18 octobre 2011

Le "green agenda" du Club de Rome

Article traduit par Caralmera, merci pour son travail.


THE GREEN AGENDA

“L'ennemi commun à l'humanité c'est l'homme.
À la recherche d'un nouvel ennemi pour nous unir, nous nous sommes levés
avec l'idée que la pollution, la menace du réchauffement climatique,
les carences en eau, la famine et ainsi de suite feraient l'affaire. Tous ces
dangers sont causés par l'intervention humaine, et c'est seulement grâce
au changement d'attitude et de comportement qu'ils peuvent être surmontés.
Le véritable ennemi est donc l'humanité elle-même. "
- Club de Rome-

La Première Révolution Globale
Le mouvement environnementaliste a été décrit comme le phénomène social le plus grand et le plus influent de l'histoire moderne. D'une relative obscurité il y a encore quelques décennies, il a donné naissance à des milliers d'organisations et à des millions de militants engagés dans des revendications. En lisant le journal aujourd'hui il est difficile d'imaginer un temps où les termes réchauffement climatique, épuisement des ressources, catastrophes environnementales et « sauver la planète » étaient à peine mentionnés. Ils se classent maintenant parmi les plus hautes priorités de l’agenda social, politique et économique.
On considère que la conscience de l'environnement est la marque de tout bon citoyen honnête. Les sociétés multinationales se livrent une concurrence féroce pour promouvoir leurs qualités environnementales et se critiquent mutuellement sur leur implication écologique. La menace de désastres écologiques imminents unit le monde par quelques traités internationaux et conventions. Mais d’où ce phénomène est-il venu, comment a-t-il atteint une telle prééminence et ce qui est plus important, où va-t-il ?
Lors de mes recherches sur ces articles, et pendant mes études universitaires, j'ai rencontré de nombreuses références au Club de Rome (CDR) et aux rapports qu’il avait produit. Au départ j'ai supposé que c'était juste un autre think-thank environnemental de haut niveau et j’ai écarté les théories conspirationnistes trouvées sur beaucoup de sites Internet, proclamant que le CDR est un groupe d'élitistes globaux essayant d'imposer un soi-disant gouvernement mondial.

Je ne suis pas conspirationniste par nature et j’ai été confronté à un dilemme quand j'ai lu leurs rapports. Mais tout est là - noir sur blanc. Le CDR soutient que «nous sommes face à un danger imminent d’effondrement catastrophique écologique» et «notre seul espoir est de transformer l'humanité en une société mondiale durable interdépendante, fondée sur le respect et la vénération de la Terre». En fin de compte j'en suis venu à la conclusion qu'il y a deux possibilités - soit le CDR a écrit tous ces rapports et a mis en place pour le plaisir un vaste réseau d'organismes de soutien ou ils croient ce qu'ils ont écrit et ils travaillent dur pour remplir leur rôle d’autoproclamés sauveurs de Gaïa.
En me basant sur mon observation étroite de leurs actions, et en regardant les recommandations formulées par le CDR il y a plusieurs années et qui sont maintenant adoptées en tant que politique de l'ONU et du gouvernement - et bien, je suis devenu personnellement convaincu qu'ils sont très sérieux. Sur ce site, j'essaie d'utiliser des citations et des extraits autant que possible et de laisser le lecteur tirer ses propres conclusions.
Donc, qui est exactement le Club de Rome et qui sont ses membres? Fondée en 1968, dans la propriété de David Rockefeller à Bellagio, en Italie, le CDR se décrit comme «un groupe de citoyens du monde, partageant une préoccupation commune pour l'avenir de l'humanité." Il se compose d'anciens et actuels chefs d'Etat, bureaucrates de l’ONU, politiciens de haut niveau et responsables gouvernementaux, diplomates, scientifiques, économistes et chefs d'entreprise du monde entier.

