05 juin 2011

Accident nucléaire en Egypte

Syl l'a signalé dans un commentaire. L'article ci-dessous est le seul que j'ai trouvé sur le sujet.
C'est une traduction google de l'italien, je l'ai remis en forme du mieux que j'ai pu

5 juin 2011 
 
L’Egypte, une explosion nucléaire susceptible de fuite d'eau radioactive 

Dernière mise à jour: 04 Juin à 15:14

Le Caire – (Adnkronos) – La pompe d’un réacteur a explosé hier à la petite centrale nucléaire d'Anshas, récemment mise en service sans autorisation et sans se conformer aux normes de sécurité. Cela a été révélé dans un journal local par une source anonyme de l’Autorité égyptienne de l’énergie atomique.

 
Le Caire 4 Juin – (Adnkronos) – Une fuite d’eau radioactive aurait eu  lieu ces dernières heures dans la centrale nucléaire de Anshas,  en Egypte, après l’explosion d’une pompe d'un réacteur. Cela a été révélé par une source anonyme de l’Autorité de l’énergie atomique égyptienne, le journal local Rose el Youssef titre que «l’Egypte est sauvée d’une catastrophe nucléaire. La source a rappelé que le premier réacteur de recherche de Anshas a été récemment mis en service sans l’autorisation du Centre pour la sûreté nucléaire et sans respecter la sécurité des réacteurs.

La source a déclaré au journal que l’explosion a eu lieu hier à la pompe du réacteur et a causé la perte de dix mètres cubes d’eau radioactive. Sur la base des critères de l’Agence internationale de l’énergie atomique, a ajouté la source, la catastrophe est classée en niveau 3. La centrale de Anshas est située au nord du Caire dans le delta du Nil.

J'ai trouvé un article du Figaro de 2007 où l'on évoque cette centrale qui semble expérimentale orthographiée, Inshass):

Le Figaro, 31 octobre 2007:
L'Égypte se lance dans la course au nucléaire
TANGI SALAÜN (au Caire).

Le Caire souhaite se doter de l'arme nucléaire. Sur fond de concurrence régionale exacerbée avec l'Iran.
Un an après avoir lancé un ballon d'essai par l'intermédiaire de Gamal Moubarak, le fils du raïs, l'Égypte a confirmé avant-hier son intention de rejoindre le club des pays dotés de l'énergie nucléaire.

« L'Égypte sera un pays nucléaire pacifique. » Telle est la promesse du président Hosni Moubarak, saluée hier par la presse cairote comme une « décision historique ». Pour le président, ce « choix stratégique » est uniquement dicté par des impératifs de sécurité énergétique. Malgré de récentes découvertes de gaz naturel et de pétrole, l'Égypte est en effet en déficit. Un phénomène appelé à s'aggraver, puisque sous l'effet d'une forte croissance démographique, la consommation d'électricité de ce pays de 76 millions d'habitants devrait passer de 21 000 à plus de 60 000 mégawatts. L'Égypte ne dispose en outre de réserves de gaz et de pétrole que pour une trentaine d'années.

Pour les autorités égyptiennes, tout milite donc en faveur du passage au nucléaire. De source gouvernementale, on indique que quatre centrales pourraient être construites d'ici à 2020, ce qui permettrait de produire quelque 4 000 mégawatts. Si la plupart des commentateurs égyptiens ont applaudi une décision « prise au bon moment », certains s'interrogent tout de même sur les motivations du régime. Outre le fait que l'énergie renouvelable, notamment solaire, pourrait être plus rentable, cette relance du programme égyptien intervient en effet en pleine crise du nucléaire iranien.

Or, l'an dernier, l'Égypte et les monarchies du Golfe, Arabie saoudite en tête, ont insisté sur la nécessité pour les pays arabes sunnites de se doter de l'énergie nucléaire pour contrer les ambitions de Téhéran. L'Égypte a donc franchi le pas, au risque de relancer la course au nucléaire dans la région. Une position d'autant plus délicate que Le Caire vient de tancer les pays européens qui ont refusé de voter une déclaration non contraignante en faveur d'un Proche-Orient dénucléarisé, adoptée, à son initiative, par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

Les bonnes grâces des grandes puissances

Pour désamorcer d'éventuelles critiques, Hosni Moubarak a promis de mener son programme dans « la plus grande transparence », contrairement à l'ancien président Gamal Abdel Nasser, qui avait initié en 1955 un projet secret, abandonné après la catastrophe de Tchernobyl en Ukraine en 1986. Tous les experts s'accordent d'ailleurs à dire que Le Caire n'est pas en mesure de se doter de la bombe atomique à court terme, malgré les deux réacteurs expérimentaux dont elle dispose déjà à Inchass, dans le delta du Nil. L'Égypte s'est en outre engagée à respecter le traité de non-prolifération nucléaire (TNP), qu'elle a signé, même si elle n'a pas ratifié le traité d'interdiction complète des essais nucléaires (CTBT) - conditionnant cette signature à l'adhésion d'Israël au TNP. Hosni Moubarak a également promis que les centrales seraient construites en coopération avec l'AIEA, dont le directeur général n'est autre que l'Égyptien Mohammed ElBaradei...


Concernant l'activité nucléaire en Egypte, voir ICI
 

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