui tous les après-midi. Il n'est pas allé à l'hôpital.
      Grosses bises

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  11. Merci, bonsoir,

    Veauter? C'est quoi déja? Mettre bas? :)))

    "C'est un gars comme ça qu'il nous faudrait en ce moment..."

    Et il fera quoi de plus?
    Fédérer? Bien ...
    Et ensuite?
    Il sera happé par les mêmes raisons qui font la politique d'aujourd'hui.

    Les humains intègres sont rarissimes. Laissons ces humains intègres le rester. Hein?

    Grosses bises, Léa.

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  12. Je retiens surtout : « "L'anarchie est la plus haute expression de l'ordre" et "L'homme est la nature prenant conscience d'elle-même" et j’ajouterai celle-ci : « Le savant d’aujourd’hui est l’ignorant de demain. » Je ne discute plus sur le fait qu’il ne faille pas voter pour moi c’est du temps perdu, il s’agit d’une évidence à partir d’un certain age. Ne pas le voir ou ne pas vouloir le voir relève selon moi d’un blocage mental dans le meilleur des cas. Je complète l’admirable texte d’Elisée Reclus le non moins admirable article d’Octave Mirbeau sur un….Figaro de 1888 qui je l’espère achèvera de convaincre les derniers hésitants.

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  13. Suite
    “Une chose m’étonne prodigieusement, j’oserai dire qu’elle me stupéfie, c’est qu’à l’heure scientifique où j’écris, après les innombrables expériences, après les scandales journaliers, il puisse exister encore dans notre chère France (comme ils disent à la Commission du budget) un électeur, un seul électeur, cet animal irrationnel, inorganique, hallucinant, qui consente à se déranger de ses affaires, de ses rêves ou de ses plaisirs, pour voter en faveur de quelqu’un ou de quelque chose. Quand on réfléchit un seul instant, ce surprenant phénomène n’est-il pas fait pour dérouter les philosophies les plus subtiles et confondre la raison ? Où est-il le Balzac qui nous donnera la physiologie de l’électeur moderne ? Et le Charcot qui nous expliquera l’anatomie et les mentalités de cet incurable dément ? Nous l’attendons. Je comprends qu’un escroc trouve toujours des actionnaires, la Censure des défenseurs, l’Opéra-Comique des dilettanti, le Constitutionnel des abonnés, M. Carnot des peintres qui célèbrent sa triomphale et rigide entrée dans une cité languedocienne; je comprends M. Chantavoine s’obstinant à chercher des rimes; je comprends tout. Mais qu’un député, ou un sénateur, ou un président de République, ou n’importe lequel parmi tous les étranges farceurs qui réclament une fonction élective, quelle qu’elle soit, trouve un électeur, c’est-à-dire l’être irrêvé, le martyr improbable, qui vous nourrit de son pain, vous vêt de sa laine, vous engraisse de sa chair, vous enrichit de son argent, avec la seule perspective de recevoir, en échange de ces prodigalités, des coups de trique sur la nuque, des coups de pied au derrière, quand ce n’est pas des coups de fusil dans la poitrine, en vérité, cela dépasse les notions déjà pas mal pessimistes que je m’étais faites jusqu’ici de la sottise humaine, en général, et de la sottise française en particulier, notre chère et immortelle sottise, â chauvin ! Il est bien entendu que je parle ici de l’électeur averti, convaincu, de l’électeur théoricien, de celui qui s’imagine, le pauvre diable, faire acte de citoyen libre, étaler sa souveraineté, exprimer ses opinions, imposer — ô folie admirable et déconcertante — des programmes politiques et des revendications sociales ; et non point de l’électeur “« qui la connaît » et qui s’en moque, de celui qui ne voit dans « les résultats de sa toute-puissance » qu’une rigolade à la charcuterie monarchiste, ou une ribote au vin républicain. Sa souveraineté à celui-là, c’est de se pocharder aux frais du suffrage universel. Il est dans le vrai, car cela seul lui importe, et il n’a cure du reste. Il sait ce qu’il fait. Mais les autres ? Ah ! oui, les autres ! Les sérieux, les austères, lespeuple souverain, ceux-là qui sentent une ivresse les gagner lorsqu’ils se regardent et se disent : « Je suis électeur! Rien ne se fait que par moi. Je suis la base de la société moderne. Par ma volonté, Floque fait des lois auxquelles sont astreints trente-six millions d’hommes, et Baudry d’Asson aussi, et Pierre Alype également. » Comment y en a- t-il encore de cet acabit ? Comment, si entêtés, si orgueilleux, si paradoxaux qu’ils soient, n’ont-ils pas été, depuis longtemps, découragés et honteux de leur œuvre ? Comment peut-il arriver qu’il se rencontre quelque part, même dans le fond des landes perdues de la Bretagne, même dans les inaccessibles cavernes des Cévennes et des Pyrénées, un bonhomme assez stupide, assez déraisonnable, assez aveugle à ce qui se voit, assez sourd à ce qui se dit, pour voter bleu, blanc ou rouge, sans que rien l’y oblige, sans qu’on le paye ou sans qu’on le soûle ? À quel sentiment baroque, à quelle mystérieuse suggestion peut bien obéir ce bipède pensant, doué d’une volonté, à ce qu’on prétend, et qui s’en va, fier de son droit, assuré qu’il accomplit un devoir, déposer dans une boîte électorale quelconque un quelconque bulletin, peu importe le nom qu’il ait écrit dessus…