Le Club de Rome a ensuite fondé deux organisations jumelles, le Club de Budapest et le Club de Madrid. Le premier est axé sur les aspects sociaux et culturels de leur agenda, tandis que le second se concentre sur les aspects politiques. Tous ces trois 'Clubs' ont beaucoup de membres en commun et tiennent des réunions collectives et des conférences. Comme expliqué dans d'autres articles sur ce site, il est clair que ce sont les trois têtes de la même bête. Le CDR a également établi un réseau de 33 associations nationales. L'adhésion au 'Club principal' est limitée à 100 individus simultanément. Certains membres, comme Al Gore et Maurice Strong, sont affiliés à travers leurs associations nationales respectives (par exemple USACOR, Cacor etc.)
Je voudrais commencer cette analyse du Club de Rome en énumérant certains de ses membres éminents et de ses deux sous-groupes, les clubs de Budapest et Madrid. Personnellement ce n'est pas ce que le CDR représente que je trouve si étonnant, c'est QUI est le CDR! Ce n'est pas un groupe d'activistes verts un peu bizarres ou de politiciens obscurs. Ce sont les plus hauts responsables au sein des Nations-Unies, les dirigeants actuels et précédents du monde, et les fondateurs de certaines des organisations les plus influentes de l'environnement. Quand vous lisez leurs rapports en sachant qui ils sont - cela donne un contexte tout à fait nouveau et effrayant à leurs extrêmes revendications.

Certains membres actuels du Club de Rome ou de ses deux organisations jumelles :

