25 octobre 2011

Et ils voulaient porter la" bonne parole"...(ou la démocratie revue et corrigée...)

LIBYE. Plus de cent morts dans l'explosion d'un réservoir à Syrte

Plus de cent personnes ont trouvé la mort et au moins cinquante autres ont été blessées, dans l'explosion accidentelle d'un réservoir de carburant lundi soir à Syrte, a indiqué Leith Mohamed, un commandant du Conseil national de transition (CNT).

"Il y a eu une importante explosion et un grand incendie. Plus de 100 personnes ont été tuées et 50 autres blessées", a déclaré Leith Mohamed, faisant état de "dizaines de corps carbonisés".

Selon lui, l'explosion s'est produite, alors que plusieurs dizaines de personnes faisaient la queue pour faire le plein de leur voiture, à proximité du réservoir.

"Nous ne sommes toujours pas en mesure d'éteindre l'incendie", a-t-il encore dit, ajoutant que l'explosion a été provoquée par une étincelle provenant d'un générateur d'électricité.

Ville dévastée

De nombreux Libyens étaient venus ces derniers jours s'enquérir des leurs après la chute de Syrte, dernier bastion du dirigeant déchu Mouammar Kadhafi où il avait été tué jeudi, a précisé Leith Mohamed.

Après des semaines de bombardements de l'Otan et de combats, la ville de Syrte était dévastée, et toujours parsemée lundi de centaines de cadavres. Aucun bâtiment n'était indemne et des avenues entières étaient inondées par des canalisations éventrées.

Les quelques centaines d'habitants revenus, pour la plupart seulement chercher quelques maigres affaires qui n'auraient pas été pillées, criaient leur colère contre les forces pro-CNT, l'Otan et le président français Nicolas Sarkozy, qui a été à la pointe de la mobilisation internationale.

SOURCE

http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20111025.OBS3168/libye-plus-de-cent-morts-dans-l-explosion-d-un-reservoir-a-syrte.html

LIBYE. L'embarras des Occidentaux face au spectre de la charia

Si l'instauration d'une constitution inspirée par la loi islamique n'est pas une surprise, elle laisse toutefois un goût amer.

C'est un peu plus qu'un léger trouble qui s'est emparé des pays de la coalition anti-Kadhafi. C'est une inquiétude grandissante qui les a envahis –notamment en France- après l'évocation d'une éventuelle application de la loi islamique en Libye.

A peine la proclamation de la libération du pays était annoncée, que le président du Conseil national de transition, Moustapha Abdeljalil a insisté sur le fait que la législation du pays serait fondée sur la loi islamique. "Toute loi qui violera la charia sera nulle et non avenue".

Prenant l'exemple de la polygamie autorisée par l'islam et interdite sans le consentement de la première épouse sous le régime de Kadhafi, il a déclenché une série de réactions hostiles dans les pays occidentaux qui ont soutenu l'intervention de l'Otan et parmi les femmes notamment.

Si Moustapha Abdeljalil a précisé que les textes auraient un "caractère modéré", cette annonce –qui n'est toutefois pas une surprise- laisse un goût amer. Le Quai d'Orsay a aussitôt voulu prendre les devants en se disant lundi 24 octobre "vigilante" sur le respect des droits de l'Homme et notamment de l'égalité entre les hommes et les femmes en Libye.

Benoît Hamon, porte-parole du Parti socialiste s'est lui aussi dit "inquiet" des déclarations du CNT. "Je souhaite maintenant que le CNT organise la transition démocratique et qu'au terme de cette transition démocratique, le peuple libyen puisse dire ce qu'il souhaite. Mais, en l'occurrence, ces décisions qui précèdent le choix démocratique du peuple libyen m'inquiètent", a-t-il dit lors du point de presse hebdomadaire du PS.

Pas de secret

Moustapha Abdeljalil, a bien tenté de les rassurer, en affirmant que les Libyens étaient des "musulmans modérés" et que "les règles de l'Islam ne représentent aucun danger".

"Lorsque j'ai cité comme exemple la loi régissant le mariage et le divorce, j'ai juste voulu donner un exemple car la loi (actuelle) n'autorise la polygamie que dans certaines conditions.

Or la charia autorise la polygamie" sans conditions, a-t-il dit, confirmant par là même qu'un retour de la polygamie sans conditions pouvait être envisagé. Plutôt maladroit comme garantie...

Le CNT n'a pourtant jamais fait secret d'un tel projet. Le 12 septembre, le même Moustapha Abdeljalil déclarait que la "loi islamique serait la principale source de législation" de la nouvelle Libye. La feuille de route décidée le 17 août, indiquait aussi que la future Constitution s'inspirerait de la charia.

Des interprétations différentes

D'ailleurs, une telle disposition n'est pas surprenante puisque la plupart des constitutions arabes s'inspire de la charia comme source principale du droit. La Tunisie et le Maroc font exception, même si dans ces deux pays l'Islam est religion d'Etat.

Tout est affaire d'interprétation ensuite devant les tribunaux. Une interprétation réductrice ou évolutive de la loi dont l'influence se fait surtout sentir sur le droit de la famille.

Des islamistes en embuscade

L'avenir libyen sera incontestablement marqué par un islam politique dans une société profondément conservatrice. D'autant qu'on a découvert que les chefs militaires ayant pris une part active à la libération de Tripoli, comme Abdelhakim Belhadj, opposant à Kadhafi libéré en 2009 contre la promesse de renoncer à la politique et ancien membre du Groupe islamique de combat libyen, sont d'anciens combattants djihadistes proche d'Al-Qaïda ayant participé aux conflits armés en Irak ou en Afghanistan. Et ils comptent bien peser sur l'avenir du pays.

Désormais, Moustapha Abdeljalil doit donner des gages à ces libérateurs, devenus héros de la libération du pays. Des fractions qui souhaitent aussi rapidement se démarquer de l'empreinte occidentale. S'il est difficile aujourd'hui de dire quel sera leur poids dans l'élaboration des futures lois, ils mettent dans l'embarras les pays de la coalition.

Embarras français

La gêne française, elle, vient sans doute du fait que Paris s'est porté garant de l'engagement démocratique des nouvelles autorités libyennes. Bernard-Henri Levy a, lui aussi, été un soutien sans faille des rebelles. Ce dernier a déclaré lundi avoir du mal à imaginer les Libyens "accepter la férule d'une conception archaïque de la loi".

suite et source
http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20111024.OBS3143/libye-l-embarras-des-occidentaux-face-au-spectre-de-la-charia.html

3 commentaires:

  1. On continue. La France, un pays de va t'en guerre

    http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20111024.OBS3134/info-obs-somalie-la-france-apporte-un-soutien-militaire-au-kenya.html

    Cassandre

    RépondreSupprimer
  2. Le régime de kadafi va être amèrement regretté

    Bon ben, suffira de redéclarer une bonne guerre avec l'appui de l'otan

    RépondreSupprimer
  3. C’est bien fait, malgré le caractère colonialiste évident de cette expédition de brigandage 80% des français et la quasi-totalité des députés se sont prononcés en faveur de cette intervention. Il faut boire le vin qu’on a tiré jusqu’à la lie. De même pour nous qui devons supporter le verdict des masses qui ont délégué le pouvoir à un malade démoniaque très dangereusement complexé et à ses sbires serviteurs qui aggravent le tableau. Mais depuis quand le plus grand nombre est-il devenu vérité ?

    RépondreSupprimer