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  14. Suite 2
    u’est-ce qu’il doit bien se dire, en dedans de soi, qui justifie ou seulement qui explique cet acte extravagant ? Qu’est-ce qu’il espère ? Car enfin, pour consentir à se donner des maîtres avides qui le grugent et qui l’assomment, il faut qu’il se dise et qu’il espère quelque chose d’extraordinaire que nous ne soupçonnons pas. Il faut que, par de puissantes déviations cérébrales, les idées de député correspondent en lui à des idées de science, de justice, de dévouement, de travail et de probité ; il faut que dans les noms seuls de Barbe et de Baihaut, non moins que dans ceux de Rouvier et de Wilson, il découvre une magie spéciale et qu’il voie, au travers d’un mirage, fleurir et s’épanouir dans Vergoin et dans Hubbard, des promesses de bonheur futur et de soulagement immédiat. Et c’est cela qui est véritablement effrayant. Rien ne lui sert de leçon, ni les comédies les plus burlesques, ni les plus sinistres tragédies. Voilà pourtant de longs siècles que le monde dure, que les sociétés se déroulent et se succèdent, pareilles les unes aux autres, qu’un fait unique domine toutes les histoires : la protection aux grands, l’écrasement aux petits. Il ne peut arriver à comprendre qu’il n’a qu’une raison d’être historique, c’est de payer pour un tas de choses dont il ne jouira jamais, et de mourir pour des combinaisons politiques qui ne le regardent point. Que lui importe que ce soit Pierre ou Jean qui lui demande son argent et qui lui prenne la vie, puisqu’il est obligé de se dépouiller de l’un, et de donner l’autre ? Eh bien ! non. Entre ses voleurs et ses bourreaux, il a des préférences, et il vote pour les plus rapaces et les plus féroces. Il a voté hier, il votera demain, il votera toujours. Les moutons vont à l’abattoir. Ils ne se disent rien, eux, et ils n’espèrent rien. Mais du moins ils ne votent pas pour le boucher qui les tuera, et pour le bourgeois qui les mangera. Plus bête que les bêtes, plus moutonnier que les moutons, l’électeur nomme son boucher et choisit son bourgeois. Il a fait des Révolutions pour conquérir ce droit. Ô bon électeur, inexprimable imbécile, pauvre hère, si, au lieu de te laisser prendre aux rengaines absurdes que te débitent chaque matin, pour un sou, les journaux grands ou petits, bleus ou noirs, blancs ou rouges, et qui sont payés pour avoir ta peau; si, au lieu de croire aux chimériques flatteries dont on caresse ta vanité, dont on entoure ta lamentable souveraineté en guenilles, si, au lieu de t’arrêter, éternel badaud, devant les lourdes duperies des programmes; si tu lisais parfois, au coin du feu, Schopenhauer et Max Nordau, deux philosophes qui en savent long sur tes maitres et sur toi, peut-être apprendrais-tu des choses étonnantes et utiles. Peut-être aussi, après les avoir lus, serais-tu moins empressé à revêtir ton air grave et ta belle redingote, à courir ensuite vers les urnes homicides où, quelque nom que tu mettes, tu mets d’avance le nom de ton plus mortel ennemi. Ils te diraient, en connaisseurs d’humanité, que la politique est un abominable mensonge, que tout y est à l’envers du bon sens, de la justice et du droit, et que tu n’as rien à y voir, toi dont le compte est réglé au grand livre des destinées humaines. Rêve après cela, si tu veux, des paradis de lumières et de parfums, des fraternités impossibles, des bonheurs irréels. C’est bon de rêver, et cela calme la souffrance. Mais ne mêle jamais l’homme à ton rêve, car là où est l’homme, là est la douleur, la haine et le meurtre. Surtout, souviens-toi que l’homme qui sollicite tes suffrages est, de ce fait, un malhonnête homme, parce qu’en échange de la situation et de la fortune où tu le pousses, il te promet un tas de choses merveilleuses qu’il ne te donnera pas et qu’il n’est pas d’ailleurs, en son pouvoir de te donner.