Al Gore – ancien Vice Président des Etats-Unis, meneur de la propagande du changement climatique, lauréat du Prix Nobel de la Paix, auréat du Prix d'Académie, lauréat d'un Emmy. Gore a mené les délégations américaines au Sommet de la Planète à Rio de Janeiro et à la conférence de Grenelle de l’environnement à Kyoto. Il a présidé une réunion du Club de Rome qui s'est tenue à Washington en 1997.
Javier Solana –Secrétaire général du Conseil de l'Union Européenne, Haut Représentant pour l'UE de la Politique étrangère.
Maurice Strong –ancien Chef du Programme de l'Environnement de l'ONU, Conseiller Politique en chef de Kofi Annan, Secrétaire général du Sommet de la Planète à Rio de Janeiro, coauteur (avec Gorbachev) du Earth Charter, coauteur du Protocole de Kyoto, fondateur du Conseil de la Terre.
Mikhail Gorbachev –membre exécutif du CDR, ancien Président de l'Union soviétique, fondateur de la Croix Verte internationale et de la Fondation Gorbachev, lauréat du Prix Nobel de la Paix, co-fondateur (avec Hidalgo) du Club de Madrid, coauteur (avec Fort) du Earth Charter
Diego Hidalgo – membre exécutif du CDR, co-fondateur (avec Gorbachev) du Club de Madrid, fondateur et Président du Conseil européen des Relations Étrangères en collaboration avec George Soros.
Ervin Laszlo – membre fondateur du CDR, fondateur et Président du Club de Budapest, fondateur et Président du World Wisdom Council.
Anne Ehrlich – Biologiste démographe. Mariée à Paul Ehrlich avec qui elle a écrit beaucoup de livres sur la surpopulation humaine. Et aussi ancienne directrice des Amis de la Terre et du Club Sierra et membre d’honneur du déploiement mondial de l'ONU.
Hassan Ben Talal –Président du CDR, Président du Forum de Pensée Arabe, fondateur du Futur Conseil Mondial, récemment nommé par les Nations-Unies 'le Champion de la Terre'.
Sir Crispin Tickell – ancien Représentant Permanent britannique aux Nations Unies et Représentant Permanent au Conseil de sécurité, Président de la 'Société de Gaia’, Président du Conseil de l'Institut du Climat, meneur de la propagande sur le changement climatique britannique.
Kofi Annan –ancien Secrétaire général des Nations Unies. Lauréat du Prix Nobel de la Paix.
Javier Perez de Cuellar – ancien Secrétaire général des Nations-Unies.
Gro Harlem Bruntland – aux Nations Unies , Envoyé Spécial pour le Changement climatique, ancien Président de la Norvège
Robert Muller – ancien Secrétaire général des Nations-Unies, fondateur et Chancelier de l'Université de la Paix à l'ONU.
Le Dalaï-lama – « Chef Spirituel » du Tibet. Lauréat du Prix Nobel de la Paix.
Le Père Thomas Berry – Prêtre Catholique, un des principaux partisans de l'écologie profonde, de l’eco-spiritualité et de la conscience globale.
David Rockefeller – membre exécutif du CDR, ancien Président de la Chase Manhattan Bank, fondateur de la Commission Trilatérale, membre exécutif du Forum Économique Mondial, a fourni le terrain sur lequel reposent les Nations-Unies.
Stephen Schneider –Professeur à Stanford de Biologie et du Changement Global. Le professeur Schneider était parmi les premiers et plus virulents partisans de la théorie du réchauffement climatique créé par l’homme et le premier auteur de beaucoup de rapports du GIEC.
Bill Clinton –ancien Président des États-Unis, fondateur de Clinton Global Iniative.
Jimmy Carter –ancien Président des États-Unis, Lauréat du Prix Nobel de la Paix.
Bill Gates –fondateur de Microsoft, ''philanthrope''
Garret Hardin –Professeur d'Écologie Humaine. Initiateur du «Global Commons" concept. Est l'auteur de nombreux articles controversés sur la surpopulation humaine et l'eugénisme.
D'autres membres influents actuels :
(ceux-ci peuvent être trouvés sur les listes d'adhésion du CDR , le Club de Budapest, le Club de Madrid et/ou les pages nationales des membres de l’association)
Ted Turner – magnat des médias, philanthrope, fondateur de CNN
George Soros – multimilliardaire, donateur principal à l'ONU
Tony Blair - ancien Premier Ministre du Royaume-Uni
Deepak Chopra - gourou New Age
Desmond Tutu - évêque sud-africain, militant, lauréat d'un prix Nobel de la paix
Timothy Wirth - Président de la Fondation des Nations-Unies
Henry Kissinger - ancien secrétaire d'Etat américain
George Matthews - Président de la Fondation Gorbatchev
Harlan Cleveland - ancien secrétaire assistant d'Etat américain et Ambassadeur à l'OTAN
Barbara Marx Hubbard - Présidente de la Fondation pour l'Evolution de la Conscience
Betty Williams - lauréat du prix Nobel de la paix
Marianne Williamson – « activiste spirituelle » New Age
Robert Thurman - assistant du Dalaï Lama
Jane Goodall - primatologue et biologiste évolutionniste
Juan Carlos Ier - Roi d'Espagne
Le Prince Philippe de Belgique
La Reine Béatrix des Pays-Bas
Dona Sophia - reine d'Espagne
José Luis Rodríguez Zapatero - actuel Premier ministre Espagnol
Karan Singh - ancien Premier ministre de l'Inde, Président du Temple de la compréhension
Daisaku Ikeda - fondateur de la secte Soka Gakkai
Martin Lees - Secrétaire général du CDR, recteur à l'Université de la Paix des Nations-Unies
Ernesto Zedillo - Directeur du Yale Center pour l'étude de la mondialisation
Frithjof Finkbeiner - Coordinateur du Plan Marshall Global
Franz Josef Radermacher - Fondateur du Plan Marshall Global
Edouard Chevardnadze - ancien ministre soviétique des affaires étrangères et Président de la Géorgie
Richard von Weizsäcker - ancien président de l'Allemagne
Carl Bildt - ancien président de la Suède
Kim Campbell - ancien premier ministre du Canada et Senior Fellow de la Fondation Gorbatchev
Vincente Fox - ancien président du Mexique
Helmut Kohl - ancien chancelier d'Allemagne
Romano Prodi - ancien Premier Ministre d'Italie et président de la Commission européenne
Vaclav Havel - ancien président de la République tchèque
Hans Küng - Fondateur de la Fondation éthique planétaire
Ruud Lubbers - Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés
Mary Robinson - Haut Commissariat des Nations Unies pour les Droits de l'Homme
Jérôme Bindé - Directeur de Foresight, UNESCO
Koïchiro Matsuura - actuel directeur général de l'UNESCO
Federico Mayor - ancien directeur général de l'UNESCO
Tapio Kanninen - Directeur de la Politique et planification, des Nations Unies
Konrad Osterwalder - Sous-secrétaire général des Nations Unies
Peter Johnston - Directeur général de la Commission européenne
Jacques Delors - ancien président de la Commission européenne
Domingo Jiménez-Beltrán - Directeur exécutif de l'Agence européenne pour l'environnement
Thomas Homer-Dixon - Directeur du Peace and Conflict Studies, Université de Toronto
Hazel Henderson – Futuriste et «économiste évolutionaire »
Emeka Anyaoku - ancien secrétaire général du Commonwealth, actuel président de la World Wildlife Fund
Wangari Maathai - lauréat du prix Nobel de la paix, fondateur du Green Belt Movement
Et encore beaucoup d’autres ....
Le concept de «durabilité environnementale» a d'abord été porté à l'attention du grand public en 1972 par le Club de Rome dans son livre intitulé The Limits to Growth (les limites à la croissance). Le rapport essentiellement conclut que la croissance de la population humaine, et une augmentation de la prospérité, provoqueraient un effondrement écologique au cours des cent prochaines années:
"Si les tendances actuelles de croissance de la population mondiale, l'industrialisation, la pollution, la production alimentaire, et l'épuisement des ressources restent inchangés, les limites à la croissance sur cette planète seront atteintes dans les cent prochaines années. Le résultat le plus probable sera une baisse plutôt soudaine et incontrôlable de la population et de la capacité industrielle. "
"Il est possible de modifier ces tendances de croissance et d'établir une condition de stabilité écologique et économique qui soit durable dans un avenir lointain. L'état d'équilibre global pourrait être conçu de sorte que les besoins matériels de base de chaque personne sur terre soient satisfaits et que chaque personne ait une chance égale de réaliser son potentiel humain individuel"
"La croissance écrasante de la population mondiale causée par la boucle de natalité positive est un phénomène récent, le résultat de la réduction très réussie de la mortalité mondiale. La boucle d'asservissement négatif a été affaiblie, permettant à la boucle positive d'opérer pratiquement sans contrainte. Il n'y a que deux façons de rétablir le déséquilibre qui en résulte. Soit le taux de natalité doit être renversé pour égaler la nouvelle mortalité, plus basse, soit la mortalité doit augmenter de nouveau.”
«Le résultat de l'arrêt de la croissance de la population en 1975 et de la croissance du capital industriel en 1985 avec aucun autre changement a fait que la population et le capital ont atteint des valeurs constantes à un niveau relativement élevé de nourriture, de production industrielle et de services par personne. Finalement, pourtant, les insuffisances de ressource réduisent le rendement industriel et l'état temporairement stable dégénère.”
«L'homme possède, pour un petit moment de son histoire, la combinaison la plus puissante de la connaissance, des outils et des ressources que le monde ait jamais connu. Il a tout ce qui est physiquement nécessaire pour créer une forme totalement nouvelle de société humaine - celle qui serait construite pour durer pendant des générations. Les deux ingrédients manquants sont un objectif réaliste à long terme qui peut guider l'humanité vers une société en équilibre et la volonté humaine pour atteindre cet objectif. "
"Sans un tel objectif et un engagement envers lui, les préoccupations à court terme vont générer une croissance exponentielle qui anime le système mondial vers les limites de la Terre et son ultime effondrement. Avec cet objectif et cet engagement, l'humanité serait maintenant prête à commencer un contrôle, une transition ordonnée de la croissance de l'équilibre mondial."

