25 octobre 2011

"La France est le pyromane qui vient éteindre le feu"

C'est ce qu'écrit l'auteur du blog de Fukushima.

Après qu’Eva Joly appose sa marque antinucléaire à Fukushima en affichant clairement la priorité de la sortie du nucléaire, François Fillon vient détourner l’attention en proposant l’aide de la France pour les victimes du tsunami et la maîtrise de la catastrophe atomique.
Or la France ne maîtrise rien. Elle est le pyromane qui vient éteindre le feu. C’est elle qui a créé le MOX utilisé à Fukushima Daiichi. C’est elle qui fait commerce avec le Japon pour le retraitement des déchets en mettant en danger la population mondiale avec ses transports de plutonium sur des milliers de kilomètres.
Quand on dit la France, c’est Areva, dont les actions sont détenues à 87 % par l’Etat (directement ou indirectement par le CEA ou la Caisse des Dépôts et Consignations).
François Fillon au Japon, c’est le déni de la contamination radioactive d’un tiers du pays. C’est la désinformation incarnée. C’est le commercial venant à nouveau vanter le savoir faire de la France pour répandre son poison atomique, sous couvert d’aide humanitaire et d’expertise pour décontaminer un territoire. Mais la France n’a jamais rien décontaminé. Au contraire. Pour l’instant, Areva, en exploitant des mines d’uranium, en commercialisant les déchets radioactifs dans le monde et en promouvant l’usage de l’énergie nucléaire n’a fait que contaminer le monde.
 
Et pendant que le pompier français désinformait par omission dans un secteur apparemment épargné par la contamination radioactive (région de Sendai), d’autres nouvelles arrivaient.
 
La préfecture de Kanagawa (nord de Tokyo) a informé qu’il a été trouvé des champignons (shiitaké) séchés contaminés par du césium de plus de 550 bq/kg (la norme est 500bq/kg) provenant de la ville de Sagamihara.
Le commerce de ce champignon considéré par les asiatiques comme un élixir de vie risque malheureusement d’être compromis : le préfet a interdit de mettre en vente  et de consommer tous les champignons (shiitaké) qui ont été produits après le 11 mars.
Les champignons testés ont été cueillis au mois d’août et le contrôle fait avant la vente. Mais que penser des champignons mis en vente les 6 mois précédents ?

Encore plus inquiétant, ce nouveau point chaud trouvé à Kashiwa (ville de 400 000 habitants, préfecture de Chiba) :
57,5 microSv/h (plus de 1000 fois la radioactivité naturelle)
276 000 Bq/kg de césium
avec une présence de césium-134
 
source : Tokyo Shimbun du 23 octobre 2011

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