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    1. "qu’est-ce qu’il doit bien se dire, en dedans de soi, qui justifie ou seulement qui explique cet acte extravagant ? Qu’est-ce qu’il espère ? Car enfin, pour consentir à se donner des maîtres avides qui le grugent et qui l’assomment, il faut qu’il se dise et qu’il espère quelque chose d’extraordinaire que nous ne soupçonnons pas."

      C'est la conséquence directe d'une non-reconnaissance de soi. Dès que l'Homme reconnaît sa souveraineté propre, il réalise qu'il est de son devoir de ne plus dépendre d'aucun maître extérieur. C'est ce qui s'appelle l'accès à l'autonomie, à la responsabilité et à la liberté.

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  15. Suite 3
    L’homme que tu élèves ne représente ni ta misère, ni tes aspirations, ni rien de toi; il ne représente que ses propres passions et ses propres intérêts, lesquels sont contraires aux tiens. Pour te réconforter et ranimer des espérances qui seraient vite déçues, ne va pas t’imaginer que le spectacle navrant auquel tu assistes aujourd’hui est particulier à une époque ou à un régime, et que cela passera. Toutes les époques se valent, et aussi tous les régimes, c’est-à-dire qu’ils ne valent rien. Donc, rentre chez toi, bonhomme, et fais la grève du suffrage universel. Tu n’as rien à y perdre, je t’en réponds ; et cela pourra t’amuser quelque temps. Sur le seuil de ta porte, fermée aux quémandeurs d’aumônes politiques, tu regarderas défiler la bagarre, en fumant silencieusement ta pipe. Et s’il existe, en un endroit ignoré, un honnête homme capable de te gouverner et de t’aimer, ne le regrette pas. Il serait trop jaloux de sa dignité pour se mêler à la lutte fangeuse des partis, trop fier pour tenir de toi un mandat que tu n’accordes jamais qu’à l’audace cynique, à l’insulte et au mensonge. Je te l’ai dit, bonhomme, rentre chez toi et fais la grève. ”
    Le Figaro, 28 novembre 1888

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  16. "au lieu de prendre des avocats pour proposer un mode d'action futur, agissez !" écrivait Élisée Reclus le célèbre anarchiste. Déjà au XIX eme siècle, les avocats étaient au pouvoir, décidément rien ne change sauf les saisons.

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  17. Merci,

    Avec images, c'est plus zoli, encore ...
    C'est notre amie Narf qui avait proposé cette vidéo, chez notre ami Jade.

    http://www.youtube.com/watch?v=Fu2k_IbQ1zw

    Léa.

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  18. Hi,hi,

    "Je te l’ai dit, bonhomme, rentre chez toi et fais la grève."


    Je te l'ai dit, bon homme, reste chez toi, et fait un pique nique.


    :)

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  19. Repetitmoi,

    Souvent dans les discussions politiques, l'on entend dire la phrase: Nous avons les dirrigeants que nous méritons.

    ??? Vous pouvez répétez! les dirrigeants que nous méritons? Que nenni, je n'ai pas voté pour eux!

    Je vote pour moi! Définitivement. Et si je fais des bêtises, je ne m'en prendrais qu'a moi. Comme je suis sage ... pas de soucis.

    :)))

    Ciao,

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  20. Moi personnellement JE NE VOTERAI PAS!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!il faut tout dissoudre on ne peux pas avancer avec des MAFIEUX TOUS VERREUX DEHORS LE PLUS VITE POSSIBLE!!!!!!!!!!!!!!!

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  21. et je dirais meme plus....Moi personnellement JE NE VOTERAI PAS!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!il faut tout dissoudre on ne peux pas avancer avec des MAFIEUX TOUS VERREUX DEHORS LE PLUS VITE POSSIBLE!!!!!!!!!!!!!!!

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