Donc, comme vous pouvez le voir, même en 1972 le Club considérait que la société industrielle moderne était complètement insoutenable. Ils affirment même que si le taux de population avait été gelé à son niveau de 1975, et l'activité industrielle au niveau de 1985, les écosystèmes de la Terre s'effondreraient quand même. Le CDR n'a pas le moins du monde changé ses opinions, en fait, depuis les trois dernières décennies, leurs avertissements sont devenus de plus en plus urgents et alarmistes. Ils appellent cela l'effondrement imminent de la « Problématique du Monde » et la solution qu’ils proposent est la « Résolutique du Monde »
Le livre The Limits to Growth est considéré comme la publication la plus réussie sur l'environnement jamais produite et a propulsé le Club de Rome à sa position actuelle en tant que think-thank environnemental majeur et consultant important aux Nations-Unies. Ce livre a été traduit dans plus de quarante langues et vendu à plus de 30 millions d'exemplaires. Tout au long des années 1970 et 80, le concept que l'humanité nuisait irréparablement à la Terre a gagné en popularité et a facilité la formation de groupes environnementaux activistes et prédominants.
Toutes les réunions du CDR se tiennent 'en privé' et aucun enregistrement publique n'est conservé. Pourtant le Club produit réellement beaucoup de « rapports » de discussion qui peuvent être trouvés sur son site Internet. Les Nations-Unies ont des contrats avec le Club de Rome pour qu’il prépare ''les Documents d’Orientation Politique'' qu'elles utilisent dans la formulation de sa politique et de ses programmes. Une recherche rapide du Club de Rome sur le site de publications de l'UNESCO révèle 250 documents de ce genre. Il y a beaucoup d'autres documents dont les auteurs sont les membres du CDR agissant dans divers domaines. Comme de nombreux hauts responsables de l'ONU sont en fait des membres du CDR, c'est comme si un gars se demandait lui-même conseil, et puis était d’accord avec ce conseil. Pas très objectif! Diverses organisations de l'ONU ont également organisé des conférences conjointes avec le CDR.
En allant sur le site Internet du Club de Rome ce matin, le premier article dans la section de leurs nouvelles du jour se réfère à un briefing délivré par le CDR à des fonctionnaires du G8 en vue de sa prochaine réunion. Le deuxième élément est un rapport de synthèse de « la stratégie planifiant la retraite » du Club de Rome avec 150 hauts fonctionnaires de l'UNESCO. Le communiqué CDR / UNESCO conjoint stipule:

"Nous sommes à la fin d'une époque – à un tournant de l'Histoire. Nous approchons le seuil incontrôlable du changement climatique. Nous soulignons l'urgence d'une action radicale pour réduire les émissions, par une action à la fois immédiate et des mesures sur le long terme; d'insister auprès des dirigeants politiques sur la nature non-linéaire des processus à l'œuvre qui va générer un changement soudain et d'affirmer que la priorité absolue doit être de prévenir le risque imminent d'un changement climatique catastrophique ".

Vingt ans après the Limits to Growth le CDR a publié un autre rapport important qui est devenu immédiatement un best-seller. Dans The First Global Revolution (la Première Révolution Globale), le Club de Rome a affirmé que le temps pour agir était épuisé. Que c'était maintenant ou jamais. Le retard pour commencer à prendre des mesures correctives augmente les dommages du système écologique mondial et finalement réduire la population humaine, ce qui finira par être supportable. Ils ont également déclaré que les gouvernements démocratiques ont une vue bien trop courte pour faire face à la "problématique" et que de nouvelles formes de gouvernance sont nécessaires d'urgence.
Afin de ne pas trop transgresser les droits d'auteur je ne vais pas reproduire le texte du livre sur ce site. Cependant, il m’est permis de citer un bref extrait dans le contexte de cette discussion plus large. Le texte complet (troisième éd.) peut être lu et trouvé sur Google Books. En lisant la citation suivante (de la page 75, première éd.), souvenez-vous svp des noms des dirigeants énumérés ci-dessus. Ce n'est pas un culte un peu bizarre. C'est l’agenda des responsables du mouvement écologiste:

"Voici le scénario mis en place pour la rencontre de l'humanité avec la planète. L'opposition entre les deux idéologies qui ont dominé le XXe siècle s'est effondrée, formant leur propre vide et ne laissant rien que du matérialisme grossier.
C'est la loi de la Nature que tout vide doit être rempli et donc éliminé à moins que cela ne soit empêché physiquement. « La Nature », comme dit le dicton, « a horreur du vide. » Et les gens, en tant qu’enfants de la Nature, ne se sentent pas à l'aise, même s'ils ne peuvent reconnaître qu'ils vivent dans un vide. Comment le vide doit-il alors être éliminé ?
Il semblerait que les humains ont besoin d'une motivation commune, à savoir un adversaire commun, d'organiser et d'agir ensemble dans le vide; une telle motivation doit être trouvée pour mettre les nations divisées face à un ennemi extérieur, soit un ennemi réel ou alors un ennemi inventé à cet effet.
De nouveaux ennemis doivent donc être identifiés.
De nouvelles stratégies imaginées, de nouvelles armes conçues.
L'ennemi commun à l'humanité est l'homme.
Dans la recherche d'un nouvel ennemi pour nous unir, nous sommes arrivés avec l'idée que la pollution, la menace du réchauffement climatique, les pénuries d'eau, la famine et ainsi de suite feraient l'affaire. Tous ces dangers sont causés par l'intervention humaine, et c'est seulement à travers des attitudes et un comportement différents qu'ils peuvent être surmontés. Le véritable ennemi est donc l'humanité elle-même.
Les vieilles démocraties ont raisonnablement bien fonctionné au cours des 200 dernières années, mais elles semblent maintenant être dans une phase de stagnation complaisante avec peu de démonstrations de réel leadership et de véritable innovation.
La démocratie n'est pas une panacée. Elle ne peut pas tout organiser et elle n'est pas consciente de ses propres limites. Ces faits doivent être carrément confrontés. Aussi sacrilège que cela puisse paraître, la démocratie n'est plus adaptée aux tâches à venir. La complexité et la nature technique de bon nombre des problèmes actuels ne permettent pas toujours aux élus de prendre des décisions judicieuses au moment opportun. "

Ainsi, bien avant que le réchauffement climatique ne soit devenu un problème bien connu, Al Gore et ses collègues du Club de Rome, ont déclaré qu'ils utilisaient la menace du réchauffement climatique pour unir l'humanité et «planter le décor pour la rencontre de l'humanité avec la planète. » De la même façon que les shamans et les devins de l’époque médiévale ont utilisé leur connaissance pour prédire l’arrivée des éclipses afin de contrôler et terrifier leurs fidèles, ils utiliseraient un phénomène naturel comme étant leur « ennemi » pour atteindre leurs objectifs. Mais ensuite, ils affirment que même si le réchauffement climatique est présenté comme l'ennemi initial, le véritable ennemi de l'humanité serait l'homme lui-même. J’ai souvent remarqué combien les termes « changement climatique » et « surpopulation » étaient prononcés dans la même phrase.

Ayant découvert que tous ces chefs influents de l'environnement ont été associés au Club de Rome, j'ai entrepris la lecture de tous les rapports, conférences et discours de leur site Internet aussi bien que les rapports commandés par l'ONU. J'ai été stupéfié de constater qu'ils mettent à disposition leur agenda entier à celui qui a des yeux pour voir. Les mêmes thèmes, concepts et expressions sont répétés exactement et constamment partout dans leurs publications. Ils font référence à «l’effondrement imminent »,à « la planète mourante », « notre mère Gaïa », « en arrachant la transformation », « a uni la société globale », « la conscience globale », « les nouvelles formes de gouvernement » etc. Ils ont vraiment l'intention de provoquer la Première Révolution Globale du monde.

Le Journal Kosmos fournit peut-être le meilleur aperçu de leur vision du monde. Ce journal a été fondé par le Club de Rome, en partenariat avec plusieurs de ses organisations sœurs. Comme décrit dans mon article, Le Green Web, le CDR a établi un réseau d'organismes de soutien, chacun se concentrant sur un aspect différent de leur agenda. Le Journal Kosmos contient de nombreux articles écrits par des membres du CDR. La prémisse de base de leur vision du monde est:
" La civilisation industrielle moderne dépasse rapidement les capacités régénératrices et de vie naturelle de la Terre ... »
«Au rythme actuel de l'épuisement des ressources et de la dégradation de l'environnement, un effondrement presque complet de l'intégrité écologique aura lieu dans les 100 prochaines années ...»
«Gaïa, notre Mère, qui a nourri l'humanité pendant des millénaires dans les entrailles de l'évolution, se meurt ...»
« Une petite fenêtre d'opportunité existe maintenant pour transformer l'humanité en une société interdépendante globale durable basée sur le respect et la vénération de la Terre ... »
«Un changement radical de la trajectoire actuelle est requis, une réorganisation complète de la société mondiale ... »
«Les êtres humains ne s'unissent vraiment que face à un puissant ennemi extérieur ...»
«En cette période, un nouvel ennemi doit être trouvé, qu’il soit réel ou inventé dans le but ... »
«La démocratie a échoué, un nouveau système de gouvernance globale, fondée sur les impératifs environnementaux, doit être mis en œuvre rapidement ..."

Maintenant qu'Obama est fermement installé à la Maison Blanche, le Club de Rome et ses filiales passent à la vitesse supérieure. Le CDR a récemment dévoilé un nouveau programme de 3 ans intitulé « une nouvelle voie pour le développement mondial ». Le Club de Madrid a lancé « la route de Copenhague », un programme conjoint avec « le Programme Environnemental des Nations- Unies » destiné à faciliter un traité mondial contraignant sur le changement climatique en 2009. Ce qui est le plus intéressant est l'état d'urgence globale déclaré par le Club de Budapest en Octobre 2008. La déclaration stipule que nous n'avons que quatre ou cinq ans pour éviter un effondrement total des écosystèmes de la Terre. Pour citer le document:
"Si nous continuons sur ce chemin actuel intenable, d'ici la moitié du siècle, la Terre pourrait devenir largement inhabitable pour l’espèce humaine et toute autre forme de vie. Cependant, un tel effondrement total des systèmes pourrait se produire beaucoup plus tôt, par l'accélération du réchauffement climatique ou d'autres éco-catastrophes, et/ou des guerres nucléaires déclenchées par des conflits religieux, ethniques ou géopolitiques ou l'accès diminué aux ressources naturelles. Les macro-tendances au volant de ces défis et menaces mondiales ont été évidentes depuis des décennies et sont maintenant bâties en vue d'un seuil d'irréversibilité. La modélisation scientifique des systèmes complexes montre que lorsque ces systèmes atteignent un état d'instabilité critique, ils se dégradent en composants ou percent vers un ordre plus élevé de fonctionnement intégral. À ces
« points de non- retour » , on ne peut envisager des options que seraient le maintien du statu-quo, ou le retour à un mode précédent d'organisation et de fonctionnement.
L'accélération des tendances critiques, et les impacts croisés entre elles, indique que la «fenêtre d'opportunité» pour se sortir de la crise mondiale actuelle et parvenir à un monde plus pacifique et durable est susceptible d'être atteinte d’ici quatre à cinq ans à partir de fin 2008. Cette date est proche de celle de la prophétie des Mayas de 2012 concernant la fin du monde actuel. Fin 2012 sera probablement une période de turbulence pour cette raison et d'autres. Les prédictions venant des sciences physiques prévoient des troubles géomagnétiques, et au niveau des champs électromagnétiques qui régulent la planète provoquant un dommage significatif des télécommunications et ayant un impact sur beaucoup d'aspects de l'activité humaine et de la santé. Pour les traditions ésotériques, la fin de 2012 sera la fin du monde actuel, bien que les interprétations plus optimistes parlent d'un nouveau monde remplaçant l’ancien.

Cela peut sembler très étrange – un groupe d’éminents dirigeants du monde parlant des prédictions mayas, mais comme je le dis dans mon article, 'les Gourous de Gaïa', plusieurs des principaux activistes du réchauffement climatique recommandent ouvertement la vénération de la Terre et d'autres philosophies New Age. Les termes Gaïa, Réchauffement climatique et Gouvernement Mondial sont de façon complexe entrelacés, si on croit vraiment en Gaïa et au fait qu'elle sera mortellement détruite par le système actuel, alors un nouveau système de gouvernement global et de contrôle pourrait sembler la seule réponse. Le Réchauffement climatique fournit « un ennemi idéal » pour atteindre cet objectif. Il est facile pour ces élitistes mondiaux de parler de sacrifice, de transformation déchirante, de réduction de la population et d'éliminer l'utilisation de combustibles fossiles, mais les implications sont vraiment horribles.
Même si vous pensez que tout cela est absurde, je voudrais vous demander de relire au moins ces citations et ces extraits, et de réfléchir sur les implications de leur agenda. Chaque jour, je suis étonné de la rapidité avec laquelle les choses évoluent. Cela devient difficile et rapide. C'est presque comme de lire un livre et ensuite de regarder l'adaptation télé, sauf que cette adaptation n'est pas un film - c'est aux infos du soir. Comme Al Gore l'a déclaré en conclusion de sa déclaration après avoir gagné le prix Nobel de la paix... «Ce n'est que le début

4 commentaires:

  1. Cela fait maintenant 30 ans que je suis écologiste en comprenant simplement que l'homo economicus ne peut continuer une croissance infini dans une planète fini (tout nos ressources quelles quelles soient, ont forcement une fin). Tout polluer localement et mondialement (radioactivité, surexploitation des poissons, déchets dans les océans, etc.) nuisent à la survie de la faune et flore dont l'homme fait parti, et croire que du haut de notre perchoir, nous ne craignons rien, que la science ou la technologie vont tout résoudre est une illusion dangereuse...
    Pour moi la seul possibilité de survie passait logiquement par la mer (70 % du globe) et nous sommes en train de détruire metre par metre la mer et les océans, enlevant ainsi toute chance de survie aux nouveaux arrivants. Je ne suis pas négatif ni pessimiste mais réaliste (il suffit de regarder atour de soi, la vérité criante saute aux yeux...
    Je suis maintenant devenu anarchiste, et je ne crois effectivement plus à leur démocratie à l'agonie, oui seul la révolution (pacifique ou violente) peut essayer de freiner et sauver ce qui peut l'être encore...

    Didier

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  2. mais qui utilise les richesses de la nature ?
    mais qui se fait un max de profits avec l'obsolescence programée ?
    qui prend toutes les décisions : pesticides, coupe des arbres, etc, etc,.... ?

    et ce sont les humbles, les travailleurs qu'on veut exterminer ?

    qu'on commence par toute cette racaille qui nous gouverne !

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  3. beau texte pour justifier l'éradication de 80% de l'humanité

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  4. Pour les coordonnées de l'auteur de cette étude je ne trouve à partir de la "Source" que : http://www.watchmanspost.com/datesandpeople/oneworldgovt.html
    Ai-je sauté un épisode ?
    ou est-il inconnu ?
    Quoi qu'il en soi, nous voilà prévenu de ne pas nous inquiéter, que les "jeux" sont faits, que c'était inéluctable.... et "ils " en ont bien profité !
    Après (sic !) "ils" pourront dire : nous vous l'avions bien dit !
    A nous d'avoir "conscience" et de venir maintenant moteurs du changement et non plus membres passifs !

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